Handball Historique: La Rivalité Entre Zagreb et Barcelone

La rivalité entre le FC Barcelone et le RK Zagreb en handball est un chapitre riche en émotions et en moments mémorables de l'histoire de la Ligue des Champions. Ces deux clubs, figures emblématiques du handball européen, se sont affrontés à de multiples reprises, offrant aux passionnés des duels intenses et spectaculaires. Cet article se propose de retracer les moments clés de cette confrontation historique, en mettant en lumière les performances marquantes, les enjeux et l'impact de ces rencontres sur le paysage du handball continental.

Une Rivalité Forgée dans le Feu de la Compétition

La confrontation entre Barcelone et Zagreb est bien plus qu'une simple opposition sportive. C'est une histoire de passion, de détermination et de quête de la suprématie européenne. Les deux clubs ont régulièrement croisé le fer en Ligue des Champions, que ce soit en phase de groupes, en huitièmes de finale ou en quarts de finale, contribuant à forger une rivalité intense et respectée.

Le Contexte Européen

Le FC Barcelone, avec son palmarès impressionnant, est une référence en matière de handball. Le club catalan a remporté à plusieurs reprises la Ligue des Champions, consolidant sa position de leader sur la scène européenne. De son côté, le RK Zagreb, club historique du handball croate, a toujours été un adversaire redoutable, capable de rivaliser avec les meilleures équipes du continent.

Premières Étincelles

Les premières rencontres entre Barcelone et Zagreb ont rapidement mis en évidence le potentiel explosif de cette rivalité. Les matchs étaient souvent serrés, indécis jusqu'à la dernière seconde, et marqués par des performances individuelles exceptionnelles. L'intensité sur le terrain était palpable, reflétant l'importance de chaque confrontation dans la course à la qualification pour les phases finales de la Ligue des Champions.

Moments Clés et Performances Marquantes

Au fil des années, la confrontation entre Barcelone et Zagreb a été ponctuée de moments clés qui ont marqué les esprits.

Barcelone Prend l'Avantage à Zagreb (2025)

Dans une ambiance électrique, devant plus de 15 200 supporters déchaînés, le FC Barcelone a réussi à s'imposer sur le terrain du RK Zagreb (23-25). Un exploit d'autant plus remarquable que des équipes comme le THW Kiel et le PSG s'étaient inclinées dans cette même salle lors de la phase de poules. Cette victoire, acquise de haute lutte, a permis au Barça de prendre une option sur la qualification pour Cologne et le Final Four.

Les joueurs de Xavier Pascual ont su faire preuve de maîtrise et d'expérience pour dompter l'enthousiasme des supporters croates et les assauts de Luka Stepancic (9 buts). La défense catalane, bien en place, et le gardien Danijel Saric, impérial dans ses buts, ont été les artisans de ce succès précieux. Kiril Lazarov a également apporté sa contribution offensive avec 5 buts.

Montpellier Crée la Surprise au Palau Blaugrana (2025)

En 2025, Montpellier a réalisé une performance retentissante en s'imposant sur le terrain du FC Barcelone (34-37). Cette victoire, la première de l'histoire du club héraultais au Palau Blaugrana, a permis à Montpellier de valider son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, où Zagreb l'attendait.

Les Montpelliérains, emmenés par un Bryan Monte en état de grâce (10 buts sur 11 tirs), ont pris le Barça à son propre jeu, en développant un handball rapide et efficace. La défense montpelliéraine a su contenir Dika Mem, tandis que le gardien Charles Bolzinger a réalisé des arrêts décisifs en seconde période.

Pour retracer le fil cette magnifique soirée, la première période du MHB est euphorique. Bien en place défensivement et plutôt reluisant en attaque, Montpellier pose des soucis à un Barça obligé de s'imposer pour assurer la première place de la poule. Dans un premier temps, les partenaires de Dika Mem, auteur d'un 6/7 lors des trente premières minutes, emballent la partie (7-4, 8e). Montpellier se rebiffe et aidé d'une bonne défense et d'un bon jeu transition, il recolle au score avec un joli 3-0 signé Jaime Fernandez, Yanis Lenne et Karl Konan (7-7, 10e). L'intensité est là.

