Dans cette nouvelle série, nous explorons les franchises NBA pour construire la meilleure équipe possible en utilisant tous les joueurs de leur histoire. Pour ce premier épisode, direction Charlotte, en Caroline du Nord, pour retracer l'histoire des Bobcats, devenue plus tard les Hornets.

Les Débuts Difficiles des Bobcats
Avec le départ des Hornets pour la Nouvelle-Orléans, la NBA décide rapidement d’implanter une nouvelle équipe en Caroline du Nord : les Charlotte Bobcats. À l’aube de la saison 2004/05, les petits nouveaux doivent créer un roster grâce à une Draft d’expansion.
Avec un effectif composé de joueurs de secondes zones, la première saison des Cats est évidemment une bonne saison de tanking comme on les aime, mais plus par faute de talent que par vraie intention. Néanmoins, il y a quelques bonnes choses à en tirer : Gerald Wallace, Primoz Brezec et Brevin Knight montrent qu’ils ont du basket, ou au moins un niveau de titulaire honnête.
Enfin, les Chats Sauvages sélectionnent à la Draft deux membres de l’équipe de North Carolina, championne NCAA : le meneur Raymond Felton en 5ème position, et l’intérieur Sean May en 13ème.
La troupe du coach et GM Bernie Bickerstaff se débrouille pas mal pour une toute nouvelle équipe en remportant 10 de leurs 30 premiers matchs sur les deux premiers mois de compétitions. Fin décembre, Emeka Okafor se blesse, suivi par le rookie Sean May, et l’équipe s’embourbe dans le fond de la conférence Est en enchaînant par un joli 1-15 sur le mois de Janvier. Les Cats ne sont pourtant pas si ridicules et finissent la saison à 26 victoires, tout en continuant à développer leurs jeunes : Gerald Wallace s’affirme comme un leader et un défenseur d’élite, tandis que Raymond Felton s’invite dans la All Rookie second team.
L'Ère Michael Jordan
En mars 2010, Michael Jordan officialise le rachat des Charlotte Bobcats avec cette envie d'élever la franchise au sommet. Propriétaire des Bobcats depuis mars 2010, Jordan a pourtant dû se mordre les doigts lors de la dernière saison.
Avec seulement 10,6% de victoires, l'ancienne équipe de Boris Diaw a terminé avec le plus mauvais bilan de l'histoire de la NBA, détrônant ainsi les Sixers de la saison 1972-1973 qui détenaient le record avec 9 victoires pour 73 défaites (11 % de victoires).
Malgré un club "qui a touché le fond", MJ23 a assuré avoir rejoint les Bobcats "sur le long terme". Même s'il sait que transformer la franchise en vainqueur ne sera pas aisé. "Est-ce qu'on est une équipe qui peut jouer les playoffs? Allons, soyons sérieux", a assuré Jordan. "Mais on doit se remettre dans le droit chemin. Je ne suis vraiment pas content du scénario de la saison dernière.
Jordan, six bagues de champion NBA avec les Chicago Bulls, en est sûr: avec Mike Dunlap, il tient le coach qui peut tout changer. Le technicien de 55 ans est en effet réputé pour sa rigueur et son amour des choses simples. "Toutes ces années, les bases ont été oubliées", a poursuivi MJ. "Nous n'avons pas de star pour porter l'équipe, il nous faut donc une équipe qui joue en équipe. C'est ça que j'aime chez Dunlap: il va nous ramener vers des choses plus simples: des passes, des pivots, des courses et de bons tirs...
La Saison Catastrophique de 2011-2012
Alors que les Bobcats sont la risée de la NBA, notamment suite à la pire saison de l’histoire de la NBA (7 victoires, 59 défaites en 2011/12), le Front Office décide de sortir le chéquier lors de l’inter-saison 2013. Ils offrent un contrat de 40 Millions de dollars sur trois ans à Al Jefferson, star du Utah Jazz.
À l'issue d'une saison certes écourtée à 66 matches, les Bobcats ont terminé avec le plus faible pourcentage de victoire jamais connu, surpassant d'un rien les Sixers de 1973, qui avaient disputé une saison complète.
