À Limoux, le rugby à XIII est aussi populaire que la célèbre Blanquette et son traditionnel carnaval. L’apparition du rugby à XIII à Limoux remonte au 22 octobre 1951 et son importance n’a cessé de croître au fil du temps. C’est en en 1951 très exactement le 22 octobre qu’a été actée auprès de la fédération, la date de naissance de la section treiziste locale.
Fort d’une expérience importante en matière de ballon ovale, des Limouxins ont construit, pierre après pierre, les fondations d’un club qui ne cesse de grandir. De fait, le scellement du club prend rapidement et se forge une image importante au sein de la cité blanquetière. Depuis des décennies, le rugby amateur a construit une image de convivialité et de proximité qui ne s’est pas délitée au fil du temps. Henri Pech, Alain Mayo et Jean-Luc Guiraud Filh sont à la base animés par ce même esprit.
Comme on le voit les années passent et du grand-père au petit-fils le XIII à Limoux c'est une histoire de famille !
Dans les mémoires treizistes limouxines une grande date est restée gravée : mai 68, non pas pour les événements nationaux que chacun sait mais pour un autre qui a réussi à éclipser les manifestations : le titre de champion de France.
Or, tous les joueurs qui ont paraphé une demande de mutation n’obtiennent pas l’avis favorable de la Fédération quinziste. Furieux, le président Tastavy et son équipe décident alors de rejoindre le mouvement treiziste. Lors d’une assemblée générale extraordinaire, le club franchit alors le Rubicon.
Les succès du club
En 1968 pour leur première participation à une finale, les Limouxins décrochent le titre de champion de France face à Carcassonne (13-12). Une victoire acquise dans les prolongations (la première et la seule de toutes les histoires des finales). Mais c’est surtout avec la Coupe de France Lord Derby que Limoux vit une grande histoire d’amour, avec 7 finales et 2 victoires, 1996 et 2008 (les juniors ayant, eux, remporté la Coupe de France Luc-Nitard en 2005 face à Avignon).
Plus près de nous, le XIIl limouxin va disputer le samedi 16 avril face à Saint-Estève-XIII catalan la onzième finale de Coupe de son histoire. À ce jour, il compte deux victoires acquises en 1996 et 2008. Cette semaine découvrons, le XIII limouxin bien décidé à empocher sa troisième Coupe de France de son histoire. Le 16 avril à Carcassonne, Limoux et Saint-Estève-XIII catalan vont disputer la finale de la Coupe de France.

Au sein de ce dossier, c’est l’occasion de découvrir un des deux finalistes de l’épreuve.
La Maison du Rugby et le Stade de l'Aiguille
En 2003, le travail et l’acharnement des dirigeants limouxins ont permis la construction et l’ouverture au public de la Maison du rugby à XIII, inaugurée le 24 janvier 2004.
Le stade de l’Aiguille, l’antre des "Grizzlys" de Limoux est un stade multi-usage d’une capacité de 5 000 places, qui accueille des matchs de football, de rugby à XIII et à XV. Le XIII Limouxin utilise le stade de l’Aiguille - dont le nom est aisé à comprendre, avec l’image ci-dessous - depuis son ouverture, stade qui a connu deux rénovations, en 1975 et en 1984.

Formation des jeunes talents
À une semaine du derby contre l'ASC, qui a fait vibrer des générations de supporters des deux camps depuis près de soixante ans, il nous a semblé bon de revenir sur ce qui est l'âme du club cher aux Limouxins : l'école de rugby et la section des jeunes ! Limoux XIII forme ses propres élites depuis des générations, grâce à la section des jeunes et l'école de rugby, véritable pépinière de talents. Les étrangers apportent également leur expérience et leur savoir.
Petit historique des joueurs formés au club, la liste est longue. En commençant par l'équipe champion de France en 1968 avec les De Nadaï, Bonnery, Cadamuro, Bélinguier, Satgé « Mimile », Vergeynst, Bonnafous, Nauze… Frédéric Teixido et aujourd'hui avec Ferriol et Simon (Dragons catalans) l'école de rugby a su faire éclore un nombre impressionnant de talents.
Si nous revenons à l'équipe actuelle ce ne sont pas moins de quinze joueurs issus du club qui en forment l'ossature : Murcia, Teixido, Herold, M. Almarcha, B. Almarcha, G. Refle, Marrot, Delarosa, M. Mayans, Braconnier, Barbaza, Rouch, Dominguez, Renu, G. Mayans. Et nous pouvons ajouter à ceux-là tous les joueurs partis sous d'autres cieux !
L'importance des bénévoles
Ainsi Régine Gaxieu se montre ainsi une bénévole hors pair, tant dans la partie administrative que pour tenir l’intendance. Dans cette tâche, elle n’est pas seule. Les chevilles ouvrières du RCL XV représentent l’essence même du club.
Qui plus est Régine est, aussi, viscéralement liée au RCL XV. En cause, Thomas et Edouard, ses enfants et petits-enfants qui portent ou ont porté la tenue de rugby du club. Sur un même registre, d’attachement familial, Yann Morelec et sa compagne Alicia Mayo préparent, de concert, chacun leur sac de sport. Quand Yann est à la manœuvre dans les lignes arrières de l’équipe senior, Alicia l’est tout autant pour le RCL XV en version féminine. Bien encouragé par son dirigeant de père Alain Mayo et par Régine Rubio, la maman de Yann...