L'Histoire du Stade de Gerland et du LOU Rugby

Le Matmut Stadium est le lieu d’événements d’envergure, un espace ouvert en de multiples occasions, alliant sports et loisirs. Le Stade de Gerland, rebaptisé Matmut Stadium de Gerland en 2017, est la seconde enceinte sportive de l'agglomération lyonnaise, derrière celle de l'Olympique Lyonnais. Il est situé dans le 7e arrondissement, dans le quartier de Gerland.

L'Olympique lyonnais en a été le club résident de 1950 à 2015. Après le départ de l'Olympique lyonnais, le stade de Gerland devient un stade de rugby avec le LOU Rugby qui y élit domicile en 2017, après avoir rejoint l'élite du Top 14.

Les Origines du Stade de Gerland

Œuvre de l'architecte lyonnais Tony Garnier, le stade de Gerland est mis en chantier en 1913. L'idée est alors de le terminer pour l'Exposition internationale de 1914, mais le délai est trop court : une première phase est alors proposée avec quelques pistes, une tribune et des vestiaires.

Le Stade de Gerland, construit entre 1913 et 1926, fut le premier stade de Lyon. Il témoigne d’une vision urbaine idéaliste partagée entre l’architecte Tony Garnier et l’ancien Maire de Lyon Édouard Herriot au début du XXe siècle. À l’origine, ce stade « des sports athlétiques » comportait des pistes d’athlétisme, des terrains de tennis et même un stade nautique. Il s’inscrivait dans un vaste projet d’ensemble d’édification d’une « cité des sports » mais en fut finalement l’unique réalisation.

La Grande Guerre provoque la suspension des travaux qui reprennent en 1919, avec l'aide de prisonniers de guerre allemands. L'enceinte est finalement opérationnelle en 1920. En réalité, l’enceinte n’a rien d’un stade de football ou de rugby, comme on les verra apparaître dans les années 20 ou 30.

Les gradins sont disposés loin de l’aire de jeux assurant une visibilité très aléatoire, et la pelouse tout à fait inadaptée se transforme le plus souvent à un véritable champ de patates. Les quatre portes immenses établies par Tony Garnier ont été classées à l’Inventaire des Monuments Historiques en 1967.

Évolution et Transformations du Stade

Ne disposant pas de tribunes couvertes à son inauguration, le stade connaît des vagues d'aménagements successifs. Déjà en 1954, un rapport du conseil municipal permet de couvrir une partie du stade; trois ans plus tard, une tribune en bois de 2 000 places est installée en vue du derby contre Saint Etienne. En 1950, il devient le stade attitré de l’Olympique Lyonnais et progressivement la pratique continue du football prend le pas sur les autres disciplines sportives. En 1960, le vélodrome est détruit.

La piste cycliste qui ceinture le terrain de football est ainsi sacrifiée dès la fin des années 1960 afin d'augmenter la capacité d'accueil dépassant alors la barre des 50 000 places, soit 51 860 places en 1984 pour accueillir des matchs du Championnat d'Europe de football. Au début des années 80, l’architecte René Gagis orchestre les travaux destinés à rendre le Stade plus convivial dans la perspective de l’EURO 84 : suppression des grillages, création du fossé et rapprochement des tribunes au plus près de la pelouse.

Afin de recevoir la Coupe du monde de football en 1998, le stade subit de nombreux changements. Tout d'abord, les deux virages sont démolis, à l'exception du mur d'enceinte composé d'arcades, et reconstruits. Désormais couverts, ils sont beaucoup plus proches du terrain que les anciens, mais ont également perdu en capacité.

Puis, Mondial 1998 oblige, l’architecte Albert Constantin est chargé de moderniser le Stade de Gerland : les deux virages, nord et sud, sont rapprochés du terrain et couverts d’une structure métallo textile de 4 300 m2 chacune. Les tribunes sont rehaussées d’un étage pour créer 28 loges équipées. Les bancs en bois des tribunes sont remplacés par des sièges individuels.

D'autre part, les tribunes latérales voient leurs sièges entièrement changés : les anciens bancs en bois sont remplacés par des places individuelles. La capacité du stade est ainsi réduite à 43 051 places. Pendant l'été 2005, à l'instar de la tribune Jean-Jaurès, la tribune Jean-Bouin est dotée de loges afin d'attirer de nouveaux partenaires à l'Olympique lyonnais. Le stade perd quelques places à la suite de cette modification.

En 2007, pour la première fois, la pelouse est totalement changée.

Le LOU Rugby et le Matmut Stadium de Gerland

Le Lyon Olympique Universitaire Rugby, communément appelé LOU Rugby, est un club de rugby à XV basé à Lyon. Fondé en 1896, il est l’un des plus anciens clubs de rugby en France et a connu une histoire riche ponctuée de succès et de renaissances.

Les petits LOU comme les grands au Matmut Stadium de Gerland

Le LOU Rugby joue ses matchs à domicile au Matmut Stadium de Gerland, une enceinte moderne pouvant accueillir plus de 25 000 spectateurs. Les supporters du LOU découvriront le nouveau visage du Matmut Stadium de Gerland, ce samedi 2 septembre à 18h45, à l'occasion de la réception de Brive (2e journée de Top 14).

