L'histoire du Stade Moissac Rugby: L'Avenir Moissagais

Depuis 1905, l’Avenir Moissagais incarne les valeurs du rugby moissagais : solidarité, respect et esprit d’équipe.

Un héritage de passion et d'engagement

Ce samedi 31 mai 2025, le club célèbre son riche héritage et va enfoncer les poteaux pour célébrer les 120 ans de l’Avenir Moissagais ! Une journée placée sous le signe de la passion, de l’engagement et de la camaraderie, avec au programme du rugby, de la musique et de la fête.

En point d’orgue, le concert de Sangria Gratuite, un groupe qui sait transformer l’essai en faisant danser le public. Prêt à vivre une journée 100% rugby ? Le programme définitif est enfin dévoilé.

  • 15h00 : Mini-tournoi de rugby - les jeunes de l’école de rugby, les féminines (Suricates et Suricadettes) et les légendaires « Vieilles grappes » vont en découdre sur le terrain.
  • À 21h00, direction le Hall de Paris pour un concert avec Sangria Gratuite !

Un club ancré dans son territoire

Sur la rive gauche du Tarn, ce quartier a très longtemps été isolé du reste de la ville, en raison des vicissitudes qu’ont connues les ponts successifs sur le Tarn. Le Tarn n’était donc pas facile à franchir, ce qui a amené les habitants de Saint-Benoît à prendre leur autonomie.

La construction du pont Napoléon, promis par l’empereur débuta en 1808 et s’acheva en 1826. Organisé autour d’un noyau de HLM, il est constitué d’ensembles de villas individuelles et de maisons édifiées par les coopératives de propriétaires. Le quartier a longtemps été le poumon industriel de la ville avec l’ancienne usine Targa, aujourd’hui établissement Zieter.

Le convent démoli en 1804, devint la Place Nationale en 1880. On y bâtit une grande halle (1854), à l’intérieur de laquelle on intégra en 1892 un théâtre à l’italienne ou furent jouées de multiples opérettes.

Les promenades actuelles de Montebello et du Moulin étaient des lieux très vivants avec leurs nautoniers, leurs pipiers (fabricants de barriques (pipes) pour la farine ou le vin, ses canotiers, ses pêcheurs de sable ou d’aloses et ses lavandières.

Moments clés et figures emblématiques

Une assemblée générale importante pour le futur du Club puisque les co-présidents Jean Denis Falgas et Paul Guillamat, qui avaient anticipé la passation de pouvoir depuis l'AG extraordinaire de janvier tiraient leur révérence à cette occasion. Jean Denis, Paul et Jean-Pierre Grand se succédèrent pour exposer le bilan moral d'une saison réussie à tous les niveaux même si celle ci fut écourtée cause de Covid.

Le prochain rendez-vous est donné le 6 septembre pour une fête de célébration de la montée et le lancement de la saison 2020-2021.

Avec le décès de Charles Calbet, après ceux de Guy Basquet (2006) et Albert Ferrasse (2011), c'est le dernier dinosaure du rugby agenais ayant laissé une empreinte incommensurable sur l'ovalie hexagonale qui s'en est allé. Son amour pour le ballon ovale avait commencé à s'éveiller sur les bancs du collège de la cité uvale à l'évocation des exploits des premiers rugbymen moissagais qui œuvraient alors sur le stade de La Palissade.

Un club auquel il allait rendre au centuple ce qu'il lui avait permis d'acquérir en terme d'expérience, appliqué comme il se doit avec le SUA par la suite, en offrant à Moissac son deuxième titre de champion de France, celui de Promotion, en tant que capitaine-entraîneur, lors de la saison 1949-1950.

Il prit toutefois sa plume pour écrire une lettre à ses coéquipiers qui fut lu dans les vestiaires avant le match qui se concluait par un prémonitoire «Soyez champions de France, je vous le demande de tout mon cœur».

Lucien Gendré n'est plus, et c'est tout le rugby moissagais qui se sent orphelin. « Lulu » ou « Papy », les surnoms affectueux que lui avaient donné ses amis et ses proches, s'est éteint hier matin, à son domicile de l'avenue du Languedoc. Il avait 93 ans.

Né le 11 janvier 1912 à Montaigu-de-Quercy, Lucien Gendré arrive à Moissac en 1924. Lui qui a voué toute sa vie au rugby a débuté… gardien de but dans l'équipe de football des Aiglons moissagais. C'est à Lafrançaise qu'il débute sa carrière rugbystique avant de signer à l'Avenir moissagais.

