La récurrence du Tours Volley Ball en coupe d'Europe est devenue impressionnante. Depuis l'année 2000, le TVB est allé 19 fois en coupe d'Europe, avec deux points d'orgue, le titre de Ligue des champions en 2005 et celui de la CEV en 2017.
Le 27 mars 2005, le Tours Volley Ball entre dans l'histoire du volley français et européen. Ce soir là, dans la nuit de Salonique, en Grèce, le club de Tours s'impose dans une salle acquise à la cause de l’Iraklis Salonique, devant plus de 8.000 spectateurs (21-25, 31-29, 25-17, 25-23). Pascal Foussard, le manager général du club, était déjà là.
A feuilleter le livre d'or du Tours Volley Ball en coupe d'Europe, on y voit 19 participations lors des 22 dernières saisons, depuis la saison 2000-2001. Il a disputé 116 matches de Ligue des champions, remporté le titre en 2005, finaliste en 2007, troisième en 2004.
C'est bel et bien en coupe d'Europe que le TVB s'est épanoui dès le début des années 2000. Sur la première décennie, Tours a dominé le championnat de France. Autant dire que pendant un bout de temps, l'hexagone a été trop petit pour le club tourangeau.
Pascal Foussard, Hubert Henno, Loïc de Kergret, entre autres, célébrant la victoire en finale de Ligue des champions en 2005.
Comment rivaliser avec les clubs russes, italiens et polonais après les années 2010 ? L'équation a été posée à tous les dirigeants du TVB qui ont du arbitrer les budgets au fil des saisons. Très rapidement, le TVB a du se résoudre à ne plus tutoyer les sommets de la Ligue des champions.
Souvent battu dans la phase de poule de la compétition phare du volley européen, le Tours Volley Ball a été reversé dans la deuxième coupe d'Europe, la CEV, dans laquelle il a pu cette fois s'épanouir, avec deux quarts de finale en 2010 et 2013, et surtout une victoire en 2017.
Descamps 2017, dernier trophée européen du TVB. Inexistant au match aller (défaite 3-0), Tours a bouleversé tous les pronostics en s'imposant au set en or (31-29, 22-25, 25-22, 25-23, 15-13) face à Trente le 15 avril 2017 à la salle Grenon.
Tours s'offre alors un deuxième trophée européen, pour garnir une vitrine déjà pleine, avec une Ligue des champions, huit titres de champion de France, dix coupes de France et quatre Supercoupes.

Quasiment 150 matches en coupe d'Europe. L'expérience. Voilà le maître mot du Tours Volley Ball quand il parcourt les salles européennes. Depuis la saison 2000-2001, Tours a disputé 147 matches de coupe d'Europe, dont 119 de Ligue des champions.
Il a remporté 90 rencontres pour 57 défaites. Les joueurs arrivent et partent, les entraîneurs changent, les présidents aussi, mais l'esprit reste, avec un garant, Pascal Foussard. Il a été de toutes les campagnes victorieuses et même plus puisqu'en tant que manager de l'équipe de France (depuis 2013), il a vu les Bleus remporter le titre olympique en 2021.
Le TVB a l'occasion en cette saison 2021-2022 de rajouter un trophée européen à son palmarès, sur un duel en matches aller-retour contre l'équipe italienne de Monza (les 16 et 23 mars). Pour autant, la saison sur la scène continentale est déjà réussie avec huit succès pour deux défaites (avant la finale), alors que le TVB n'avait pas passé la phase de poule de la Ligue des champions et les seizièmes de finale de la CEV depuis sa victoire en 2017.
Le Tours Volley Ball n'a rien pu faire en finale retour de la CEV face à Monza, malgré une salle Grenon incandescente. Les Italiens ont remporté la rencontre, comme au match aller, 3 sets 0 et remportent la première coupe d'Europe de l'histoire du club.
Le Tours Volley-Ball dispute ce mercredi soir la finale aller de la coupe d'Europe CEV face à Monza. La rencontre se dispute en Italie à 20h et sera retransmise sur écran géant à la salle Grenon à Tours où 2.300 spectateurs sont attendus.
Battus à l'aller au tie-break, les volleyeurs tourangeaux n'ont pas été capables de prendre leur revanche. Pire, ils se sont inclinés 3 sets à 0 au retour ce mercredi soir dans l'Hérault. Laissant le titre de champion de France aux Montpelliérains.
Place aux choses sérieuses pour les volleyeurs tourangeaux. Le TVB débute sa saison ce samedi 1er octobre sur le parquet de Nice pour le premier match de Ligue A.
Le TVB (Tours Volley Ball) a remporté, pour la première fois de son histoire, la Ligue des Champions. Après avoir éliminé facilement les Allemands de Friedrichshafen, trois sets à zéro (25-18, 25-21, 25-19) en demi-finale, Tours était opposé en finale aux Grecs de l'Iraklis Salonique... à Salonique.
