L'US Mourenx Rugby, un club avec une histoire riche et passionnante, a marqué le paysage rugbystique du Béarn et au-delà. Des premiers titres aux défis financiers actuels, en passant par les moments de gloire et les figures emblématiques, plongeons au cœur de cette épopée.

Les Débuts et l'Ascension
Dès la fin de la construction de Mourenx, l'USM Rugby est en marche avec deux présidents, Messieurs Anglade et Gavalda. Le rugby a droit de cité à Mourenx et les jeunes affluent.
Au fil des saisons, Mourenx marque le paysage rugbystique, en témoignent les nombreux titres de champion du Béarn :
- 1969 pour l'équipe fanion
- 1972 et 1973 pour la réserve
- 1973 pour les cadets
- 1976 et 1977 pour les juniors
- 1978 pour les cadets
- 1981 et 1984 pour l'équipe fanion
- 1985 pour la réserve
Le Premier Titre de Champion de France en 1986
Le club a connu son premier sacre national en 1986, avec une victoire mémorable contre les Héraultais de Boujan (24-9). Ce premier bouclier de champion de France en 1986 reste un moment historique. Le président Lucien Pouyes, les entraîneurs Philippe Lafontaine et Ferdinand Cuyala, et tous les joueurs eurent droit à un tour de ville et une formidable réception à la mairie où le maire André Cazetien, les adjoints aux sports André Paris et Jean-Louis Gamaury, accueillaient les champions de France.
Pour commémorer ce moment historique, une journée spéciale a été organisée le 3 avril, où élus, dirigeants, supporters et anciens joueurs se sont d’abord recueillis auprès de la stèle Patrice Capiton, rendant ainsi hommage aux disparus. La journée s’est poursuivie dans la salle Louis-Blazy où le président du club en 1986, Lucien Pouyes, a déclaré « être très content de revoir tout le monde ».
Le maire, Patrice Laurent, a félicité le club pour ce moment de partage « Ces 30 dernières années ont été une épopée formidable. La municipalité continuera d’accompagner le club dans son ascension comme l’ont fait les municipalités de David Habib et André Cazetien.

Les Années Suivantes et un Nouveau Titre en 2002
Il faudra attendre 1990 pour voir l'USM Rugby briller à nouveau avec les cadets, les seniors 2 et l'équipe fanion, championnes du Béarn. Cette dernière inaugurait les finales jouées au stade du Hameau contre Bénéjacq (22-7). Que la fête fut belle ! Les cadets doublent en 91, les seniors manquent la finale de France battus en demie avec à l'arrière Patrice Capiton et un entraîneur à poigne Roger Cassiau.
De 91 à 2001 l'USM Rugby évolue en championnat de France 3° division et manquera à deux reprises la dernière marche pour accéder en Nationale 2 : en 1996 et en 1997. Les entraîneurs se succèdent : Loulou Laporte, Hubert Bages, Jean-Claude Dupuis, Maurice Mautalen, Ramuncho Telletchéa, André Ohyenard furent les artisans de ces années en Fédérale 3.
En 2002, sous la présidence de Gilbert Clapié, le club remporte un nouveau titre de champion du Béarn contre Navarrenx (19-12), suivi d'un titre de champion de France acquis à Saint-Girons contre le T.E.C (22-18). Fait marquant de cette aventure, Hervé Winkler champion de France en 86 était entraîneur adjoint au côté de Pierre Hourcade.
En 2003 l'aventure se poursuit champions du Béarn, et il faut attendre 2008 pour le titre acquis par la réserve, elle récidivera en 2009, puis en 2010 entraînant dans son sillage l'équipe fanion pour le titre en 2010.
Les Défis Actuels et l'Avenir
Aujourd'hui, l'USM Rugby fait face à des défis financiers importants. Avec la refonte des championnats, le club béarnais se retrouve face à des frais grandissants et doit se serrer la ceinture pour ne pas tomber dans le rouge.
Pour espérer une issue plus positive, à moyen ou long terme, et soulager son porte-monnaie, Widelka a un rêve. "Nous avons, quand même, pas mal de clubs dans le Béarn et au niveau de la zone, nous avons la réputation d’avoir un rugby assez rude, une bonne poule. Je ne suis pas décisionnaire mais je pense que si on revient sur un championnat du Béarn, avant de basculer sur le championnat de France, ce serait mieux et je ne suis pas le seul à le penser."
En attendant de voir si, un jour, le vœu de son président sera exaucé, Mourenx s’accroche. Le début de saison est plutôt intéressant. "Nous avons une cinquantaine de mecs entre la première et la réserve, raconte-t-il. Nous avons pas mal renouvelé notre effectif. Des jeunes sont arrivés du handball, d’autres ont repris après avoir arrêté. Des copains de copains nous ont rejoints. Il y a eu une dizaine de nouveaux et, au final, notre équipe a une moyenne d’âge de 22 ou 23 ans.
Le président sortant de l’Amicale, Claude Mousseigne, a évoqué les actions menées tout au long de l’année, notamment l’organisation des transports lors des phases finales. « Notre soutien est inconditionnel et j’espère que ça durera encore longtemps », a-t-il commenté.
« L’USM a besoin de vous, vous avez besoin d’une équipe de rugby forte. Si nous travaillons en bonne intelligence autour du ballon ovale tout ira bien et les supporters viendront toujours plus nombreux », a conclu Nadège Sedgronick.
