La Fédérale 2 s'annonce palpitante avec des confrontations décisives. Ce week-end se jouait la septième journée de Fédérale 2. Des derbies et des chocs inauguraux donnent le ton d’une saison sous tension.

À l’issue de la saison 2024-25, ce sont 36 clubs qui ont fièrement brandi leur Bouclier de Champions de France. Dimanche à 15 heures l'US Tours défie Cahors sur le terrain de Lormont en Gironde. Après avoir validé sa montée en Fédérale 1, Cahors Rugby a rejoint le dernier carré.
Les Cadurciens joueront la finale à Issoire, où leur club avait conquis son dernier titre national, déjà en Fédérale 2, il y a plus de vingt ans. Cahors jouera la saison prochaine en Fédérale 1.
Ce week-end, les différentes phases finales amateurs se joueront pour la plupart en terrain neutre. Ce dimanche après-midi avaient lieu les deux demi-finales de Fédérale 1 entre La-Seyne-sur-Mer et Tyrosse d'un côté et Drancy contre L'Isle-Jourdain de l'autre. Cahors et Mérignac s'affrontent en quart de finale retour de Fédérale 2. Au-delà de la place en quart de finale se joue une acession en Fédérale 1 pour les deux équipes.
Focus sur l'US Tours
Après avoir survolé les phases finales, Tours a trouvé son maître sur la pelouse de Lormont.
L’US Tours mérite d’être en Fédérale 1. Tours - Plaisir : 62-22 Une fête dont beaucoup se souviendront longtemps. Une communion immense, sincère, avec un stade Tonnellé que l’on n’avait plus vu aussi garni depuis bien longtemps pour porter les siens. Et de la joie, beaucoup de joie, après ce triomphe de l’US Tours en huitièmes de finale retour du championnat, dominé face à Plaisir (62-22) et qui ouvre désormais les portes de la Fédérale 1 au club tourangeau la saison prochaine.
Cette montée, les Orange et Bleu la voulaient tant. Ils en ont fait la démonstration, d’ailleurs, avec une prestation franchement épatante qui leur a permis d’atteindre sereinement leur objectif, sans jamais trembler. « C’est la récompense de tout ce travail que l’on a fourni cette année, de la force qu’a amenée Bertrand (Guilloux), et chaque entraîneur, chaque joueur, estimait l’arrière tourangeau Baptiste Lemaitre, auteur du quatrième essai sur les neuf inscrits par l’UST ce dimanche. La récompense de l’investissement de tout le monde, sur le rugby et en dehors. Ce n’est pas la victoire de 23, mais de 50 ou 60 personnes.
Face à Tours, qui affiche ses ambitions de montée, Le Rheu a résisté mais s’incline, ce dimanche 11 mai (17-23). Face au Rheu, se dressait l’ogre de l’US Tours, qui a survolé le championnat de Fédérale 2 où se sont côtoyées les deux formations. Chacune ayant glané des points sur leur terrain. Mais dès l’entame, Tours se lançait dans l’offensive. Après une sortie au large, le décalage se faisait et Le Garjan allait à l’essai (0-7, 6’).
Tours continuait d’aller de l’avant et obtenait une pénalité, transformé par Frauciel (0-10, 19’). Le Rheu en panne de solutions se reposait sur le jeu aux pieds mais s’exposait aux contres et à la faute, Frauciel, offrait trois points supplémentaires, (0-13, 26’). Les Rheusois n’abdiquaient pas et sur un temps fort emportait Tours jusqu’à l’en-but, (7-13, 32’). Au retour des vestiaires, malgré les derniers mots du coach Martin Lagarde, Le Rheu se faisait surprendre par De Lauzon, qui servait Techer pour l’essai, (7-20, 47’).
Le Rheu ne lâchait rien, et encore une fois, est à l’assaut du camp adverse. Les touches imprécises privaient le bon travail réalisé en amont. Le ciel grondait comme les hommes sur le terrain. Il y a de l’électricité dans l’air et les trombes d’eau rendaient le match difficile. Frauciel, sur coup de pied, remettait son équipe à distance, (14-23, 67’). Martin Lagarde, l’entraîneur du Rheu estime que son équipe a fait une prestation correcte : « Le début de deuxième mi-temps, on se fait surprendre mais dans la combativité, face à cette belle équipe de Tours, on ne démérite pas.
Tours était mieux doté en touche, et surtout dans la puissance. Par exemple, l’ancien du CA Périgueux Bolenaivalu a fait beaucoup de mal, au centre de la troisième ligne. Tout comme Diarra, en seconde ligne. De son côté, l’USB a joué, comme toujours, mais cette fois, les petites erreurs étaient trop nombreuses pour rivaliser… Bergerac a donc tenu quarante minutes.
