Décédé ce mercredi à l’âge de 86 ans, Jerry West laisse un vide immense dans le cœur des fans de NBA. Depuis 1947, la NBA écrit chaque saison une nouvelle page de l’histoire du sport. Dans ce guide complet, retrouvez tous les champions NBA année par année, les MVP de la saison régulière et des Finales, le palmarès des trophées majeurs, ainsi que les plus grands records de l’histoire du basket américain.
Depuis 1947, chaque saison NBA couronne un champion, inscrivant une nouvelle page dans l’histoire du basketball. Envie de découvrir la liste complète des champions NBA, année par année, avec les détails de chaque série finale ? Le titre de Most Valuable Player (MVP) est la récompense individuelle suprême de la NBA. Curieux de découvrir la liste complète des MVP NBA, année après année ?
La NBA récompense chaque saison ses meilleurs talents à travers plusieurs trophées individuels prestigieux. Depuis sa création, la NBA est le théâtre d’exploits incroyables. Envie d’aller plus loin ? Certaines équipes NBA ont construit des légendes en accumulant les titres. Les Boston Celtics détiennent le record avec 18 titres NBA, remportés entre 1957 et 2024.
Depuis 1969, le trophée de MVP des Finales NBA récompense le joueur ayant le plus influencé l’issue de la série pour le titre. La NBA a beau avoir un champion depuis sa création en 1946, elle n’a récompensé le meilleur joueur des Finales NBA qu’à partir de la saison 1968-1969.
Pour cette grande première, quoi de mieux qu’un nouvel affrontement entre les Celtics et les Lakers, les rivaux honnis de la NBA. Sur le parquet, le spectacle est au rendez-vous avec un finish en sept matchs et la célèbre anecdote des ballons accrochés au plafond du forum d’Inglewood, tandis que Boston vient l’emporter face à Los Angeles sur son parquet.
Pas de ballon, pas de titre pour les Lakers mais au moment de récompenser le meilleur joueur de ces Finales NBA 1969, c’est pourtant bien un Purple and Gold qui repart avec un prix à la maison. Pour sa dernière, Bill Russell restera donc à zéro trophée de meilleur joueur des Finales. Un comble pour quelqu’un qui a remporté 11 bagues.
Malgré 42 points, 13 rebonds et 12 passes lors du Game 7, Jerry West a encore buté sur l’ogre Celtics mais il vient de marquer l’histoire : avec quasiment 38 points de moyenne, 5 rebonds et 8 passes de moyenne (!) sur ces Finales 1969, il est officiellement le premier MVP des Finales récompensé par la NBA.

Ironie de la situation ? Outre le trophée, West obtient une voiture en récompense, une voiture couleur… verte. Celui qu’on surnommera plus tard le Logo ne le sait pas encore mais il a même marqué doublement l’histoire car depuis lors, aucun joueur de l’équipe perdante en Finales NBA ne remportera un MVP des Finales.
54 Finales supplémentaires et c’est toujours un vainqueur qui récupère les lauriers. Tous.. Le mythique arrière a longtemps eu une casquette de « loser », du fait de ses nombreux revers contre Boston (et New York) en Finales. Jerry West, une légende qui mérite plus de reconnaissance.
Les Pionniers et Légendes du Trophée MVP des Finales
Depuis l'instauration du trophée, de nombreux joueurs ont marqué l'histoire de la NBA en remportant le titre de MVP des Finales. Parmi eux, certains noms se distinguent par leur domination et leur impact sur le jeu :
- Michael Jordan: Surnommé "Air Jordan", il a remporté 6 trophées de MVP des Finales, un record inégalé.
- LeBron James: Souvent comparé à MJ, LeBron a remporté 4 titres de MVP des Finales, démontrant sa polyvalence et son leadership.
- Kareem Abdul-Jabbar: Le pivot légendaire a remporté 2 trophées de MVP des Finales, prouvant sa domination à son époque.
