L'histoire du survêtement de l'équipe de France de football : un symbole d'évolution et de fierté

Que nombre de supporters rêvent de porter le survêtement de l'équipe de France de football, il n'y a rien d'étonnant à cela. Les Bleus possèdent en effet l'un des plus beaux palmarès de l'histoire du foot. Et l'image que renvoie notre équipe tricolore explique aussi l'attention que vous portez à notre collection en boutique. Chaque article raconte une histoire du parcours footballistique de la France, avec une qualité qui correspond à la compétence de nos joueurs. Plongez dans les bleus, blancs, et rouges qui encapsulent l'esprit du football français.

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Les débuts modestes du survêtement

Il a quasiment 100 ans le survêtement. Avant les années 20, on ne s’habille pas forcément pour le sport. Pour les sports populaires comme la soule, l’ancêtre du rugby et du foot, un jeu de balle où tous les coups sont permis, on vient comme on est. Dans les milieux plus riches, sauf pour le cheval ou la chasse à courre, on porte une tenue à peine plus décontractée que pour le travail, et on garde la cravate pour les hommes, et les femmes portent toujours leurs corsets.

C’est dans les années 20 qu’on commence à revêtir un survêtement. Réservé aux grands sportifs, et pas question pour eux de sortir dans la rue avec ça. Il est conçu pour les garder au chaud pour éviter que les muscles ne refroidissent. La marque « Le Coq Sportif » est la première à le sortir pour les pros, en 1930.

En 1936, le monde découvre que les supporters américains n’hésitent pas à porter les survêtements de leurs joueurs préférés. Du coup, en 1939, le Coq Sportif, encore une fois, lance la fabrication de la tenue cette fois en série pour le grand public. Et l’appelle « le costume du dimanche ».

L'équipe de France de foot en survêt, années 80, sublime époque de Platini.

L'ascension du survêtement : de terrain de sport à icône de mode

Tenue de sport au départ, emblème du fitness dans les années 70, c’est la culture hip-hop qui le fait entrer dans la rue dans les années 90. Très à la mode aujourd’hui, produit de luxe parfois, il n’est plus forcément fabriqué en coton, mais désormais aussi en polyester et les filatures travaillent sur de nouveaux textiles pour rendre le jogging encore plus seyant et surtout encore plus confortable, en maintenant la chaleur, tout en évitant la sueur. Un sacré challenge, mais ça vaut le coup, les ventes ne cessent pas d’augmenter et … On n’arrête pas l’histoire.

Le survêtement : survêtement vintage de l’équipe de France 1996. Le coq sans les étoiles est brodé, le logo Adidas aussi. Il y a 2 poches latérales zippées. Joli détail : les logos Adidas à l’intérieur de la veste. Le pantalon a deux poches zippées et les chevilles ont aussi un zip.

L'élégant survêtement en vente dans notre boutique est frappé du coq gaulois, fier emblème de notre équipe nationale. Vous ne manquerez pas de le remarquer, le coq est surmonté d'une étoile qui symbolise une première victoire en Coupe du monde. Une victoire qui en appelle d'autres.

Le Coq Sportif sur le survêtement de la FFF -Fédération Francaise de Foot

Le survêtement et les gardiens de but : une histoire à part

Les tout premiers jouaient dans les mêmes couleurs que le reste de l’équipe, avant que la FIFA n’impose en 1909 une couleur différenciée. Ils étaient la plupart du temps vêtus d’un chandail de grosse laine (comme Pierre Chayriguès en 1924) qui devait leur donner l’aspect d’un chien mouillé par temps de pluie, avec toutefois le blason du coq bordé dessus (comme Julien Darui à la fin des années 40).

Pierre Chayriguès en 1924.

Au début des années 1950, au temps de René Vignal, la plupart des gardiens portaient encore une tenue unie plutôt neutre. Cette bande passera au blanc sur Claude Abbes lors de la Coupe du monde 1958. Celui de Dominique Baratelli, en 1972, arbore le logo du Coq sportif, juste avant l’arrivée d’Adidas. A noter que le portier français a les mêmes chaussettes (rouges) que ses coéquipiers, ainsi qu’un short noir. Il sera encore porté par Joël Bats lors de l’Euro 1984.

