L'AS Saint-Étienne (ASSE) et le RC Strasbourg (RCSA) sont deux clubs historiques du football français. Leurs rencontres sont toujours attendues avec impatience par les supporters, car elles sont souvent synonymes de passion et de spectacle. Cet article explore l'histoire de ces confrontations, en mettant en lumière les moments clés et les statistiques marquantes.


Les Débuts du RC Strasbourg
Tout commence au début du 20e siècle. Nous sommes en 1906 et les rencontres ont lieu au Polygone, en Alsace allemande. Après la guerre, le FC Neudorf est rebaptisé RC Strasbourg Neudorf puis dans la foulée Racing Club de Strasbourg. Le samedi 10 juin 1933, au restaurant de la Bourse, le Racing fait le grand saut dans le professionnalisme grâce à une Assemblée Générale extraordinaire.
Tout commence bien pour le Racing qui s’installe immédiatement dans les hauteurs du championnat, il termine 2e en 1934-35, 3e en 1935-36, 6e en 1936-37 et 5e en 1937-38. C’est alors que se produit ce que l’on a considéré à l’époque comme un miracle. Les SR Colmar liquidèrent leur section professionnelle.
Il retrouve des couleurs les deux saisons suivantes mais lors de l’exercice 1951-52, le club de la Meinau va connaître le pire avec la première relégation en D2 à l’issue de la plus mauvaise année de l’histoire du club.
On assiste à un délire dans les rues de Strasbourg, le retour des vainqueurs est triomphal. Les années qui suivent ne resteront pas dans les annales, Strasbourg remonte puis redescend en D2. La Coupe de France revient à Strasbourg en 1966, quinze ans après, sous la houlette de Paul Frantz grâce à une victoire en finale contre Nantes (1-0). En 1970, on adopte des nouveaux statuts mais le Racing redevient Racing Club de Strasbourg six ans plus tard. Nous sommes en 1976, le club est en D2 et va remonter en D1. Le promu termine l’année à la troisième place et se prépare à vivre la plus belle page de son histoire.
Cette saison restera comme la référence. Malheureusement, ce sommet ne durera pas et le Racing plonge dans la crise. Les années 80 seront de sinistres mémoires et les « Bleus » retrouvent la D2 en 1986. Grâce à un grand match face à Rennes en match de barrage retour, remporté 4-1 et un but inoubliable du regretté Stephen Keshi, Strasbourg retrouve le plus haut niveau en 1992. Deux ans plus tard, il joue les premiers rôles en championnat toute l’année mais ne termine que 9e après une saison exemplaire. Suivra un magnifique parcours en Coupe de l’UEFA, après des qualifications face aux Glasgow Rangers et Liverpool, en 1/8 de finale (3-0, 0-2), le Racing bat l’Inter de Milan 2-0 à la Meinau mais s’incline 3-0 au match retour.
Placée sous le signe de la « reconquête », la saison 2003-2004 doit permettre au Racing de stabiliser le club parmi l’élite nationale et de regagner les faveurs du public alsacien. La saison suivante sera marquée par la deuxième victoire du club en Coupe de la Ligue. Le 30 avril 2005, le Racing, emmené par Jacky Duguépéroux, remporte ce trophée en dominant Caen (2-1) et se qualifie, ainsi, pour la coupe de l’UEFA où il atteint le stade des huitièmes de finale. Au terme de ce Championnat 2005-06, le Club strasbourgeois termine hélas 19e de la Ligue 1 et est donc relégué à l’étage inférieur. Mais il n’y fera qu’un cours passage. Avec Jean-Pierre Papin à sa tête, l’équipe du RCS reprend l’ascenseur pour l’élite un an après l’avoir quittée.
A l’été 2007, Jean-Marc Furlan remplace JPP en tant qu’entraîneur de l’équipe pro. Après un début de parcours encourageant, les Cohade, Gameiro, Bellaid et consorts connaîtront un terrible trou à partir du mois de mars. En effet, en enchaînant onze défaites d’affilée jusqu’à la dernière journée, le Racing ne parviendra pas à se maintenir en Ligue 1 et replonge donc en L2. C’est le début d’une période trouble, marquée entre autres par une relégation en National pour la première fois de l’histoire professionnelle du club, lors de la saison 2010-2011.
