L'histoire du Volley-Ball à Tarbes: Des Débuts Modestes à l'Essor Régional

Le volley-ball, sport d’essence universitaire et d’obédience mondiale, n’avait pas une grande popularité en France à la fin des années 60. Il faudra attendre le début des années 80 pour qu’il soit en haut de l’affiche.

Pourtant, la toute jeune ASCA, en pleine évolution sous la houlette et le dynamisme des instituteurs MM. Larrieu, Tibaldi, Carrieu et de la municipalité menée par Pierre-Henri Lacaze, crée une section volley-ball sur Aureilhan. Jack Tubière, professeur de gymnastique et sportif éclectique, en est l’entraîneur-joueur, s’appuyant sur une ossature de jeunes du vieux village avec André Bruno, Jean-Claude Latapie, Michel Lacoste, Jean Chevaleyre et des arsenalistes Pierre Sénac et Robert Fourcade.

Résonnent encore au centre culturel Jean Jaurès quelques parties épiques au niveau départemental puis régional. Malheureusement faute de combattants la clé sous le paillasson fut mise quelque temps plus tard.

André Bruno, qui faisait partie intégrante de l’équipe combattante de volley-ball à Aureilhan, se confie :

« Je me souviens de ces trois années d’existence du club de volley-ball à Aureilhan et de ce filet qu’il fallait installer un soir par semaine au centre culturel lors des entraînements, après le boulot. On n’était pas nombreux dans le club et dans le département à pratiquer cette discipline pas du tout médiatisée, mais notre esprit guerrier et de copains nous a fait vivre de bons moments de camaraderie. Alors que les parquets d’Ibos et d’Odos fleurissaient de succès sur notre discipline, nous avions plaisir à aller voir ces deux clubs lors des compétitions. Nos entraînements étaient structurés par Robert Fourcade en soutien de Jack Tubière qui surveillait notre physique.

Alors que le volley-ball n'est pas aussi ancien que certains sports traditionnels de la région, il a su s'implanter et se développer à Pau et dans ses environs. Cet article explore l'histoire de ce sport, en mettant en lumière les clubs, les joueurs et les événements qui ont marqué son évolution.

Voici un aperçu de quelques clubs et initiatives qui ont marqué l'histoire du volley-ball dans la région:

  • Volley Athlétic Club Landais (Mont de Marsan) : Créé en 1961, il est l'un des premiers clubs de volley dans les Landes.
  • Stade Montois : A formé sa section volley en 1962 et a évolué au niveau National dans les années 1960.
  • Comité des Landes de Volley : Intègre officiellement la Fédération Française en 1965.
  • US Hagetmau : A joué en Nationale III (féminines) dans les années 1980.
  • AS Luzienne (Saint Jean de Luz) : Club basque qui a été 1/2 finaliste du championnat de Guyenne en 1962.
  • Comité des Pyrénées de Volley : Apparaît en 1969.

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Section Volley-ball de la MJC des Fleurs de Pau

La section Volley-ball de la MJC des Fleurs de Pau accueille des joueurs et joueuses, jeunes et seniors, souhaitant pratiquer le volley-ball en compétition ou en loisir. Le club propose des équipes féminines et masculines engagées dans des compétitions nationales, régionales, départementales, ainsi que des créneaux dédiés aux loisirs.

En collaboration avec les écoles et collèges du quartier, le club met un accent particulier sur les aspects éducatifs et pédagogiques de son action. Les éducateurs qui encadrent chaque catégorie s’évertuent à transmettre des valeurs telles que la tolérance, l'esprit d'équipe, l'engagement et la rigueur.

Depuis sa création, la section Volley-ball de la MJC des Fleurs a évolué, passant d'une activité purement ludique à un outil de travail participant à l'effort de sociabilisation de nombreux jeunes en manque de repères. Le club a su se développer tout en conservant ses valeurs fondatrices de partage.

Un exemple de succès récent est le parcours exceptionnel des jeunes palois lors d'une compétition. Depuis le début de la compétition, l'équipe de la MJC des Fleurs n'a pas perdu le moindre set et s'est progressivement défait d'équipes de clubs renommés. Voici la liste des victimes des jeunes Palois (victoire 2 / 0 à chaque match) :

  • Illac et Tarbes (2e tour)
  • Talence et Lourdes (3e)
  • Toulouse et Narbonne (4e)
  • Sète et Saint-Jean-de-Braye (5e)

Pour y parvenir, il faudra passer ce tour qui s'annonce aussi périlleux que les précédents. C'est le club d'Hyères dans le Var qui accueillera les jeunes Palois et leurs homologues de Fontenay : deux adversaires redoutables pour les joueurs de Modh Ouiklef, qui devront en éliminer au moins un.