Les années 90 voient arriver un gardien atypique, Bernard Lama, qui joue systématiquement avec un bas de survêtement. Après Lama couvert de pied en cap, voici Fabien Barthez en mode short/manches courtes, même par les températures glaciales de France-Espagne en janvier 1998. Un retour aux origines en quelques sortes qui ne porte pas chance au gardien français lors de la Coupe du monde 2010. En 2011, Nike teste sur lui une marinière aux allures de pyjama avant de revenir à du classique tout en jaune d’œuf ou rouge à l’Euro. Ce sera à peu près le même en 2014.

Celui de l’Euro 2016 sera alternativement noir avec des manches violettes, jaune fluo (face à l’Allemagne) ou blanc (en finale contre le Portugal). Ce dernier ne resservira qu’une fois, contre les Pays-Bas en août 2017 avec un résultat bien meilleur (4-0). Lors de ses vingt dernières sélections (depuis juin 2018), il a porté cette tenue 18 fois, ne la troquant qu’à deux reprises contre le rouge (contre la Suède en septembre 2020) et le gris (toujours contre la Suède, en novembre 2020). Le jaune lui porte plutôt chance avec 36 victoires et 7 défaites sur 51 matchs joués, devant le rouge (13 victoires et 3 défaites en 20 rencontres).

Difficile de dater précisément l’apparition des gants. Claus Abbes n’en portait pas contre le Brésil en 1958, alors que Pierre Chayriguès, emblématique portier des années 20, en avait. René Vignal en avait aussi en 1954, au contraire de Laurent Di Lorto en 1938. A noter qu’à l’époque, les gants n’avaient rien à voir avec ceux d’aujourd’hui. Ils étaient fins, en laine et plutôt ajustés aux doigts. Les premiers gants spécifiques semblent arriver au milieu des années 60, tels ceux que portait Marcel Aubour en 1966. Depuis, ils n’ont cessé de se perfectionner, et portent même le nom de leur propriétaire au niveau du poignet.

Le survêtement : reflet de la jeunesse contemporaine et des tendances de la mode

À chaque rassemblement, le défilé des joueurs de l'équipe de France à leur arrivée à Clairefontaine est l'occasion de sonder les dernières tendances mode des Bleus. Un univers où les joueurs français sont également champions du monde, même lorsque Paul Pogba, le fashionista ultime de l'équipe, est absent comme en ce moment pour cause de blessure à la cheville droite.

Dans un domaine où le moindre faux pas peut vous mettre hors-jeu, il est de bon ton de surveiller sa tenue et de suivre les dernières tendances. Mais du minot Mattéo Guendouzi (20 ans) au presque vétéran Steve Mandanda (34 ans), les Bleus ne sont pas finalement pas très différents des jeunes hommes de leur génération que l'on croise dans les centres-villes un peu partout dans l'Hexagone.

« Les Bleus ne sont qu'une photographie de la jeunesse contemporaine, ils ont les goûts des gens de leur âge, mais avec des moyens qui leur permettent d'acheter des pièces de luxe, décrypte Nathalie Rozborski, la directrice générale de NellyRodi, un cabinet de conseil spécialisé dans la mode qui décrypte la montée des marches du château de Clairefontaine, ce lundi après-midi. Ils ont tous la même silhouette et ne portent que du coton, du molleton (survêtement), quelques pièces techniques et du jean. La colonne vertébrale est la même pour tous. Ils sont un peu moins show-off (NDLR : spectaculaires) que d'habitude, peut-être à cause de la saison. Ils portent du gris, du grège, du noir, du bordeaux… Il n'y a pas de folies, hormis la veste violette de Presnel Kimpembe ou le manteau de Benjamin Mendy ».

Du côté des aficionados du survêtement, on repère ainsi Corentin Tolisso, N'Golo Kanté, Nabil Fékir, Raphaël Varane ou Mike Maignan. Le jean, le plus souvent déchiré, retient les suffrages de Lucas Digne, Alphonse Areola, Wissam Ben Yedder, Clément Lenglet ou Léo Dubois.

Comme Kylian Mbappé, qui met en avant son équipementier personnel, ils sont nombreux à afficher ostensiblement les marques de leurs vêtements. Une habitude dont ils tirent les bénéfices autant que les maisons de couture.

