En Europe, le football est le sport collectif le plus pratiqué et le plus médiatisé, très loin devant tous les autres.
Il n'empêche, sur le continent américain, ces championnats universitaires sont particulièrement suivis, et ce dans tous les sports, même les matchs de soccer.
Découvrons l'histoire et les réalisations de l'équipe de soccer de l'Université Laval, surnommée "Rouge et Or".
Le Rouge et Or : une affaire de famille
Un Autre Monde pour les Européens
En arrivant à l'été 2012 à l'université de Laval, dans la ville de Québec, le Castelroussin Paul Bret a découvert un autre monde, lui qui était plus habitué aux matchs régionaux avec la réserve du FC Déols.
« Toutes nos rencontres sont diffusées sur une télé locale. Si on compare le niveau de jeu avec la France, c'est de la très bonne DH, voire de la CFA 2. »
Passé notamment par le pôle espoirs de Châteauroux puis la Berrichonne, avant de revenir à Déols où il avait commencé, Paul Bret a donc changé de cap en 2012.
Étudiant en Staps à Orléans, il désirait réaliser sa 3e année en échange à l'étranger et s'est vite tourné vers le Canada.
« Une fois arrivé là-bas, j'ai pris contact avec le coach de l'équipe universitaire et j'ai participé à un camp de sélection, explique le gardien. J'ai ensuite été sélectionné pour intégrer l'équipe. »
Vice-champion Universitaire du Canada
Barré par le gardien n° 1, Vincent Cournoyer, il a tout de même pu participer à quelques rencontres et ainsi prendre part à l'aventure des « Rouge et Or », le surnom des équipes de l'université de Laval, au cours d'une saison divisée en deux parties.
Quatrièmes du championnat canadien d'automne en 2012, les Québécois de Laval ont ensuite remporté le championnat intérieur avant de connaître une formidable épopée nationale fin 2013, avec un effectif pourtant renouvelé à près de 60 % entre les deux saisons.
Champions régionaux, ils ont poursuivi leur parcours jusqu'en finale du championnat canadien, s'inclinant face au grand favori, les Thunderbirds de Colombie-Britannique (3-1), en novembre dernier.
Paul Bret faisait à nouveau partie de l'aventure.
« A la fin de mon année d'échange, j'ai souhaité rester ici, explique l'Indrien, actuellement en pleine saison intérieure. Les conditions de vie sont bien meilleures qu'en France, la vie est moins chère, le contact avec les gens est plus facile. J'ai désormais le statut d'étudiant étranger, je continue à jouer en équipe universitaire en prenant des cours. J'ai choisi des matières qui pouvaient me servir, autour de la préparation physique, mais aussi de l'anglais pour progresser. Je visite aussi un peu le pays, je suis même allé quelques fois aux États-Unis. »
Via l'entreprise Soccer 22, Paul Bret intervient également auprès de clubs locaux afin de faire principalement des séances spécifiques pour les gardiens.
Il n'a pas pris de licence dans un club.
« La saison civile se dispute l'été et ça ne me branche pas de jouer onze mois de l'année. »
Quant à percer dans le football professionnel et intégrer une équipe de la prestigieuse Major League Soccer (le championnat nord-américain), il n'y pense même pas.
« Le fossé est beaucoup trop important. »
Par contre, il ne serait pas contre l'idée de poursuivre encore un peu son aventure canadienne.
« Je n'ai pas vraiment de plan, je sais que peux rester au maximum 5 ans en équipe universitaire. Pour l'instant, je profite. »
Titre Universitaire Canadien en 2009
Au pays du soccer, ce Quimpérois de 24 ans a en effet remporté le titre universitaire canadien sous les couleurs rouge et or de Laval, université basée dans la banlieue de Montréal au Québec.
Meilleure attaque (28 buts) et meilleure défense (8 buts) de la saison régulière, Laval a logiquement fini en tête du championnat québécois qui regroupait huit universités avec un bilan de 14 victoires, 2 nuls et 2 défaites.
Les Rouge et Or se sont ensuite qualifiés pour le championnat national en sortant vainqueurs des play-offs contre une autre université de Montréal, Mc Gill.
Lors de cette phase finale contre les meilleures universités canadiennes disputée à Langley dans la province de la Colombie Britannique (côte Pacifique), Laval a fait un parcours sans faute en éliminant l'université Prince Edward Island (3-1) en quarts de finale, Toronto (3-1) en demi-finale et de nouveau Mc Gill (3-2) en finale.
Menés 2 0, Julien Priol et ses coéquipiers ont réussi à renverser la vapeur en inscrivant trois buts en deux minutes juste avant la mi-temps.
L'évènement a été célébré à sa juste valeur à Laval puisque c'est la première fois que cette université remportait un titre national en soccer.
Au passage, Julien Priol a été nommé dans l'équipe des étoiles («All Star») de la phase finale nationale à Langley.
Mais quel est le niveau du soccer universitaire au Canada?
