Le championnat de France de volley a vécu une soirée historique, samedi 18 mars, à la salle sportive métropolitaine de la Trocardière lors du choc au sommet entre Nantes Rezé et Tours (0-3), comptant pour la 25e et avant-dernière journée de la phase régulière.
Avis de tonnerre ce samedi soir dans le sud de Nantes. Les grondements ne viendront pas du ciel, mais de la Trocardière, la salle des volleyeurs de Nantes-Rezé, qui devrait afficher un nouveau record d'affluence, après les 4 562 spectateurs réunis le 17 février dernier pour accueillir le voisin Saint-Nazaire (3-0).
L'adversaire viendra cette fois de légèrement plus loin, mais son statut en impose : Tours, à deux heures en remontant la Loire, est non seulement le plus grand club français de ces deux dernières décennies, il tient aussi la tête de la Ligue A depuis le 3 décembre. Et les Nantais, deuxièmes à deux points, ont l'occasion de la leur ravir directement, s'ils l'emportent ce samedi, dans le cadre de la 25e et avant-dernière journée de la saison régulière.
En effet, pour la première fois cette année, le vainqueur de la saison régulière se voit offrir une qualification directe en Ligue des Champions. De quoi pimenter un peu plus encore la rencontre de ce soir. « Ça fait des années que je n’avais pas vu une telle fin de saison », se réjouit Dominique Amans.
Jamais un match de Ligue A masculine n’avait attiré autant de monde. Moussé Gueye et le NRMV ont pu compter, samedi soir, sur un public record à la Trocardière de Rezé. Jamais un match de Ligue A n’avait attiré 4 725 spectateurs. Une affluence record pour un match de championnat de France.
« C’est fou, juste incroyable de jouer dans une salle aussi pleine, commentait Thibaut Thoral, en souffrance lors de ce choc. C’est inédit pour le volley français. Une affluence record qui ne doit rien au hasard. Le travail effectué par le club, sous la houlette de Morgane Le Gall, pour remplir, à l’occasion de quelques matches phares, ce superbe écrin est très important.
Et sur le terrain, l’équipe s’est mise à la hauteur en ne lâchant rien. Et en s’installant durablement sur le podium de ce championnat.
« On a mérité de jouer cette place 1-2, pointe Hubert Henno, l’entraîneur nantais. Outre sa capacité à ne jamais renoncer, les équipiers d’Anatole Chaboissant, désormais lié au club jusqu’en 2025, ont cette faculté à emmener avec eux.
« À faire le show dans une salle qui s’y prête complètement. Le public, qui se régale et voit du spectacle, revient selon Thibaut Thoral. Une leçon à retenir dans l’optique des playoffs.
« On ne doit pas s’arrêter là et se replonger dans la suite de la saison, avec cette dernière journée de LAM et les playoffs, ajoute l’attaquant réceptionneur métropolitain.
Le manager nantais ne boude pas son plaisir : « Au début, tu te dis que tu as de la chance d’être à cette place… Mais, en enchaînant les victoires, on s’est dit qu’il y avait un coup à jouer et on a fini par y prendre goût (rires). Le club devrait une nouvelle fois battre ce soir son record d’affluence.

J’ai sensibilisé les joueurs très tôt sur l’importance du match, indique Hubert Henno, l’entraîneur nantais. Depuis le début de saison, son équipe, portée par son attaquant de pointe, Chizoba, n’en finit pas de surprendre. Cette opportunité de prendre la première place est avant tout le fruit du travail des gars, poursuit le technicien qui a joué plusieurs saisons à Tours. L’objectif fixé en début de saison, c’était la qualification pour les play-offs. Et puis c’est arrivé plus vite que prévu grâce une belle dynamique. En battant des équipes comme Chaumont ou Tourcoing, on a compris qu’on pouvait faire quelque chose.
Hubert Henno a l’occasion de jouer un mauvais coup à son ancien club. « Je connais bien Tours mais les affronter en tant qu’entraîneur, c’est différent qu’en tant que joueur. Ma dernière saison là-bas ne m’a pas laissé de très bons souvenirs mais en arrivant dans un club familial comme l’est le NRMV, je me suis complètement épanoui. Pour ce soir, difficile de dégager un favori, entre Tours et son expérience du très haut niveau et la fraîcheur de Nantes-Rezé, bien déterminé à forcer le destin et à pouvoir rêver toujours plus grand.
L'Enjeu: Une Place en Ligue des Champions
En jeu, en attendant les play-offs, une qualification directe pour la Ligue des champions, bien connue de Tours, inédite pour Nantes. Ce qui donne un parfum de finale à ce match phare de la 25e journée (diffusé en direct sur la plateforme de la Ligue, lnv.tv), alors que Chaumont a conforté sa 3e place en battant son poursuivant Tourcoing 3-0, vendredi soir.

