Il n’y aura pas de France - Italie en demi-finale de la Ligue des nations 2025. Malmenés durant la quasi totalité de la rencontre, les Français ont reçu une claque de la part des Slovènes en quatre manches (25-22, 15-25, 25-19, 25-18). Les joueurs d’Andrea Giani ne pourront donc pas défendre leur titre, acquis en Pologne en juin 2024 (3-1 en finale contre le Japon).
Toujours en rodage sur la route du Mondial, les double champions olympiques en titre ont bel et bien dû s'incliner assez nettement (22-25, 25-15, 19-25, 18-25) à Ningbo (Chine). Sans plusieurs champions olympiques en convalescence (Earvin Ngapeth, Quentin Jouffroy, Jean Patry), ou laissés au repos (Kevin Tillie), les Bleus ne sont pas parvenus à atteindre ce premier objectif dressé sur la route les menant au Mondial (du 12 au 28 septembre). Aux Philippines, ils tenteront d’aller décrocher le seul sacre qui leur a toujours échappé jusque-là.
À la fin de la rencontre, les mots de Benjamin Toniutti étaient simples, mais justes. « La meilleure équipe a gagné, ce n’est pas une bonne journée pour nous, on a pas bien joué », a-t-il expliqué. Car oui, les Français n’ont pas existé dans cette rencontre, se mettant à la faute de nombreuses fois.
Avec 40 fautes directes dans le match - pratiquement 10 fautes par set - les Bleus ont trop souvent été pénalisés. De son côté, la Slovénie et ses 17 fautes directes avait pris les commandes de la rencontre dès la première manche (25-22). Certes, les Bleus se sont réveillés et heureusement, car l’addition aurait pu être plus sévère. Dominateur dans le second set (8-3, 14-7, 20-10), l’équipe de France a repris le fil du match. Sur un magnifique bloc de Yacine Louati, la France revenait (25-15).
JO PARIS 2O24 - INTRAITABLES ! Les Bleus battent l'Italie et défendront leur titre en finale
Le Service, le Point Faible des Bleus
Les 19 points de Théo Faure (1 ace, 1 bloc) ou encore les 15 points de Yacine Louati (59 % de réceptions positives) n’ont pas suffi. Surtout que les Bleus ont pêché au service. 28, c’est tout simplement le nombre de fautes au service commises par le groupe d’Andrea Giani. Si la France est restée dans le coup dans la 3e manche (11-10), elle est vite retombée dans ses travers face à l’efficacité des Slovènes en réception.
Toncek Stern s’est notamment révélé avec 16 points, 59 % en attaque et 52 % d’efficacité. Finalement, la Slovénie a continué d’enfoncer les Bleus dans le troisième set (25-19), avant de creuser un écart définitif dans la quatrième manche (16-10, 21-13). Les Bleus ont compris que la demi-finale s’éloignait. Comme un symbole, c’est sur un service hors du terrain que la France s’est inclinée.
Il faut dire qu’on n’était plus habitués à voir cette équipe de France disparaître aussi vite d’un tournoi majeur. « Ça n’était pas une bonne journée pour nous, on a vraiment mal joué, a admis Benjamin Toniutti après la rencontre. On va devoir récupérer et se préparer physiquement et mentalement pour le Mondial. » Le ton avait été donné d’entrée avec un premier set bien mieux débuté par le demi-finaliste lors des Championnats du monde 2022, porté par un Toncek Stern déjà intraitable (16 points au total, six dans le premier set).
Malgré une montée en puissance durant cette Ligue des nations, marquée par l’intégration des héros des JO de Paris 2024 absents en début de compétition (Antoine Brizard, Yacine Louati, Barthélémy Chinenyeze, Nicolas Le Goff, Benjamin Toniutti, Jenia Grebennikov), l’équipe de France n’a pas tenu le choc pour son premier match couperet du tournoi.
La machine bleue a bien sonné la révolte par la suite, en s’offrant un gros deuxième set (25-15). Mais celle-ci s’est à nouveau grippée dans la troisième manche. Deux gros passages à vide, en milieu et en fin de set, ont alors coûté cher aux coéquipiers de Yacine Louati (15 points), qui ont peiné à trouver des solutions.
Face à des Slovènes en pleine confiance, ils ont continué à faire la course derrière, avant de s’incliner logiquement (1-3). Les Bleus se retrouveront désormais à la mi-août à Cannes pour lancer officiellement leur préparation au Mondial. Ils y disputeront notamment un premier match contre la Serbie puis ils s’envoleront par la suite pour un nouveau stage début septembre au Japon.
Le repos sera bénéfique aux Bleus pour repartir de l’avant. Toniutti l’a assuré, ils reviendront plus fort avec les Mondiaux en tête au mois de septembre. «On reviendra plus fort. » C’est le message qu’a adressé ce jeudi aux supporteurs tricolores le capitaine Benjamin Toniutti, après une défaite (1-3) face à la Slovénie, en quarts de finale de la Ligue des nations de volley-ball.