Les attaques prennent le pas sur les défenses, gardiens compris. C'est Yanis Lenne qui permet de mener pour la première fois au score (8-9, 13e). La course-poursuite est lancée. Les deux équipes se rendent coup pour coup. En fin de première période, le MHB possède à deux reprises la balle du + 2. Il n'y parvient pas et le FCB en profite pour repasser devant (18-17, 28e). Kylian Prat bénéficie d'un temps de jeu conséquent.

Au retour des vestiaires, Bolzinger entre en jeu. Monte est déjà en feu avec deux buts sur ses deux premières tentatives en seconde période. Dans la foulée, le Brésilien écope d'une deuxième sanction de deux minutes pour une faute sur Frade (21-20, 33e). En infériorité, Porte ne baisse pas la tête et égalise. Mem est insolent de réussite. Il est déjà à huit buts (36e). Mené, Montpellier reste toujours dans la partie (24-22). Patrice Canayer pose un temps-mort.

La donne est simple, sortir sur les arrières et empêcher Mem de continuer à scorer. La consigne est respectée à la lettre. Monte sort un tir venu d'ailleurs (24-23, 40e). Fernandez égalise sur une contre-attaque (24-24). Panic entre en jeu. Skube envoie un parpaing. Montpellier est devant : 25-26 (44e). Mieux, Bolzinger met en échec Arino et Fernandez inscrit son sixième but de la rencontre (25-27, 46e). La défense est compact. La balle du + 3 est manquée. Patrice Canayer pose son dernier temps-mort (26-27, 47e) et exorte les troupes à tout donner pour les ultimes instants.

Panic prend le shoot et conserve le + 2 (27-29). On entend les supporters héraultais dans les travées pousser les joueurs. Le festival Monte continue et Bolzinger sauve la patrie avec un tibia droit en or sur Frade (54e). Le + 3 est conclu par Yanis Lenne (27-30). Le FC Barcelone pose à son tour un temps-mort. Monte, toujours lui, est irrésistible : 28-32. Valentin Porte et Yanis Lenne sont déterminés, la rage au ventre. Bolzinger termine le travail et Monte finit avec un dixième but.

Les sourires ne trompent pas. Les regards brillent. Les mains s'entrelacent, les corps transpirants se mélangent. Les bras en l'air. Montpellier célèbre un succès historique avec la traditionnelle ronde à la joie dans un "Palau Blaugrana" silencieux. Les supporters montpelliérains qui ont fait le déplacement en terres catalanes explosent de bonheur. Ils se font entendre. La tâche était ardue mais pas impossible pour un club comme le MHB. La victoire devient maintenant historique.

Cet exploit offre aux Montpelliérains la 4e place du groupe B et un 8e de finale plus abordable contre Zagreb, alors qu'en cas de défaite ils auraient affronté Kielce, finaliste l'an dernier. « Le vrai avantage, c'est qu'on recevra au match retour, car ça va être un gros, gros duel, alerte Lenne. Zagreb est un grand club historique, qui est dans une super dynamique, dans une très belle salle. » Une Arena où Paris a chuté il y a une semaine (28-26).

Barcelone-Montpellier: Réactions après la défaite (Handball)

Analyse des Forces en Présence

Le FC Barcelone est réputé pour son jeu collectif huilé, sa défense solide et son attaque explosive. Le club catalan dispose de joueurs de classe mondiale à tous les postes, capables de faire la différence à tout moment.

