Vitinha : L'ascension d'un milieu de terrain clé au PSG et son numéro

Considéré comme un espoir du football portugais depuis très jeune, le milieu de terrain parisien donne pourtant l’impression d’avoir eu une éclosion tardive.

Retour, à l’occasion de la demi-finale aller de Ligue des champions, sur le parcours de celui qui fait aujourd’hui les beaux jours de l’entrejeu de Paris.

Et si l’incarnation de « la fin du flashy, du bling-bling et des paillettes » annoncée par Nasser Al-Khelaïfi en juin 2022 avait deux ans de retard et se baladait avec le numéro 17 entre les omoplates ? Elle raconterait alors l’histoire d’un mec sans histoires, la naissance d’un boss sans bosses, d’un caïd du milieu dont l’allure et le profil inoffensifs seraient inversement proportionnels à sa dangerosité balle au pied.

Pas taillé pour jouer les gros bras dans un entrejeu souvent stigmatisé pour son manque de caractère et de muscles, Vitinha est, à la surprise générale, pourtant devenu le patron du milieu de terrain du PSG.

Vítor Machado Ferreira. Un prénom, deux noms et un parfum de mystère. À l'été 2022, ils étaient très peu à connaître la première recrue de l'ère Luis Campos.

1,72 m, une formation à Porto, un prêt raté à Wolverhampton en 2020-2021 et les promesses d'un milieu généreux : voilà pour les rares éléments connus à l'époque.

Vingt-deux mois plus tard : Vitinha (24 ans) est devenu « Viti », l'un des chouchous du Parc. La conséquence notamment d'un repositionnement.

Le choix de Luis Enrique de le placer en sentinelle depuis février a été l'une des clefs de la saison du PSG. Avec, au bout, sans remplacer la trace laissée à ce poste par Thiago Motta, le sentiment qu'un joueur, par son intelligence et sa justesse technique, parvenait enfin à « connecter » le bloc parisien.

Une intelligence au service du jeu

Claude Makelele, référence en la matière, a l'habitude d'expliquer qu'il faut des années avant d'intégrer toutes les composantes du poste de milieu défensif. Vitinha n'a pourtant mis que quelques mois à poser des bases consistantes.

« Ce qui marque, c'est son intelligence assez extraordinaire, souligne l'ex-milieu du PSG Benjamin Stambouli (2015-2016). Je le vois un peu comme un chef d'orchestre. Il sait donner le tempo de son équipe. Il sait les moments où il faut accélérer, casser les lignes, ralentir. »

« Au centre (de formation), il avait l'habitude de jouer 8, et parfois même 10, mais avec le football que veut Luis Enrique, Vitinha est le joueur parfait pour évoluer en 6, estime Afonso Sousa, ex-partenaire chez les jeunes.

Si vous voulez un 6 qui sait manier le ballon, c'est la meilleure option. Avec la balle, il est incroyable. » Une dextérité qui s'est traduite ces derniers mois par des remontées de balle incisives et par des orientations de jeu souvent pertinentes.

« À Porto, comme à Paris, l'équipe avait beaucoup le ballon, analyse Mario Silva, son entraîneur à Porto en U16 et U19. Il est très intelligent, techniquement très évolué.

Au niveau du positionnement du corps, il est très juste, prolonge Silva. En formation, on entraînait beaucoup les milieux pour être bien situés sur le terrain, pour qu'ils reçoivent le ballon avec des appuis bien positionnés pour jouer vers l'avant. »

« À l'époque à Wolverhampton, dans ses situations où il prenait la pression, il faisait souvent la touche de trop, se souvient Romain Saïss, son ex-coéquipier. Je trouve qu'il a beaucoup épuré son jeu. Il accélère dans le bon tempo. »

Luis Enrique positionne Vitinha en milieu défensif pour améliorer le jeu du PSG I Vitinha évolue !

Une activité défensive singulière

Vitinha ne sera jamais une sentinelle à la Rodri ou à la Sergio Busquets. Le Portugais et son mètre soixante-douze n'incarnera jamais cette « digue » devant la défense.

L'activité défensive du Parisien se traduit par un volume de courses conséquent et par sa capacité à jaillir dans les pieds adverses (notamment dans le contre-pressing).

