Véronique Rabiot est une figure marquante dans le monde du football, non seulement en tant que mère, mais aussi en tant qu'agente de son fils, Adrien Rabiot. Sa franchise, son authenticité et sa détermination à défendre les intérêts de son fils ont souvent fait d'elle un personnage controversé, surtout dans ses relations avec des clubs comme le Paris Saint-Germain (PSG).

Véronique Rabiot à Clairefontaine.
Une Relation Complexe avec le PSG
La relation entre Véronique Rabiot et le PSG a été marquée par des hauts et des bas. Si elle décrit le président du PSG, Nasser al-Khelaïfi (Nak), comme une personne qui peut être « sympathique, abordable », elle souligne également que leur relation s'est détériorée lorsque son fils a refusé de prolonger son contrat avec le club.
Selon Véronique Rabiot, Nak ne gère pas bien le refus. « Il ne gère pas le non. Ça peut être la colère, mais c’est surtout la guerre. Il m’avait dit : ’ce sera la guerre’ ». Elle estime également que le président du PSG est responsable des messages haineux que son fils et elle ont reçus de la part des ultras parisiens, affirmant qu'il a le contrôle sur ce qui se passe dans son stade.
En fin d’entretien, Tristan Waleckx pose le sujet de l’armée numérique du PSG, des personnes payées par le club pour dénigrer joueurs et personnalités extérieures sur les réseaux sociaux, dont a été victime Adrien Rabiot. « Ça a été efficace, il a été plus que mal aimé, il a été détesté », estime Véronique Rabiot.
Véronique Rabiot sort enfin du silence, après plusieurs jours de rumeurs autour de son fils de 23 ans, Adrien, joueur professionnel du PSG depuis 2012. Son contrat arrive à terme en juin 2019 et il a des envies d'ailleurs. Il se verrait bien dans un autre club. Mais le club de la capitale veut à tout prix lui faire prolonger son contrat.
Elle conclut : « Je ne marche pas sur des œufs, je n’ai pas peur du PSG. Je sais qu’effectivement en matière de justice, il faut faire très attention à ce qu’on dit. Et parce que, comme je l’ai dit, Adrien et moi ne sommes pas assez puissants. Nous ne représentons que nous-mêmes. Nous pouvons être attaqués.
Le Contexte du Départ d'Adrien Rabiot du PSG
Véronique Rabiot a souligné que la décision de son fils de quitter le PSG était « ferme et définitive » en raison de la dégradation de la situation. Elle a accusé le club de menacer Adrien de ne plus le faire jouer s'il ne signait pas de prolongation de contrat. Le syndicat professionnel des joueurs, l'UNFP, s'est positionné en faveur d'Adrien, estimant que c'était une entrave à sa liberté et une faute grave.
Véronique Rabiot a révélé que lors du mercato d'été, elle avait demandé à Antero Henrique, alors directeur sportif du PSG, de placer Adrien sur la liste des transferts, car il souhaitait quitter le club. Cependant, le club a refusé de le vendre. Elle a également mentionné que des pratiques similaires avaient eu lieu il y a quatre ans, lors de la précédente prolongation de contrat d'Adrien, où il avait été mis sur le banc pour l'inciter à signer.
Elle a ajouté que, bien qu'il soit difficile pour Adrien d'accepter cette situation, il était prêt à le faire pour acheter sa liberté. Elle a nié les rumeurs d'accords avec d'autres clubs, notamment le FC Barcelone, et a affirmé qu'il n'y avait aucun accord avec aucun club à ce moment-là.
Elle a expliqué que les raisons du départ d'Adrien étaient complexes et liées à son désir de vivre une nouvelle aventure et de relever de nouveaux défis, comme tout footballeur professionnel.
Une Défense Acharnée des Intérêts de Son Fils
Véronique Rabiot est connue pour sa défense acharnée des intérêts de son fils. Elle n'hésite pas à s'exprimer publiquement et à critiquer les décisions des clubs si elle estime qu'elles sont injustes envers Adrien.