Prolongeant son activité pour seconder son ami Charles Calbet, Lucien Gendré rechausse les crampons en 1948 en tant qu'entraîneur, joueur et secrétaire. C'est Lucien Gendré qui a créé la première école de rugby à Moissac, en 1955. Pendant 10 ans, il occupera le poste de secrétaire général. Un engagement qui lui vaudra de recevoir, en 1993, des mains du président Ferrasse la médaille d'argent de la FFR.

Dans les années 80, Lucien Gendré s'était lancé son plus beau défi : retracer l'histoire de l'AM dans un livre d'or. Un premier tome était sorti en 1993 mais Lucien s'était juré de publier un additif à l'occasion du centenaire du club. Malgré ses problèmes de santé, il aura réussi à écrire ce dernier chapitre. Quel plus bel héritage pouvait-il laisser à l'Avenir moissagais ?

Un club qui lui a rendu un juste hommage, le 23 avril 2005, en donnant son nom à la salle de réunion, sous les tribunes du stade Jo-Carabignac.

Jean Descamps, président de l'Avenir moissagais : « C'est la mémoire vivante du club qui disparaît. Lucien Gendré a été fidèle à l'Avenir moissagais toute sa vie. On est assez fiers aujourd'hui de tenir nos réunions dans une salle qui porte son nom et qui a été inaugurée de son vivant. Son souvenir restera à jamais attaché à ce club.

Pierre Guillamat, ancien président de l'AM : « Lucien Gendré était l'ami de tous à l'AM. Il était notre guide. Nous pouvions compter sur lui, il était toujours présent, surtout dans les moments difficiles, pour soutenir et encourager son club de toujours. Il était proche de tous, joueurs et dirigeants, une famille du rugby qu'il n'a jamais cessé de rassembler sous la bannière bleue et blanche.

Jean-Paul Nunzi, maire de Moissac : « C'est la personnalité qui symbolisait l'Avenir moissagais, par la longévité de sa présence comme joueur, entraîneur, dirigeant, supporter, chroniqueur et historien. Il a laissé en héritage cette mémoire écrite du club.

Guy-Michel Empociello, conseiller général : « Il était le Monsieur rugby de Moissac. Le compagnon des bons et des mauvais jours de l'AM dans les tribunes du stade Carabignac.

Défis et renaissance

Il y a deux décennies, l’Avenir Moissagais évoluait en Groupe B. Cette année, le club ferme la marche de son championnat Honneur. La vie d’une structure sportive est ponctuée de haut et de bas. Dans la cité du Chasselas, on ne soutiendra pas le contraire.

Plus près de nous, l’Avenir a même flirté avec le troisième niveau national, baptisé à l’époque le Groupe B. Périgueux, Mont-de-Marsan, Tulle, Rodez étaient alors les hôtes et adversaires des Moissagais.

Après quatorze rencontres officielles, l’équipe fanion n’a réussi que deux prouesses, une très flatteuse victoire chez son voisin bressolais (22-17) et un unique succès à la maison face à Sor-Agout (23-18). Les autres oppositions se sont soldées par douze défaites.

Avec ce bilan comptable négatif, l’Avenir se prépare pour l’année prochaine à évoluer à l’échelon inférieur, celui de Promotion-Honneur.

« La saison passée a été dans l’ensemble bien maîtrisé sur le plan sportif. Dans une poule relevée avec la présence de clubs chevronnés tels que Saint-Sulpice-la-Pointe, la Vallée du Girou, Saint-Girons, Saint-Gaudens, nous nous sommes brillamment qualifiés.

Quelques jours, avant la fin des mutations, quinze joueurs ont décidé de quitter le club. C’est dans l’urgence, la difficulté que nous avons préparé la saison en cours. C’est une véritable saison galère que vit actuellement la structure.

Or, dans cette souffrance sportive, l’ensemble du club se serre les coudes. « Lors du dernier entraînement, nous étions tout de même vingt-huit joueurs. Tout le monde est motivé pour bien finir la saison », fait remarquer Jean-Philippe Arbia.

Une fois que celle-ci sera achevée le 19 mars, l’ensemble des dirigeants ont décidé de se mettre à l’ouvrage. Le premier chantier est d’étoffer l’effectif afin de constituer deux équipes compétitives.

« L’année prochaine, quatorze juniors passent seniors. Ce sont des éléments qui ont la fibre du club. Nous devons les intéresser au prochain projet sportif », ajoute le coentraîneur. L’avenir n’est pas si morose pour les Moissagais. Certes, le club a touché le fond cette saison. Dans cette position, il ne peut que rebondir.