« Là où (Manuel) Ugarte va au duel, Vitinha va avant tout être un chasseur, analyse Stambouli. Il va faire cette course qui va pousser le porteur de balle à faire un contrôle long par exemple. »

« "Viti", c'est un mec qui va faire les compensations, qui va couper les angles de passes » Romain Saïss, son ex-coéquipier à Wolverhampton.

« Si vous attendez que ce soit Yaya Touré ou Makelele, vous vous trompez, lâche, dans un rire, Saïss. "Viti", c'est un mec qui va faire les compensations, qui va couper les angles de passes.

Mais en Angleterre, il a souffert dans l'intensité. Il a progressé cette année mais quand l'intensité monte, on l'a vu à l'aller contre Dortmund (0-1), il peut encore souffrir. »

Ses éducateurs à Porto le reconnaissent : le Portugais n'a pas une immense culture défensive. Des caractéristiques sans doute incompatibles avec d'autres équipes de top niveau européen.

« Dans une équipe dominante, son physique n'est pas un problème, explique Silva, son ex-entraîneur à Porto.

Un positionnement qui ne nuit pas a son efficacité

En quelques mois, malgré ce positionnement reculé, Vitinha, par la qualité de ses déplacements et sa justesse face au but, est devenu l'un des atouts offensifs du PSG (9 buts marqués toutes compétitions confondues).

« Il le doit à ce positionnement hybride des milieux où chacun peut remplacer l'autre », explique Stambouli.

« Même quand il joue 6, il a la capacité d'être dans la surface adverse, c'est ce qui le rend différent » Mario Silva, son entraîneur à Porto en U16 et U19.

« Même quand il joue 6, il a la capacité d'être dans la surface adverse, c'est ce qui le rend différent, poursuit Afonso Sousa. Il est à la construction du jeu, mais aussi à la dernière passe, à la frappe... Paris veut tout le temps marquer et lui donne cette liberté.

J'ai parlé avec lui, je lui ai dit "qu'est-ce qui t'arrive, ce n'est pas normal que tu marques autant !" Il m'a dit que cela venait de la confiance, de l'équipe, du coach. Il m'a dit qu'il aimait beaucoup la façon dont ils jouent. Peut-être que dans une autre équipe plus défensive, il ne serait pas aussi bon. »

Au-delà de sa technique de frappe très aboutie (et diversifiée), Vitinha bénéficie de la compensation des autres milieux. Le trio qu'il forme souvent avec Fabian Ruiz et Warren Zaïre-Emery a montré sa complémentarité. Le Français est celui qui, le plus souvent, compense les montées du Portugais.

Blessure de Vitinha : un coup dur pour le PSG

Le Paris Saint-Germain fait face à une nouvelle incertitude alors que son milieu de terrain, Vitinha, s’est blessé à la cheville lors du match de Ligue des Nations opposant le Portugal à la Croatie.

C’est à la 90e minute de ce match intense que Vitinha a dû quitter le terrain, visiblement touché à la cheville après un contact avec un joueur croate.

Le sélectionneur portugais, Roberto Martinez, a rapidement confirmé son forfait pour le match suivant contre l’Écosse, une nouvelle qui inquiète tant la sélection nationale que le Paris Saint-Germain.

Après cette blessure, Vitinha a immédiatement quitté le rassemblement de la Seleção pour retourner à Paris, où il sera pris en charge par le staff médical du PSG.

Des examens complémentaires sont prévus dans les 24 à 48 heures pour évaluer la gravité de la blessure. Bien que le diagnostic soit encore incertain, la crainte d’une absence prolongée se fait déjà sentir.

Si la blessure de Vitinha s’avère sérieuse, elle pourrait avoir un impact sur le PSG. Le club parisien entame une phase décisive de la saison avec des matchs importants en Ligue des Champions, et l’absence d’un joueur clé affaiblirait considérablement l’équipe.

Le milieu portugais s’est imposé comme une pièce maîtresse de l’entrejeu parisien, avec sa capacité à contrôler le rythme du jeu et à créer des opportunités pour ses coéquipiers.

Malgré cette blessure, Vitinha a reçu des éloges appuyés de la part de son sélectionneur. Roberto Martinez a salué la progression du joueur au cours des 12 derniers mois, mettant en avant sa qualité technique et son influence sur le jeu.

