La Coupe de France de football est une compétition de type tournoi à élimination directe. Elle comprend une phase qualificative via des tours et une phase finale qui réunit les équipes issues des tours. Cette phase finale démarre aux 32èmes de finale. Au cours de la phase de qualifications, les équipes se rencontrent sur des matchs au sein de tours. A partir des 32èmes de finale, les équipes issues des tours sont complétées par les clubs de Ligue 1.

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Les heures des coups d’envoi des rencontres sont fixées par la FFF, en concertation avec les diffuseurs de la Coupe de France 2025-2026 de football. Ils sont majoritairement joués l'après-midi, principalement à partir de 14h.
Origines et Création
La compétition actuellement connue sous le nom de « Coupe de France » est créée le 15 janvier 1917 au 5, place Saint-Thomas-d'Aquin à Paris dans les locaux de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) par le Comité français interfédéral (CFI, ancêtre de la Fédération française de football) sous l'impulsion d'Henri Delaunay, secrétaire général dudit CFI et de la FGSPF. L'événement, dont le but est d'affirmer l'unité du pays et d'aider au développement de la jeunesse, est soutenu financièrement par la maison Hachette qui s'engage par contrat au versement de 5 000 francs pendant cinq ans via le magazine Lectures pour tous.
Pour des raisons mémorielles, elle reçoit le nom de Coupe Charles-Simon en mémoire du fondateur du CFI, Charles Simon, tombé au champ d'honneur en 1915 et dont Henri Delaunay a repris les fonctions. À l'image de l'Union sacrée, alors de mise durant la Première Guerre mondiale, cette compétition est ouverte à tous les clubs membres des quatre fédérations régissant alors le football en France. Cette ouverture fait une partie du charme de l'épreuve qui rassemble 48 clubs à sa première édition en 1917, plus de 1 000 en 1949 et plus de 7 000 en 2013.
À sa création en 1917, la compétition prend le nom provisoire de Coupe Charles-Simon en attendant la fin de la Première Guerre mondiale. La Coupe reprend ce nom pendant la Seconde Guerre mondiale entre 1940 et 1944. La compétition est créée pour soutenir l'unité du pays en proie à la Première Guerre mondiale, dans l'esprit de l'Union sacrée. Toutes les fédérations existantes, en lutte d'influence depuis le milieu des années 1900, mettent leurs vieux différends de côté et y participent, sous l'égide du Comité français interfédéral (CFI). Son nom provisoire est un hommage à Charles Simon, le secrétaire général du CFI au déclenchement de la guerre, mort pour la France en 1915.
La compétition, reprise en 1919 par la Fédération française de football association nouvellement créée, et désormais appelée « Coupe de France », reste la seule compétition française d'envergure jusqu'à la création du championnat de France en 1932, son vainqueur étant régulièrement qualifié de « champion de France » par la presse. Malgré la concurrence du championnat, la Coupe a conservé toute son importance, notamment grâce au gain d'une place qualificative pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de 1961 à 1998, puis pour la Ligue Europa depuis 1999.
Règles et Évolution de la Compétition
Différentes règles apparaissent, disparaissent ou évoluent au fil des éditions de la coupe. À partir de la première édition (1917-1918), chaque confrontation se déroule en un match unique à élimination directe et se joue sur la pelouse d'un des deux clubs. En cas de match nul à la fin du temps réglementaire, deux prolongations de 15 minutes chacune sont disputées. En cas de nul à la fin de ces prolongations, le match est rejoué jusqu'à ce qu'un club l'emporte. Il n'existe pas de tirage au sort, les rencontres sont désignées par la commission de la Coupe Charles-Simon, qui prend soin de répartir les rencontres entre équipes voisines.
Lors de l'édition 1921-1922, à partir des 8e de finale, le processus du tirage au sort est mis en place pour déterminer les confrontations. Lors de la coupe de France 1932-1933, les (nouveaux) clubs professionnels ne peuvent se rencontrer qu'à partir des 16e de finale de la coupe.
L'arrivée du second conflit mondial et de l'Occupation amène la fédération à modifier certaines règles (ces modifications sont propres au conflit et sont abandonnées une fois le conflit terminé). En effet, le tirage au sort est abandonné, les matchs étant de nouveau désignés en fonction de la proximité géographique des clubs, car certains déplacements sont difficiles à effectuer. De plus, la règle du match sur terrain neutre (censée favoriser l'équité) est suspendue dans une démarche de simplification du déroulement de la compétition.
À partir de l'édition 1964-1965, un tirage au sort est réalisé si deux équipes ne peuvent se départager après 3 rencontres disputées. L'édition suivante (1968-1969) voit l'apparition des tirs au but. Plus précisément : au niveau des 32e et 16e de finales, ils se jouent toujours sur un match sec. En cas de match nul, le match est rejoué. Cependant, au bout du troisième match nul, une séance de tirs au but est alors disputée.
