Le basket-ball, un sport d'origine anglo-saxonne apparu à la fin du XIXe siècle, est né dans un contexte éducatif et a su maintenir une bonne part de ses formes originelles au fil des décennies.

Pourtant, ses gestes prennent des significations variables selon les environnements sociaux et les espaces géographiques et culturels dans lesquels il est pratiqué. Le basket-ball est bien plus qu'un simple jeu; il incarne des valeurs sociales et éducatives profondes qui contribuent au développement personnel et collectif.
Les Racines Éducatives du Basket-Ball
La formule de l’instructeur physique James Naismith est suffisamment connue : « The invention of basketball was not an accident. It was developed to meet a need ». Il est aujourd’hui entendu que sa création, à la fin de l’année 1891 dans la School of Christian Workers de Springfield, Massachusetts, fut d’abord une réponse pédagogique à la lassitude des jeunes gens en quête pressante de « plaisir » et de « frisson » issus des sports collectifs naissants.
La part de rationalité de l’entreprise est notoire. La démarche déductive conduisant des intentions générales aux règles en passant par les principes ludo-moteurs, témoigne de la maturation d’un projet ne devant ni à la tradition, ni au hasard. Quel est alors le noyau fondamental de ce jeu qui en fait son identité motrice et axiologique ?
Mûrement choisis pour en faire un support récréatif et éducatif, sélectionnés dans un contexte pédagogique et religieux, ils ne doivent rien au hasard. Peut-être est-ce pour cela qu’ils continuent à s’exprimer avec autant de force : l’adresse des tireurs, imprévisible jusqu’aux ultimes secondes du jeu reste bien le puissant attracteur des foules ; de son côté le règlement, qui n’a rien cédé aux exigences du contrôle de soi, continue à réclamer la maîtrise des déplacements même si l’intransigeance du no contact s’est adoucie.
Cette réalité contemporaine milite en faveur de l’hypothèse de la continuité historique de ces propriétés formelles issues d’un système de règles aussi original qu’inédit.
Les Valeurs Cardinales du Basket-Ball
Les attributs tissent la trame identitaire originelle du basket-ball. La première concerne l’habileté gestuelle : « accuracy » (précision), « agility » (agilité), « skill » (habileté) sont les termes retenus par Naismith pour décrire les savoir-faire d’un jeu construit en opposition à la violence du football américain. Adresse, dextérité, manualité experte nourrissent ainsi avec abondance les premiers discours du basket-ball et sa mythologie.
Les virtuoses du dribble ou de la passe seront ainsi qualifiés de magiciens, quasi dissimulateurs de leurs intentions, à l’image de Bob Cousy, « le Houdini des parquets » des années 1960, ou encore des « artistes géniaux et mystificateurs7 » des Harlem Globetrotters.
De ce fait, elle est aussi affaire de contrôle de soi. Contrôle millimétré des lancers certes, mais également respect de la double contrainte réglementaire originelle : immobilité en possession du ballon et impératif défensif du no contact face à un adversaire.
La maîtrise des projections se double donc d’une capacité d’évitement et d’une savante science de la locomotion. Les compétences motrices s’accompagnent en outre d’une vertu morale : le respect de l’intégrité d’autrui et la contenance de ses propres émotions.
Les deux autres traits essentiels se tiennent en deçà de ces premières valeurs cardinales. Le premier, traduit par Naismith sous les vocables de « alertness », « speed » ou encore « reflex judgment », est celui de la vitesse qui s’accorde d’ailleurs harmonieusement aux notions d’évitement tout en réfutant celle de la puissance lente et progressive.
La célérité est celle des démarrages et des impulsions des joueurs, plus explosives que soutenues et plus localisées qu’étendues, mais aussi celle du jeu susceptible de se déplacer en une fraction temporelle d’une cible à l’autre, de rebondir d’un événement à un autre. Cette valeur qui est aussi celle de la modernité d’une nation dans son essor économique et technologique de la fin du xixe siècle est d’ailleurs fréquemment admise dans la vulgate américaine du jeu comme option tactique première : le « fast-break » (contre-attaque) et le « run and gun » (courir et tirer rapidement).