« Il s'agit la plupart du temps d'une pièce bien choisie chez Balmain, Givenchy, Gucci, Louis Vuitton ou Burberry, poursuit notre experte. Ce sont des marques faciles à décrypter avec des produits assez iconiques. Elles sont complètement identifiées par les jeunes. Elles confèrent aux joueurs un certain statut. Et les marques sont ravies de cet éclairage qui leur redonne un air frais et moderne. Les joueurs deviennent des égéries de la culture pop contemporaine. C'est par ces marques que le luxe se réinvente. »

Quels que soient les vêtements choisis dans des garde-robes à dimension pharaonique, ils sont cependant invariablement accompagnés de sneakers, comme si aucun joueur ne pouvait avoir l'idée d'enfiler des chaussures de ville.

« Il n'y a plus que des banquiers et des cadres du CAC 40 qui en portent encore, cingle Nathalie Rozborski. C'est devenu un uniforme qui touche l'ensemble de la société. Mais une fois encore, ils ne choisissent pas des baskets ordinaires, elles sont toutes très pointues. »

Une touche finale qui transforme l'image des Bleus. De héros du sport, ils deviennent de nouvelles icônes pop et des prescripteurs de tendance.

Moussa Sissoko, Alphonse Areola et Benjamin Mendy (de gauche à droite).

L'histoire de l'équipe de France à travers ses survêtements

Et pourtant, ce palmarès a mis du temps à prendre forme. Le premier exploit tricolore remonte à la Coupe du monde 1958 où les Bleus remportent une troisième place méritoire. Mais il faut attendre la génération Platini pour parler du premier titre, celui obtenu au championnat d'Europe des nations en 1984. Un titre qui a le don de décomplexer les Tricolores. Le graal, ce sera la Coupe du monde 1998 que Zidane et les siens remportent au Stade de France.

L'Euro 2000 confirmera la suprématie de cette même équipe de France qui manquera de peu d'enlever une nouvelle Coupe du monde en 2006 et un autre Euro en 2016. L'histoire de l'équipe de France, c'est aussi celle de ses individualités les plus marquantes. Et la première figure à laquelle on pense, c'est Raymond Kopa. Un pionnier puisque le joueur d'origine polonaise est le premier à s'être expatrié avec le succès que l'on sait au Real Madrid. C'est aussi le premier footballeur français à avoir reçu le ballon d'or France Football en 1958 lors de la troisième remise du prix. Le charismatique Michel Platini est le second à avoir porté très haut les couleurs de la France. Cet expert en coups de pied arrêtés est également celui qui offrira aux Bleus leur premier grand titre, l'Euro 1984.

Zinédine Zidane enfin, restera sans doute longtemps comme le plus grand footballeur ayant évolué en équipe de France. Ses deux buts inscrits en finale de la Coupe du monde ont évidemment contribué à sa légende. Mais en dehors de cela, quel talent ! Et quel caractère ! Mais cela fait aussi partie de la légende d'un joueur.

Ce n'est pas pour rien d'ailleurs que l'on compare souvent le jeu des Bleus à celui des Brésiliens. Ne dit-on pas que l'un des plus grands matches de l'équipe de France fut celui qui l'opposa lors de la Coupe du monde 1986 au Brésil dans un Maracana de folie ? Ce n'était pourtant qu'un quart de finale. Et que dire de ce France - Allemagne 1982 disputé à Séville, lui aussi entré dans la légende ?

Porter le survêtement de l'équipe de France, c'est donc adhérer à la philosophie de jeu de cette équipe si attachante. Le fil conducteur, vous ne vous en étonnerez pas, c'est le bleu, décliné sous ses nuances les plus délicates.

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Tableau récapitulatif des moments clés de l'équipe de France et de ses survêtements

Année Événement Particularité du survêtement
1930 Le Coq Sportif sort le premier survêtement pour les pros Conçu pour garder les muscles au chaud
1939 Le Coq Sportif lance la fabrication en série pour le grand public Appelé "le costume du dimanche"
1958 Coupe du Monde Claus Abbes ne porte pas de gants
1984 Euro Dominique Baratelli arbore le logo du Coq sportif
1996 Euro Survêtement vintage avec le coq brodé sans les étoiles
1998 Coupe du Monde Fabien Barthez joue en short/manches courtes

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