En mars, Michael Jordan doit démentir les rumeurs de son envie de (déjà) revendre l'équipe : « Je suis investi à 100% pour transformer les Bobcats en un candidat au titre et je n’ai aucune envie de vendre l’équipe.
Malgré cette prise de conscience, Charlotte en prend encore 32 points face aux Bulls, 26 face aux Kings, 28 face aux Wizards… Les Bobcats ont une ultime chance, en conclusion de la saison, face à des Knicks qui se reposent en amont des playoffs : une dernière défaite, la 23e de suite, de 20 points.
“Je dois féliciter mes joueurs, ils m'ont donné tout ce qu'ils avaient et je ne peux pas leur reprocher un seul instant ce qui s'est passé », lâche Paul Silas le soir de cette défaite historique pour la franchise.
Son équipe hérite du deuxième choix de Draft. Charlotte ne pourra pas mettre la main sur un certain Anthony Davis, et c'est Michael Kidd-Gilchrist qui est sélectionné plutôt qu'un Bradley Beal par exemple, choisi à la troisième place.
Le Retour des Hornets
Avec la montée en puissance de Kemba Walker, et l'arrivée d'Al Jefferson une année plus tard, les Bobcats, qui redeviennent des Hornets, parviendront de temps en temps à re-goûter aux playoffs sous la houlette de Steve Clifford.
En 2014, l'équipe NBA de Charlotte, propriété de l'ancienne star des Chicago Bulls Michael Jordan, a officiellement abandonné son surnom de Bobcats (lynx) pour reprendre celui des Hornets (frelons).
"C'est un jour historique pour notre équipe, notre ville et nos supporters avec le retour des Charlotte Hornets", s'est félicité Jordan.
Après une saison convaincante et une qualification en Playoffs, les Frelons souhaitent s’installer dans le haut de la conférence Est.
Alors que les autres cancres de la ligue préparent leur opération « tanking » à un an de l’arrivée tonitruante de l’une des classes universitaires les plus excitantes de l’histoire, le patron décide que ses Bobcats vont passer à l’étape supérieure. Pour marquer le coup, les dirigeants engagent Al Jefferson pour 41 millions de dollars sur trois ans et nomme Steve Clifford, ancien assistant de Mike D’Antoni aux Los Angeles Lakers, à la tête de l’équipe.
Neuf mois plus tard, les Charlotte Bobcats sont officiellement qualifiés en playoffs pour la deuxième fois de leur histoire. Avec une victoire en prolongations face aux Cleveland Cavaliers et grâce à 24 points et 15 rebonds du mammouth Al Jefferson, les hommes de Caroline du Nord ont validé leur ticket.
Les Bobcats n’ont pas opté pour le « tanking » cette saison et ils ont peut-être eu raison. Ils disposent désormais d’une base solide juste avant un changement de nom plébiscité par le public.
Charlotte Bobcats Top 10 Plays of the 2012 Season
Joueurs Emblématiques des Bobcats/Hornets
Voici quelques joueurs qui ont marqué l'histoire des Bobcats/Hornets :
- Kemba Walker: Après une carrière réussie au lycée puis en université, Kemba Walker fait partie des plus gros prospects en amont de la Draft NBA de 2011. Grâce à ces qualités, Kemba Walker va réaliser, de 2015 à 2019, une série de 4 saisons consécutives au-dessus de la barre des 20 points de moyenne en NBA. Les stats et le palmarès de Kemba Walker aux Hornets : 605 matchs à 19.8 points, 5.5 passes et 3.8 rebonds de moyenne.
- Eddie Jones: Suite à 4 saisons plus qu’encourageantes chez les Lakers, Eddie Jones est échangé aux Hornets pour faire de la place à Kobe Bryant du côté de la cité des anges. Cet exercice 1999/2000 va voir un Eddie Jones au sommet de son art. Les stats et le palmarès d’Eddie Jones aux Hornets : 102 matchs à 19.2 points, 4.5 rebonds et 2.8 interceptions de moyenne.