Si le club de Zagreb n'a plus l'éclat qu'il avait dans les années 90, il n'en reste pas moins un des habitués de la scène européenne. Sur les 24 dernières saisons, à seulement deux reprises le RK Zagreb n'a pas participé à la Champions League. Même Barcelone n'a pas fait mieux. "Un club historique" comme l'appelait le coach Veselin Vujovic à sa prise de fonction à la tête de l'équipe en octobre dernier, auquel s'opposera dimanche après-midi "l'équipe la plus chère du monde" pour reprendre les termes du Macédonien de 54 ans. Surtout, "un centre de formation à vitesse grand V" comme nous l'expliquait celui qui était à l'époque sélectionneur de la Norvège, Robert Hedin. De quoi faire pâlir n'importe quelle fédération, qui pourrait ainsi lancer toutes ses jeunes pousses dès le plus jeune âge dans le grand bain européen.

Et Vukovic, meilleur joueur du monde en 1988, n'a fait que continuer la tradition maison en faisant confiance aux jeunes, tant par obligation que par conviction. Filip Ivic, Luka Stepancic, Zlatko Horvat, ces nom sont connus de beaucoup et commencent à avoir un certain nombre de saisons dans leur bagage. Et cette saison encore, on risque de voir l'éclosion de deux ou trois talents, à l'image de Domagoj Pavlovic, arrière gauche de 22 ans stratosphérique depuis le début de la saison ou Sandro Obranovic, qui fêtera ses 23 ans dans quelques jours et qui confirme avec chaque sortie tout le potentiel qu'on lui prête sur le poste de demi-centre. Seul point faible à cette belle armada, le poste de pivot, où on attend toujours un successeur à Igor Vori.

La partie, pour les Parisiens, risque de ne pas être simple. Ils en avaient fait l'expérience la saison passée en s'inclinant dans le traquenard de la Zagreb Arena (24-25) après avoir dominé leur sujet en phase de poules à domicile (27-22). "Zagreb est un adversaire redoutable, comme toutes les équipes dans notre groupe. Sans faire injure à Besiktas, c'est un autre calibre qui nous attend. Il faudra être sérieux en défense. On manque encore d'agressivité à certains moments. On devra faire plus et mieux que face à Chambéry" disait hier soir Samuel Honrubia.

A l'extérieur, les Croates sont bien plus friables, puisque leur victoire à Celje il y a quinze jours (21-20) n'était que la deuxième en deux ans, leurs autres aventures loin de leur bases s'étant parfois terminées par des roustes mémorables. Mais méfiance tout de même ! Une équipe qui a largement dominé Kiel cette saison (29-22), certes avec l'aide d'un arbitrage complaisant, et qui n'a lâché que dans les derniers instants face à Veszprem la semaine dernière (20-21) n'est pas à sous-estimer. On peut compter sur Noka Serdarusic, le coach du PSG qui verrait d'un bon œil l'arrivée de certains éléments croates dans son effectif la saison prochaine, pour garder ses troupes sous pression : "Je m'attends à un match très compliqué contre Zagreb. C'est une équipe difficile à jouer.

Pour Montpellier, le déplacement à Barcelone risque d'être une autre paire de manches. Même si Barcelone, vainqueur à Cologne en mai dernier a perdu Nikola Karabatic depuis et qu'il galère un petit peu depuis le début de la saison, il apparait comme légitime favori de sa rencontre face à Montpellier. Néanmoins, le coach Xavi Pascual reste mesuré. "Montpellier s'améliore de match en match et est capable de nous poser des problèmes avec sa capacité à changer de système défensif" disait-il aujourd'hui en conférence de presse. "Nous savons que tous les matchs cette saison vont être compliqués, à domicile comme à l'extérieur, d'autant plus que nous sommes dans un processus de reconstruction".