A l’été 2011, le Racing, en dépôt de bilan, est obligé de repartir en CFA2. Entraîné par François Keller, il parviendra à grimper d’un échelon avant que son frère Marc, accompagné de dix autres actionnaires et avec l’appui de la région et de la ville, ne reprenne le club avec l’objectif de le replacer dans le monde professionnel. La saison 2012-13 est éprouvante avant de se conclure en apothéose. Après une défaite à domicile contre Moulins (0-4), tout semble perdu. Mais les hommes du capitaine Sikimić vont réaliser une fin de saison incroyable alignant six victoires et un nul. Le 2 juin 2013, au bout d’un match épique contre Raon-l’Etape à Epinal (3-2), devant 3 000 supporters aux anges, le Racing monte en National.
Jérémy Grimm (Colmar) et Dimitri Lienard (Mulhouse) rejoignent le club pour une saison suivante très compliquée et dont l’issue ne se jouera pas sur le terrain. Malgré le remplacement comme entraîneur de François Keller par Jacky Duguépéroux, le 28 mars 2014, le Racing est relégué sportivement. L’année suivante, avec les renforts d’Alexandre Oukidja, Ernest Seka, Mayoro N’Doye et Stéphane Bahoken notamment, ainsi que l’arrivée de Jérémy Blayac au mois de janvier, la montée en Ligue 2 se joue à la dernière journée. La victoire face à Colomiers (2-0) ne suffit pas.
Le retour dans le monde professionnel survient enfin en 2016. L’accession en Ligue 2 est obtenue à Belfort (0-0) lors de l’avant-dernière journée. Le Racing revient à un niveau qu’il n’avait plus connu depuis la saison 2008/2009. Pour son retour en Ligue 2, le club fait appel à un nouvel entraîneur, Thierry Laurey (GFC Ajaccio). Kader Mangane, Laurent Dos Santos, Anthony Gonçalves, Khalid Boutaib, Baptiste Guillaume et Jean-Eudes Aholou au mois de janvier, font partie des nouvelles recrues. L’objectif affiché est le maintien mais, poussé par son incroyable public, le Racing se bagarre pour la montée toute la saison.
Tout se joue lors de la dernière journée. Revenu au plus haut niveau du football français, le club alsacien se battra toute la saison pour réussir son challenge : rester en Ligue 1. Huitième peu avant la trêve hivernale avec 24 points en 18 journées, il semble pourtant bien parti pour y parvenir avec les apports de Dimitri Foulquier, Kenny Lala, Bakary Koné, Pablo Martinez, Jonas Martin, Benjamin Corgnet, Nuno Da Costa, Idriss Saadi et Martin Terrier. Il faut un miracle et il se produit le 12 mai. Contre Lyon, qui joue sa place en Ligue des Champions, le Racing est mené 2-1 à quelques minutes de la fin. Nuno Da Costa entre alors en jeu et égalise.
Le maintien : cela reste l’objectif à l’aube de la saison 2018/2019. L’effectif est renforcé par des joueurs confirmés, le gardien Matz Sels, Stefan Mitrović, Lamine Koné, Adrien Thomasson ou Lionel Carole, mais aussi des garçons pleins d’avenir tels Lebo Mothiba, Ludovic Ajorque et Ibrahima Sissoko. Cette fois, les Alsaciens ne trembleront pas malgré une nouvelle série de 7 matches sans succès avant une dernière victoire à Nantes (1-0) lors de l’ultime journée. Avec 49 points, le Racing se maintient haut la main récompensant un public d’une fidélité à toute épreuve (18 matches à guichets fermés sur 19). L’inimaginable se produit même le 30 mars à Lille, au Stade Pierre-Mauroy, en finale de la Coupe de la Ligue BKT. Après avoir éliminé Lille (2-0), le Racing s’impose à Marseille (1-1, 2 tab à 4), à Lyon (1-2) avant de sortir Bordeaux en demi-finale (3-2). Il reste Guingamp. Après un match sans but, le RCSA s’impose aux tirs au but (4-1).
