Le volley-ball, discipline sportive exigeante et spectaculaire, a trouvé sa place dans le monde des jeux vidéo dès les années 80. Des classiques 8-bits aux simulations modernes, explorons l'histoire et l'évolution de ce sport sur différentes consoles.
Un Voyage Nostalgique : Great Volleyball sur Master System
Un nouveau test de jeu vidéo nous emmène en 1987, sur la Master System, console 8bits de Sega. Le jeu en question s'intitule Great Volleyball, ce qui veut dire "Super volley-ball" dans notre langue. Le jeu nous accueille avec une représentation d'un joueur de volley-ball en train de smasher, représentation plutôt réussie et détaillée pour un support 8bits comme la Master System. Par contre cela est au détriment de l'arrière-plan, totalement rose uni.
Le titre prend le relais sur le même fond rose, et clignote de toutes les couleurs à une vitesse qui pourrait avoir des conséquences graves si vous êtes épileptique. Comme beaucoup de jeux de cette console, le choix entre le mode 1 joueur et le mode 2 joueurs se fait à l'écran titre, en utilisant le bon bouton pour entrer dans le menu. Le mode 1 joueur vous fera affronter un ordinateur, le mode deux joueurs vous verra affronter l'équipe du camarade assis devant la télé avec vous. Comprenez par là qu'il n'est pas possible de joueur à deux dans la même équipe.
Alors certes, le menu semble clair et direct. Mais la première chose qui frappe la rétine, c'est le contraste entre l'écran titre, coloré et à dominante rose, et le menu, tout gris et franchement tristounet, visuellement parlant. C'est comme si les gars avaient vidé leurs feutres Reynolds dès le début du projet et avaient du faire tout le reste au crayon à papier... déconcertant. Bref, vous avez le choix entre trois options. Un entraînement, un match de charité et le tournoi.
Si vous choisissez de faire un match ou de participer au tournoi, le jeu vous demandera de choisir une équipe nationale parmi les huit pays présents dans le jeu. Et cocorico, la France est de la partie ! Bon ici, point de Toniutti, de Rouzier ou de Ngapeth. En fait, on ne mentionne jamais les noms des joueurs, qui sont au nombre de six par équipe, sans système de remplaçants. La différence entre les équipes se situe au niveau de la couleur des joueurs (vêtements et peau).
Au final, les heureux élus sont les USA, l'URSS, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, le Brésil, Cuba et donc la France. Par ailleurs, sachez que les joueurs sont masculins. Pas le choix. En vérité, vu qu'ils font trois pixels de haut à tout péter, avec un peu d'imagination, on peut avoir la liberté de croire que l'on joue des équipes féminines, mais a priori, ce sont seulement des hommes.
Quand vous choisissez votre équipe, le jeu joue l'hymne national correspondant. Avant de se lancer dans un match officiel, essayons la session d'entraînement. En arrivant, on nous propose de nous essayer aux services ou aux smashs. Mais surtout, on voit enfin à quoi ressemble le terrain de jeu : vu de profil, légèrement en hauteur pour pouvoir observer l'ensemble des 6 joueurs de l'équipe dans une toute aussi légère perspective. Un choix judicieux et plutôt bien réalisé.
On découvre que l'entraîneur est sur le bord du terrain, et vous fera remarquer si votre geste est bien effectué ou non. Dans le premier cas, une petite bulle au-dessus de sa tête affichera "O.K. !". Mais si vous ratez votre geste, ce qui arrivera souvent si vous n'avez pas la notice qui vous explique comment vous servir des boutons de la manette, il vous dira que ce n'est pas bon et vous traitera de maladroit.
On découvre donc par soi-même les commandes. La manette d'une Master System possède des flêches directionnelles et deux boutons (1 et 2). On s'aperçoit alors que pour les services, on peut se rapprocher ou s'éloigner de la ligne avec les flêches, et on lance le ballon avec 2. Si on est loin de la ligne, le joueur prendra de l'élan et sautera tout seul, il faudra alors appuyer à nouveau sur 2 lorsque le personnage sera à hauteur de la balle pour la frapper, sinon le service sera raté. Si on se trouve près de la ligne, le joueur attendra simplement que le ballon retombe sur lui, et il faudra appuyer à ce moment-là pour servir au sol.
Pour les smashs, ce n'est pas aussi simple. Un joueur non contrôlé envoie la balle sur le passeur. Il faut appuyer sur 2 pour faire la passe. Puis il faut amener son attaquant au niveau de l'ombre de la balle, appuyer sur 1 pour sauter dans le bon timing, et appuyer sur 2 en maintenant la flêche vers le terrain adverse pour effectuer le smash quand le ballon est au niveau de l'attaquant en l'air.
