L'histoire du Stade Montpelliérain Rugby: De la création à la renaissance

Le Stade Montpelliérain et le Montpellier Universitaire Club (MUC) ont marqué l'histoire de la ville de Montpellier. Le Stade Montpelliérain a été créé en 1963, et le MUC est né en 1974.

TOP 14 Saison 2025-2026 J18 - Résumé Montpellier Hérault Rugby - Racing 92

La fusion et l'ascension

En 1986, les deux clubs fusionnent pour former le Montpellier Rugby Club. Le MRC accédera au Top 14 en 2003, avant de connaître une ascension fulgurante, accélérée par l’arrivée de son président actuel, Mohed Altrad.

Le MHR va changer d’ère et d’air. Fini l’historique Stade Sabathé, bienvenue dans l’Altrad Stadium, devenu GGL Stadium.

La renaissance du Stade Montpelliérain

Une métamorphose qui a laissée un goût amer à certains nostalgiques du Stade Montpelliérain, qui va renaître de ses cendres très prochainement…Et c’est encore une fois une histoire d’hommes et d’amitié qui est à l’origine de ce projet un peu fou.

Cédric Khalkhal, ancien de la brasserie du MHR et la Chistera, actuellement propriétaire de la crêperie de la Comédie, Éric Boudaoui, ancien grand joueur de Montpellier, Christian Trallero, champion de France avec Narbonne et dirigeant de plusieurs sociétés dans la métropole, et JB Moles, ex journaliste à Midi-Libre et France 3, ont donc décidé de redonner vie à un club pourvu d’une histoire, d’un vécu, et d’un palmarès aussi.

Une première réunion est prévue à la crêperie de la Comédie, ce lundi 25 mai à 18h, avec distanciation de mise bien sûr, et sans service. Les personnes intéressées peuvent joindre Christian Trallero (au 06 50 37 05 12), qui nous a accordé un entretien à son image, franc, convivial et chaleureux, à l’image aussi de ce que sera ce « nouveau » club de la Ligue Occitanie, qui pourrait repartir à un niveau plus élevé qu prévu.

Un nom historique mais un club tout jeune

C’est le paradoxe du Stade Montpelliérain. D’abord créé en 1963 par le journaliste Georges Pastre, il renaît en 2020 sous l’impulsion du président Cédric Khalkhal et de plusieurs dirigeants dont d’anciens joueurs montpelliérains.

"On veut recréer ce qu’était le club amateur de Montpellier, explique Philippe Cazals, dirigeant. Il y a la place, on le pense. On est le club de Montpellier intra-muros, beaucoup de commerçants nous aident.

Aujourd’hui, le club évolue en Régional 3, le plus bas niveau du rugby amateur. Après avoir été baladé aux quatre coins de la ville, il a pris ses quartiers au domaine de Grammont pour ses deux entraînements hebdomadaires et les matchs à domicile.

"Nous comptons sur environ 70 joueurs, explique Cazals. Un gros travail de recrutement a été réalisé par Eric Boudaoui, Christophe Silvestrini et Pierre Ivolsky.

Qualifié en phases finales la saison dernière, le Stade Montpelliérain espère rééditer la performance même si l’entame de la saison est difficile avec seulement deux succès en cinq matchs : "L’équipe progresse, estime tout de même Christophe Silvestrini, l’entraîneur principal. Il faut faire mieux sur la gestion des matchs, la stratégie.

Nous nous sommes renforcés devant, ce qui colle plus à notre poule où on croise des gros packs Saint-Chinian, Thau, Bessan… Dimanche dernier, nous avons perdu d’un point à Salagou, on menait de neuf points à huit minutes de la fin.

Pour développer le club, ses dirigeants ont des projets : la création d’une section de touch rugby pour réunir les anciens et d’une école de rugby pour former les rugbymen de demain.

Forts du constat qu'il n'existe plus de club amateur de rugby -le MHR étant professionnel- Cedric Khalkhal, Christian Trallero et JB Moles relancent le Stade Montpelliérain.

Les acteurs de la renaissance

« Le Stade Montpelliérain renaît de ses cendres, rendez-vous ce lundi pour le remettre sur les rails » : trois professionnels et fans du ballon ovale, Cédric Khalkhal, ex-associé de Francois Trihn-Duc au restaurant La Chistéra, à Montpellier et actuellement propriétaire de la crêperie de la Comédie, Christian Trallero, champion de France de rugby à XV avec Narbonne, dirigeant de plusieurs sociétés dans la métropole de Montpellier et JB Moles, ex-journaliste vedette ici, créateur des pages Rugby d’Oc font repartir un club ayant une histoire, une identité, un vécu, une culture et un palmarès.