Cette propension à la vélocité recouvre aussi celle de la prise de décision instantanée et discernée, rejoignant ici le contrôle de soi.
L’ultime trait issu du corps réglementaire tient à la richesse stratégique d’un jeu « suffisamment scientifique8 » pour lui donner de la longévité et satisfaire les joueurs les plus expérimentés. En proposant dès le début une organisation tactique à neuf postes de jeu, Naismith offre déjà au basket-ball une riche panoplie de rôles possibles. Logiquement, elle conduit rapidement à l’élaboration de schémas planifiés, et à une prévision intellectuelle du déroulement du jeu.
Le projet de Naismith, ou plus exactement de son inspirateur et véritable théoricien du dessein sportif des YMCA (Young Man Christian Association10), le responsable du Physical Departement de Springfield Luther H. Gulick, n’est pourtant pas qu’éducatif. Il se double d’une éthique religieuse modernisée servant un prosélytisme protestant.
La puissance du mouvement YMCA américain illustre la présence protestante massive dans le sport moderne dès l’articulation des xixe et xxe siècles. Créant de nouveaux supports d’exercice (le basket-ball en 1891 puis le volley-ball en 1895), s’appuyant sur des pratiques de provenance anglaise (l’athlétisme revisité par les Public Schools), rénovant et théorisant les gymnastiques traditionnelles (Gulick 1889), les instructeurs physiques protestants s’inscrivent finalement dans la continuité d’une présence depuis longtemps avérée dans le champ des exercices du corps en Europe (Hurtebize 1990).
Le sport était suspect en tant qu’il laissait un cours libre et spontané aux impulsions indomptées. L’exercice du corps se conçoit plutôt au double sens d’une pratique d’autocontrôle de ses instincts immédiats et d’un dispositif éducatif soumis à la raison de son instructeur. Au-delà, son usage participe pleinement de la diffusion de la muscular christiannity dont les YMCA assurent la promotion. Doctrine née dans le champ littéraire anglais au milieu du xixe siècle (Parker & Watson 2014), elle favorise l’émergence dans les milieux éducatifs d’une figure masculine virile et pieuse, représentative d’une élite conquérante au service d’une puissance culturelle et économique.
Sans contredire cet idéal de virilité et d’autocontrôle12 (Riess 1991), la version américaine représente également une ressource face à l’angoisse d’une décadence physique et morale américaine provoquée par l’urbanisation, la sédentarité et l’arrivée en masse d’une immigration non protestante. Le mythe de la ville corruptrice et de ses effets délétères sur la moralité de l’individu se tient en surplomb de ces représentations sociales.
Il incarne également avec pertinence les traits du capitalisme anglo-saxon, donnant en exemple les liens depuis longtemps établis par M. Weber.
La professionnalisation précoce des sports américains au xixe siècle, balayant assez rapidement une résistance puritaine et adoptant le modèle efficient de l’entreprise, illustre clairement cette osmose. À l’image de ses deux aînés : le football et le base-ball, le basket-ball s’engouffre vite dans cette voie, et le délaissement progressif de son contrôle par l’institution mère YMCA, dès la fin de la décennie 1890, ouvre la voie à une marchandisation des compétences des premiers experts. Cette sociogenèse pose les bases...
Basket-ball et Inclusion Sociale
L'un des aspects les plus remarquables du basket-ball est sa capacité à favoriser l'inclusion sociale. Un club lyonnais a misé sur la formation des jeunes avec une vision centrée sur le dépassement de soi et l’inclusion. Cela lui a permis d’augmenter le nombre de licenciés, de nouer des partenariats solides et d’obtenir un rayonnement local important.
Un autre exemple, un club parisien, a intégré dès 2023 la dimension féminine en portant une vision d’égalité et de représentativité. En aménageant des brassières basket optimales pour les joueuses et en valorisant cette démarche dans leurs communications, ils ont fortement renforcé leur attractivité féminine.
Ces illustrations concrètes montrent que la mise en œuvre rigoureuse d’une vision et de valeurs donne un avantage déterminant.