Il ne faut surtout pas bouger son attaquant avant que la passe ne soit effectuée car... on contrôle les six joueurs simultanément ! Si l'on bouge avant la passe, cela fera s'éloigner le passeur du ballon, et il ne pourra pas faire sa passe... Avant de démarrer un match, le menu vous demandera de distribuer des points à votre équipe pour définir son niveau dans trois domaines (réception, service et attaque). Vous avez le droit à cinq points à répartir.
C'est original mais à moins d'être le codeur du jeu, impossible de constater les répercussions au cours du match, sauf si l'on joue à peu près 347 parties. Lorsque l'on débute le match, que ça soit un match de charité ou un match du tournoi, les joueurs entrent sur le terrain et se saluent avant de se placer. C'est très mignon.
Ce qui suit l'est moins puisque l'on se rend compte que le jeu se déroule à vitesse réelle, et il est très dur de se placer au niveau du ballon qui vient d'en face pour faire la réception dans les temps... certes en martelant le bouton de réception, parfois les joueurs plongent pour relever la balle si ils sont assez près de cette dernière, mais globalement il faut être un ninja pour avoir une chance de mettre le passeur dans de bonnes dispositions... les mécanismes de jeu sont très compliqués à prendre en main et finalement, les conditions des entraînements sont très éloignées de celles du match. Ce qui, après coup, diminue grandement leur intérêt.
Pourtant, on se rend compte en regardant l'adversaire que beaucoup de combinaisons sont possibles : passes arrières, secondes mains... Résumer le déroulement d'un match sera facile : vous vous ferez démonter. Chaque point encaissé vous ramènera à votre impuissance en tant que simple être humain qui voulait juste s'amuser à un jeu vidéo. L'intelligence artificielle dopée aux hormones de grizzlie qui vous fait face n'aura aucune pitié, elle n'aura même pas conscience de votre existence.
Elle s'en moquera littéralement après tout, puisque son but est avant tout de vous humilier. Pas juste gagner. Vous. Pour marquer un point, suivant les règles de l'époque, il faut d'abord gagner le service. Si par miracle cela se produit, lorsque l'espèce de rouleau compresseur électronique rate un service par exemple, vous ne pourrez pas convertir votre service en point. N'y pensez même pas. En face ça sera : réception, levée de ballon, humiliation.
L'image de l'équipe adverse en train de sauter de joie après chaque point restera brulée dans votre rétine tant elle sera fréquente. Vous commencerez à imaginer que l'arbitre, dont le visage est composé essentiellement de deux pixels noirs, retient en permanence un fou rire devant une telle mise à mort. Si vous êtes un ninja, vous aurez une chance de vous amuser. Dans le cas contraire, vous qui lancez ce jeu, abandonnez tout espoir.
Alors oui, on voit souvent la difficulté inhérente aux jeux de cette époque comme un gage de qualité. On dirait bien que non.
Pour jouer à ce jeu sur une PS5, il est peut-être nécessaire de mettre à jour votre système avec la version la plus récente du logiciel système. Bien que ce jeu soit jouable sur une PS5, il se peut que certaines de ses fonctionnalités ne soient disponibles que sur une PS4. Consultez PlayStation.com/bc pour en savoir plus.
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Super Spike V'Ball : L'Ère Arcade et NES
Comme à peu près tout ce qui avait du succès quelque part dans le monde dans les années 80, V’Ball aura été adapté sur NES - en devenant au passage Super Spike V’Ball pour des raisons à propos desquelles on pourra supputer un peu plus bas. L’occasion de retrouver nos volleyeurs dans une version adaptées aux capacités de la 8 bits : naturellement, c’est moins coloré et le terrain est plus petit, tout comme les sprites, et il y a une bonne dose de clignotements.
Ceci dit, tout ce qui est affiché à l’écran est parfaitement à la hauteur du hardware de la machine, et on ne passe pas la partie à se répéter que c’est moche, ce qui était plus ou moins l’objectif principal à espérer atteindre - et, pour ne rien gâcher, les thèmes musicaux sont réussis, reprenant de sonorités qui rappellent beaucoup celles des autres titres de Technos sur la console, à commencer par Double Dragon II.
La vraie bonne nouvelle, cependant, c’est que non seulement Super Spike V’Ball n’a strictement rien perdu en contenu depuis la version arcade (il est par exemple toujours possible de jouer à quatre, à condition d’avoir le matériel nécessaire), mais qu’il intègre en plus de nouveaux modes de jeux histoire de vous entraîner ou de partir vers l’équivalent du tournoi de la borne - avec, en guise de bonus, une tournée « mondiale »… qui se déroule toujours intégralement aux États-Unis, mais en vous faisant affronter des équipes étrangères.