Concernant les oppositions à partir des 8e de finales, les confrontations se jouent sous la forme aller-retour (sur le modèle de la Coupe des clubs champions européens). En cas d'égalité après les deux matchs joués, un match d'appui sur terrain neutre est disputé. En cas de nouveau match nul, une séance de tirs au but est alors effectuée. La règle du tirage au sort pour départager deux équipes est de fait supprimée, car jugée injuste.
À partir de l'édition 1970-1971, les 32e et 16e de finales se disputent toujours sur un match sec. Un match d'appui est disputé en cas de match nul. En cas de nul à la fin de de match d'appui, une séance de tirs au but est effectuée. À partir des 8e de finales, les tirs au but sont disputés en cas de match nul après la prolongation du match retour.
Trois nouveautés accompagnent l'édition 1973-1974 : premièrement, les confrontations se déroulent désormais en matchs aller-retour dès les 16e de finales (et plus seulement à partir des 8e de finales comme auparavant). Deuxièmement, les demi-finales se déroulent sur un seul match.
À partir de l'édition 1976-1977, la règle des buts marqués à l'extérieur est adoptée lors des confrontations en aller-retour (donc à partir des 16e de finale). Lors de l'édition 1981-1982, la fédération procède à quelques ajustements en vue de la tenue à la fin de la saison de la Coupe du monde 1982 : les demi-finales se disputent sur un match sec, sur terrain neutre (comme lors des éditions 1973-1974 à 1975-1976). Cette règle s'applique seulement lors de cette édition. En addition, la finale de la coupe n'est pas rejouée en cas de match nul à l'issue des prolongations : une séance de tirs au but est alors disputée.
À partir de l'édition 1989-1990, les matchs en aller-retour sont supprimés, laissant la place à un match unique par tour. Une nouvelle règle concernant le tirage au sort est adoptée en 1992-1993 : chaque match est à présent joué sur le terrain du premier club tiré au sort.
Un petit changement du règlement concernant le tirage au sort est effectué en 1993-1994 : lors du tirage au sort des confrontations, le premier club tiré au sort a toujours le bénéfice du terrain. Depuis l'édition 2020-2021, les prolongations sont supprimées (excepté pour la finale).
Les rencontres opposant les professionnels et les amateurs produisent régulièrement des surprises mettant alors en lumière un petit club, surnommé « Petit Poucet » ou « Cendrillon » de la Coupe de France. Lorsque cette situation se présente, on parle souvent de la « magie de la coupe » pour qualifier le fait que des équipes de divisions inférieures parviennent sur un match à mettre en difficulté des équipes théoriquement supérieures. Ainsi, le 4 février 1957, le club algérien du SCU El Biar élimine le Stade de Reims, finaliste de la précédente coupe des clubs champions européens.
De son côté, la Ligue de football professionnel se dote d'une coupe : la Coupe de la Ligue, réservée aux seuls clubs professionnels. Ces derniers participent toujours à la Coupe de France, beaucoup moins dotée que sa concurrente mais beaucoup plus prestigieuse. Le fait de voir des amateurs affronter des professionnels conduit « mécaniquement » l'opinion publique à prendre la plupart du temps fait et cause pour les amateurs lors de ces matchs, comme ce fut le cas lors de l'épopée du Calais RUFC en 2000.
Ces six premiers tours sont organisés par les Ligues régionales. Chaque Ligue dispose d'un nombre de qualifiés (stable depuis plusieurs années) définis en fonction du nombre de clubs engagés et du nombre d'équipes participant à des compétitions nationales. Ce dernier cas s'est produit en 2009-2010 où l'En avant de Guingamp, tenant du titre de la compétition et évoluant en seconde division, a été automatiquement qualifié pour les 1/32e. Lors de l'édition 2000-2001, le finaliste héroïque de quatrième division, le Calais RUFC avait été invité par la Fédération à entrer directement en 1/32e de finale au lieu du 4e tour. Cette invitation était pourtant en contradiction avec le règlement, aucun article ne prévoyant la possibilité pour ce club de ne pas débuter avec les autres équipes de CFA.
Les inversions de match après tirage au sort ont lieu seulement s'il y a deux divisions d'écarts entre les deux clubs, ce qui permet à la plus petite équipe de recevoir les équipes évoluant dans de meilleures divisions. À noter qu'entre 1995 et 1999, la FFF avait mis en place le principe carton bleu, qui récompensait le fair-play.
Les matchs se jouent en un aller simple à élimination directe où une équipe est éliminée lorsqu'elle perd un match. En cas d'égalité à l'issue du temps réglementaire (deux fois quarante-cinq minutes), le match se poursuit avec une prolongation de deux fois quinze minutes. Si l'égalité persiste, une séance de tirs au but a lieu.
La Coupe de France assure aujourd'hui à son vainqueur une qualification directe pour la phase de groupes de l'édition suivante de la Ligue Europa. Si le vainqueur vient à se qualifier pour la Ligue des champions, cette place qualificative est attribuée selon le classement de la Ligue 1.