Les Débuts de l'AS Saint-Étienne
L'histoire de l'AS Saint-Étienne commence avec Geoffroy Guichard, fondateur du groupe Casino, qui crée une section sportive au sein de l'Amicale des employés de la Société des magasins Casino (ASC). Immédiatement, la couleur verte est adoptée. Le règlement de la Fédération Française de Football Association (FFFA) autorise les clubs d'entreprise à prendre part aux compétitions nationales seulement s'ils ne portent pas de noms commerciaux. L'ASS devient l'Association Sportive de Saint-Étienne (ASSE). Le club se porte candidat à l'inscription en championnat professionnel.
Leur modeste rang en championnat départemental engendre un refus pour les Verts au profit du Sporting Club de Saint-Étienne, 32e de finaliste de la Coupe de France en 1930, 1931, 1934 et 1936, et jouant en Division d'Honneur de la Ligue du Lyonnais. Cependant, le Sporting Club de Saint-Étienne ne présente pas toutes les garanties financières exigées. L'ASSE est finalement promue au statut professionnel. Les Verts disputent leur premier match professionnel à Bordeaux contre le SC La Bastidienne. Les Verts disputent leur premier match professionnel au stade Geoffroy-Guichard contre le FAC Nice.
Le président Pierre Guichard veut faire monter le club en Division 1. Pour cela, il recrute de nombreux internationaux et un nouvel entraîneur, l'écossais William Duckworth. L'ASSE atteint son objectif en terminant premier de la poule interrégionale sud et deuxième de la division nord-sud. L'ASSE remporte sa première compétition officielle, la Coupe Charles Drago. Le titre est acquis à l'avant-dernière journée du championnat grâce à un match nul 1-1 sur le terrain du RC Strasbourg.
La saison suivant le titre, l'ASSE fait ses premiers pas en Coupe d'Europe des clubs champions face aux Glasgow Rangers, à l'Ibrox Park devant 85 000 spectateurs. Les Verts ouvrent rapidement la marque grâce à Rachid Mekloufi (14e). Les écossais reviennent au score dans la foulée (19e) et prennent les devants en seconde mi-temps (47e et 82e). L'ASSE dispute son premier match européen au stade Geoffroy-Guichard lors du match retour. Les Verts doivent s'imposer sur un score plus important qu'au match aller pour se qualifier au tour suivant. Jean Oleksiak inscrit le premier but du match à la 11e minute. Les Rangers égalisent à la 61e minute. René Ferrier scelle le score en faveur des Verts peu de temps avant la fin du match (86e). Au stade Yves-du-Manoir de Colombes, le match est pendant longtemps idécis jusqu'à ce que Jean-Claude Baulu inscrit l'unique but du match à la 86e minute.
L'ASSE dispute la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions contre le Bayern Munich, à Glasgow. Ce sont les 2 meilleures équipes européennes. Cette finale, toute la France l'attend depuis l'époque des glorieux Rémois. Une vraie marée verte débarque à Glasgow avec plus de 30 000 stéphanois. Durant le match, l'ASSE frappe 2 fois la barre transversale de la cage munichoise : d'abord à la 34e minute sur un tir de Dominique Bathenay, ensuite à la 39e minute sur une tête surpuissante de Jacques Santini. C'est les fameux "poteaux carrés". Les Verts ne parviennent pas à marquer. À la 56e minute, le Bayern Munich inscrit l'unique but du match sur un puissant coup-franc de Franz Roth. Les Verts quittent Glasgow pour Paris, comme convenu avant la finale. Toute l'équipe, l'entraîneur Robert Herbin et le président Roger Rocher défilent sur les Champs-Élysées jusqu'au Palais de l'Élysée pour être reçu par le Président de la République Valéry Giscard d'Estaing. Pour la première fois, des vaincus défilent. 100 000 personnes sont présentes pour acclamer leurs héros qui ont fait rêver toute la France.
Les adversaires rémois sont les premiers à ouvrir le score, à la 63e minute, grâce à Santiago Santamaria. L'ASSE établit un record en remportant un dixième championnat de France de Division 1 avec 57 points et 2 points d'avance sur le deuxième, le FC Nantes. Le titre est acquis à la dernière journée du championnat grâce à une victoire 2-1 contre les Girondins de Bordeaux. Le titre est acquis à la 85e minute de jeu de la dernière journée. Puisque le SM Caen s'impose 3-0 contre l'ES Troyes AC, les Verts doivent gagner contre La Berrichonne de Châteauroux. Pourtant, à l'approche du coup de sifflet final l'ASSE ne fait que match nul 1-1. À la 85e minute, Damien Bridonneau marque le but nécessaire pour le titre.