Il y a désormais pas moins de huit états à visiter (ce qui fait un peu regretter qu’il n’y ait pas un système de sauvegarde, une partie pouvant être appelée à durer un certain temps), et en plus de pouvoir configurer les matchs (qui se jouent désormais par défaut en 15 points, mais cela peut aller de 5 à 20 par incréments de 5), vous pouvez même choisir vos personnages, avec chacun leur caractéristiques propres (on notera d’ailleurs la présence de Billy et Jimmy, de… Double Dragon) !
Et en guise de cerise sur le gâteau, la campagne solo est désormais jouable à deux - et, fort logiquement, la très énervante limite de temps appartient désormais au passé. C’est d’autant plus une bonne nouvelle que la jouabilité est toujours aussi bonne, même si les timings ont été revus depuis la version arcade. Dans l’ensemble, se coller au filet en phase d’attaque est désormais une mauvaise idée, car vous aurez de très fortes chances de tirer dans le filet, et les personnages incarnés pourront avoir un gros impact sur votre façon de jouer (si vos joueurs sont nuls en défense, mieux vaudra être clinique dans vos smashs, ou être suffisamment bon pour compenser leurs lacunes, par exemple).
Même si on peste encore parfois face à certains tirs qui peuvent sembler imparables, le jeu offre toujours une marge de progression, et on peut au final y passer encore beaucoup plus de temps que sur la borne. Loin des portages au doigt mouillé réalisés (souvent sans le secours du code, il est vrai) en occident, Super Spike V’Ball nous rappelle ce qu’est une véritable adaptation intelligente de l’arcade : un contenu boosté, une jouabilité préservée, et une durée de vie devenue nettement plus conséquente.
« La réalisation est inégale. Les graphismes des joueurs sont quelconques et l’animation souffre parfois de quelques bugs (le joueur « disparaît » dans le sol !). Alors que Technos Japan s’étaient chargés eux-mêmes de l’adaptation de V’Ball sur NES, c’est un studio externe qui se sera chargé, à peu près au même moment (les deux versions sont sorties à cinq jours d’écart), de porter le jeu sur Sharp X68000.
Du coup, plus question de modifications ici ; comme très souvent, c’est face à une simple retranscription du contenu de la borne que l’on a affaire - du contenu de la borne japonaise, s’entend, ce qui signifie que le titre a à la fois retrouvé son infime bribe de scénario après l’écran-titre, et qu’il a parallèlement perdu son mode quatre joueurs… et apparemment, son mode deux joueurs avec, puisque je ne serai jamais parvenu à invoquer un menu des options ni rien qui permette d’inviter un ami !
Ça, c’est un réel raté, car autant dire que l’intérêt de ce type de jeu réside particulièrement dans le fait de pouvoir jouer avec (ou contre) un autre joueur. Cette lacune excepté, la réalisation est, comme on pouvait s’en douter, très proche de celle de la borne - pas identique à 100%, mais pas loin. Oh, et naturellement, la limite de temps a disparu, comme sur NES.
Championship Beach Volley : V’Ball sur Sharp X68000, qui non seulement ne contient aucun des ajouts observés dans la version NES, mais commet surtout l’erreur de retirer le mode deux joueurs. Toujours solide techniquement et agréable à jouer, le jeu n’est cependant plus vraiment une alternative crédible dès l’instant où on peut jouer à la borne.
Occasion cartouche seule, version Genesis. Jeu Super Volleyball pour console MegadriveSi les jeux de sport étaient des légendes, Super Volleyball serait leur poème épique, éclipsant même la magie de « Space Jam » et l'intensité de « FIFA » ! Entrez dans l'arène où chaque service est une symphonie et chaque passe un coup de maître. Ressentez l'adrénaline pure en maîtrisant des mouvements dignes des plus grands champions. Dans cet univers palpitant, chaque frappe et chaque stratégie façonnent votre légende personnelle ! Devenez l'architecte de la victoire et inscrivez votre nom dans l'histoire sportive pour l'éternité !
Graphiquement c'est le minimum syndical, mais, pour rester dans l'analogie prolétaire, c'est propre comme une intervention d'un délégué CGT : c'est pas spécialement élégant mais on comprend bien le propos, qu'on aime ou pas. Pas de clignotement, un scrolling qui tient plus la route qu'Ayrton Senna, et une palette de couleurs bigarrées qui faute d'être esthétiquement intéressante a au moins le mérite de réveiller la rétine. Et peut être même de rendre la vie aux pixels morts, allez savoir.