Les Tourangeaux n'ont fait qu'une bouchée de leurs adversaires battus trois sets à un (21-25, 31-29, 25-17, 25-23), dans une ambiance surchauffée. Grâce à ce succès, Tours rejoint le Paris Volley au palmarès européen, sacré en 2001.
À 23-22, une faute de main - totalement inhabituelle - du passeur et capitaine de Zeljko Coric a jeté comme un voile, et derrière quatre balles de set non convertie (28-30) ont confirmé que, à ce niveau-là, en demi-finales de Coupe d'Europe, rien n'est jamais gratuit. Surtout face à une armada polonaise comme le Rzeszów de Tuomas Sammelvuo et de Stephen Boyer, taillée pour gagner des titres.
Est-ce le poids de l'histoire d'un club qui va fêter à la fin du mois les vingt ans de son sacre en Ligue des champions et qui rêvait de s'offrir une cinquième finale continentale pour son 188e match sur la scène européenne ? La conséquence d'une saison compliquée, entamée complètement à l'envers et marquée par le passage express d'un manager sportif, l'ex grand international Frantz Granvorka ? Ou l'écart de niveau qui se creuse, année après année entre les plus grosses cylindrées italiennes, polonaises ou turques et le club le plus riche de France ? Un peu de tout ça, sans doute.
Sinon comment expliquer la fébrilité de certains cadres du TVB, tel le métronome Antoine Pothron (4/12), qui réalise pourtant une saison de MVP ? À l'exception de la stabilité du pointu canadien Ryan « Air » Sclater (19 points) ou l'entrée prometteuse du jeune diamant Alexandre Strehlau dans le troisième set dans lequel il a inscrit 8 points, il a parfois été difficile de reconnaître l'équipe qui a failli tordre le nez à Rzeszów au match aller (3-2).
« Mes joueurs se sont mis beaucoup de pression et je ne sais pas pourquoi, avouait le coach brésilien de Tours, un peu sonné par l'issue de sa neuvième demi-finale avec son club. La quantité de services ratés à la fin du premier set, je n'ai pas compris non plus. Sur la totalité de l'affrontement, on n'a pas été si mauvais mais on a subi en permanence la pression physique imposée. Et au final, la qualité individuelle a fait la différence. On va devoir faire notre deuil. »
Luca Ramon sait la mission assignée par les dirigeants, le président François Bruneau en tête, en début de saison : ramener le titre en MSL, un an après une finale perdue et mal négociée contre Saint-Nazaire. « Le match qui arrive est hyper important pour nous, avoue le libéro tourangeau. On doit se servir de cette expérience malheureuse et réussir à provoquer davantage de réussite. Tous les détails comptent, cette défaite est encore là pour nous le rappeler. Gagner le Championnat sera dur mais on va tout faire pour. »
Fort d'une histoire européenne de vingt-cinq ans, avec seulement trois saisons blanches, Tours, dernier rescapé des clubs français en Europe, se lance en outsider en demi-finales de Coupe de la CEV (C2), ce mardi après-midi (17h30) à Rzeszow (Pologne), mais avec un statut qui force le respect.
Vainqueur de la Ligue des champions il y a bientôt vingt ans (le 27 mars 2005), finaliste en 2007, titré en C2 en 2017 et finaliste en 2022, le nonuple champion de France a, année après année, placé l'Indre-et-Loire sur la carte européenne du volley.
« Ça se sent, on est programmés pour se retrouver en demies ou en finale des compétitions », remarque le capitaine, Zeljko Coric, passeur du TVB depuis cinq saisons. Malgré un budget plus limité, un staff moins étoffé et une profondeur de banc trop juste pour concurrencer les grosses cylindrées du continent, Tours n'en est pas moins un acteur réputé.
« Des quatre équipes en demi-finales (de la C2, avec les Italiens de Trente et les Turcs du Ziraat bank d'Ankara), on n'est pas favoris, admet Coric. Mais si on regarde l'histoire, la nôtre pèse beaucoup. Zeljko Coric (deuxième à gauche, de dos) et ses coéquipiers tourangeaux s'encouragent lors de leur victoire face au Paris Volley, le 7 décembre dernier en Marmara SpikeLigue.
Le Rzeszow de Stephen Boyer, champion olympique avec les Bleus en 2021, le sait plus que tout autre, bien que tenant du titre, et finaliste de la Ligue des champions dès 1973. « Mes joueurs connaissent le palmarès, et beaucoup se souviennent des deux défaites (3-1 et 3-0 en première phase de C1) la saison dernière, observe Tuomas Sammelvuo, l'entraîneur de la formation du sud-est de la Pologne. Pas besoin de présenter l'équipe, tout le monde connaît la valeur de Tours. »
À l'époque, le TVB ne ressemblait pas encore au club qui a accueilli le Canada, dont il est aussi le sélectionneur, l'été dernier en stage pré-olympique. « La salle, les conditions de travail pour les joueurs comme les entraîneurs, les partenaires, le public, la ville... J'ai vu ce qu'ils ont fait, commente Sammelvuo. La culture du très haut niveau, c'est un tout. C'est facile de dire qu'on veut gagner, mais qui est capable de le traduire dans le travail au quotidien ? Il faut de l'exigence à tous les postes. »
Une tradition que les Tourangeaux doivent à Pascal Foussard, manager historique du club jusqu'à la saison dernière, perpétuée par Thomas Royer, entraîneur adjoint, quinze ans de TVB derrière lui, et sur laquelle Marcelo Fronckowiak s'appuie depuis quatre ans. « On est aussi connus pour savoir bien recevoir, avec un public toujours présent », note le coach brésilien. Tours est devenu une destination prisée pour de bons joueurs en devenir, résolus à montrer leur talent.