Dans un autre contexte, les Bleues ont également connu une défaite en quarts de finale du Mondial face au Brésil (27-25, 33-31, 25-19). Malgré une belle résistance et un parcours historique, elles n'ont pas réussi à renverser les vice-championnes du monde en titre.
Les volleyeurs français avaient réalisé une démonstration en demi-finale face à l'Italie (25-20; 25-21; 25-21) à l'Arena Paris Sud, notamment grâce à un Trevor Clevenot des grands soirs. Les Transalpins, eux, sont privés d'une troisième finale olympique, et joueront la médaille de bronze face aux États-Unis. Samedi, les joueurs d'Andrea Giani affronteront la Pologne en finale avec la possibilité de conserver leur titre olympique. Trois ans jour pour jour après leur sacre olympique à Tokyo, les Bleus devaient s'imposer face à leurs rivaux italiens pour pouvoir continuer à rêver d'un back-to-back olympique qui n'a pas été réalisé depuis les États-Unis en 1984 et 1988.
Dans ce duel de miraculés des quarts de finale, l'entame de match a été logiquement équilibrée entre le champion olympique en titre et le champion du monde et vice-champion d'Europe en titre. Dans un premier temps, les joueurs d'Andrea Giani ont insisté sur le jeu au centre, ce qui a semblé surprendre les Italiens tant les Français avaient peu utilisé ce secteur de jeu depuis le début du tournoi. Nicolas Le Goff et Barthélémy Chinenyeze se sont donc chargés de conclure les premiers points français, avant que Earvin Ngapeth et Trevor Clevenot ne prennent le relais par la suite. Et ils n'y sont pas allés de main morte.
Si le premier était forcément le plus attendu dans une rencontre à tel enjeu, et par sa proximité avec le volley italien, c'est surtout le second qui a brillé de mille feux dans cette demi-finale. Le natif de Royan a semblé inarrêtable tout au long de la rencontre, en attaque évidemment, mais également au bloc parfois. Clevenot termine son match avec une réussite affolante de 15/24 en attaque et même un 2/3 non négligeable au bloc.
Au milieu de tout cela, il faut également ajouter un Antoine Brizard particulièrement inspiré à la passe, notamment pour relancer Jean Patry lors de ses temps faibles. Le passeur des Bleus a parfaitement su alterner le jeu pour continuer d'étouffer l'équipe italienne tout au long de la rencontre et ainsi empêcher une possible remontée.
Les joueurs de Ferdinando De Giorgi ont surtout eu beaucoup de difficulté au service, malgré une période de mieux dans le deuxième set, le plus serré des trois. C'est justement au moment où le jeu allait mieux pour les Italiens que les Français ont su montrer tout leur caractère et rattraper un déficit de trois points (13-16). À ce moment-là, c'est l'énergie de Earvin Ngapeth qui a permis aux Bleus de rester dans la rencontre, poussés par un public de l'Arena Paris Sud évidemment acquis à leur cause. Ensuite, Trevor Clevenot s'est chargé de conclure le deuxième set grâce à plusieurs duels remportés avec brio face au bloc adverse.
Pour l'entame du troisième set, les champions olympiques en titre sont repartis sur les mêmes bases que les deux précédents, pour se procurer une avance de quatre points (5-1). Quelques erreurs dans le bloc français ont tout de même permis aux Italiens de recoller, mais ces derniers sont retombés dans leurs travers avec une nouvelle série de services manqués. Les Bleus n'avaient alors pas besoin de bien plus pour se procurer une première balle de match avec six points d'avance (24-18).
Montpellier, premier au terme de la saison régulière, s’est qualifié lundi 13 avril dans la douleur pour les demi-finales du championnat de France de volley après sa victoire au tie-break (21-25, 25-22, 21-25, 25-18, 15-12) chez le promu Cannes lundi. Lâchés dans le quatrième set, ils ont pourtant encore tenu la dragée haute aux Montpelliérains dans la manche décisive avant que Raphaël Pascal ne délivre les visiteurs. Après Chaumont et Tours, le MHSC VB rejoint donc le dernier carré où il affrontera justement les Tourangeaux.
Le Tours Volley-Ball s'est qualifié pour la finale du championnat de France au terme d'un match tendu contre Montpellier. Le TVB s'est imposé au tie-break (25-23, 27-29, 25-19, 22-25, 13-15). Le TVB était contraint d'aller gagner ce match 3 à Montpellier après sa défaite (2-3) à Grenon vendredi dernier.
Cette fois, le match a été longtemps dominé par l'équipe de Montpellier. Mais les joueurs de Marcelo Fronckowiak ont réussi à inverser la tendance en fin de match. "C'est l'histoire de cette confrontation. Chez nous on menait et ils ont gagné. Là, c'est finalement nous. Je retiens surtout la résilience qu'on a eu pour supporter la machine Montpellier qui nous a mis une pression incroyable. Je suis fier de mes joueurs", explique l'entraineur Tourangeaux.
"C'est peut-être la plus belle série que j'ai pu jouer dans ma carrière. On est content de gagner deux fois à Montpellier. Mais il n'y a pas d'euphorie. On est content, pas satisfait. Maintenant il faut absolument qu'on gagne le titre si on en a l'occasion", assure le capitaine du Tours Volley-Ball, Zeljko Coric.