L'ASSE et son rival historique, l'Olympique Lyonnais, s'affrontent pour la 100e fois de l'histoire. Les Verts brillent en ce début de saison et occupent la place de leader de Ligue 1 grâce à 4 victoires en 6 matchs. De son côté, Lyon éprouve de grandes difficultés avec une seule victoire et une 17e place au classement. La dernière victoire des Verts dans un derby remonte à 1994. Le match est à sens unique. L'OL tire 29 fois et l'ASSE que 5 fois. Mais la réussite est stéphanoise et un coup-franc à la 75e minute tiré par Dimitri Payet permet aux Verts de mener au score. Le match se joue devant 79 087 spectateurs dont environ 40 000 stéphanois, voire même 55 000 selon certaines sources. C'est le déplacement de supporters stéphanois le plus important de l'histoire.
À la 18e minute de jeu, Aubameyang effectue un centre, le gardien rennais rate sa sortie et Brandão n'a plus qu'à mettre le ballon au fond du but vide. L'ASSE mène 1-0. Les Verts maîtrisent le match et se créent plus d'occasion que son adversaire. Le lendemain, plus de 40 000 stéphanois sont présents dans le centre-ville de Saint-Étienne pour acclamer leur équipe défilant en bus jusqu'à l'Hôtel de Ville.
L'ASSE atteint une nouvelle fois une finale au Stade de France. Cette fois c'est celle de la Coupe de France, une première depuis 1982. Sur le papier, le match paraît déséquilibré. Sur le terrain, les Verts montrent un beau visage. L'unique but du match est inscrit par Neymar après un arrêt de Moulin. Le parisien n'avait plus qu'à pousser le ballon au fond des filets. Les Verts ne s'avouent pas vaincus et font trembler les parisiens, même à 10 contre 11. Une page se tourne, l'ASSE change d'identité visuelle. Après 22 ans de bons et loyaux services, le logo à la plus longue longévité de l'histoire du club laisse sa place à un tout nouveau logo. Il est le fruit d'une collaboration entre 42 personnes venant de différents horizons (supporters, représentants des groupes de supporters, ambassadeurs, partenaires, joueurs et salariés).
Confrontations Historiques
Tenant compte des 29 dernières confrontations en championnat et en coupe, l'équilibre semble pencher légèrement en faveur des Alsaciens avec 12 victoires, contre 8 succès en faveur des Stéphanois, et 9 matchs nuls. On se souvient encore du festival offensif qu'avait offert Strasbourg lors de sa victoire 5-1 à domicile le 17 octobre 2021. Dans les mémoires reste aussi la belle série d'invincibilité de Strasbourg entre 2004 et 2005, où ils avaient triomphé trois fois et concédé un nul face aux Verts en quatre rencontres.
Saint-Étienne va recevoir Strasbourg en Ligue 1 McDonald's pour la première fois depuis le 20 février 2022 et un nul 2-2. Les Verts restent sur 5 matchs à domicile sans revers face aux Alsaciens dans l’élite (3 victoires, 2 nuls).
Quelques chiffres clés des confrontations récentes :
- Strasbourg compte 13 points cette saison en Ligue 1 McDonald's, son plus haut total après 9 matches d’un exercice dans l’élite depuis 2003/04 (14).
- Saint-Étienne compte 2 succès et 2 défaites à domicile cette saison en Ligue 1 McDonald's et pourrait enregistrer 3 victoires après 5 réceptions sur un même exercice pour la 1re fois depuis 2018/19 (3).
- Strasbourg n’a gagné qu’un seul match à l’extérieur en Ligue 1 McDonald's cette année (6 nuls, 6 défaites), c’était en mars dernier à Nantes (3-1).
- Saint-Étienne (70) et Strasbourg (61) sont les 2 équipes ayant tenté le moins de centres dans le jeu cette saison en Ligue 1 McDonald's.
