C'est un sport vieux de 127 ans qui a mis du temps à se faire remarquer... Alors que les volleyeuses du Cannet Voléro viennent tout juste de remporter la Coupe de France, ÀBLOCK! revient sur l’histoire de la « mintonette » au féminin.
Saviez-vous que le volley-ball a failli s’appeler la « mintonette »? Créé en 1895 par un professeur d’éducation physique américain du nom de William G. William G. Morgan, cette discipline est, jusqu’au début des années 30, surtout considérée comme un sport de loisirs.
Trois ans se sont écoulées entre le premier championnat du monde masculin, créé en 1949, et son pendant féminin en 1952. Le volley devient sport olympique douze ans plus tard, à Tokyo. Les volleyeuses japonaises, surnommées les « Les sorcières de l’Orient » décrochent la médaille d’or. Il faut dire que le pays du Soleil Levant est le deuxième, après les États-Unis, à avoir adopté le volley-ball.
Ce « shōjo manga » (littéralement « bande dessinée pour fille » en japonais) suit la carrière d’une volleyeuse nommée Kozue Ayuhara. Aujourd’hui, le volley-ball féminin compte de nombreuses icônes à travers le monde. En France, la lumière a récemment été mise sur les joueuses du Cannet Voléro.
En cause ? Leur tenue de sport jugée « indécente » et l’homosexualité d’Ebrar Karakurt, une des joueuses phares de l’équipe. Toutes ces championnes qui se surpassent, qui vont au bout d’elles-mêmes nous inspirent et nous donnent à penser que tout est possible pour qui y croit. En 2025, elles ont encore été nombreuses à nous bluffer. Elles ont fait les belles heures du sport en 2025 et les nôtres aussi. On les aime toujours autant ces championnes, on les chouchoute, on leur donne la parole en format XXL. Elles nous surprennent encore, et ça fait 5 ans que ça dure !

Ascension et défis de l'équipe de France féminine
Brazil 🇧🇷 vs. France 🇫🇷 - Quarter Final | Highlights | Women's World Championships 2025
Helena Cazaute et les Bleues en route vers un nouvel exploit ? Quart de finaliste du Mondial pour la première fois de son histoire, l'équipe de France féminine de volley connaît ses adversaires pour la phase de groupes de l'Euro 2026.
Les Bleues joueront notamment contre l'Italie, championne du monde et championne olympique en titre, et la Suède. Après leur épopée au Mondial en Thaïlande, les Bleues connaissent les contours du rendez-vous majeur de leur été 2026. Organisé samedi soir à Bari (Italie), le tirage au sort de l'Euro (21 août - 6 septembre) les a placées dans le groupe D - comme les Bleus - avec un épouvantail redoutable : les Italiennes, championnes olympiques en 2024 puis championnes du monde cet été.
Héléna Cazaute et ses coéquipiers ont atteint les quarts de finale du rendez-vous planétaire, un résultat historique obtenu après un exploit contre la Chine en huitièmes de finale. En plus de l'Italie, numéro 1 mondiale, la France retrouvera la Suède (26e), pays-hôte de ce groupe à Göteborg, la Slovaquie (33e), la Croatie (36e) et le Monténégro (43e).
À l'Euro, les Bleues restent sur deux quarts de finale acquis en 2021 (victoire contre les Croates en huitièmes, défaite contre la Serbie en quarts) et 2023 (victoire contre la Roumanie puis défaite contre l'Italie). Mais depuis, les joueuses du coach espagnol Cesar Hernandez ont encore franchi un cap et peuvent rêver du dernier carré, plus atteint par la France depuis... 1951 ! Il faudra d'abord se qualifier dans les quatre premiers du groupe pour rallier la phase finale à élimination directe.
| Groupe | Pays |
|---|---|
| A | Turquie, Lettonie, Pologne, Allemagne, Slovénie, Hongrie |
| B | Tchéquie, Autriche, Serbie, Ukraine, Bulgarie, Grèce |
| C | Azerbaïdjan, Portugal, Pays-Bas, Belgique, Roumanie, Espagne |
| D | Suède, Monténégro, Italie, France, Slovaquie, Croatie |
Ce jeudi 4 septembre, les Bleues du volley ont été éliminées d’un Mondial où elles ont excédé toutes les attentes par un Brésil (27-25, 33-31, 25-19) plus expérimenté et solide malgré un deuxième acte particulièrement serré. VIDEO. Elles ont cette fois bousculé les Auriverde, menées par leur star Gabi (13 pts) et l’autre réceptionneuse-attaquante Julia Bergmann (17 pts), pendant les deux premières manches.