Le LOU Rugby voit le jour en 1896 sous le nom de Racing Club de Lyon avant de devenir le Lyon Olympique Universitaire. L'histoire sportive du LOU Rugby est notamment marquée par deux titres de Champion de France consécutifs : en 1932, grâce à une victoire contre Narbonne, 9-3 ; et en 1933, toujours contre les narbonnais, qui faisaient figure de favoris (10-3). En 2011 le LOU quitte le huitième arrondissement et le stade Vuillermet pour le Matmut Stadium de Vénissieux.

Le LOU entame un renouveau dans les années 2000 avec un projet ambitieux. Après son âge d’or, le club traverse une longue période de difficultés. Il oscille entre les divisions sans réussir à retrouver son lustre d’antan. En 2011, il remporte le championnat de Pro D2 et accède au Top 14.

Depuis son retour en Top 14, le LOU Rugby s’affirme comme une équipe redoutable, participant régulièrement aux phases finales du championnat et se qualifiant pour la Coupe d’Europe. Le LOU Rugby est un club historique qui, après des années de reconstruction, s’est imposé comme une équipe de premier plan en Top 14.

L'Identité Visuelle du LOU Rugby

Au niveau de l’identité visuelle, deux couleurs chères aux supporters sont adoptées : le rouge et le noir. En 1908, c’est donc le nom d’aujourd’hui qui est adopté, avec le Lyon Olympique Universitaire. Celui qui prononce le LOU, sonne comme l’animal de la meute. C’est pourquoi le LOU Rugby va utiliser un loup comme symbole.

Jusqu’en 2009, un premier logo est utilisé par les Rhodaniens. Le rouge, le noir, Lyon et le fameux loup sont présents sur ce tout premier blason. En 2009, le logo est retravaillé. Les idées de bases sont conservées, mais celui-ci devient plus moderne. Sur la forme, il est plus épuré. Au niveau des couleurs, c’est le rouge qui prime avec un fond au centre du blason. On n’y perçoit plus les « piliers » qui se trouvaient sur l’ancien logo.

Nouvelle Histoire pour le Stade de Gerland

Après quatre mois de travaux, le stade du 7e arrondissement de Lyon (nommé le Matmut Stadium),présente un nouveau visage. Confié au cabinet AIA Architecte, ce chantier se traduira par la création de nouveaux gradins dans les tribunes latérales Jean-Jaurès et Jean-Bouin. Ce changement de Gerland était une nécessité à partir du moment où le LOU a accepté de prendre possession de cette enceinte.

Olivier Ginon, le patron de GL Events a indiqué qu'il allait "proposer des solutions dans les mois à venir" au sujet de la piscine de Gerland. Les habitants du quartier restent mobilisés et veulent que cette piscine continue de fonctionner.

Aulas se souvient : « C'est vrai, j'étais monté dans les tours. J'estimais que c'était un projet concurrent du nôtre, et très inspiré du nôtre. Donc on s'est disputés, et on a fini par trouver un accord amiable. Aujourd'hui, on n'est plus fâchés. En tout cas, moi, je ne le suis plus. »

Un accord à la lyonnaise, avec un peu d'entre-soi : les deux hommes avaient le même avocat, qui a trouvé un terrain d'entente, à savoir l'engagement de Ginon de ne pas organiser de concerts de plus de 20 000 personnes. Mais l'été dernier, un festival organisé par la région Rhône-Alpes a piétiné l'engagement, qu'Aulas, visiblement, laisse à d'autres le soin de faire respecter.

Depuis que le LOU occupe Gerland, des vieux supporters lyonnais reviennent hanter le bout de l'avenue Jean-Jaurès, pour le plaisir de monter les marches historiques du stade sous les voûtes de Tony Garnier. Et pendant que l'ancien site du stade Vuillermet est envahi de buissons et de mauvaises herbes, Gerland reste un quartier qui vit, en fin de semaine.

Sur le sujet de la popularité et de l'implantation du club, Yves Billet, 35 ans dans les pas du LOU pour le Progrès, observe : « D'un côté, le LOU n'est pas très populaire auprès des autres clubs de la région, et ne parvient pas à attirer les meilleurs jeunes du coin, comme le faisait Bourgoin, par exemple. De l'autre, il a su se constituer un vrai public, avec 15 ou 16 000 spectateurs de moyenne, et c'est sans doute le club où l'avant-match et l'après-match sont le plus festifs. Beaucoup d'étudiants viennent à Gerland après les matches. »

Tableau Récapitulatif des Transformations du Stade de Gerland

Période Événement Conséquences
1913-1926 Construction initiale Création du stade avec pistes d'athlétisme et terrains de tennis
Années 1960 Destruction du vélodrome Concentration sur le football
Années 1980 Travaux de René Gagis (EURO 84) Suppression des grillages, rapprochement des tribunes
Années 1990 Modernisation (Coupe du Monde 1998) Rapprochement et couverture des virages, sièges individuels
2017 Arrivée du LOU Rugby Renommage en Matmut Stadium Gerland, réduction de la capacité

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