- Glen Rice: Suite à un premier passage très prometteur du côté du Heat, Glen Rice a 27 ans et est en plein dans son prime lorsqu’il débarque à Charlotte. Individuellement, l’ailier réalise les meilleures saisons de sa carrière sous la tunique des Hornets. Les stats et le palmarès de Glen Rice aux Hornets : 240 matchs à 23.5 points, 4.4 rebonds et 2.4 passes décisives de moyenne.
- Larry Johnson: Après une carrière universitaire plus que réussie sur le plan individuel à UNLV, Larry Johnson faisait partie des prospects les plus en vue au moment de la Draft 1991. Les stats et le palmarès de Larry Johnson aux Hornets : 377 matchs à 19.6 points, 9.2 rebonds et 4.1 passes décisives de moyenne.
- Alonzo Mourning: Tout comme Larry Johnson, Alonzo Mourning faisait partie des prospects les plus en vue au moment de sa Draft. Les stats et le palmarès d’Alonzo Mourning aux Hornets : 215 matchs à 21.3 points, 10.1 rebonds et 3.7 contres de moyenne.
- Muggsy Bogues: Drafté par les Washington Bullets en 1987, Muggsy Bogues quitte la franchise de la capitale à l’issue de sa saison rookie. Les stats et le palmarès de Muggsy Bogues aux Hornets : 632 matchs à 8.8 points, 8.8 passes décisives et 2.9 rebonds de moyenne.
- Dell Curry: Après être passé par Utah et Cleveland, les Cavaliers décident de ne pas verrouiller Dell Curry au moment de la Draft d’expansion de 1988. Les stats et le palmarès de Dell Curry aux Hornets : 701 matchs à 14.0 points, 2.9 rebonds et 2.2 passes décisives de moyenne.
- Gerald Wallace: Peu utilisé lors de ses premières saisons à Sacramento, Wallace ne va pas tarder à se faire un nom du côté des Bobcats en devenant le chouchou des fans. Les stats et le palmarès de Gerald Wallace aux Bobcats/Hornets : 454 matchs à 16.4 points, 7.5 rebonds et 1.8 interception de moyenne.
- Anthony Mason: Après cinq très belles saisons du côté des New York Knicks, Anthony Mason est envoyé aux Hornets à l’été 1996. Les stats et le palmarès d’Anthony Mason aux Hornets : 236 matchs à 13.4 points, 10.0 rebonds et 4.8 passes décisives de moyenne.
- Al Jefferson: Alors que les Bobcats sont la risée de la NBA, notamment suite à la pire saison de l’histoire de la NBA (7 victoires, 59 défaites en 2011/12), le Front Office décide de sortir le chéquier lors de l’inter-saison 2013. Ils offrent un contrat de 40 Millions de dollars sur trois ans à Al Jefferson, star du Utah Jazz. Les stats et le palmarès d’Al Jefferson aux Bobcats/Hornets : 185 matchs à 17.5 points, 8.9 rebonds et 1.8 passe décisive de moyenne.
Tableau des Statistiques des Joueurs Emblématiques
Ce tableau présente les statistiques clés des joueurs emblématiques des Bobcats/Hornets :
| Joueur | Matchs | Points | Rebonds | Passes Décisives |
|---|---|---|---|---|
| Kemba Walker | 605 | 19.8 | 3.8 | 5.5 |
| Eddie Jones | 102 | 19.2 | 4.5 | 2.8 |
| Glen Rice | 240 | 23.5 | 4.4 | 2.4 |
| Larry Johnson | 377 | 19.6 | 9.2 | 4.1 |
| Alonzo Mourning | 215 | 21.3 | 10.1 | 3.7 |
| Muggsy Bogues | 632 | 8.8 | 2.9 | 8.8 |
| Dell Curry | 701 | 14.0 | 2.9 | 2.2 |
| Gerald Wallace | 454 | 16.4 | 7.5 | 1.8 |
| Anthony Mason | 236 | 13.4 | 10.0 | 4.8 |
| Al Jefferson | 185 | 17.5 | 8.9 | 1.8 |