Utiliser le terme de "reconstruction" alors que seuls Nikola Karabatic (PSG) et Joan Saubich (Aix) sont partis cet été montre à quel point le meilleur joueur du monde tenait un rôle capital ces deux dernières saisons. "Nikola a un rôle très important partout où il passe, et son remplaçant est arrivé tardivement et pas au mieux de sa forme. Il est donc normal que notre mise en place prenne du temps" explique Xavi Pascual. Filip Jicha, transféré de Kiel en plein cœur du mois d'aout, n'a vraiment récupéré de ses soucis de genou que depuis deux semaines, et son adaptation correspond aux débuts un peu chaotiques des Blaugrana en Champions League. Une défaite à Rhein-Neckar Löwen (21-22), une victoire étriquée à domicile face aux épatants Suédois de Kristianstad (34-32), avant une victoire nettement plus probante la semaine dernière à Szeged, là où tant sont tombés ces dernières saisons (30-28). "Nous sommes conscients que nous sommes loin d'être au niveau où nous voudrions être, mais en ce moment, l'important est de prendre les deux points. Nous ne cherchons pas à finir premier, deuxième ou troisième.

Les Montpelliérains, eux, se déplacent en Catalogne "sans pression" comme le souligne Ludovic Fabregas. "Chaque match a son histoire, on a montré qu'on pouvait rivaliser avec le Vardar Skopje ou Kielce dans cette compétition. Nous n'avons rien à perdre à Barcelone". Et effectivement, le renversement de situation et la victoire face à Kolding la semaine dernière (30-25) a reboosté le collectif de Patrice Canayer, qui a pu faire tourner ses troupes mercredi soir face à Aix (37-30). Comme le souligne le technicien du MHB, "on va devoir mettre beaucoup d’intensité dans notre jeu défensif et jouer en attaque avec beaucoup plus d’efficacité, sans tomber dans les pièges tactiques que notre adversaire nous tendra".

Et ça ne sera pas une mince affaire que de contrer Kiril Lazarov (photo de gauche), premier joueur à passer le cap des 1000 buts en Champions League le weekend dernier, comme les deux mobylettes qui servent d'ailiers aux blaugrana, Gudjon Valur Sigurdsson à gauche et Victor Tomas à droite. Dans ce domaine, Montpellier n'a pas à se plaindre avec Dragan Gajic et Michaël Guigou, mais c'est plutôt Diego Simonet qui cristallise les inquiétudes. Toujours en délicatesse avec son épaule, le demi-centre n'a pas grand impact sur le jeu. Quand Borut Mackovsek règle la mire, comme face à Kolding, cela passe inaperçu, mais quand les Slovènes de la base arrière ne sont pas en réussite, c'est tout de suite plus compliqué. "Il doit retrouver son meilleur niveau, c’est sûr. On y travaille tous les jours pour qu’il nous amène là où l’équipe doit aller…On compte beaucoup sur lui mais pas que. D’autres joueurs clés doivent faire aussi reprendre de la place dans l’effectif" disait Patrice Caneyer hier.

Montpellier, c'est l'Europe, et c'est toujours incroyable. En galère ces dernières semaines, accablé par les blessures, le MHB - seul club français à avoir gagné la Ligue des champions, en 2003 et 2018 - est allé signer un exploit historique hier chez le FC Barcelone, lors de la dernière journée de groupes.« C'est quelque chose de fort, mais quelque chose que l'on voulait, jubilait Yanis Lenne (7 buts), ancien Barcelonais, soutenu toute la rencontre par un petit kop d'amis et de membres de sa belle-famille espagnole. La victoire à Nîmes (16-27, dimanche) nous a donné un gros boost de confiance. Cela récompense un top groupe de mecs, qui ont les crocs et qui bossent, bossent tous les jours. »En tapant dans les mains de Catalans incrédules après la sirène finale, Patrice Canayer avait les yeux emplis d'un bonheur enfantin.

Au coeur de sa dernière saison, l'entraîneur languedocien a réussi une performance qu'il n'avait jamais accomplie dans son immense carrière : triompher au Palau Blaugrana. Un sacré clin d'oeil quand on se souvient qu'il aurait dû prendre les rênes du Barça à l'été 2004, avant une volte-face des dirigeants blaugranas.