Dans le panorama du rugby local, l’Avenir Moissagais se démarque par son ambition renouvelée et sa cohésion retrouvée. À la barre de cette entreprise ambitieuse, une équipe dirigeante dynamique et motivée met tout en œuvre pour mener à bien cette mission.

Sous la présidence éclairée de Régis Lacaze, épaulé par deux vice-présidents de poids, Jean-Pierre Grand et Jérôme Bruno, ainsi que de Jean-Luc Arbia au poste de secrétaire, le club amorce une véritable renaissance.

C’est avec une détermination sans faille que le club ambitionne de retrouver les sommets du rugby amateur. La force du club réside également dans son solide vivier de joueurs, avec plus de 300 licenciés et une école de rugby florissante comptant pas moins de 120 jeunes passionnés.

En outre, l’équipe féminine, les Suricates, fait honneur à ses couleurs en dominant sa poule de manière incontestée cette saison.

Benoit Mothes, ancien joueur et entraîneur expérimenté, incarne à lui seul l’esprit de renouveau qui anime le club. « Nous avons oscillé entre la Fédérale 3 et l’Honneur ces dernières années », reconnaît-il. « Notre objectif est clair : retrouver notre place et la conserver en Fédérale 3.

Sur le terrain, les résultats parlent d’eux-mêmes : l’équipe senior, invaincue en Coupe d’Occitanie et en tête de sa poule avec un match nul, démontre un niveau de jeu remarquable. De même, l’équipe réserve n’a concédé que deux défaites cette saison, confirmant ainsi la montée en puissance du club.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, l’Avenir Moissagais ne laisse rien au hasard. Les joueurs bénéficient d’un encadrement de haute qualité, comprenant un préparateur physique, un chiropracteur et des kinésithérapeutes, en plus d’une étroite collaboration avec l’hôpital et le centre d’échographie de Moissac, garantissant une prise en charge rapide en cas de besoin.

Benjamin Beaudonnet, précise : « Un programme exhaustif est élaboré tout au long de la saison, couvrant les projets de jeu, la préparation physique, les analyses de match et l’identification des points à améliorer.

Dans un souci d’efficacité et de modernité, le club s’adapte aux nouvelles technologies et aux évolutions réglementaires, tout en tenant compte des attentes des nouvelles générations. Afin d’accompagner l’équipe dans sa progression, le club a fait l’acquisition d’une caméra positionnée en bordure de terrain.

Dans cette quête de succès, l’école de rugby occupe une place de choix. Encadrée par Philippe Cousin et Nancy Borda, elle constitue le terreau fertile sur lequel le club construit son avenir. « Le travail accompli par Philippe et Nancy est remarquable« , souligne Benoit Mothes.

Au-delà du terrain, le club mise sur des moyens extra-sportifs pour asseoir sa notoriété. Grâce à ses 180 partenaires, principalement des commerces locaux, l’Avenir Moissagais renforce ses liens avec la communauté et bénéficie d’un soutien indéfectible.

En retour, ces partenaires voient leur visibilité accrue grâce à l’installation de 50 nouveaux panneaux mettant en valeur leur engagement. De plus, chaque semaine, c’est un rituel bien établi : plusieurs membres de l’équipe se rendent chez les sponsors pour immortaliser l’instant par une photo.

Parmi les initiatives mises en place, un loto qui a rassemblé pas moins de 450 participants et l’instauration de repas d’avant-match chaque dimanche pour les supporters.

Au cœur de cette belle aventure, une armée de bénévoles dévoués œuvre dans l’ombre à la tête de différentes commissions. « Nous avons une chance inouïe de compter une dizaine de bénévoles qui, chaque vendredi soir et chaque week-end, se retrouvent aux fourneaux, que ce soit en extérieur ou à domicile, pour préparer des repas pour 100 personnes« , déclare avec gratitude Benoit Mothes.

« Sans eux, le club ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. » Cette brigade culinaire, en place depuis une décennie, est l’objet d’envie de la part d’autres clubs, tant par sa constance que par son engagement sans faille.

« Ils sont toujours présents, que ce soit dans la victoire ou dans la défaite« , ajoute-t-il. Le prochain rendez-vous est déjà fixé : le 7 avril, l’Avenir Moissagais accueillera le club de Vic-Fezensac pour les huitièmes de finale du championnat d’Occitanie.

Une journée festive est prévue, agrémentée d’une animation musicale et d’un repas d’avant-match, qui a déjà séduit 100 participants. Placée sous le signe de la ferveur et de l’engagement, chaque Moissagais est invité à se parer de bleu et blanc pour soutenir son équipe.

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