Fauverte ouvre le score rapidement (3-0, 6e), ses partenaires défendent fort face aux percées des costauds tourangeaux, Diarra et Bolenaivalu en tête. L’USB s’use. Diarra décale Farre qui sert Techer en bout de ligne (3-7, 11e). Le jeu, la philosophie de l’USB, paye : après une réception, Bergerac se déploie, Rouget perce au centre, donne à Chapon qui n’a plus qu’à transmettre à Romieu, seul sur l’aile droite (10-7, 13e).
Une faute périgourdine permet à Frauciel, en face des poteaux, de remettre les compteurs à zéro (10-10, 17e). Le rythme est échevelé. L’USB joue tout, Fauverte rajoute trois points (13-10, 20e). Mais on le sent, les physiques comment à sentir les effets des percussions tourangelles. Malgré ça, Bergerac est dans son match, Chapon tape une chandelle et va plaquer le réceptionneur, Boleneivalu, qui affiche 20 centimètres et plusieurs kilos de plus. Cela ne donne rien, si ce n’est une bonne indication de la volonté usbiste.
La Puissance Tourangelle
Tours, de son côté, en plus de sa puissance au centre du terrain, peut s’appuyer sur un alignement solide. Après une touche justement, De Lauzon se retrouve tout seul en bout de ligne mais, heureusement pour l’USB, la dernière passe est jugée en avant (28e).
Les efforts tourangeaux ne sont pas vains et sont justement récompensés par une nouvelle égalisation. Toujours par Frauciel au pied (13-13, 33e). Bergerac, juste avant la pause, obtient une mêlée à cinq mètres puis une touche, mal exploitées. L’USB y a encaissé 37 points… Dès la reprise, une touche n’est pas droite, le lancer change de main, ce qui n’est pas une bonne idée vu la qualité de l’alignement d’en face… Penglaou est parfaitement lancé pour aller aplatir le second essai des oranges (13-20, 45e).
L’USB est à deux doigts de craquer quand Fauverte tente un coup de pied par-dessus, trop mou. Parena va au bout mais un en-avant entache le mouvement tourangeau… Bergerac a eu chaud, et même si la mêlée usbiste enfonce son homologue sur introduction orange, Tours est plus serein. Un en-avant gâche l’effort du pack, même si Foko sort dix minutes (53e).
Pas de quoi faire trembler Tours. Penglaou claque le drop (13-23, 56e). Et si, sur une pénaltouche puis un porté, Bergerac se rebiffe avec l’essai de Fonteille et du pack (18-23, 58e), c’est un baroud d’honneur. Sur une mêlée sur la ligne médiane, Lebrault, l’arrière de Tours, transperce tout et redonne une avance confortable aux siens (18-30, 60e).
Là, l’USB craque. Alors que le match est plié, Tours ajoute deux essais, par Breil (18-41, 74e) puis Velten dans les arrêts de jeu. Les Périgourdins n’ont jamais lâché, le signe finalement d’une saison réussie. Car le club a quand même validé sa montée en Fédérale 1. Et en début de saison, pas grand monde ne les attendait à ce niveau.
Résumé finale Fédérale 3 2025
Lieu Saint-Jean-d’Angély (stade municipal). Arbitre M. Jossier (Nouvelle-Aquitaine). Mi-temps 13-13.
BERGERAC Trois essais de Romieu (13e), Fonteille (58e), Lajonie (80e) ; deux transformations (13e, 80e) et deux pénalités (6e, 20e) de Fauverte. Carton jaune : Casagrande (68e).
L’équipe : Fauverte - Romieu, Leonardi, Thizon, Genovesio - (o) Chapon, (m) J. Gacem - Rouget, I. Gacem, Casagrande - Talia Uli, Lajonie (cap.) - Fernandez, Fonteille, Racca. Entrés en jeu : André, Labadie, Marty, Paviot, Gipoulou, Gaspard, Ferraz.
TOURS Cinq essais de Techer (11e), Penglaou (45e), Lebrault (60e), Breil (74e), Velten (80e + 2) ; cinq transformations et quatre pénalités (17e, 33e, 66e, 68e) de Frauciel, un drop de Penglaou (56e). Carton blanc : Foko (53e).
L’équipe : Lebrault - Farre, Velten, De Lauzon, Techer - (o) Penglaou, (m) Frauciel - Bolenaivalu, Raguin (cap.), Dimassi - Diarra, Da Silva - Sicot, Novaro, Josian.