La FFBB s’engage naturellement depuis plus de 20 ans sur le terrain sociétal. Son implication repose sur les valeurs propres au basket : la SOLIDARITE, le FAIRPLAY et l’INTEGRATION. C’est à travers une démarche novatrice que cette implication est devenue très concrète et opérationnelle en 2014 avec la création du programme FFBB Citoyen qui s’intègre aussi dans le plan « Citoyen du Sport » du Comité interministériel à l’égalité et à la citoyenneté.
Depuis la réforme territoriale et le redécoupage des territoires qu’il a impulsé sur les instances locales et déconcentrées de la FFBB, la démarche citoyenne est devenue une compétence obligatoire dévolue aux ligues régionales. Une commission régionale verra le jour dans quelques mois avec pour objectif à la fois de relayer les actions impulsées par notre fédération, mais aussi, et surtout, de fédérer les territoires de l’Occitanie autour d’une démarche commune, alimentée par les actions et les ressources locales.
Dans les prochains mois, une tournée « vivre ensemble » posera la phase préalable à la mise en route de ce fil rouge de notre nouveau plan de développement territorial (PDT), pour aller à la rencontre des licenciés, des clubs et des comités qui souhaitent s’engager dans une démarche citoyenne commune, mais aussi alimenter notre feuille de route d’actions et d’initiatives nouvelles.
Accueilli à l’âge de 12 ans au Village d’Enfants et d’Adolescents de Pocé-sur-Cisse, Dylan a trouvé dans le sport un point d’équilibre et une source d’épanouissement. Jouer au football en club, Dylan en rêvait depuis sa tendre enfance. Un rêve qu’il a pu réaliser en arrivant au Village d’Enfants et d’Adolescents de Pocé-sur-Cisse. « Chez moi, je faisais du vélo. J’avais depuis toujours eu envie de faire du foot, mais sincèrement, cela coûte cher. Il faut acheter les crampons, les protège-tibias, faire des déplacements. Ce n’était pas évident pour mes parents. Le Village m’a apporté tout cela. »
Il a 12 ans et le sport devient son principal centre d’intérêt. « Je pensais sport, sport, sport. Cela m’a beaucoup aidé », se souvient le jeune homme qui s’adonne progressivement à toutes les activités sportives possibles : basket-ball, rugby, course à pied, tennis de table… « C’était par période. Et en fonction aussi de ce que mes amis avaient envie de faire. Au Village, j’ai pu m’inscrire dans un club de football et pratiquer bien d’autres sports. Cela a donné corps à ma passion.
Au Village, Dylan vit son premier et unique placement, en compagnie de trois de ses frères plus jeunes que lui de 2, 5 et 7 ans. Lorsqu’il quitte le Village, à sa majorité, il est accompagné par le service jeunes majeurs tourangeau de la Fondation, jusqu’à ce qu’il se sente suffisamment autonome. Mais quelque temps plus tard, Dylan traverse une période délicate. Il peut alors compter sur le Service de suite (1) d’ACTION ENFANCE. « Cela m’a remis sur les rails et m’a permis de valider mes études. Sans ce suivi, cela aurait été très compliqué », dit-il, reconnaissant. Un appui que Dylan avait déjà éprouvé l’année de son bac. « Tout le monde disait que j’avais des prédispositions pour faire des études et j’aimais bien l’école, mais j’aimais surtout être dehors pour faire du sport. En terminale, j’ai reçu un fort soutien scolaire en maths, en français et en philosophie. J’ai l’impression que tous les éducateurs s’étaient entendus pour mettre toutes les chances de mon côté et me permettre d’obtenir mon bac !
Encouragé par ses éducatrices/teurs familiaux, Dylan s’inscrit à la faculté de sport d’Orléans. Pour sa troisième année, il opte pour une licence professionnelle Développement social et médiation par le sport. « Le sociosport permet de développer différentes compétences, sociales et émotionnelles. C’est une approche éducative qui amène à travailler auprès de jeunes de la protection de l’enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse, explique Dylan. Dès que l’on m’a présenté ce cursus, j’ai adhéré. Je me suis dit que c’était fait pour moi. Cela me semblait avoir plus de sens que d’être professeur d’EPS dans un collège ou un lycée. Le profil de ces jeunes, avec leurs difficultés et leur parcours, m’intéresse davantage. Il se peut que je me reconnaisse aussi un peu en eux. » Reste la difficulté à obtenir un poste d’éducateur sociosportif. En attendant, Dylan trouve des contrats d’éducateur ou de veilleur de nuit en MECS (2).