Enjeux et Perspectives d'Avenir

La confrontation entre Barcelone et Zagreb dépasse le simple cadre sportif. Elle représente également un enjeu économique et médiatique important pour les deux clubs. Les matchs entre ces deux équipes sont très suivis par les fans de handball du monde entier, générant des revenus considérables en termes de billetterie, de sponsoring et de droits de diffusion.

Patrice Canayer, entraîneur de Montpellier

Impact sur le Handball Européen

La rivalité entre Barcelone et Zagreb contribue à dynamiser le handball européen. Les matchs entre ces deux équipes sont souvent spectaculaires et passionnants, attirant un public nombreux et contribuant à populariser ce sport. De plus, la qualité du jeu développé par Barcelone et Zagreb incite les autres clubs à se surpasser et à élever leur niveau de jeu.

Perspectives d'Avenir

La confrontation entre Barcelone et Zagreb devrait se poursuivre dans les années à venir, avec de nouveaux chapitres à écrire. Les deux clubs ont l'ambition de remporter la Ligue des Champions et de marquer l'histoire du handball européen.

Ces deux points permettent de garder la quatrième place et de pouvoir recevoir au match retour. Pour le compte de la sixième journée de la phase de groupe de la Ligue des champions, le HBC Nantes, actuel dauphin du FC Barcelone avec 6 points, reçoit le RK Zagreb septième avec un seul succès (2pts). Ils peuvent tous raisonnablement postuler à poursuivre leur chemin une fois le printemps arrivé, sauf que le portillon demeure toujours aussi étroit.

On peut parler d’un problème de saison, comme la pluie en automne. Si la victoire à Magdebourg (32-28) a pu impressionner et placé provisoirement le HBC Nantes dans le haut du panier, en dauphin du FC Barcelone, il ne faut pas se tromper. Si vous écartez le champion en titre, le FC Barcelone, son dauphin, les Danois d’Aalborg, si les Allemands de Magdebourg vont logiquement se refaire la cerise malgré le rythme harassant de la Bundesliga, si les Polonais de Kielce vont de nouveau mordre en retrouvant des forces vives sur la base arrière, si les Hongrois de Szeged font le poids, il ne reste plus grand monde, en fait les deux noms avancés depuis le début de la compétition par tous les observateurs, en l’occurrence, Kolstad et Zagreb.

Avec des mots choisis, digne d’un représentant de l’ONU, histoire de ne pas paraître hautain à l’égard des Croates, Grégory Cojean ne dit pas autre chose : Ça fait partie des matches que l’on doit gagner. L’entraîneur du HBC Nantes est persuadé que ça va cogner. « Je m’attends à un gros engagement physique, en attaque comme en défense. C’est un peu leurs caractéristiques. Il y a de la dimension athlétique. Les arrières sont grands, costauds, frappeurs, s’engagent très fort, que ça soit Srna, Kos, Klarica, même le demi-centre biélorusse Bialiauski. Grégory Cojean se souvient avoir déjà croisé la route de Klarica, voilà trois saisons, sauf que le jeune arrière droit comme ses congénères a continué à manger de la soupe, s’est étoffé et gagné en expérience.