«Il varie selon les écoles. Il y a de grands écarts entre certaines universités, notamment au niveau provincial. Cependant, le niveau de la phase finale (le championnat canadien) est beaucoup plus homogène et correspond à une première moitié de tableau de CFA2. Il y a vraiment de bons joueurs et du beau jeu», estime le Quimpérois.
Dans un pays où le soccer se développe dans l'ombre du football (américain), Julien Priol a eu l'occasion de croiser quelques joueurs qui pourraient intéresser des clubs comme Quimper (CFA) ou Concarneau (CFA2): «Dans mon équipe, il y a un ancien de Chateaubriant (CFA2), un ancien pensionnaire du centre de formation du FC Sion (Suisse), deux Québécois ayant évolué pendant un an à Mouscron. Et à Mc Gill que nous avons battu en finale, il y a également un joueur français passé par le centre de formation de l'AJ Auxerre.»
Julien Priol ne regrette pas son choix québécois.
«Je suis arrivé à Laval en août2008 après une licence en communication obtenue en juin2008 à laRochelle. Je cherchais une expérience internationale et le Québec me rappelait de bons souvenirs. En 1997, j'avais passé deux semaines au Canada avec la sélection du Cap Sizun. Après le Mondial pupilles, nous avions été invités par une équipe d'Ottawa pour disputer plusieurs tournois en Ontario et au Québec.»
Bien sûr, la France, Quimper et les sentiers côtiers lui manquent par moments.
«C'est en voyageant que l'on se rend compte de la qualité de notre pays. Mes parents m'ont rendu visite durant l'été et je suis allé au mariage de mon frère à Marseille début octobre. Ça fait du bien de revoir sa famille. Sinon, je me tiens au courant des résultats de Quimper Cornouaille. Je n'ai pas beaucoup d'opportunités d'avoir des nouvelles de mes anciens coéquipiers, mais j'en profite pour apporter tout mon soutien à l'équipe et au staff dans cette mauvaise passe.».
Diplôme une fois en poche, lui se voit bien trouver un emploi à Québec ou Montréal.
«Idéalement, j'aimerai débuter en agence de communication.
Pour suivre ses études à LaRochelle, il avait quitté le Stade quimpérois et le CFA2 en octobre2007.
Deux ans plus tard, Julien Priol doit enrichir son bagage universitaire d'un DESS en communication et relations publiques et a garni son palmarès de footballeur du trophée Sam Davidson.

Arrivée de Canadiennes au FC Fleury
Le FC Fleury continue son mercato avec l’arrivée de deux Canadiennes : Melissa Roy et Alex Lamontagne.
La première, jeune arrière gauche, arrive de l’Université Laval, au Québec.
Après sa quatrième année d'études au sein de l'Université de Laval, Melissa Roy est arrivée au terme de son parcours universitaire.
La défenseure du « Rouge et Or » a été nommée cette année, joueuse par excellence de la saison de soccer intérieur 2018.
Devenue leader incontestée au sein de son équipe cette année, où elle portait le brassard de capitaine, Melissa Roy a décidé de rejoindre l’Hexagone pour un nouveau défi.
A ses côtés, une autre compatriote fait son arrivée : Alex Lamontagne.
L'attaquante de 21 ans est une internationale canadienne, qui avait pris part à l'Algarve Cup 2017 avec le Canada.
Elle y avait disputé deux rencontres (face à la Russie et au Portugal).
Lamontagne a fait son parcours universitaire à Syracuse, université de l'État de New-York.
Joueurs Clés et Leur Impact
Plusieurs joueurs ont marqué l'histoire de l'équipe de soccer de l'Université Laval. Voici quelques exemples :
- Felipe Costa de Souza: Joueur polyvalent capable d’évoluer à tous les postes du milieux de terrain autant qu’en attaquant de pointe même si sa position de prédilection est en milieu offensif centre.
- Medouni: Apportait une qualité technique devant les filets adverses et bataillait contre les défenseurs pour y aller de son précieux sésame dans les filets adverses.
- Mitchell Syla: Vif et rapide, Mitchell dispose d’une patte gauche chirurgicale devant le but et s’avère un bonheur pour ses coéquipier qui peuvent l’abreuver de ballons en profondeur pour épuiser les défenses adverses.
- Mathias Drygala: Véritable métronome il ajoute à son nombre impressionnant de ballons récupérés, une lucidité devant le but que ce soit pour finir ( 4 buts actuellement) ou remiser ( 3 passes décisives).
- Nizar Houhou: Pour se faire, il pourra compter sur ses réflexes sur sa ligne, sa baraka dans les moments décisifs ainsi que sur un effectif du Rouge et Or renouvelé prêt à ravir aux Citadins leur couronne provinciale.
- Guy-Alain: Dans la lignée de son départ canon cet hiver ( 4 buts et 2 passes décisives), ce milieu de couloir qui peut également évoluer sur le front de l’attaque détonne par ses capacités physiques et techniques.
- Christopher: Qualités physiques énorme pour ce joueur qui gagne quasiment tous ses duels aériens.
- Thibault Kribich: Toujours propre sur l’homme, jamais un mauvais geste ainsi qu’une belle relance.
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