La Coupe Charles-Simon
La coupe Charles-Simon originelle (avec le socle), a été créée en 1916 et conçue dans l'atelier des établissements Chobillon au 155 rue de Ménilmontant (dans le 20e arrondissement de Paris). Le docteur Paul Michaux, fondateur de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France, l'a commandée puis offerte. Elle pèse 18,2 kilos, mesure 48 centimètres et a un diamètre de 33 centimètres. Elle est en argent massif ciselé sur socle de marbre blanc des Pyrénées. Le nom de chaque club vainqueur de la compétition est gravé sur le socle.
Cette coupe est mise en jeu entre 1917 et 1967. Lors de l'année 1967, une réplique (sans le socle en marbre) est créée afin de célébrer les 50 ans de la Coupe de France. Par conséquent, ce trophée-là ne pèse plus que 3,2 kilos. Ce trophée est conservé une année par le club vainqueur puis revient à la Fédération pour une petite restauration avant d'être remis en jeu. La coupe est volée une fois en 1979, après la première victoire nantaise, mais elle est rapidement retrouvée.
Le président de la République remet traditionnellement le trophée au capitaine vainqueur. C'est Gaston Doumergue qui inaugure cette tradition le 8 mai 1927, la remettant au capitaine marseillais Ernest Clère. L'image de Charles de Gaulle lors de la finale de 1967 au Parc des Princes renvoyant le ballon depuis la tribune où il avait été dégagé est restée célèbre. Le président François Mitterrand sera présent lors des 14 éditions s'étant déroulé sous son mandat, record de présence d'un président en fonction.
En 2017, la valeur théorique de la coupe est estimée à 43 000 euros.
Palmarès Récent
Voici les résultats des finales de la Coupe de France des dernières années:
| Année | Vainqueur | Finaliste | Score |
|---|---|---|---|
| 2025 | Paris-SG | Reims | 3-0 |
| 2024 | Paris-SG | Lyon | 2-1 |
| 2023 | Toulouse | Nantes | 5-1 |
| 2022 | Nantes | Nice | 1-0 |
| 2021 | Paris-SG | Monaco | 2-0 |
| 2020 | Paris-SG | Saint-Étienne | 1-0 |
| 2019 | Rennes | Paris-SG | 2-2 (t.a.b. 6-5) |
Traditionnellement, la finale de la Coupe de France se dispute à Paris ou dans sa banlieue. De 1918 à 1998, six enceintes parisiennes ont accueilli au moins une finale : le stade de la rue Olivier-de-Serres (1918), le Parc des Princes (1919, 1938, 1940, 1943, 1944, 1963, 1965 à 1967, 1972 à 1997), le stade Bergeyre (1920) et le stade Pershing (1921 à 1924) à Paris, le stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes (1925 à 1937, 1939, 1942, 1945 à 1964, 1968 à 1971) et le stade Bauer à Saint-Ouen-sur-Seine (1941). Depuis son ouverture en 1998, c'est toujours au Stade de France à Saint-Denis que se déroule la finale. En raison des travaux de mise à niveau du stade de France pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, la finale 2024 est délocalisée au stade Pierre-Mauroy.
Il n'existe ni palmarès officiel concernant les joueurs, le cas n'étant pas prévu dans le réglement de l'épreuve, ni de consensus quant à considérer si un joueur d'un club vainqueur n'ayant pas disputé la finale est à considérer comme vainqueur ou pas. Ainsi, Marquinhos a remporté sept Coupe de France avec le Paris Saint-Germain FC en 2016, 2017, 2018, 2020, 2021, 2024 et 2025.
Meilleurs Buteurs
Le 23 janvier 2023, à la suite d'un quintuplé de Kylian Mbappé en 32e de finale de la Coupe de France 2022-2023, de nombreux médias comme Onze Mondial, Le Parisien, Le Monde, RMC, ont annoncé que Mbappé et Jean-Pierre Papin étaient les meilleurs buteurs de la compétition avec 29 réalisations. Il est par exemple certifié que Jean Boyer, triple vainqueur de l'épreuve avec l'Olympique de Marseille dans les années 1920, a marqué 52 buts en phase finale rien qu'avec l'OM entre 1923 et 1935, plus 19 buts sur la même période en tours préliminaires.
Jean Boyer, également vainqueur en 1919 avec le CA sports généraux, a en fait marqué pas moins de 89 buts en 70 matchs de Coupe de France, ce qui en fait le vrai meilleur buteur de l'histoire de la Coupe de France. Stefan Dembicki, meilleur buteur de l'histoire du RC Lens, a quant à lui marqué 81 buts en Coupe avec son club entre 1936 et 1949, notamment grâce à 16 buts marqués dans le même match en décembre 1942 lors d'un 32-0 face à Auby-Asturies.
50 BUTS INOUBLIABLES DE L'ÉQUIPE DE FRANCE