- Magic Johnson: Ce meneur emblématique a remporté 3 trophées de MVP des Finales, laissant une marque indélébile sur le jeu avec son style spectaculaire.
Ces joueurs, parmi d'autres, ont non seulement remporté le trophée de MVP des Finales, mais ont également mené leurs équipes à la victoire, cimentant leur place dans l'histoire du basketball.
Les Critères d'Évaluation pour le MVP des Finales
Les critères de sélection pour le MVP des Finales sont similaires à ceux du MVP de la saison régulière, mais avec un accent particulier sur la performance pendant les Finales. Les aspects clés incluent :
- Performance individuelle: Les statistiques du joueur, telles que les points, les rebonds, les passes décisives, les interceptions et les contres, sont essentielles.
- Impact sur l'équipe: L'influence du joueur sur les performances globales de son équipe pendant les Finales est un facteur déterminant.
- Leadership: La capacité du joueur à motiver et à guider son équipe vers la victoire est cruciale.
- Constance: La régularité des performances du joueur tout au long de la série est prise en compte.
- Moments décisifs: Les actions du joueur dans les moments clés des matchs peuvent avoir un poids supplémentaire dans la décision.
Le MVP des Finales est donc le joueur qui combine le mieux ces qualités, démontrant une performance exceptionnelle et un impact significatif sur le résultat de la série.
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Focus sur Quelques MVP des Finales Mémorables
Certaines performances en Finales NBA ont marqué les esprits et ont permis à des joueurs de remporter le trophée de MVP. Voici quelques exemples :
- Kareem Abdul-Jabbar (1985): À 38 ans, il a mené les Lakers à la victoire contre les Celtics, prouvant qu'il pouvait encore dominer le jeu. "Il a fait taire les critiques", dira de lui Pat Riley, durant les Finals. “Il a défié toute logique. Il est incroyable." Dès le Game 2, le pivot réagit avec 30 points, 17 rebonds, 8 passes et 3 interceptions. Dans les quatre victoires de Los Angeles, il tournera à 30.2 points, 11.3 rebonds, 6.5 passes et 2 contres de moyenne. Le 9 juin 1985, dans le Game 6 à Boston, il inscrit 29 points pour permettre aux Lakers de remporter leur neuvième titre NBA et surtout leur premier titre face aux Celtics. Jamais, aussi, un MVP des Finals (25.7 points, 9 rebonds, 5.2 passes de moyenne) n'avait été aussi vieux puisque Kareem Abdul-Jabbar avait 38 ans et 54 jours ce 9 juin 1985.
- Tony Parker (2007): Quelques semaines après le titre de MVP de la saison régulière pour Dirk Nowitzki (Dallas), les joueurs européens font tomber une autre barrière avec ce premier MVP de la finale pour Tony Parker. Dans une série à sens unique (4 victoires à 0) face à des Cleveland Cavaliers accrocheurs mais dépassés malgré LeBron James, le meneur français des San Antonio Spurs est élu sans discussion puisqu'il termine meilleur marqueur de la finale (24,5 points). Alors que les attaques ont été à la peine, ses pourcentages au tir sont aussi exceptionnels : 57 % au tir en général et 52 % à trois points.
- Dirk Nowitzki (2011): Au-delà du premier titre de la franchise des Dallas Mavericks, l'Allemand est le catalyseur d'une finale qui devait sonner l'avènement au sommet de LeBron James. Nowitzki tourne à 26 points et quasiment 10 rebonds de moyenne sur les six matches. Il devient le premier européen à compter un MVP de saison régulière et un MVP de la finale.
- Giannis Antetokounmpo (2021): Les Phoenix Suns prennent l'avantage 2-0 dans cette série mais le Grec va remettre son équipe dans le droit chemin avec un match à 42 points. Les Bucks ne lèveront plus le pied, remportant quatre matches de suite, Antetokounmpo terminant le travail avec une performance légendaire à 50 points, 14 rebonds et 5 contres ! À 26 ans, il devient un des plus jeunes MVP de la finale.