DÉBRIEF SAINT-ÉTIENNE VS STRASBOURG ! MAIS PAS QUE !
La Saison Actuelle et les Enjeux
Alors que les projecteurs s'apprêtent à s'allumer au stade Geoffroy-Guichard ce samedi 2 novembre pour le compte de la 10e journée de Ligue 1, l'affrontement entre l'AS Saint-Étienne et le RC Strasbourg s'annonce palpitant.
L'AS Saint-Etienne n'a pas réussi à prolonger l'embellie née du succès dans le derby face à l'Olympique lyonnais, le week-end dernier. Une semaine après l'avoir emporté 2 à 1 face aux Gones, les joueurs d'Eirik Horneland ont été dominés par leurs homologues du Racing club de Strasbourg, ce samedi (3 à 1). Alors qu'ils étaient rentrés aux vestiaires sur un score de parité (1 à 1), Gautier Larsonneur et ses coéquipiers se sont inclinés à deux reprises après la mi-temps.
Menée dès l'entame de match par l'AS Monaco, l'AS Saint-Étienne s'est inclinée 3 à 1 dans cette affiche de la 32e journée de Ligue 1. Les Verts sont encore et toujours relégables, 17es du championnat, à deux journées de la fin de la saison.
Pour la 31e journée de Ligue 1 ce samedi à Strasbourg, l'AS Saint-Étienne devra une nouvelle fois faire sans Benjamin Bouchouari, touché au dos. Les attaquants Irvin Cardona et Lucas Stassin ont quant à eux été ménagés cette semaine.
L'AS Saint-Étienne s'est inclinée à Lens (1 à 0) après avoir manqué un penalty juste avant la mi-temps par Irvin Cardona. Les Verts sont plus que jamais relégables à six journées de la fin du championnat.
Le Football : Un Éternel Recommencement
C’est l’un des mérites que nous reconnaissons au football. Il est une cure de jouvence, un éternel recommencement avec des cycles qui nous replongent dans le passé. À l'heure où les amoureux des cartes s'emballaient autour d'une partie de tarot et où les plus festifs se remettaient doucement d'une nuit écourtée, la 25ème journée de Ligue 1 se poursuivait ce dimanche avec quatre affiches programmées à 15 heures. Au Stade Geoffroy-Guichard, Strasbourg affrontait Saint-Etienne et devait répondre à la courte victoire de l'OGC Nice face au SCO d'Angers (1-0). Organisés en 3-5-2, les Strasbourgeois, qui restaient sur deux succès face à Nantes (1-0) et Angers (1-0), voulaient poursuivre leur marche en avant pour rester proche du podium.
Une rencontre que les Verts entamaient pourtant de la meilleure des manières puisque c'est Boudebouz qui ouvrait le score à la suite d'un coup franc indirect à dix mètres de la ligne de but alsacienne (1-0, 4e). Mené au score, le Racing parvenait finalement à totalement renverser cette partie en moins de dix minutes. D'abord par l'intermédiaire de Diallo (1-1, 21e) puis grâce à Perrin, auteur d'une magnifique volée du droit (1-2, 30e). Sonnés mais non résignés, les Stéphanois réagissaient dans la foulée grâce à Khazri qui égalisait d'un plat du pied droit sur la deuxième frappe cadrée des siens (2-2, 34e). Dos à dos à l'issue d'un premier acte spectaculaire, les deux formations se neutralisaient au retour des vestiaires. Une rencontre qui était tout proche de basculer dans les derniers instants mais après le penalty refusé aux Alsaciens (78e), Youssouf voyait sa tête passer juste au-dessus du but de Sels (80e). Un match nul qui permet cependant aux Verts de sortir de la zone rouge. De son côté Strasbourg, quatrième, laisse filer Nice et l'OM en haut du classement.
Saint-Étienne se donne de l'air (victoire 2-0 contre Strasbourg)
Samedi soir, les Verts ont battu Strasbourg (2-0), lors de la dixième journée de Ligue 1. Au stade Geoffroy-Guichard, Mickaël Nadé (51e) puis Ibrahim Sissoko (78e) ont ravi leurs supporters. Au classement du championnat de France, les Alsaciens restent neuvièmes, tandis que l'ASSE gagne une position pour se retrouver quinzième.