Confiants, mais sur leurs gardes, Marc Darrieux et ses partenaires feront tout pour entrer dans l'histoire. L'équipe sera composée parmi les joueurs suivants : Nassim Barrara, Marc Darrieux, Yohan Hourcastagné, Hugo Jamroz, Florian Layre, Romain Louatik, Yanis Pakirdine, Timothée Platre. Entraîneurs : Modh Ouiklef, Nourredine Louatik, Jérémy Guilhamet.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site internet de la section Volley-Ball de la MJC des Fleurs.

Lescar Promotion Volley-Ball (LPVB)

Club référence pour les garçons sur le département, avec son équipe de Nationale 2, Lescar Promotion Volley-Ball (LPVB) a vu pour la première fois de son histoire des jeunes formés au club intégrer des pôles. Deux d’entre eux rejoignent le pôle espoir de Bordeaux (Talence), le troisième a carrément été retenu dans l’unique pôle France de l’Hexagone, à Montpellier. Le summum.

Mathys Lapierre, 15 ans, pur produit lescarien et déjà appelé en sélection nationale jeunes, a rejoint en septembre le pôle espoir de Bordeaux en classe de seconde, avec le rêve de devenir volleyeur professionnel du haut de ses 1,90 m. Triplement surclassé, il continue à jouer cette saison dans l’équipe de prénationale du LPVB.

Mathéo Rosan, 16 ans, a débuté l’école de volley au Luy de Béarn avant de rejoindre Lescar et la section sportive volley des établissements scolaires Simin Palay (collège) et Jacques Monod (lycée). L’an dernier il a d’ailleurs remporté le titre de champion de France UNSS en juniors.

« Ce n’était jamais arrivé avant d’envoyer des jeunes dans les pôles, c’est le résultat d’un travail de longue haleine, » savoure Gérard Nolibos, cheville ouvrière et trésorier du club lescarien labellisé club formateur argent (dans le panier haut). « Nous sommes aujourd’hui classés 35e club national au niveau de la formation (encadrement, formation des entraîneurs, nombre de licences jeunes…)», poursuit la présidente Nadège Castaings.

Un travail mené de concert avec le comité départemental de volley et son conseiller technique Lionel Nolibos, fils de Gérard, ainsi qu’avec la section sportive volley créée dans les établissements scolaires voisins depuis 2003. « Avec cette section sportive, les jeunes se voient proposer quasiment un entraînement par jour », assure le trésorier. Sans surprise, les trois jeunes retenus en pôle sont passés par là.

Signe aussi que la formation fonctionne, trois des entraîneurs des équipes seniors garçons sont des enfants du club : Othmane Ouikhlef (salarié du LPVB), Pascal Reignier et Florian Layre.

L’équipe fanion du LPVB s’est maintenue en N2 et vise cette année plus qu’un maintien. « On espère une place dans le haut de tableau mais pas la montée en N1, nous n’en n’aurions pas les moyens financiers, il faudrait recruter et rémunérer des joueurs…, explique Nadège Castaigns. Sachant que dans pas mal de clubs de N2 déjà, les joueurs sont indemnisés, ce qui n’est pas le cas à Lescar ».

Derrière la N2, Lescar compte bien d’autres équipes. La réserve, en prénationale, l’équipe 3 qui vient de monter du niveau départemental au régional, ainsi que deux équipes de niveau départemental (et du loisir). Chez les jeunes, tout va pour le mieux aussi. « L’an passé, toutes nos catégories d’âge, M13, M15, M18, ont passé 5 à 6 tours de Coupe et se sont retrouvés dans le top 30 Français. Notre objectif est d’aller plus haut encore cette saison », déclare la présidente.

La saison passée, près des deux tiers des 180 licences s’écrivaient au masculin au LPVB. Les filles, deux fois moins nombreuses, donc, n’ont pas non plus connu le même succès en compétition que les garçons. Les deux équipes seniors sont restées en départementale.

Toutes les joueuses, de l’école de volley aux seniors, sont concernées par ce regroupement entre deux clubs distants de 5 kilomètres seulement, qui s’entendent bien entre dirigeants et dont les besoins sont complémentaires.

Lescar manquait de créneaux d’entraînements autant pour les filles que pour les garçons, Lons manquait d’entraîneurs, pour les jeunes notamment. Toute nouvelle arrivante au club de Lescar prendra sa licence à Lons. Les effectifs sont regroupés et s’entraînent sur les deux sites, différemment selon les catégories.

