Le handball féminin français s'est offert une nouvelle chance de médaille après avoir battu le Danemark et s'être qualifié pour le dernier carré de la compétition. Après une défaite surprise face aux Pays-Bas, les handballeuses de l’équipe de France ont su relever la tête, ce mercredi 10 décembre 2025, et l’ont emporté 31 à 26 face au Danemark. Conséquence directe de cette jolie victoire : les Françaises vont avoir la possibilité de jouer une médaille.
Mais si le chemin est déjà entamé, il est loin d’être achevé et il faudra encore cravacher un peu pour placer le métal autour de leur cou. Cela passera par une demi-finale contre l’Allemagne, prévue ce vendredi 12 décembre 2025, à 17h45.
Où Regarder le Match France-Danemark?
Le coup d’envoi du quart de finale du Mondial féminin de handball entre la France et le Danemark a été donné à 21 heures ce mercredi 10 décembre. Pour voir les coéquipières de Léa Grandveau défier le Danemark, il fallait se brancher mercredi à 20h50 sur TFX. La rencontre était à suivre sur beIN Sport, qui prenait l’antenne dès 16 h.
Cette rencontre était à suivre en direct et en exclusivité en clair mercredi 10 décembre dès 20h50 sur TFX et en streaming sur TF1+.
Voici un récapitulatif des informations de diffusion :
- Lieu: Rotterdam (Pays-Bas)
- Date: Mercredi 10 décembre 2025
- Heure: 21 heures
- Chaînes: beIN Sport 1 et TFX

Contexte du Match
Les choses sérieuses commencent vraiment pour les Bleues du handball. Tenantes du titre, les Françaises se sont qualifiées pour les quarts de finale du Mondial de handball, disputé en Allemagne et aux Pays-Bas jusqu’au 14 décembre, malgré un premier accroc lundi à Rotterdam face aux Pays-Bas (26-23). Les Bleues arrivent à ce rendez-vous après une première phase maîtrisée, marquée par cinq victoires d'affilée.
Leur série s'est toutefois arrêtée lundi à Rotterdam, la France s'étant inclinée face aux Pays-Bas (23-26) lors de la dernière journée du tour principal, un choc entre équipes jusque-là invaincues. Une défaite sans impact sur la qualification, mais qui les place à la 2e place du groupe.
Ce mercredi 10 décembre, les joueuses de Sébastien Gardillou ont défié le Danemark à Rotterdam pour un quart de finale aux allures de rendez-vous explosif. Les Danoises, toujours invaincues dans la compétition, restent un très mauvais souvenir puisque ce sont elles qui avaient barré la route des Bleues en demi-finale de l’Euro 2024 (22-24).
Un Air de Revanche
Comme un air de revanche. L'équipe de France féminine de handball, en panne d'efficacité offensive, a subi lundi contre les Pays-Bas à Rotterdam son premier revers du Mondial (26-23). De quoi piquer les joueuses de Sébastien Gardillou au vif. Mercredi à Rotterdam, il faudra aussi aux coéquipières de Léa Grandveau et Tamara Horacek tourner (très) rapidement la page pour négocier le premier match couperet de ces Mondiaux.
Une affiche de haut vol entre des Bleues revanchardes et des Danoises qui les avaient battues en demi-finale de l'Euro 2024. Pas question de tomber dans ce piège, tempère l’ailière Lucie Granier.
En face, le Danemark réalise un parcours solide et demeure invaincu dans la compétition. Les Danoises restent un adversaire de taille pour les Françaises puisque lors du dernier Euro, elles les avaient éliminées en demi-finales (22-24).

Les Enjeux et les Forces en Présence
La France aborde ce quart de finale avec un mélange de certitudes et de points d’alerte. Sur le plan défensif, les Bleues pourront s’appuyer sur leur bloc compact, incarné par Pauletta Foppa, neuvième meilleure bloqueuse du tournoi à l'aube des quarts (0.8 tir bloqué par match), ainsi que Sarah Bouktit et Tamara Horacek, toutes deux classées treizièmes (0.7). L’un des défis majeurs sera la gestion du ballon.
Face aux Pays-Bas, les Françaises ont concédé quatorze pertes de balle, un chiffre lourd à ce niveau, et offrir au Danemark des transitions rapides serait une énorme prise de risque. Côté mental, les Françaises connaissent bien ce type de rendez-vous. Elles savent que les quarts de finale sont souvent le moment où se révèle une future championne du monde, ou, au contraire, tout peut déraper.
Peu importe les absences de cinq joueuses majeures, en congé maternité (Estelle Nze Minko, Chloé Valentini, Laura Flippes) ou blessées (Laura Glauser et Grâce Zaadi), les Bleues, jamais inquiétées, ont retrouvé la cohésion collective de leurs plus grandes conquêtes. Celles-ci ont toujours été assises sur une défense de fer. Le sélectionneur Sébastien Gardillou, qui avait demandé mardi qu’elles soient « excellentes » et pas seulement bonnes, a été entendu.
« J’avais demandé qu’elles soient rugueuses, elles ont été rugueuses. « La gentillesse au vestiaire » Concernées individuellement et collectivement, les Bleues ont parfaitement gêné la circulation de balle des Danoises et fait résonner leur hargne, dès le début de match (3-0), dans une Ahoy Arena aux trois-quarts vide. Après avoir fait le plein juste avant pour la qualification des Néerlandaises face aux Hongroises (28-23).« J’ai dit aux filles la gentillesse, on la laisse au vestiaire. On s'est dit qu'il fallait qu'on mette beaucoup plus d'impact sur le terrain ou même en dehors, qu'il y ait plus de signes, plus de rage dans les visages, dans les gestes, sur le banc.
Les Françaises ont aussi été parfaitement lancées par Clarisse Mairot (6/7), qui a réussi ses quatre premiers tirs (8-4, 11e) alors que la menace de loin était essentielle dans un futur succès.« J’ai apporté par mon tir de loin, mes duels, j’ai provoqué des pénaltys, c’était super », a souligné Clarisse Mairot.
« Quand on voit qu’une joueuse est en feu, on continue de l’envoyer (au tir en la servant), sur différentes formes », a de son côté relevé Tamara Horacek, meneuse de jeu. L’arrière gauche de Brest a aussi été précieuse en inscrivant deux buts coup sur coup en seconde période alors que les Danoises, menées de cinq longueurs à la mi-temps (17-12), étaient revenues à deux unités (19-17, 39e). Pour relancer la machine, les parades d’Hatadou Sako (9/30) ont également compté, notamment celle devant Elma Halilcevic, fructifiées par deux buts de Sarah Bouktit derrière (22-17, 45e).
Si elles franchissent cette étape, elles seront opposées en demi-finales à l'Allemagne ou au Brésil. Dans le vestiaire, le discours est clair : tourner la page des Néerlandaises. "Tout nous anime aujourd’hui", estime de son côté Léna Grandveau. "On a envie de faire mieux, d’avoir une bonne image de nous sur le terrain et surtout de ne pas finir comme ça". Bonne nouvelle pour le staff : Méline Nocandy, touchée au pied, pourrait effectuer son retour pour ce quart décisif.