« Le TVB a l'habitude de performer en Championnat, de jouer des phases finales, d'être là en Coupe d'Europe, et il y a toujours trois ou quatre joueurs qui restent, si bien que la culture du travail et du résultat est acquise aujourd'hui », résume Fronckowiak. Pour tenter de déstabiliser un adversaire plus physique, il a conseillé à ses joueurs de miser sur la French Touch, défense et solidarité sans faille. Une tradition nationale cette fois.
Le TVB avait réussi à battre Salonique, dans sa salle, 3 sets à 1. Le 27 mars 2005, le Tours Volley-Ball réalisait le plus grand exploit de l'histoire du club, en remportant la Ligue des Champions, grâce à un succès 3-1 en finale, contre l'Iraklis Salonique, en Grèce.
Une faute du filet du passeur américain de l'Iraklis Salonique. L'arbitre qui met son bras à droite, pour signifier que le point revient au Tours Volley-Ball. Les Tourangeaux exultent : ils sont champions d'Europe ! Ce dimanche 27 mars 2005, le TVB devient la deuxième équipe française, après Paris, à remporter la Ligue des Champions. Un exploit monumental.
D'autant plus que nos volleyeurs étaient en terrain hostile, en Grèce, avec près de 10.000 personnes complètement acquises à la cause de leur adversaire."Je me rappelle des rouleaux de PQ balancés sur nous dès qu'on servait", sourit Loïc de Kergret. L'ex-passeur du TVB, légende du club et de l'équipe de France, se remémore avec plaisir ce sacre, 20 ans après.
L'aboutissement d'un gros travail. "Je ne pense pas qu'il y avait plus fort que nous. Depuis trois ans, on avait gardé un noyau dur. Sur les sept joueurs titulaires, il y en a quatre qui étaient là depuis trois ans. On se connaissait par cœur. Une semaine avant la Ligue des Champions, on avait gagné la Coupe de France en gagnant contre Tourcoing, chez eux. Je crois qu'au maximum, ils ont mis quinze points par set. Moi, j'ai joué 25 ans au plus haut niveau. Entre les championnats nationaux et l'équipe de France. Ces matchs-là, on les compte sur les doigts d'une main ces matchs où on se dit : 'Bon bah là, mieux que ça, je peux pas'. On était en feu."
Loïc de Kergret se rend compte de ce que ça représente aujourd'hui, à l'heure où les équipes françaises sont en retrait par rapport aux polonaises et italiennes. Et encore, il faudrait aussi prendre en compte les écuries russes, pour l'instant exclues des compétitions européennes. "Ça reste mon plus beau titre. Mais c'est surtout les émotions, plus que les titres, qui m'intéressent. Les coupes, les médailles, je ne sais pas où elles sont. Il y en a pas mal sont restées dans les poubelles des hôtels. Par contre, les émotions, elles restent avec moi."
Le manager historique du TVB, Pascal Foussard, se souvient de ce parcours européen. "On était dans un truc incroyable. Il y avait une ambiance de stade de foot." La balle de match reste le moment le plus intense : "Pendant deux ou trois secondes, on a eu peur que ce soit nous qui ayons fait la faute de filet. Mais là, c'est l'explosion. C'est le bonheur total."
Il se rend compte de tout le chemin parcouru : "On a réuni une jeune équipe. Les planètes se sont hyper bien alignées pour nous dans le recrutement, dans la gestion et dans la finalité de gagner. C'était une aventure incroyable !"
Votre radio de l'époque, France Bleu Touraine, était aux premières loges de cet exploit. Notre journaliste, Stéphanie Brossard, avait commenté l'événement avec à ses côtés le président de l'époque, Patrick Chevalier. "Je crois que je n'ai jamais vécu un moment pareil en fait. Clairement, c'était fou. Je me souviens des larmes de Patrick qui hurle avec moi, qui s'effondre, en larmes. On se prend dans les bras et à ce moment-là, c'était magique."À la fin, les deux commentateurs rejoignent les joueurs dans les vestiaires.
"Je vois encore ces visages, et notamment de Vladimir Nikolov, le pointu bulgare. Il n'en revenait pas, il était heureux comme un gamin.
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VOLLEY-BALL / Le TVB débute brillamment sa saison
Palmarès du Tours Volley Ball en Coupe d'Europe
| Compétition | Année |
|---|---|
| Ligue des Champions | 2005 |
| Coupe de la CEV | 2017 |