- Nikola Jokic (2023): Autant que sa finale (deux solides triples doubles face au Miami Heat dominé 4-1), ce sont l'ensemble de ses play-offs et le niveau de domination des Denver Nuggets (16 victoires-4 défaites en phase finale) qui impressionnent et font de lui un MVP évident. Avec 600 points, 269 rebonds et 190 passes décisives, il est devenu le premier joueur à dominer ces trois classements particuliers sur une campagne de play-offs.
Création des Trophées de MVP des Finales de Conférence
En 2022, la NBA a introduit les trophées de MVP des Finales de Conférence, nommés après Magic Johnson à l’Ouest et Larry Bird à l’Est. La NBA a dévoilé deux nouveaux trophées : Les trophées Larry Bird à l’Est et Magic Johnson à l’Ouest. Magic Johnson, aujourd’hui âgé de 62 ans, reste comme l’un des joueurs les plus spectaculaires de l’histoire. Dans son sillage - et celui de Kareem Abdul-Jabbar - L.A. a basculé dans l’ère du « Showtime » version basket, avec cinq titres de champions au bout dans les années 1980.
Et justement, c’est ce fait qui a inspiré cet article. Qui aurait été nommé MVP des Finales de Conférence si l’honneur avait été créé avant 2022 ? Nous allons remonter ensemble jusqu’en 1947, et voir qui aurait pu voir son travail récompensé par un honneur supplémentaire. Remonter aussi loin dans l’histoire de la ligue permet de rappeler des informations, ou de les apprendre pour les nouveaux venus.
Ce tableau permet également de rendre hommage à des pionniers du sport qui ont été oubliés. George Mikan, le premier patron de la NBA. Sans surprise, Bill Russell domine la décennie avec 8 trophées de MVP remportés durant cette période. Les années 60 appartenaient aux Boston Celtics, et il était le meilleur joueur de la plus grande dynastie de l’histoire des sports américains. Ses performances les plus impressionantes ont probablement eu lieu en 1961.
Après une domination sans partage de Bill Russell, les années 70 voient le trophée de MVP des Finales changer de mains régulièrement. Même les grands Knicks de l’époque avaient un nom différent pour chaque apparition en Finales. Un nom curieux est aussi notable dans cette liste: Jim McMillian. Jim n’a jamais eu une carrière époustouflante. Pourtant, l’alors sophomore a réalisé la série de sa vie contre les Bucks. 22,7 points et 7 rebonds, dont une explosion à 42 points dans une victoire au match 2 d’un seul point.
Si les années 80 sont connues aujourd’hui pour la rivalité Magic-Bird, quand il s’agit de distribuer le trophée de MVP de la Conférence, un autre nom se ramène dans la conversation. Kareem Abdul-Jabbar, James Worthy et Magic Johnson, les trois piliers des Showtime Lakers.
Tout comme Bill Russell est synonyme avec les années 60, Michael Jordan est synonyme avec les années 90. Il n’est donc pas étonnant qu’en plus de ses 6 trophées de MVP des Finales, il aurait aussi été 6 fois MVP des Finales de Conférence. À l’Ouest, Terry Porter s’est surpassé en 1992, avec 26 points et 8,3 passes décisives face à de jeunes Jazz. En 1996, Shawn Kemp sera sorti de son rôle de lieutenant pour dominer Karl Malone. 20 points, 9,7 rebonds et 1,3 contre pour le Reign Man. À l’Est, la grosse surprise est Marcus Camby. Répondant présent après la blessure de Patrick Ewing, Camby a affiché des moyennes de 14,3 points, 10,7 rebonds, 2,2 interceptions et 3 contres en tant que 6e homme.