Constat du trio : le rugby sur la métropole de Montpellier est quasiment porté disparu.

« Une nouvelle aventure rugbystique est en marche : 100% amateur, basée sur l’amitié, le plaisir, la convivialité, mais encore avec l’ambition de devenir rapidement le premier club amateur en Languedoc.

Montpellier n’est pas que le Top 14, où les jeunes sont le plus souvent écartés au profit de joueurs étrangers et qui une fois leur contrat terminé, s’en vont sans un regard. Avec le Stade Montpelliérain, tous ces jeunes auront leur chance, leur place, pour ensuite, pourquoi pas, grimper chez les pros.

Alors rejoignez ce formidable projet, soit comme joueurs et entraîneurs, soit comme dirigeants ou bénévoles .

La FFR admirative

Serge Simon, vice-président de la Fédération française de rugby -FFR- se dit séduit par ce challenge dans un message : « La (re) naissance d’un club est toujours un moment fort et significatif d’une fédération en expansion.

Christian Tralléro et JB Moles, au restaurant du GGL Stadium à Montpellier. De l’actu rugby chaude, bien. C’est dire s’ils ont de la suite dans les idées.

JB Moles raconte

JB Moles retrace le passé ovale à Montpellier : « Il faut attendre 1963 (et 11 ans d’absence !) pour enregistrer la renaissance du rugby orthodoxe dans la préfecture de l’Hérault : sous l’impulsion de Georges Pastre, le journaliste bien connu de Midi-Olympique, le Stade Montpelliérain est officiellement créé le 27 mai 1963.

Le nouveau club ne musarde pas car dès sa seconde saison il accède en 1965 à la 3e division nationale. Le logo du Stade Montpelliérain. Il va y demeurer 16 saisons…

Situation d’autant plus dommageable que des dissonances apparaissent au sein de l’équipe dirigeante : à l’intersaison 1973, un certain nombre font sécession et relancent le Montpellier UC auquel adhère l’entraîneur Spagnolo.

Dès la première saison (73/74), le MUC décroche le titre national de 4e série. C’est le début d’un parcours époustouflant qui va irrésistiblement conduire le club en 2e Division puis enfin en Première Division Groupe B en 1985/86.

Le monde rugbystique de Montpellier semble irrémédiablement coupé en deux, car chacun espère atteindre seul les sommets. Ce sont donc une bonne dizaine de saisons d’affrontements stériles, en particulier au niveau des équipes de jeunes qui n’aboutissent à rien.

Pour ce qui concerne l’équipe Première ; le MUC prend, en cours de saison 85/86, l’appellation de Montpellier Paillade SC, à la suite d’un accord conclu avec le groupe Nicollin ».

La réunification des deux clubs en 1986

JB Moles poursuit son récit : « l’été 1986 voit la réunification du rugby montpelliérain : la fusion des 2 clubs engendre la création du Montpellier Rugby Club qui bénéficie de la position du MUC en 1ere Division Groupe B.

L’équipe fanion est prise en main par les deux Biterrois champions de France, Alain Paco et Jean Sarda auxquels succède l’autre Biterrois Yvan Buonomo à l’intersaison 1987. Sous sa direction, la formation héraultaise tient un rang des plus honorables en groupe B.

L’ancien Narbonnais André Guily lui succède à l’orée de la saison 1989/90. Grâce à un excellent parcours en poules de qualification jouées en préliminaires, le MRC accède à la 1ere Division Groupe A pour 1990/91. La saison suivante, le club se qualifie pour les 1/16e du Groupe A : il s’incline face à Tarbes.

1994-1995 : toujours supervisé par Guilis assisté de Pascal Mancuso, Jean Coyante et Jean-François Escande, la formation montpelliéraine prend place dans le Top 16, position qu’il conserve la saison suivante avant d’opérer en Groupe A2 lors de l’exercice 1996/97 puis, grâce à une qualification pour les seizièmes (défaite face à Aurillac), remonte dans le Top 20 pour 1997/98.

Mais la crise couve au sein du MRC et en juin 1998, une assemblée générale un peu « chaude » porte l’ancien pilier Jean-Jacques Sauveterre à la présidence. Le club est descendu en Elite 2 mais, grâce à une excellente politique sportive, il atteint les demi-finales avant de chuter face au Stade Montois.