Pour aller arracher la victoire, les volleyeurs tourangeaux ont aussi pu compter sur la dizaine de supporters qui avaient fait le déplacement dans l'Hérault. Eux ont profité d'un match plein de rebondissement. "Il ne fallait pas être cardiaque", confie Didier, un des supporters emblématique du Tours Volley-Ball.
"C’est un peu à l’image de la saison. Il y a de supers moments et puis d’un seul coup il n’y a plus de lumière. Mais bon, ils ont quand même eu un super mental parce qu’il fallait résister à la pression de Montpellier et de la salle", raconte Didier. Les Tourangeaux devront affronter Poitiers, sixième de la saison régulière, pour espérer être sacrés. Le premier match aura lieu dans la Vienne ce samedi 10 mai.
En demi-finale du championnat de France, les volleyeurs tourangeaux ont perdu ce vendredi soir 3 sets à 2 face à Montpellier, avec un tie-break très serré : un match à suspense qui s'est joué à domicile dans une ambiance bouillante.
Les champions olympiques de 2021, qui ont gagné 3 sets à 0 lundi soir, joueront jeudi à Rome pour obtenir une place en finale. Soit face aux Italiens, champions d’Europe et du monde en titre, soit face aux Néerlandais, qui s’affrontent mardi en quarts de finale.
Les Bleus sont de retour au plus haut niveau : un an après leur échec en quarts de finale du Mondial 2022, l’équipe de France masculine de volley a atteint le dernier carré de l’Euro 2023 en dominant la Roumanie, lundi 11 septembre, à Varna en Bulgarie. Elle s’est qualifiée pour les demi-finales qui se joueront à Rome, en s’imposant 3 sets à 0 (25-22, 25-14, 27-25).
Après avoir éteint le public bulgare et les redoutables Tsvetan Sokolov et Martin Atanasov en huitième de finale (3-0), ils ont pris lundi leur revanche sur les Roumains qui les avaient battus en phase de poules (3-1). Cette défaite n’avait pas eu d’impact sur la suite de leur tournoi, puisqu’ils étaient déjà assurés de participer aux huitièmes de finale, mais, de leur propre aveu, elle les a obligés à se remettre en question.
C’est justement grâce aux services de Timothée Carle que les Bleus ont fait la différence dans un premier set très accroché. Le réceptionneur-attaquant de Berlin (7 points), révélation de cette saison internationale où il a profité de la longue absence pour cause de blessure d’Earvin Ngapeth, a enchaîné quatre services qui ont permis à la France de passer de 18-20 à 22-20.
Les Roumains, sereins jusque-là dans le sillage de Robert Aciobanitei, ont perdu pied et ont cédé la manche inaugurale sur une attaque de Barthélémy Chinenyeze (9 points). Les Bleus, survoltés, ont idéalement commencé le deuxième set pour mener 6-0, puis 14-7 et boucler la manche en seulement vingt-trois minutes. Piqués au vif, les Roumains ont commencé le troisième set par un cinglant 5-0, mais n’ont pas su résister au retour des Bleus, vainqueurs 27-25.
« On avait envie de montrer le vrai visage de cette équipe, pas celui qu’on avait montré en phase de poules contre ces Roumains. Il y avait une petite envie de vengeance, mais surtout une envie de jouer notre jeu », a analysé le pointu Jean Patry, auteur de 14 points.
« On est là où on voulait être avec tous les favoris, en assumant notre statut, ce qui n’est pas toujours facile pour nous », a de son côté noté le passeur Antoine Brizard. Mais le central Nicolas Le Goff garde la tête froide : « On ne peut pas dire qu’on a accompli notre mission en atteignant les demi-finales. Mission accomplie, ce sera quand on aura une médaille autour du cou, la plus belle si possible. »
A un an des Jeux olympiques de Paris, les Bleus se sont rassurés et ont fait oublier l’impression d’inachevé d’un Euro 2021 (9e place) disputé au terme d’une épuisante saison internationale et surtout du Mondial 2022 (5e place) où ils avaient subi en quarts de finale la loi des Italiens (3-2).
Les Français espèrent pouvoir prendre leur revanche si l’Italie se qualifie, elle aussi, pour les demi-finales à l’issue du match de mardi. « Un France-Italie, cela serait un classique, c’est le genre de match qu’on aime jouer, il va y voir beaucoup de monde, on a hâte », s’est réjoui Barthélémy Chinenyeze.
L’autre demi-finale opposera la Slovénie, finaliste de trois des quatre précédents Euro (2015, 2019 et 2021), au vainqueur du quart de finale entre la Pologne et la Serbie, également programmé mardi.
| Statistique | France | Slovénie |
|---|---|---|
| Fautes Directes | 40 | 17 |
| Points de Théo Faure | 19 (1 ace, 1 bloc) | - |
| Points de Yacine Louati | 15 (59% réception positive) | - |
| Fautes au Service | 28 | - |
| Points de Toncek Stern | - | 16 (59% attaque, 52% efficacité) |
