Quand on parle volley-ball en France, l’équipe de France masculine est la première à venir à l’esprit. Ces dernières années, les Bleus ont en effet toujours tutoyé les sommets, avec pas moins de quatre succès en Ligue des Nations et Ligue Mondiale (2015, 2017, 2022, 2024) et bien évidemment deux médailles d’or aux JO, que ce soit à Tokyo et il y a à peine un an à Paris.
Cet article explore l'histoire des matchs de volley-ball entre la France et l'Iran, en mettant en lumière les moments clés et les réalisations des deux équipes.

Les Bleus face à l'Iran : Une domination affirmée en Ligue des Nations
Vainqueurs expéditifs de l'Iran (3-0, 26-24, 25-16, 26-24) samedi à Gdansk (Pologne), les champions olympiques ont assuré leur place au Final 8 de la Ligue des nations (30 juillet-3 août à Ningbo, Chine). Ce huitième succès en onze matches du tour préliminaire, le cinquième d'affilée, leur permet même de prendre la troisième place au classement aux dépens de la Pologne, battue par la Bulgarie samedi (3-2) avant le dernier match dimanche (20h30, La Chaîne L'Equipe) face aux partenaires de Wilfredo Leon chez eux, près d'un an après la finale olympique de Paris 2024 (3-0 pour la France).
Avec la première comme titulaire de leur libéro Jenia Grebennikov en Ligue des nations cet été mais sans le central Barthélémy Chinenyeze, ménagé (genou touché vendredi face à Cuba), les Bleus ont livré un match convaincant, même s'ils ont dû sauver deux balles de premier set. Mais deux gros blocks de Nicolas Le Goff puis Trévor Clévenot, les deux premiers du match pour les champions olympiques, ont permis de déborder les Iraniens et de finir la manche sur un 4-0 (26-24).
Plus efficaces au service (7 fautes dans la première manche), les joueurs d'Andrea Giani ont ensuite déroulé, s'envolant en milieu de deuxième set derrière leurs artificiers de l'été, Théo Faure, encore impeccable (20 points) en l'absence de Jean Patry, et Trévor Clévenot (14 points) avant un ace du réceptionneur-attaquant d'Ankara pour finir (25-16).
Alors que l'Iran sortait la tête de l'eau pour refaire quatre points de retard dans le troisième set et prendre une longueur d'avance (18-17), les Bleus ont de nouveau fait parler leur expérience.
La belle perf' des Bleus au Mondial
Les volleyeurs français ont réalisé une bonne opération en dominant l'Iran 3 sets à 1 (25-18, 14-25, 25-19, 29-27) pour obtenir leur deuxième succès jeudi lors du premier tour du Mondial en Pologne. Les Bleus ont redressé la tête après la défaite frustrante (2-3) subie mardi contre l'Italie. Cette deuxième victoire en trois matches (après celle contre Porto Rico), acquise face à l'épouvantail de leur groupe, leur permet d'aborder plus sereinement leurs deux dernières rencontres de la première phase.
Implacables en défense et tranchants sur les phases d'attaque, les Français ont livré une véritable démonstration dans le premier set. Ils ont pris le large en enchaînant six points d'affilée pour mener 13-8 grâce à la solidité de Nicolas Le Goff au bloc. Earvin Ngapeth a creusé l'écart (22-15) sur une astucieuse roulette après un sauvetage de Jenia Grebennikov. Kévin Tillie a parachevé la domination hexagonale (25-18). Plus incisifs, les Iraniens se sont réveillés (9-5). Les attaques du pointu tricolore Antonin Rouzier, virevoltant contre l'Italie (27 points), ne sont plus passées. Ses coéquipiers ont bataillé en défense sans parvenir à inverser la tendance.
Rouzier a sonné la révolte (15-14) pour son clan, qui n'a plus lâché le morceau et a repris l'avantage. Menés à deux reprises de trois points (11-14, 16-19) dans la quatrième manche, les Bleus sont revenus à chaque fois. Dans une fin de quatrième set extrêmement serrée, les Français sont parvenus à trouver la faille après leur quatrième balle de match. Une vraie délivrance pour les Bleus.