Toujours classé en Elite 2 puis en Deuxième division professionnelle où il demeure de 99 à 2003, le MRC prend le temps de consolider ses structures et finalement c’est l’apothéose : le 1er Juin 2003 à Montauban, sous un soleil de plomb, le Montpellier RC s’octroie le titre de Champion de France de Pro D2 en disposant, après prolongations, du Tarbes PR au terme d’un match étouffant au propre comme au figuré (25-21). Montpellier dispose donc à nouveau d’un club dans l’élite et entend bien la conserver ».

Le retour aux sources

Christian Trallero, JB Moles et Cédric Khalkhal rechaussent les crampons pour un sacré challenge. La renaissance du Stade Montpelliérain était initiée par quatre compères, quatre amoureux du rugby, partisans de redonner la vie à un club intra muros de la métropole héraultaise.

Le 25 mai dernier, nous donnions la parole à Christian Trallero, un des co-fondateurs de ce projet un peu fou (voir l’interview vidéo). Car au-delà de l’officialisation de la renaissance, du dépôt de papiers officiels, de la création d’un bureau, il restait encore une inconnue : sur quel terrain le Stade Montpelierrain allait-il jouer ?

Christian Trallero, Cédric Khalkhal et Eric Boudaoui applaudissent la naissance officielle d’un beau bébé (photo club)Secrètement, les initiateurs de cette aventure songeaient à un terrain mythique, celui de Sabathé. Où évoluer il y a encore quelques années le MHR avant qu’il n’emménage dans au GGL Stadium cher à Mohed Altrad.

Officiellement intégré au niveau 3ème/4ème série de la Ligue Occitanie, nous pourrions croire que le Stade Montpelliérain voyait grand, trop grand. Que néni, ce club historique né en 1963, mais tombé dans l’oubli depuis la fusion avec le MUC (Montpellier Universitaire Club) pour donner naissance au MHR, compte de nombreux fans.

Les différentes réunions publiques, dont celle de vendredi dernier, au Bistrot Gilles, siège social du club, tenu par Cédric Khalkhal, co-fondateur et co-président des Bleu et Blanc, l’ont prouvé en attirant beaucoup de monde (ils étaient 200 vendredi soir dernier)Les rugbymen jeunes et/ou expérimentés, qui s’expatriaient hors de la première, voire deuxième couronne montpelliéraine, vont donc pouvoir trouver un refuge de grand standing dans leur ville de coeur désormais.

Et nul doute qu’avec un tel engouement, de telles installations (le Stade Sabathé peut accueillir 6 500 spectateurs comme il le faisait pour le MHR jusqu’en 2007), et de telles compétences internes, ce « nouveau » club devrait rapidement faire parler de lui pour atteindre les sommets de l’Occitanie… et certainement bien plus si affinités !

L'organisation actuelle

Le conseil d’administration a validé les membres du bureau suivants : trois co-présidents que sont Christian Trallero, Cédric Khalkhal et Eric Boudaoui. JB Moles et Michel Nicolas, vice-présidents; Stéphane Drif directeur général, Yann Viguier, trésorier, Amandine Joubert, trésorière adjoint. Hugo Gauthias, secrétaire général et Fabienne Pellicer, secrétaire générale adjointe.

Basé au GGL Stadium, le MHR est une SASP regroupant une centaine de salariés dont 38 joueurs professionnels.

Les rugbywomen du MHR, surnommées les coccinelles, ont déjà soulevé le fameux bouclier déjà 5 fois entre 2007 et 2015, et nombre d’entre elles ont fait les beaux jours de l’équipe de France de rugby, à l’instar de sa capitaine Gaëlle Mignot.

Informations pratiques

  • Accès et parkings PHMR.
  • Ovalie Pitchous : Si vous souhaitez profiter du match entre adultes et offrir un moment inoubliable à vos enfants, pensez à Ovalie Pitchous ! Les groupes sont acceptés.
  • En vélo : A moins de 20 mn en vélo de la gare de Montpellier-Saint-Roch !
  • En vélo électrique : A moins de 20 mn en vélo électrique de la gare de Montpellier-Saint-Roch !
  • En voiture : A moins de 20 mn en voiture de la gare de Montpellier-Saint-Roch !

Chronologie du rugby à Montpellier

Année Événement
1963 Création du Stade Montpelliérain par Georges Pastre
1974 Création du Montpellier Universitaire Club (MUC)
1986 Fusion du Stade Montpelliérain et du MUC pour former le Montpellier Rugby Club (MRC)
2003 Le MRC accède au Top 14
2020 Renaissance du Stade Montpelliérain

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