Dans les colonnes de « La Provence », elle a ainsi fustigé le double jeu de la direction du club marseillais : « Lorsque Greenwood a signé alors qu’il avait tapé sa femme, De Zerbi a dit qu’on pouvait lui donner une deuxième chance. Je suis d’accord pour donner des deuxièmes chances aux gens, mais il n’y aurait que mon fils qui n’aurait pas droit à une deuxième chance ? »
Elle distribue les piques comme son fils les passes millimétrées : « Je croyais qu’on avait vécu le pire avec le PSG. Mais non, il y a encore plus fort ! Là, ils sont vraiment à jamais les premiers, ils font plus fort. » Et de conclure en s’appuyant sur l’altercation survenue quinze jours plus tôt entre l’entraîneur de l’OM et son homologue d’Aston Villa : « Si on veut vraiment que les joueurs soient exemplaires, il faut être exemplaire soi-même. »
Véronique Rabiot est comme ça: authentique, cash, féroce. Un fauve prêt à bondir sur quiconque s’en prendra vertement à sa progéniture. Dans le milieu formaté du ballon rond, sa méthode détonne.
Premier acte en 2012 quand Véronique Rabiot refuse que son fils, alors mineur, prenne part au stage du club au Qatar. La raison : la direction ne voulait pas prendre en charge le séjour de l’agente. Le ton est donné. Quand l’international tricolore sera mis au ban par le PSG car il ne souhaite pas prolonger, l’agente qui n’a peur de rien n’hésitera pas à faire appel aux ministres des Sports et du Travail.
Elle finira par revenir sur terre quand on lui rappelle qu’il s’agit du média officiel de la Juventus. En négociation, la maman poule est également redoutable. Certains pointent du doigt son rapport à l’argent. Elle répond qu’elle fait tout pour valoriser la valeur de son fils.
Saoulé d’attaques et de piques en tout genre, Nasser al-Khelaïfi quittera même la table des négociations d’un célèbre palace parisien alors que les deux parties essayaient de s’entendre sur une prolongation de contrat.
Avec sa mère, Adrien Rabiot sait qu’il ne sera jamais trahi et toujours défendu. Et au football, c’est déjà énorme.
Extrait de "Complément d'enquête" avec la mère d'Adrien Rabiot qui livre ses vérités sur le PSG
L'Histoire Personnelle Derrière la Figure Publique
Derrière la personnalité et l'image souvent rude de Véronique Rabiot se cache une histoire personnelle douloureuse. En 2007, le père d’Adrien Rabiot, Michel Provost, est victime d’un AVC. Atteint d’un syndrome de l’enfermement, il ne communique alors plus qu’à l’aide des paupières et des yeux et s’éteindra en 2019.
Dès lors, Véronique Rabiot élève seule en mère courage ses trois enfants. Pour ne rien arranger, la famille peine à joindre les deux bouts. Pas rompue au monde du sport, Véronique Rabiot s’est formée sur le tard pour représenter son fils. Une autodidacte qui n’y va pas de main morte.
Pendant l'adolescence d'Adrien, Véronique Rabiot doit affronter de graves soucis financiers. Seule. La famille est accueillie quelques semaines par des religieux, le temps de rebondir.
Sans jamais rien montrer. Même après des attaques liées à son statut de femme dans un milieu plein de testostérone. « J'ai l'impression qu'on la critique parce que c'est une femme, explique Philippe Sanfourche, journaliste à RTL et bon connaisseur du dossier Rabiot. Quand un père, un frère, ou un oncle font la même chose, on ne dit rien. Les mêmes excès avec un homme passeraient largement. »
Les Divergences avec l'Équipe de France et le Retour en Grâce
Par le passé, le clan Rabiot a eu des divergences avec Didier Deschamps et l'équipe de France, mais cette époque semble désormais révolue.
Contrairement à 2018, Adrien Rabiot est épanoui aujourd'hui en équipe de France et devrait être du voyage à la prochaine Coupe du monde au Qatar, cet hiver.
Conclusion
Véronique Rabiot reste une figure incontournable dans le monde du football, admirée par certains pour sa loyauté et sa détermination, critiquée par d'autres pour son franc-parler et ses méthodes peu conventionnelles. Quoi qu'il en soit, elle continue de jouer un rôle central dans la carrière de son fils, Adrien Rabiot, et de faire entendre sa voix dans un milieu souvent dominé par les hommes.