Il a également rappelé que ces performances exceptionnelles lui ont valu une nomination parmi les 30 candidats au Ballon d’Or, une reconnaissance de son immense talent.

Pour le PSG, les prochains jours seront déterminants. Le club espère que les examens médicaux de Vitinha révéleront une blessure mineure, afin qu’il puisse retrouver les terrains rapidement.

Historique des numéros au PSG

Dans la liste ci-dessous, vous trouvez l’attribution officielle des numéros aux joueurs du PSG depuis la saison 1996-1997.

L’attribution à l’année des numéros pour les joueurs est rentrée en vigueur lors de cette saison.

En division 1, à l’inverse de la coupe d’Europe, le numéro n’est pas accompagné du nom au-dessus de lui.

En D1, c’est seulement lors de la saison 97/98 que le flocage du nom accompagne le numéro au dos.

Jusqu’ en 1996, un numéro pouvait changer de joueur d’un match à l’autre, même si certains se l’étaient approprié de manière non-officielle.

C’est pour cela, que vous trouverez une liste non-officielle, des numéros 1 à 11 datant d’avant la saison 96/97, des joueurs ayant un numéro attribué de manière non-officielle.

Numéro Joueurs (Officiels depuis 1996-1997) Quelques joueurs (Non officiels avant 1996-1997)
N°1 Gianluigi Donnarumma (depuis 24/25), Keylor Navas (19/20 à 23/24), Gianluigi Buffon (18/19), ... Bernard Lama, Joël Bats, Jean-Michel Moutier, ...
N°2 Achraf Hakimi (depuis 21/22), Thiago Silva (12/13 à 19/20), Marco Ceará (07/08 à 11/12), ... Francis Llacer, Laurent Fournier, Jean-Luc Sassus, ...
N°3 Presnel Kimpembe (depuis 15/16), Mamadou Sakho (07/08 à 13/14), Jean-Michel Badiane (05/06), ... Non disponible
N°4 Lucas Beraldo (depuis juin 2025), Manuel Ugarte (23/24), Sergio Ramos (21/22 et 22/23), ... Bruno N’Gotty, Antoine Kombouaré, Oumar Dieng, ...
N°5 Marquinhos (depuis 13/14), Siaka Tiéné (10/11 à 12/13), Bernard Mendy (03/04 à 07/08), ... Alain Roche, Geraldao, Jean-Luc Sassus, ...
N°6 Illya Zabarnyi (depuis la saison 25/26), Marco Verratti (15/16 à 22/23), Zoumana Camara (10/11 à 14/15), ... Youri Djorkaeff, Paul Le Guen, Jean-François Charbonnier, ...
N°7 Khvicha Kvaratskhelia (depuis janvier 2025), Kylian Mbappé (18/19 à 23/24), Lucas Moura (14/15 à 17/18), ... Daniel Bravo, Amara Simba, Daniel Bravo, ...
N°8 Fabian Ruiz (depuis la saison 22/23), Leandro Paredes (18/19 à 19/22), Thiago Motta (13/14 à 17/18), ... Vincent Guérin, Christian Perez, Oumar Sène, ...
N°9 Gonçalo Ramos (depuis 23/24), Mauro Icardi (de la saison 19/20 à 22/23), Edinson Cavani (de 13/14 à 19/20), ... Non disponible
N°10 Ousmane Dembélé (depuis 23/24), Neymar Jr (de 17/18 à 22/23), Javier Pastore (saison 16/17 et TdC 17/18), ... Non disponible
N°11 Marco Asensio (depuis 23/24), Ángel Di María (de 15/16 à 21/22), Ezequiel Lavezzi (saison 12/13), ... Non disponible

Note: TdC signifie Trophée des Champions.

Autres numéros notables:

  • N°14: Désiré Doué (depuis la saison 24/25), Juan Bernat, Blaise Matuidi, ...
  • N°15: Danilo Pereira, Gonçalo Guedes, Jean-Christophe Bahebeck, ...
  • N°18: Renato Sanches, Georginio Wijnaldum, Moise Kean, ...
  • N°19: Lee Kang-In, Pablo Sarabia, Lassana Diarra, ...
  • N°26: Nordi Mukiele, Christophe Jallet, Granddi N’Goyi, ...
  • N°27: Cher Ndour, Idrissa Gueye, Moussa Diaby, ...

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