« Et il ne s’agit pas d’une concurrence par rapport aux Fleurs de Pau qui restent le club référence dans le département pour la filière féminine, assure Gérard Nolibos. Notre but est d’élever le niveau et de pouvoir aussi apporter aux Fleurs, proposer un vivier plus intéressant ».

ASPTT Pau Pyrénées Omnisports

Créée en 1945, l’ASPTT est à l’origine l’association sportive des postes, télégraphes et téléphones qui s’inscrit dans un réseau national organisé en fédération nationale, elle-même regroupant plus de 200 ASPTT et plus de 150 000 adhérents.

Dans les années 1970, arrivent le volley-ball, le handball, le bowling et la montagne-escalade. La structure étoffe en conséquence son patrimoine d’équipements avec la construction de la salle polyvalente mur à gauche en 1981, un mur d’escalade en 1985 et une salle de musculation en 1986.

Devenant des entreprises publiques, ces administrations se dégagent de la gestion de l’ASPTT qui « devient un club comme les autres », rappelle Jean-Marie Fert, président depuis le début des années 1990.

Le club ne bénéficie plus alors des aides de ces entreprises. Il doit aussi composer avec le départ des personnels mis à disposition par les entités-fondatrices et assumer la gestion des équipements sportifs.

Aujourd’hui, l’ASPTT Pau Pyrénées club omnisports recense plus de 1 700 adhérents dont 47 % de femmes et 30 % de mineurs. « Le plus jeune a 3 ans et le doyen 91 ans. Un tiers de nos adhérents pratiquent leur sport en compétition », précise l’administration du club.

Alors que le club retrouve un niveau de sociétaires supérieur à celui d’avant Covid, il se fixe pour objectif d’atteindre la barre des 2 000 adhérents en 2028. La structure pâtit toutefois encore d’un déficit de notoriété auprès du public. « Beaucoup croient que nous sommes encore un club corporatif. Or, les agents de La Poste et de France Telecom représentent moins de 10 % des effectifs ».

Le club n’est cependant pas orienté vers la compétition mais il a plutôt une vocation à former des jeunes, notamment au football et en natation, tout en proposant des activités de loisirs.

L'Usine des Sports à Tarbes

Le projet de l’Usine des Sports a pris forme en plein cœur du quartier de l’Arsenal à Tarbes. Le bâtiment 313 s’est offert une seconde jeunesse grâce à un chantier d’envergure ! Découvrez l’histoire de ce bâtiment devenu une halle sportive de 11 000 m².

Rappel historique

Créé en 1871, durant la guerre avec la Prusse, le quartier de l’Arsenal de Tarbes permettait de fabriquer des canons et des munitions. Plus d’un siècle plus tard, il abritait encore les ateliers de fabrication des tourelles des chars Leclerc.

Le Groupement Industriel des Armements Terrestres (GIAT) connait à partir de 1987 plusieurs difficultés économiques et financières récurrentes. En résulte des plans sociaux jusqu’au début des années 2000. C’est dans le cadre de la restructuration et de la réduction drastiques de ses effectifs que l’usine de Tarbes a fermé ses portes.

Situé au cœur de 30 hectares et de 100 000m² de bâtiments, le 313 était devenu un immense espace désaffecté. La ville de Tarbes l’acquiert en 2007 auprès des établissements GIAT Industries, dans le cadre de la réhabilitation du quartier de l’Arsenal. Elle décide en 2019 d’acter un transfert de propriété, pour l’euro symbolique, à la Communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées.

Des mois de travaux

Le bâtiment 313 est devenu un lieu unique et exceptionnel proposant une halle sportive de 11 000m².

L'athlétisme

Le pôle athlétisme comprend une piste de longueur officielle de 200 mètres avec des virages relevés. Il est possible de pratiquer toutes les disciplines de l’athlétisme indoor : saut à la perche, saut en longueur ou encore le lancer de poids.

Les sports collectifs

Le pôle, composé de deux terrains multisports, permet la pratique du hand-ball, basket-ball, volley ou encore du badminton.

L'escalade

La structure d’escalade parmi les plus grandes d’’Europe de par sa hauteur et sa longueur, permet une pratique simultanée des trois disciplines (vitesse - difficulté - bloc) en SAE (Structure Artificielle d’Escalade).

La gestion de l'Usine des Sports

La communauté d’Agglomération Tarbes-Lourdes Pyrénées assure la gestion des pôles athlétisme et sports collectifs. Ces pôles sportifs sont réservés pour les clubs et les scolaires de l’agglomération.

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