Tout s'est joué en seconde période. Dès la reprise des débats, Saint-Étienne, qui restait sur deux défaites, a montré un visage plus séduisant offensivement et a été rapidement récompensé. Sur un corner puis une déviation, de la tête, de Lucas Stassin, Mickaël Nadé, au second poteau, ne s'est pas fait prier pour marquer, de près, du pied gauche (51e, 1-0). Suite à un centre de Léo Pétrot, Ibrahim Sissoko a gagné son duel avec Ismaël Doukouré avant de placer une tête rageuse, à bout portant, dans le but de Djordje Petrovic (78e, 2-0).
Le réalisme a été presque parfait pour l'ASSE, qui a également vu une tentative d'Aimen Moueffek, du pied droit, être repoussée par le portier adverse (75e). Les Stéphanois ont été appliqués et solides collectivement. Lors de la première période, particulièrement fermée de part et d'autre, l'ASSE avait su faire le travail défensif et éviter, contrairement aux dernières semaines, d'éventuelles erreurs individuelles qui lui ont souvent coûté très cher depuis sa remontée dans l'élite.
Surtout, les Verts ont su contenir à merveille des Strasbourgeois pourtant en forme depuis l'entame de cet exercice. Gautier Larsonneur a réussi son deuxième clean sheet de la saison, après celui contre Lille (1-0), le 13 septembre dernier. Parmi les Alsaciens, seuls Habib Diarra (17e, 54e) et Sebastian Nanasi (60e) ont réussi à le solliciter, mais sans vraiment le mettre en danger. Le RCSA paye donc son manque de justesse dans la finition.
Les hommes de Liam Rosenior confirment leurs grosses difficultés en déplacement, eux qui n'ont toujours pas gagné à l'extérieur depuis l'entame de cette nouvelle saison de Ligue 1 (deux matches nuls, trois défaites). Les Verts, quant à eux, enregistrent leur troisième victoire de la saison et peuvent respirer dans la lutte pour le maintien.
Joueurs ayant évolué dans les deux clubs
Comme avant chaque match des Verts, nous nous intéressons aux joueurs ayant évolué sous les couleurs des deux clubs, l'AS Saint-Étienne et le Racing Club de Strasbourg ce week-end. 29 joueurs et cinq entraineurs ont évolué dans les deux clubs en matchs officiels de l’équipe fanion.
Liste des joueurs et entraîneurs
- Cinq entraineurs : Robert Herbin, Ivan Hasek, Henryk Kasperczak, Pierre Mankowski, Frédéric Antonetti
- Un gardien : Robert Philippe
- Neuf défenseurs : Patrice Ferri, Gines Gonzales, Karl Humenberger, Gilles Leclerc, Francis Llacer, Pierre Sbaiz, Thierry Wolf, Saïdou Sow, Ronaël Pierre-Gabriel
- Onze milieux de terrain : Jean-Eudes Aholou, Renaud Cohade, Gérard Coinçon, Benjamin Corgnet, Claude Fichaux, Félix Lacuesta, Jean-François Larios, Fabrice Mège, Yvon Pouliquen, Robert Szczepaniak, Peyroche Georges
- Huit attaquants : Krimau Merry, Nyers Ferenc, Perrin Julien, Saadi Idriss, Subiat Nestor, Thiaw Pape, Woehl Ernest, Denis Bouanga
D’autre part, Laurent Fournier et Thierry Laurey anciens joueurs verts ont entrainé Strasbourg. Gérard Soler ancien joueur du RCSA a été dirigeant à l’ASSE. Robert Philippe joueur des deux clubs a également entrainé l’ASSE. Ivan Hasek entraineur des deux clubs a joué à Strasbourg. Yvon Pouliquen et Claude Fichaux joueurs des deux clubs ont entrainé Strasbourg. Robert Herbin joueur et entraineur stéphanois a également coaché Strasbourg.
| Compétition | Nombre de Matchs | Victoires Strasbourg | Victoires Saint-Étienne | Matchs Nuls |
|---|---|---|---|---|
| Championnat et Coupe | 29 | 12 | 8 | 9 |
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