Nantes, de son côté, est sur une dynamique de cinq victoires de rang en Championnat. Invaincu depuis le 4 février (0-3 face à Narbonne), le NRMV s'est notamment imposé à Chaumont (3e, 3-2) et face à Saint-Nazaire (6e, 3-0).
« On s'est donné le droit de jouer un match pour être premier, mais quoi qu'il en soit, il en restera toujours un dernier (à Tourcoing pour Nantes et face à Nice pour Tours, le 25 mars) pour conclure la saison régulière, tempère Hubert Henno, le coach nantais, qui accueille le club dans lequel il a terminé sa carrière en 2019, et qu'il a ensuite entraîné jusqu'en 2021. Mais les joueurs sont très excités, impatients d'y être. Et jouer dans une salle pleine galvanise, c'est évident. »
« C'est tout à fait une atmosphère de finale, confirme Marcelo Fronckowiak, l'entraîneur du TVB. Mais l'année dernière, nous avions pour obsession de finir premiers pour décider les play-offs à la maison (le premier et le dernier match d'une série se déroulent chez le mieux classé de la saison régulière), et nous avions perdu (en finale contre Montpellier). Je suis persuadé que nous allons faire un bon match à Nantes. Une salle pleine, même si le public est contre nous, donne des frissons comme lors d'une finale. »
L'état physique en question
Tours aura en revanche le bénéfice de l'expérience des grands clubs. Celle qui lui a déjà permis de réaliser une saison respectable malgré les blessures qui se sont succédé. Le réceptionneur-attaquant Joao Rafael Ferreira et le central Dmytro Teryomenko en début de saison - remplacés par les jokers médicaux Nicolas Maréchal et Michael Parkinson -, le central brésilien Leandro Aracaju le 14 janvier, l'essentiel passeur Zeljko Coric à l'échauffement du huitième aller de Ligue des champions le 8 février, puis le réceptionneur-attaquant Ademar il y a quinze jours...
À Nantes, il faudra encore faire sans Aracaju et Ademar. « On a eu la saison la plus chargée de toutes les équipes françaises, et des blessures délicates sur des joueurs-clé, confirme Fronckowiak. Il faut faire avec. La semaine dernière, on a poussé un peu à l'entraînement, c'était la première fois depuis longtemps qu'on avait une semaine complète. Cette semaine on a essayé de cibler des choses très spécifiques pour garder la forme et pouvoir développer notre niveau technique. Mais je ne pense pas que la clé soit le physique, ça va se jouer sur la motivation et l'attrait de la place en Ligue des champions. »
Pour les Nantais, la condition physique du groupe, pas préparé à une saison aussi dense, reste essentielle. « Cette semaine, on a un peu déchargé par rapport aux deux dernières, précise Henno. À l'entraînement, j'ai privilégié la récupération plus que la quantité. Le préparateur était satisfait, les joueurs ressentent un peu plus de fraîcheur. Ils seront à leur maximum du moment, sachant que nous travaillons pour les play-offs également. » Si Nantes et Tours conservent leurs places actuelles, ils ne pourraient alors se retrouver qu'en finale.
Une semaine après sa belle victoire 3 sets à 0 à Ajaccio, le TVB confirme en s'imposant à nouveau 3 sets à 0 sur le parquet de Nantes. C'est un Tours Volley Ball expéditif qui s'est présenté hier soir sur le parquet de Nantes. Les hommes de Mauricio Paes ont plié le match en une heure et 20 minutes de jeu. Victoire 3 sets à 0 (25-19, 25-20, 25-21). Une fois de plus, le capitaine Tourangeau David Konecny a été exemplaire, il termine meilleur marqueur de la rencontre avec 14 points.
Les Tourangeaux se rassurent. Après une défaite inquiétante 3 sets à 2 à domicile contre Lyon il y a 15 jours, le TVB vient d'enchaîner deux belles victoires à l'extérieur. Désormais la qualification en playoffs semble belle et bien acquise après plusieurs semaines de doutes. Le TVB est aujourd'hui 4eme au classement de la Ligue A avec 38 points (à 4 points du 3eme, Lyon). De quoi préparer de la meilleure des façons le prochain rendez-vous : ce mardi à Toulouse en demi-finale de Coupe de France.
La dernière confrontation entre Tours et Saint-Nazaire avant la finale remonte au 16 mars, avec une victoire du TVB 3-0.
Tours et Saint-Nazaire se disputent ce mercredi et dimanche le titre. Le TVB vise un dixième titre de champion, alors que c'est la première finale pour Saint-Nazaire. La finale du championnat de France de volley oppose cette semaine Tours et Saint-Nazaire, match aller en Loire-Atlantique ce mercredi à 20h, le retour disputé en Indre-et-Loire à 19h ce dimanche. En cas d'égalité sur les deux matches, un set en or sera alors joué dans la salle du TVB.
Cette saison, les deux équipes se sont affrontées à deux reprises , victorieuses chacune à domicile 3-0, la dernière fois à Tours le 16 mars.
À l'issue de la saison régulière, peu de monde imaginait voir cette finale. Tours a fini quatrième au classement et Saint-Nazaire seulement septième avec un bilan de 12 victoires pour 14 défaites, "mais leur parcours ne reflète pas leur valeur car ils ont perdu 10 matches 3 sets à 2" dit-on au TVB.
Tours a d'abord écarté Montpellier en quart de finale, avant d'éliminer le leader de la saison régulière, Chaumont. Mais le parcours le plus impressionnant est à mettre au crédit de Saint-Nazaire, en éliminant tour à tour Nantes-Rezé, deuxième de la saison régulière, et Tourcoing, troisième.

Le Tours Volley Ball, champion de France en titre, vise un dixième titre de champion pour égaler le record de l'AS Cannes, et compte bien offrir la plus belle des sorties à Pascal Foussard, son manageur général historique, également manageur général de l'équipe de France de volley championne olympique en 2021 à Tokyo, qui a annoncé sa retraite après 42 années au club. En cas de succès, il refermera sa carrière avec un 29e titre, toutes compétitions confondues, dont deux coupes d'Europe. Le TVB, favori sur le papier, d'autant que "si on fait le classement des matches retour sur la saison régulière, on est premiers" explique Pascal Foussard.
Le Saint-Nazaire Volley Ball Atlantique est devenu champion de France de Volley pour la première fois de son histoire en battant Tours à la salle Grenon de Tours. Une victoire au set décisif après avoir pourtant perdu le match retour 3 sets à 2.