Ce succès, le deuxième après la victoire inaugurale devant Porto Rico, permet aux Bleus d’investir le fauteuil de leader de la poule D, avec deux points d’avance sur leur adversaire du jour, leader avant la rencontre. Alors qu’ils avaient évolué en bleu contre Porto Rico, puis en blanc face à l’Italie, les protégés de Laurent Tillie ont arboré une tunique rouge devant l’Iran. Mais les Bleus ont commencé à se désorganiser en début de deuxième manche. Oubliées les bonnes dispositions du premier acte, les Tricolores sont apparus nettement plus fébriles en défense et moins inspirés en attaque. La pause aura permis à Laurent Tillie de remotiver ses troupes.
Comme dans la troisième manche, les deux sélections ont fait jeu égal en début de quatrième set (5-5, 11-11) avant que l’Iran n’appuie sur la pédale d’accélérateur (11-14, 16-19, 19-21). A l'arrivée, Earvin Ngapeth (2 aces, 2 blocks) et Antonin Rouzier auront terminé meilleurs marqueurs du match avec 19 points chacun, soit une unité de plus que Kevin Tillie (18 pts). Le meilleur scoreur iranien, Shahram Mahmoudi, aura également plafonné à 18 points.
Ce samedi soir, à Gdansk, la France a facilement dominé l'Iran (26-24, 25-16, 26-24) et a du même coup validé son ticket pour le Final 8 de la Ligue des nations, qui se déroulera en Chine. En effet, en s'imposant ce samedi soir face à l'Iran (26-24, 25-16, 26-24), l'équipe de France s'est qualifiée pour le Final 8 de la Ligue des nations, qui se déroulera à Ningbo (Chine) fin juillet-début août. Sur leur lancée, les joueurs d'Andrea Giani, qui en sont maintenant à cinq succès de suite, ont dans un premier temps dû batailler pour empocher le premier set. Mais, après une première manche équilibrée, les Bleus ont déroulé à Gdansk (Pologne) et ont aisément glané le deuxième acte.
Par la suite, comme lors du premier set, la troisième manche a été disputée mais une attaque de Théo Faure et une faute iranienne (car un joueur est passé sous le filet) ont permis à la France de terminer le travail. Dimanche, les tenants du titre (3es) défieront la Pologne chez elle (20h30) avec l'objectif de rester dans le top 4 au classement, ce qui leur permettrait d'avoir un tirage plus favorable pour la suite.
Les Bleus ont lâché un set contre l'Iran. Pour son entrée en lice dans la Ligue des nations (ex-Ligue mondiale), les Bleus ont pris la mesure de l'Iran en quatre sets (25-20, 24-26, 25-20, 25-17) vendredi soir au Kindarena de Rouen. Les hommes de Laurent Tillie ont été accrochés par séquences mais ils ont pu compter sur un Earvin Ngapeth (18 attaques) en grande forme pour se détacher.
Japan 🇯🇵 vs. France 🇫🇷 - Gold Match | VNL 2024 - Full Match
Championnats du Monde U19 Masculin de Volley-ball : Une victoire historique
Moment d’histoire pour les U19 français, qui ont fini le travail en terrassant les Iraniens en quatre manches. Les Bleuets du volley viennent de s’approprier cette maxime cette nuit en Argentine. Les Bleuets ont démarré comme ils devaient démarrer. Agressifs, ils mènent rapidement 9-3, avant de voir les Iraniens se réveiller. Mais l’avantage pris est suffisant pour l’emmener au bout du set.
Seulement, alors que la bataille faisait rage dans la deuxième manche, les Tricolores vont subitement céder, encaissant un 6-0 qui scellera le sort de la manche. Mais le pire n’arrivera pas. La fin de troisième manche est un modèle de gestion pour les Bleuets, qui accélèrent au meilleur moment et écœurent leurs rivaux. Reste à finir le travail. Le dernier set sera sans doute le plus dur face à des Iraniens qui refusent de mourir, alors qu’ils semblent perdus en milieu de set.
Les Bleuets s’imposent 25-22, 16-25, 25-18, 25-22 et sont champions du monde U19. Le capitaine Mathis Henno est nommé MVP du tournoi et figure dans l’équipe type en compagnie de Joris Seddik, Amir Tizi-Oualou et Thomas Pujol. Une première historique pour le volley français dans cette catégorie d’âge, qui prouve que le réservoir est important, et qui conforte surtout sa place dans le gratin mondial. Après les Jeux Olympiques et la Ligue des Nations pour les hommes, après la Golden European League et la Challenger Cup pour les femmes, les volleyeurs tricolores continuent d’empiler les titres.