Il est donc important que le problème posé à l’élève ait de la valeur pour lui afin qu’il se sente capable de le résoudre et s’y engage. On perçoit l’enjeu déterminant qu’il y a à donner du sens aux tâches scolaires.
Les formes de groupement peuvent se définir comme des manières plus ou moins explicites et concertées que les enseignants choisissent de mettre en œuvre pour répartir les élèves. Cette répartition peut s’effectuer selon des critères variables tels que l’appartenance de sexe, les qualités physiques, ou encore les affinités relationnelles.
Les formes de groupement représentent un geste professionnel (Bucheton, 2021) destiné à organiser des groupes en fonction des objectifs pédagogiques, des situations d’apprentissage, des profils d’élèves. Il est difficilement concevable d’envisager les formes de groupement dans les pratiques d’opposition et de coopération sans questionner les stratégies utilisées pour prendre en compte les rapports de forces.
Les pratiques sociales de référence (rugby, football, handball, volley-ball, basketball etc.) sont organisées selon un principe d’homogénéisation des niveaux de jeu. Poules, divisions, catégories sont autant de notions qui montrent que cette culture s’est historiquement construite sur l’équilibre des rapports des forces.
Une proposition (attribuée à Aristote) rappelle les enjeux de cette recherche d’équilibre : « la grande injustice [serait] de traiter également les choses inégales ». Si la préservation de l’intégrité physique des joueurs peut expliquer le caractère indiscutable de ce principe dans certaines pratiques, le sens ou l’intérêt que chaque protagoniste va donner au jeu trouve aussi sa raison d’être à travers la mise en œuvre de ce type de choix.
Le collectif d’étude disciplinaire pour le renouvellement de l’enseignement de l’EPS (CEDREPS), qui réunit des enseignants, des formateurs et des chercheurs, en appelle (selon nous à juste titre) à la vigilance concernant la préservation de la dimension culturelle des pratiques lorsqu’elles se scolarisent.
La question des formes de groupement fait depuis longtemps l’objet de propositions en pédagogie. Dans la mesure où elle s’articule de manière systémique à celle de l’engagement et des apprentissages, les spécialistes du CA4 et l’institution semblent lui avoir accordée une attention particulière.
Le CA4 a la particularité de rassembler des pratiques sportives dont l’essence commune peut se définir par la mise en jeu constante d’un rapport de force entre attaquants et défenseurs. Deleplace (1979) parle d’une « conception dialectique » pour caractériser cette tension permanente.
La présence de ces interactions continûment tramées par l’efficacité du « geste » implique une réflexion sur la manière dont les élèves sont répartis quand ils doivent s’affronter pour apprendre.
Le bien-fondé du double principe d’homogénéité des niveaux est lié à sa dimension structurante à la fois sur le plan pédagogique et sur le plan didactique. Concevoir des problèmes à la mesure des capacités des élèves est une des composantes centrales du métier d’enseignant.
Le référentiel de compétences (2013) qui leur est destiné indique qu’ils doivent « construire, mettre en œuvre et animer des situations d’enseignement et d’apprentissage prenant en compte la diversité des élèves » ou bien encore « organiser et assurer un mode de fonctionnement du groupe favorisant l’apprentissage et la socialisation des élèves ».
La prise en compte de l’écart entre les niveaux devient alors un paramètre décisif dans la conception d’un problème qui permet à la fois l’opposition et la coopération harmonieuse des joueurs.
Une revue (non exhaustive) de la littérature nous éclaire sur ce qui explique la reconnaissance dont jouit le double principe d’homogénéité des niveaux. Chêne, Lamouche et Petit (1986) indiquent qu’« il est recommandé de prévoir dans son organisation pédagogique des groupes de niveaux qui réuniront des élèves : d’aptitudes physiques équivalentes ; de vitesses d’acquisition proches ; de niveaux de jeu identiques. ».