Shaquille O’Neal était peut-être le joueur le plus dominant de l’histoire à son apogée. Il n’est donc pas surprenant de le voir ici à plusieurs reprises avec la distinction de MVP. Cela dit, l’incroyable performance de Kobe Bryant en 2001, avec 33 points, 7 rebonds, 7 passes décisives et 1,5 interception contre les Spurs, sert de rappel que même à l’époque, Kobe n’était pas qu’un simple lieutenant. Il était tout à fait capable d’être le patron.
Son année 2003 en particulier était remarquable, et les Finales de Conférence ne furent pas une exception. 28 points, 16,7 rebonds, 5,8 passes décisives et 3 contres face à des Mavericks sans défense sans Dirk absent à partir du match 4. Pendant ce temps à l’Est, la présence de Dikembe Mutombo en 2001 peut surprendre. Mais il convient de rappeler que les 76ers avaient leur MVP Allen Iverson qui était en mauvaise forme suite à une blessure, et c’est alors que le défenseur de l’année a su tenir la baraque quand l’équipe avait besoin de stabilité. 16,6 points, 15,6 rebonds et 2,7 contres pour le joueur de 34 ans.
Vous voulez une illustration de la domination de LeBron James à son apogée ? En voici une. Seul Bill Russell pourrait clamer plus de trophées de MVP des Finales de Conférence que lui. À noter d’ailleurs la présence de Stephen Curry Malgré qu’il n’ait qu’un seul trophée de MVP des Finales, il était absolument crucial pour que les Warriors aillent aussi loin régulièrement. 2019 était probablement sa meilleure série.
On remarque également la présence de noms intéressants vers la fin. Davis et LeBron jouaient le rôle d’option 1-A et 1-B en 2020 face aux Nuggets, mais je donne le léger avantage à Davis. Ayton quant à lui s’était surpassé en 2021, et avait affiché le potentiel que tout le monde voyait de lui à la draft. À l’Est, Bam Adebayo a fait bien plus qu’un contre iconique sur Jayson Tatum en 2020. 21,8 points, 11 rebonds, 5,2 passes décisives et 1,7 interception pour ramener le Heat en Finales NBA. L’année suivante, c’est Jrue Holiday, qui a su maintenir le cap sans Giannis Antetokounmpo pendant 2 matchs pour qualifier les Bucks en Finales NBA.
Et voilà donc les joueurs retenus pour être MVP des Finales de Conférence. Êtes-vous d’accord ?
Palmarès des MVP des Finales NBA (2000-2023)
Voici un tableau récapitulatif des MVP des Finales NBA depuis l'année 2000 :
| Année | Joueur | Équipe |
|---|---|---|
| 2000 | Shaquille O’Neal | Los Angeles Lakers |
| 2001 | Allen Iverson | Philadelphie |
| 2002 | Tim Duncan | San Antonio Spurs |
| 2003 | Tim Duncan | San Antonio Spurs |
| 2004 | Kevin Garnett | Minnesota Timberwolves |
| 2005 | Steve Nash | Phoenix Suns |
| 2006 | Steve Nash | Phoenix Suns |
| 2007 | Dirk Nowitzki | Dallas Mavericks |
| 2008 | Kobe Bryant | Los Angeles Lakers |
| 2009 | LeBron James | Cleveland Cavaliers |
| 2010 | LeBron James | Cleveland Cavaliers |
| 2011 | Derrick Rose | Chicago Bulls |
| 2012 | LeBron James | Miami Heat |
| 2013 | LeBron James | Miami Heat |
| 2014 | Kevin Durant | OKC Thunder |
| 2015 | Stephen Curry | Golden State Warriors |
| 2016 | Stephen Curry | Golden State Warriors |
| 2017 | Russell Westbrook | OKC Thunder |
| 2018 | James Harden | Houston Rockets |
| 2019 | Giannis Antetokounmpo | Milwaukee Bucks |
| 2020 | Giannis Antetokounmpo | Milwaukee Bucks |
| 2021 | Nikola Jokic | Denver Nuggets |
| 2022 | Nikola Jokic | Denver Nuggets |
| 2023 | Joel Embiid | Philadelphia 76ers |