L'équipe féminine : Une remontée spectaculaire
Et pour cause, cela fait 50 ans qu’elles n’ont pas participé à un Mondial. En dehors d’une invitation aux JO de Paris en tant que pays organisateur, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Un demi-siècle d’attente et sans doute de frustrations, c’est long et pas banal. C’est pourtant ce qui est arrivé à cette équipe qui, dans la province de Chiang Mai en Thaïlande, va enfin retrouver le haut du pavé, c’est-à-dire les Championnats du monde. Une grande première depuis 1974, car parmi toutes les équipes qualifiées pour cette phase finale en Thaïlande pas une seule nation n’avait été absente un aussi long laps de temps.
C’est en 2021, en obtenant une 7e place à l’Euro féminin, que les Françaises ont entamé leur remontée. En 2022, un nouveau pas était franchi avec une victoire dans la Golden European League - deuxième division du volley européen. Enfin, en juin et juillet dernier lors de la Ligue des nations avec cinq victoires sur 12 matchs et un succès de prestige contre les Serbes, championnes du monde en titre, les Françaises avaient passé un cap.
Pour la capitaine des Bleues, Héléna Cazaute ce retour au premier plan a une explication : « Les Françaises sont de plus en plus nombreuses à jouer à l’étranger, se frotter aux meilleures du monde, cela ne peut les faire que progresser et par extension l’équipe de France. Il reste dorénavant à aborder sereinement ces Mondiaux dans un groupe où l’équipe de France retrouvera dès vendredi, Porto Rico, puis dimanche le Brésil et enfin mardi, la Grèce. « On est en train de créer quelque chose. On se dit que les années où on en a un peu bavé nous servent aujourd’hui. Le travail finit par payer, mais on est évidemment conscientes que le chemin est encore long et qu’il faut continuer de travailler », analyse Héléna Cazaute, avant de mettre en garde ses coéquipières sur ce qui les attend : « On sait que le Brésil, c’est la grosse équipe de la poule. Il va falloir créer la surprise. » Même constat pour la Grèce une équipe qui n’est jamais facile à manier.
Reste Porto Rico en match d’ouverture largement à la portée de l’équipe. Mais attention à un faux pas : « C’est toujours compliqué de rentrer dans une compétition. On en a fait les frais en Ligue des nations, où tous nos premiers matchs, on les a perdus. Je pense qu’il faut qu’on reste hyper concentrés. Ambitieuse, l’équipe de France dirigée par César Hernandez, espère donc passer le tour préliminaire en finissant au minimum à la deuxième place et ainsi être confrontée lors d’un match couperet à la Chine ou la République dominicaine. Sans doute le 31 août prochain. « On aimerait bien atteindre les quarts.
Focus sur l'Iran
Opposée à la France mardi matin, l’équipe iranienne de volley se rapproche d’une première qualification aux Jeux olympiques. Un paradoxe pour un pays passionné par ce sport. Au moment de quitter l’enceinte du Tokyo Metropolitan Gymnasium, où ses joueurs affrontent l’équipe de France, mardi matin (8 h 30), l’entraîneur Raul Lozano pensera peut-être au Brésil, non loin de son Argentine natale. Et avec lui toute l’équipe iranienne de volley-ball, bien placée pour aller à Rio en août prochain. Avant cela, l’Iran devra donc se méfier de la France, mais aussi du Japon, de la Chine, de la Pologne et du Venezuela.
Si elle termine dans les quatre premiers sur huit équipes engagées pour ce tournoi de qualification olympique, ou première équipe asiatique, l’Iran validera son billet pour les Jeux olympiques. Les premiers de son histoire. Forcément, la perspective d’une olympiade inédite enthousiasme les Iraniens. Lors des deux matchs disputés en préparation de ce tournoi face à la France, mi-mai, les supporteurs ont parfois donné l’impression d’être en finale d’une Coupe du monde. Une petite cinquantaine d’Iraniens ont ainsi répondu avec ferveur aux quelque 3 000 fans des Bleus à Tourcoing, vendredi 13 mai.