Ils vont jusqu’à préciser que « ces groupes de niveaux fonctionneront dans des ateliers à effectif restreint … . Les situations compétitives regroupent des éléments de valeurs homogènes pour augmenter la motivation qui se crée dès l’instant où est perçue la notion de lutte équilibrée.».
On remarque que ces auteurs articulent eux aussi envie de jouer et équilibre des rapports de forces. On peut ainsi souligner que la stratégie qui consiste à réunir des élèves de niveaux « hétérogènes » au sein de groupes à effectif « élargi » (Perrocheau et Coulloc’h, 2021) est deux fois antithétique à ce point de vue.
Quand il analyse les pratiques professionnelles, Metzler (1994), lui aussi spécialiste de la pédagogie du VB, indique que « de nombreux entretiens et résultats d’enquêtes nous montrent que le volley-ball proposé par les enseignants d’EPS de lycée est majoritairement un jeu en 6 contre 6 et par groupes de niveaux. ».
Il précise que « le nouveau lycée acceptera des élèves de plus en plus hétérogènes ; face à cette situation nouvelle, il faudra faciliter la diversité des demandes et au-delà, proposer des trajets personnalisés d’élèves. ».
Ces propos mettent l’accent d’une part sur les choix professionnels majoritairement favorables à une répartition homogène des niveaux de jeu, mais aussi sur la différenciation qu’il faut opérer face à un public aux compétences très inégales.
Les réflexions de Brau-Antony (2001) viennent corroborer ce parti pris. Lorsqu’il répertorie les différentes conceptions des jeux sportifs collectifs, l’auteur montre que la conception dialectique implique la prise en compte de l’équilibre des rapports de forces quelles que soient les circonstances : situation de match, effectif réduit, homme à homme.
En outre, parmi les deux autres conceptions décrites (techniciste ou structurale), aucune ne semble remettre en question la pertinence de la première. Si la conception structurale semble au contraire la conforter, la conception techniciste est quant à elle présentée comme datée eu égard à la définition surannée qu’elle propose du concept de « technique », réduit à des savoir-faire gestuels isolés de leur contexte et de leurs conditions d’exécution.
La littérature ne manque pas qui invite les enseignants à adopter ce double principe d’homogénéité des niveaux dès qu’il s’agit du CA4. Jeannin (2020) écrit qu’en handball elle constitue des équipes de niveaux en réponse à des besoins différents : « Lors de chaque match, les élèves peuvent s’exprimer pleinement en fonction de leurs capacités puisque le...
Le Basket-Ball, un Sport en Évolution
Le basket-ball continue d'évoluer en s'adaptant aux cultures urbaines et en intégrant des valeurs de diversité et d'égalité. Acclimatation à la société française de l’Entre-deux-guerres d’abord, qui, persuadée de le façonner à ses normes, incorpore pourtant bon nombre des fondements axiologiques américains. Acclimatation ensuite aux cultures urbaines des sociétés postindustrielles qui lui confèrent une dimension transnationale (Fournier & Raveneau 2010) et transgressive vis-à-vis de l’académisme sportif.
Ces exemples tendent à nuancer l’hypothèse de l’universalité du noyau corporel des origines et à valider celle de l’extrême plasticité des pratiques sportives au contexte environnant. Au final, notre démarche, observant la diffusion internationale d’objets très malléables, rejoint celle de S. Darbon lorsqu’il cherche à percer à jour « le jeu dialectique complexe entre la dimension universelle et la dimension contextuelle des cultures sportives » (Darbon 2010).
Qu'est-ce que la cohésion sociale ?
Tableau Récapitulatif des Valeurs du Basket-Ball
| Valeur | Description | Impact |
|---|---|---|
| Solidarité | Coopération et entraide entre les joueurs | Renforcement du collectif et du sentiment d'appartenance |
| Fair-play | Respect des règles et de l'adversaire | Développement de l'éthique sportive et du respect mutuel |
| Intégration | Inclusion de tous les individus, sans distinction | Promotion de la diversité et de l'égalité des chances |
| Dépassement de soi | Effort constant pour améliorer ses performances | Développement de la persévérance et de la confiance en soi |