Une Finale Amère en 2013
Pour sa troisième finale en championnat de France, Mourenx, à l’image des deux précédentes, n’a pu ramener le bouclier au cœur du bassin de Lacq. Le quinze mourenxois connaît son vrai chat noir : l’AS Béziers-Riquet?! L’an passé, les Héraultais avaient sorti les Béarnais in extremis (24-21) en quarts de finale pour devenir ensuite champion de France Troisième série. Cette année, c’est en finale de la Deuxième série qu’ ils tuent l’immense espoir Béarnais.
« Je suis énormément déçu pour tous les jeunes de l’équipe », avouait en larmes le capitaine Julien Minvielle.Justement, la fougue dont cette jeunesse mourenxoise a fait preuve tout au long de la saison, hier, elle n’a jamais pu, ni su, l’exprimer. La faute à une formation biterroise très expérimentée pas spécialement talentueuse, mais bien en place défensivement, qui joue et respecte à merveille les fondamentaux du rugby.
Mourenx, totalement sevré de ballons (six balles perdues en touche en première période) n’a vécu que d’expédients. Ce n’était pas suffisant pour tromper un telle vigilance. Pourtant, sur la première incursion dans le camp biterrois, Stéphane Dantein ouvre le score sur une pénalité. Dans la foulée, Julien Arrougé gratifie les innombrables supporters Béarnais du seul éclair de la partie. Un slalom dans la défense héraultaise, un petit coup de pied à suivre pour lui-même qu’il ne peut malheureusement reprendre. Ensuite, lui et ses coéquipiers subissent. Béziers est maître dans la possession. L’inéluctable se produit. Une touche rapidement jouée, un relais et le dénommé Ballester pointe en-but. Dès-lors les sang et or, sur quelques ballons négociables, tentent d’ouvrir le jeu, mais ils sont stoppés par la patrouille héraultaise. Cette dernière semble infranchissable.
Béziers maintient adroitement le jeu dans le camp mourenxois et obtient à l’ultime minute la pénalité face au poteaux . Le buteur Vico ne tremble pas. Béziers-Riquet est à nouveau champion de France…
Réactions après la finale :
- Gérard Minvielle (président) : « C’est une grosse déception. Ils nous ont trop confisqué le ballon. On a fait une bonne première mi-temps, mais ils ont géré mieux que nous . ça fait râler d’être battu deux fois par cette équipe de Béziers. On a fait un beau parcours malgré cette défaite, c’est ce qu’il faut retenir. »
- Thierry Casenave (entraîneur) : « C’est très frustrant de perdre une finale. On est battu par une équipe expérimentée qui a su casser le rythme quand il le fallait, qui joue avec toutes les astuces du rugby. On a été trop faible en conquête, de plus on s’est séparé très vite du ballon. Ils ont été meilleurs que nous?! ».
- Widelka (joueur, cChampion de France 2002) : « Ils nous ont battu en touche, en mêlée. C’était un pack très costaud, on n’a pas su concrétiser les rares occasions. Ils étaient plus forts, mais ce n’est pas grave, Mourenx n’est pas mort. »
- Laurent Fernandez (entraîneur) : « J’ai eu l’impression de revoir le match de l’an dernier, même si ce n’était pas la même physionomie. On a manqué de munition et c’est dommage car sur les très rares ballons à exploiter, on a été dangereux. Mais en face c’était une équipe solide avec beaucoup de trentenaires et plus. »
US Mourenx 3
Ont joué : Dantein?; Lassalle, Arrougé, Urios, Moussaïd?; (o) Duguine, (m) Campergue?; Nainaradja, Derive, Petit dit Chague?; M. Minvielle, Molin?; Widelka, J. Minvielle (cap), T.
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Anecdote: Mourenx, Ville de Tournage
Courant décembre, sur les hauteurs de Mourenx, un bataillon d'employés municipaux a été dépêché pour procéder, sur une journée, à un nettoyage en règle des bâtiments de l'ancien restaurant le Belvédère qui tombe en ruine. Renseignements pris, cette opération avait pour objet de permettre d'accueillir des décors factices, pour donner une nouvelle vie à cet ancien haut lieu de la ville-nouvelle, l'espace du tournage d'un film. Il s'agit du long métrage, "La famille Wolberg", écrit et réalisé par Axelle Ropert qui est notamment connue pour être la co-scénariste de "La France" de Serge Bozon.
Premiers coups de manivelle début janvier 2009. Plus de 200 figurants ont déjà été sélectionnés sur le secteur de Mourenx. Ce film est un drame psychologique qui raconte l'histoire d'une jeune fille, Delphine, qui désire, pour ses 18 ans, "le plus bel anniversaire de sa vie". C'est ce qu'elle a demandé à ses parents. Au fur et à mesure que la date approche, la pression monte dans cette famille apparemment idéale. Surviennent une succession de mésaventures sur le ton de la comédie. Père...et maire de Mourenx Léopoldine Serre joue le rôle de la jeune fille. L'acteur comique belge, Francis Damiens (connu pour ses caméras cachées sous le nom de François l'Embrouille) est le père, et Valérie Benguigui est la mère modèle. Le Suisse Jean-Luc Bideau et Valentin Vigourt sont également à l'affiche.