« Il y a beaucoup d’espoir, atteste Mohammad Safaei, premier conseiller à l’ambassade d’Iran en France et venu assister à la rencontre au milieu des supporteurs de son équipe. Le volley-ball rassemble les gens, une culture de ce sport est présente en Iran. » Bien davantage qu’en France, où le volley ne séduit que 126 000 licenciés, l’Iran en a fait un des premiers sports collectifs pratiqués. Derrière le football, mais loin devant tous les autres. « La fédération iranienne de volley-ball a été créée en 1945, un an avant celle de football », précise Christian Bromberger, chercheur au CNRS et spécialiste de l’Iran. Depuis, le volley-ball est resté populaire malgré la fermeture progressive du pays à partir de la révolution islamique de 1979.
Au cœur de cet attrait rarement remis en cause, la différence de perception qu’ont les autorités du football et du volley-ball : « L’atmosphère du stade de volley-ball est beaucoup plus sage que celle du football », explique M. Bromberger. A entendre M. Safaei parler « du loisir, de la paix et de la créativité » en voyant jouer les protégés de Raul Lozano, la très bonne réputation qu’a le volley-ball auprès des Iraniens ne surprend guère.
Aussi bruyantes que les hommes, les supportrices iraniennes décident ce vendredi 13 mai de tout donner pour pousser leur équipe à vaincre la France à domicile. Peut-être qu’elles croient en de vraies chances olympiques pour l’Iran, actuellement au huitième rang mondial. Peut-être qu’il s’agit aussi pour ces femmes de profiter d’une situation relativement nouvelle au sein de la République islamique : entre 2012 et 2015, elles ne pouvaient plus assister à des rencontres de volley-ball masculin, une interdiction qui prévaut depuis 1979 pour les matchs de football.
Autorisées à assister aux matchs masculins en avril 2015, les Iraniennes ont désormais la possibilité de soutenir leur équipe sur la route des Jeux. Mais la question du niveau affiché par l’équipe passe parfois au second plan. « Nous sommes très attachés à notre pays, c’est pour cela qu’on se déplace », détaille Panteha, jeune résidente belge, présente en tribunes à Tourcoing, le 13 mai. « Le sentiment national est exacerbé en Iran, bien plus qu’ailleurs, confirme M. Bromberger. Contrairement à certains pays d’Europe où des clubs rivaux ne se supporteront jamais, en Iran, il faut systématiquement soutenir le club iranien. »
Focus sur Saeed Marouf
Alors les Iraniens s’exécutent et se prennent au jeu, hommes et femmes confondus. Et bénéficient, pour y prendre goût, d’une formation qui compte parmi elle d’excellentes individualités. « J’adore Amir Ghafour », s’exclame Panteha. Comme l’immense majorité des joueurs de la sélection iranienne, Ghafour joue en Iran et y jouit d’une bonne popularité. Mais un homme symbolise en particulier l’aura qu’ont les vedettes du volley iranien : Saeed Marouf. Né à Ourmia, où il joue actuellement, le passeur de 30 ans est considéré comme l’un des trois meilleurs au monde à son poste.
En 2015, fait rare pour un Iranien, Marouf a joué à l’étranger, au Rubin Kazan (Russie), avec une folle rumeur qui établissait le contrat payé par le club russe à près d’un million de dollars, faisant de l’Iranien l’un des joueurs les mieux payés au monde. Qu’importe si Marouf est retourné en Iran au bout de quelques mois dans un club de sa ville natale, la légende était bâtie. Arrivé en novembre 2015 pour qualifier l’Iran aux Jeux, l’Argentin Raul Lozano a rapidement fait de Marouf son homme fort : « Il a joué à l’étranger, il allie la créativité et la précision. C’est le capitaine, il nous aide à mettre en place la tactique. »
Mardi, opposé à Benjamin Toniutti, autre passeur au sommet de la hiérarchie mondiale, Marouf devra porter les siens pour s’imposer face aux Bleus, larges vainqueurs des deux matchs de préparation (3-1 puis 3-0). Un exploit qui ouvrirait un peu plus la route de Rio, du 5 au 21 août, que tout un peuple attend d’emprunter aux côtés de ses champions.

Tableau récapitulatif des confrontations récentes
| Date | Compétition | Résultat |
|---|---|---|
| [Date du match en Ligue des Nations] | Ligue des Nations | France 3 - 0 Iran |
| [Date du match au Mondial] | Mondial | France 3 - 1 Iran |
| [Date du match U19] | Championnat du Monde U19 | France 3 - 1 Iran |