Comme ses coéquipiers, on peut présager qu’il voudra se faire remarquer, car contrairemnent à l’arrière gauche Zvonimir Srna, officiellement montpellierain à la rentrée prochaine, ils ne sont pas tous casé même s’ils ne manquent pas de courtisans. Comme avant lui Kielce, Kolstad et Szeged, le FC Barcelone a montré les failles du puzzle croate même si on le reconnaît, la vie devient plus simple quand on possède dans ses rangs Emil Nielsen ou Dika Mem. Le repli, l’étagement, les intervalles entre les postes deux et trois sont autant de pistes à certainement explorer au sein de cet édifice où les deux anciens s’appellent Jarkov Gojun, le patron de la défense, et Timur Dibirov, lutin de 41 ans toujours aussi vert sur son aile gauche. Grégory Cojean n’en dira pas davantage. Le reste fait partie du plan. L’entraîneur du HBCN s’avance sur la pointe des pieds. Comme chaque jour de match, Bertrand Cantegrel qui l’a longtemps accompagné dans les déplacements de la N1, lui enverra par SMS sa traditionnelle petite blague. « Quel est le pays où l’on ne boit pas de la bière debout ? La Croatie (la kro assis).

Les affiches des 8es de finale(match aller sur le terrain du dernier nommé les 27 et 28 mars, retour les 3 et 4 avril)

  • Paris-SG - Plock
  • Kielce - Gudme
  • Veszprem - Szeged
  • Montpellier - Zagreb
Kiel, Aalborg, Magdebourg et le FC Barcelone directement qualifiés pour les quarts de finale. Final Four les 8 et 9 juin à Cologne.

Le PSG, 3e du groupe A, connaît lui aussi son adversaire : ce sera Plock, qui a arraché son billet en dominant Porto (29-28). Le champion de France partira grand favori, mais il est prévenu. L'an passé, la rugueuse formation polonaise avait créé la surprise au même stade contre Nantes (32-32, 25-25, 5-4 aux t.a.b.).

Ce sera un moment particulier pour le pivot du PSG Kamil Syprzak, 3e buteur de la compétition, né et formé dans cette petite ville industrielle : « Ils ont une très bonne équipe maintenant, c'est un projet qui dure depuis trois ou quatre ans avec la même base de joueurs, dit le géant. C'est une équipe qui se comprend très bien maintenant et qui sait s'adapter à ce qui se passe dans un match, avec un très bon entraîneur, Xavi Sabaté, qui sait préparer ses hommes à chaque bataille. Ca va être très compliqué. » S'ils franchissent cet obstacle, les Parisiens se retrouveront en quarts contre... L'armada hongroise et ses quatre Bleus, Ludovic Fabregas (8 buts jeudi), Hugo Descat, Kentin Mahé et Nedim Remili, devront passer par un derby en 8es de finale contre Szeged, comme l'an passé (36-23, 38-33). Après une phase de groupe compliquée et des pépins physiques à la chaîne, Kielce, finaliste 2022 et 2023, affrontera Gudme, le champion du Danemark.

HBC NANTES. Gardiens de but : 1. Pesic (Cro), 30. Biosca (Esp). Joueurs de champ : 3. Briet, 4. Minne, 5. Yoshida (Jap), 6. Bonnefond, 7. Rivera (Esp), 8. Abdi (Alg), 9. Avelange-Demouge, 10. Ovnicek (Slo), 11. Tournat, 13. Bos, 14. De la Bretèche, 15. Gaber (Slo), 17. Leopold (Sui), 19. Odriozola (Esp). Entraîneur : Grégory Cojean.

RK ZAGREB. Gardiens de but : 12. Grbavac (Bih), 25. Mandic ; Joueurs de champ : 5. Kos (Ser), 7. Walczak (Pol), 9. Klarica, 10. Gojun, 11. Srna, 14. Molc, 22. Svrznjak, 23. Pavlovic, 31. Dibirov (Rus), 44. Bialiauski (Blrs), 47. Kavcic (Slo), 71. Glavas, 77. Trivkovic, 99. Radojkovic (Srb). Entraîneur : Andrija Nikolic.

Arbitres : Ivan Cacador et Eurico Nicolau (Por)En direct sur Eurosport 1.

Comparaison des Palmarès
Club Ligue des Champions Autres Titres
FC Barcelone Plusieurs titres Nombreux titres nationaux et internationaux
RK Zagreb 2 titres Plusieurs titres nationaux

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