Cazaute et ses équipières pourront surtout regretter les cinq balles de set manquées dans cette deuxième manche. De longues et irrespirables minutes plus tard, Gabi a conclu victorieusement et subtilement la cinquième balle de set brésilienne. Dans la première manche, qu’elles ont mal entamée (5-10), peut-être un peu stressées, avant de se rétablir (16-16 après deux contres gagnants d’Amélie Rotar puis Cazaute), elles ont cédé un peu auparavant (21-20 à 22-23).
"Nous devons être fiers de ce que nous avons accompli cet été. Je suis arrivé avec un nouveau staff, mes idées et une nouvelle façon de travailler. Pour l’Espagnol, qui a apporté "constance" et confiance à un groupe qu’il a densifié, en promouvant des joueuses comme Ndiaye, la libéro Juliette Gelin ou la passeuse Enora Danard-Selosse, ce processus ne peut faire l’économie de "certaines étapes".
"Nous devons multiplier les matches comme celui-là. Les progrès passeront aussi par le travail en clubs des joueuses, leur confrontation au plus haut niveau à l’étranger" a ajouté le technicien, à la tête d’un groupe dont de plus en plus de joueuses évoluent à l’étranger (Cazaute, Ndiaye, Rotar, Gicquel, Amandha Symvès, Halimatou Bah).
L’équipe de France féminine a été battue en quart de finale de la Coupe du monde par le Brésil (3-0), ce jeudi 4 septembre à Bangkok (Thaïlande). La capitaine des Bleues Héléna Cazaute a partagé à l’AFP sa « fierté d’avoir écrit l’histoire du volley-ball féminin » en France.
Héléna Cazaute et les Bleues ont été battues en quart de finale du Mondial par le Brésil ce jeudi. Il y a beaucoup de fierté de ce qu’on a accompli et d’avoir écrit l’histoire du volley-ball féminin (français), même si évidemment on aurait aimé plus. Mais l’expérience des Brésiliennes a parlé.
Bien sûr, je pense qu’il a été crucial. Un set partout, cela aurait fait certainement la différence, mais avec des « si » on pourrait refaire le monde… L’expérience a parlé sur ce deuxième set : deux-trois petits détails, des placements en défense, des relances un peu moins précises, à l’inverse des Brésiliennes qui ont l’habitude de jouer ce genre de match.
Mais on n’a pas à rougir de notre prestation, les filles sur le terrain ont donné tout ce qu’elles avaient. Bien sûr. Je ne m’attendais pas à ce qu’on fasse un quart de finale de Mondial, à ce qu’on batte la Chine 3-1 (en 8e de finale) un an après avoir pris 3-0 aux JO contre elle, à ce qu’on rate la qualification pour le Final 8 (de Ligue des nations) de très peu. Évidemment il y a un sentiment très positif, on est contentes, il y a vraiment une super ambiance dans le groupe, une très bonne osmose.
C’est un peu comme ça que les garçons (doubles champions olympiques) ont créé leur groupe. Il n’y a plus qu’à continuer à bosser. Lire aussi : PORTRAIT. Oui, j’ai hâte de voir notre évolution, notre progression, notamment en jouant dans de gros clubs à l’étranger. Iman (Ndiaye) va jouer en Turquie, Amélie (Rotar) va jouer en Turquie, des filles partent en Italie. Il nous a manqué aussi Halimatou (Bah) et Maéva (Schalk, toutes deux blessées avant le Mondial), qui apportent énormément dans le groupe.
Le cas particulier de l'ASPTT Mulhouse Volley-Ball
Dès 1975 le club participe au Championnat de France. En 1992, le sommet est atteint : l’équipe rejoint la Pro A Féminine (appelée désormais Ligue A Féminine) pour ne plus jamais la quitter, soit 31 ans dans l’Elite du volley ball féminin. En 1998, l’ASPTT termine 3ème de la Coupe de la CEV (appelée désormais Challenge Cup) et Vice Championne de France.
Six années consécutives, entre 2007 et 2012, l’équipe est Vice Championne de France. En 2017, l’équipe réalise le doublé Championnat - Supercoupe de France. Avec notre équipe phare de Ligue AF, meilleure équipe féminine de sport collectif de l’Est de la France, nous inscrivons notre politique sportive dans la durée.
Nous conférons un rôle primordial à l’intégration de jeunes joueuses dans l’équipe Pro, tout en veillant à ce que chacune d’elles puisse poursuivre son projet sportif et scolaire, dans les meilleures conditions possibles. Un suivi régulier des jeunes sportives est effectué afin qu’elles puissent s’épanouir et réussir. Pour mener à bien tous ces objectifs, il nous faut une équipe professionnelle associant la fougue des jeunes joueuses et l’expérience des plus anciennes. Pour cela nous intégrons des joueuses capables d’apporter un souffle nouveau au groupe et une expérience à part entière.