La musique est un pur concentré de chiptune assez quelconque, parfaitement représentatif de son temps, à base de tougoudougoudoum, pchhhhtttt, triiiii, tougoudougoudoum ta ta taaaa. Elle habille sans énerver, et vous n'en aurez aucun souvenir une fois votre console éteinte. Bref, y'en a pour tous les goûts, et ce serait bien le diable que vous ne trouviez pas votre plaisir, un peu comme le disait très justement votre maman l'autre soir. Embrassez la pour moi, voulez-vous ? Evitez la joue droite par contre, j'ai la faciale désaxée comme on dit pudiquement dans le milieu.
Enfin bref, y'a du choix, et on aime ça. Bon du coup ça se regarde, ça s'écoute, ça se paramètre, mais est-ce que ça se joue ce merdier ? Bah oui mon gars, et pas trop mal en plus. Alors on va pas se la raconter, passé le 4ème tour du tournoi de base, vous allez en chier comme un ouvrier polonais sous Jaruzelski tentant de nourrir sa famille. Chaque point se gagnera dans une marée de sueur mêlée de sang, mais la victoire n'en sera que plus belle. Enfin j'imagine, moi j'ai pas réussi.
La faute à des attaques supersoniques pratiquées par l'adversaire et que j'ai été incapable de bloquer ou même de reproduire à mon compte. Il est intéressant de constater que ces super attaques ressemblent étrangement à celles qui feront la réputation et la gloire de Nintendo World Cup, ce qui positionne Super Spike V'Ball comme un cousin indubitable de la famille Kunio-Kun. Le très incongru KA-BOOOOM accompagnant lesdites attaques entérine d'ailleurs définitivement ce lien de parenté.
Alors, verdict ? Et bien on passe un agréable moment. C'est pas le jeu du siècle, c'est dur sa mère (mais on est en 1989, le mur n'est pas encore tombé, les mentions au bac sont aussi rares que les électeurs de Jean Lassalle, bref la vie elle même est une pute), mais on y reviendra avec plaisir de temps à autre, histoire de passer le temps en se remémorant les merveilleux jours d'une décennie mourante, mais on s'en fout, les années 90 ca sera trop bien frère, wahla.

Image du jeu Super Spike V'Ball sur NES
Super Volley Blast : Une Touche Moderne sur Nintendo Switch
C’est en pleine période estivale que nous arrive Super Volley Blast exclusivement sur Nintendo Switch. Derrière ce projet se cache le studio barcelonais Unfinished Pixel, une équipe de développeurs qui nous avait livré en 2014 l’excellent Spy Chameleon, un titre d’infiltration. C’est donc dans une toute autre direction que se dirige l’équipe indépendante, vers une discipline qui, ces dernières années, ne connaît que la série Dead Or Alive Xtreme ou des mini-jeux dans les Jeux Olympiques de Mario & Sonic.
La première difficulté dans Super Volley Blast reste d’apprendre à jouer à ce sport auquel on n’a pas l’habitude de jouer. Dans le titre développé par Unfinished Pixel, les mécaniques sont simples mais demanderont un petit temps d’adaptation. En lançant une partie rapide, il nous a fallu quelques temps avant de marquer le premier point, c’est pourquoi il ne serait pas inutile de passer par la case tutoriel.
Surtout, le niveau est plus abordable en mode Histoire qu’en partie rapide. Ainsi, il faudra s’entraîner sur le positionnement, sur la réception et la passe, sur le timing lors de votre saut pour smasher le ballon. Rappelons que l’on a droit à seulement trois touches, sinon on perd le point. Cette simple règle rythme parfaitement une partie et rend le gameplay un peu nerveux dès lors que les échanges se poursuivent.
Néanmoins, en jouant avec un ami, l’entente, la communication et la coordination sont indispensables pour la victoire. Si vous vous précipitez vous deux à la réception d’un ballon, vous pourriez être pénalisés pour la construction du point. En plus de devoir relancer rapidement la balle de l’autre côté, il est parfois difficile de savoir qui a touché la balle. Pour cela, il faut jeter un œil à vos personnages, celui qui l’aura touché sera grisé, une astuce bien pensée de la part des développeurs mais qui manque tout de même de clarté.
Malheureusement quelques bugs viennent tâcher le déroulement d’un match. Il nous est arrivé de perdre un point alors que le tir adverse dépassait largement la délimitation du terrain, plutôt agaçant quand la tension monte. Quelques regrets pour le service qui ne bénéficie d’aucune fonctionnalité particulière, rendant impossible de réaliser un service gagnant ni un effet particulier.
En matière de réalisation artistique, il ne faut pas s’attendre à du photoréalisme, ni à du Jeanne et Serge. Super Volley Blast dispose d’environnements soignés mais presque figés. Un décor, un public et c’est parti. Ainsi, on reste séduit par l’environnement japonais qui nous plonge en pleine saison des cerisiers qui font le charme du lieu. On se pose plus tard à New-York au sommet d’un building, ce qui bouleverse légèrement les conditions de jeu en matière de visibilité. À côté, on se met au beach-volley sur les plages barcelonaises, dans le désert égyptien au pied des sphinx.
Dans sa grande globalité, le titre est bien dessiné pour un petit jeu indépendant, ce n’est pas le titre le plus beau mais il a un petit charme qui fera l’affaire le temps de quelques heures. Les personnages sont aussi dignes d’une BD, ce qui pourrait repousser les uns mais satisfaire les autres. Lorsque l’on parcourt le menu de Super Volley Blast, on aperçoit déjà les bons et les mauvais côtés. Dans les malus, une interface simpliste qui dénote d’un manque d’effort pour moderniser la clarté des onglets, se contentant ainsi du strict minimum.
L’absence de fonctionnalités en ligne se fait également remarquer et c’est bien dommage, il aurait été agréable d’affronter des joueurs du monde entier. On croit aussi pouvoir se lancer dans des défis mais les Challenges sont en fait des succès que l’on acquiert en jouant. Heureusement, Unfinished Pixel offre des parties rapides, des tournois et un mode Histoire qui se joue en coopération si jamais vous le souhaitez.
Revenons au mode Histoire, s’il en existe réellement un… Car le speech se résume en une ligne, vous incarnez deux volleyeurs qui souhaitent simplement devenir les meilleurs du monde. Pour cela, ils affronteront sept équipes adverses, oui seulement sept matchs pour le scénario dont la durée se résumera dans votre capacité à vaincre les opposants. Cependant, l’humour est au rendez-vous et les adversaires représentent tous des personnalités réelles dont les noms ont été déformés. Ils bénéficient tous de dialogues décalés pour introduire et conclure le match, en rapport avec leur métier.
Sans vous spoiler entièrement, on retrouvera des dirigeants politiques, des personnalités de l’industrie jeu vidéo, des super-héros, etc. Ce petit roster peut être complété par vos créations et on félicitera les développeurs pour l’outil de personnalisation qui est vraiment sympa. Presque toute l’anatomie peut être modifiée, de quoi réaliser des volleyeurs loufoques, ou bien athlétiques. Concernant leur tenue vestimentaire, on se contentera par contre du strict minimum puisqu’il n’est possible que de choisir la couleur de leur short et de leur t-shirt.
Super Volley Blast ne représente pas la simulation sportive de l’année mais elle mérite le coup d’œil. Elle permettra de passer des moments agréables en famille ou entre amis grâce à des fonctionnalités multijoueur en local bien inspirées. Ses mécaniques de jeu demandent un temps d’adaptation mais restent faciles à assimiler, son mode Histoire profite d’un trait humoristique mais d’aucune profondeur scénaristique. Sa réalisation un peu cheap et sous forme de bande-dessinée cache un gameplay nerveux qui demande coordination et communication avec son coéquipier.
Malheureusement, son contenu reste léger et il lui sera difficile de passer tout l’été s’il reste en l’état, sans mode online et seulement sept matchs au compteur pour le mode Histoire.
Real World Legends 🏆 trophy. Super Volley Blast on PS4. (Trophy Tip in description)
Autres Jeux de Volley-Ball
Voici une liste non exhaustive d'autres jeux de volley-ball disponibles sur différentes plateformes :
- Go Vacation (Nintendo Switch, Wii)
- Mario Sports Mix (Wii, Wii U)
- Smash it Wild (PC, Mac)
- BeastieBall (PC, Mac)
- Nintendo Switch Sports (Nintendo Switch)
- Sports Island Freedom (Xbox 360)
- Sports Island 3 (Wii)
- Sports Island (Wii)
- Beach Spikers

Image du jeu Nintendo Switch Sports sur Nintendo Switch
Conclusion
Le volley-ball a su se réinventer à travers les décennies sur diverses plateformes de jeux vidéo. Des titres classiques comme Great Volleyball et Super Spike V'Ball aux simulations modernes comme Super Volley Blast, le sport continue d'inspirer les développeurs et de divertir les joueurs.