L'Histoire du Volley-Ball Stade Laurentin: De la Genèse à l'Élite

Le Volley-Ball Stade Laurentin (VBSL), créé en 1964, compte aujourd’hui près de 250 licenciés. Le club évolue au niveau professionnel pour la 6ème année, depuis l’accession en Élite (deuxième division) de son équipe féminine.

Le club est ouvert à tous ceux qui souhaitent pratiquer le volley-ball ou le beach-volley (enfants dès 3 ans, jeunes, adultes, féminins et masculins), en respectant les différents niveaux (débutant, compétition, détente). Le club privilégie la formation des jeunes et engage régulièrement une douzaine d’équipes jeunes dans les différents championnats et Coupes de France jeunes, auxquelles s’ajoutent cinq équipes seniors et un groupe loisir.

Le dynamisme du VBSL et la qualité de ses éducateurs sont récompensés chaque année par le label "Club Formateur" de la FFVolley.

Les Débuts et l'Ascension

Depuis plusieurs semaines l’histoire du Volley-Ball Stade Laurentin s’apparente à une litanie de défaites. Le club phare de Saint-Laurent-du-Var a troqué son large sourire des dernières saisons pour une moue dubitative. Il y a quatre mois à peine, les Laurentines arrachaient leur maintien en division élite lors de l’ultime rencontre de la saison disputée à Saint-Cloud (3-1). Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et c’est un nouveau roman que les coéquipières de Julia Hoff s’apprêtent à écrire.

C’est que l’équipe constituée par Pascal Drouot, mêlant expérience et jeunesse, porte les promesses d’un volley offensif. D’ailleurs, le président Gérard Rémond n’hésite pas à promettre un « jeu plus spectaculaire ». « Il nous a mis la pression » sourit Pascal Drouot, qui assume bien évidemment cette volonté de spectacle « On jouera plus vite notamment grâce à l’arrivée de notre passeuse, Hana Novotni-Kasic et on aura logiquement plus d’alternance avec le renfort de centrales plus offensives ».

Le technicien se dit prêt, avec l’ensemble du staff, à relever ce défi : « On va être un peu plus attendu lors de cette deuxième saison. L’effet de surprise jouera moins. Et puis, la plupart des équipes présentes se sont particulièrement renforcées. Mais on a envie de prouver que l’on peut réussir avec nos convictions et notre philosophie. Le début de la préparation est très positif, nous sommes comme d’habitude dans l’échange et le dialogue et le groupe apparaît extrêmement réceptif.

Avec plusieurs objectifs, que définit l’entraîneur : « Le premier, c’est le contenu. Il nous faut être entraînants, enthousiastes. Il faut donner du plaisir aux gens qui viennent nous voir pour qu’à leur tour, ils nous transmettent leur énergie. Et puis, il faut absolument continuer à remplir ces tribunes, faire en sorte que le public s’identifie toujours plus à notre club, à son histoire riche, mais aussi à ce qu’il propose aujourd’hui. Pour cela, il faut proposer un jeu ambitieux, offensif et s’appuyer sur notre cohésion comme cela a déjà été fait ces dernières années.

En dépit d’un début de calendrier difficile, je pense que si nous sommes bons dans le contenu, si nous fédérons autour de nous, les résultats viendront forcément. Il faudra toutefois tout au long de la saison faire montre de beaucoup de rigueur, d’efforts collectifs et individuels, et des bases solides. Une belle déclaration d’intention qui se heurtera peut-être à un moment ou à un autre, au principe de réalité budgétaire. Qu’importe, l’argent ne fait pas tout, heureusement.

Forts d’une belle ossature avec les arrivées d’Ahan Novotni-Kasic à la passe, de l’Américaine Brooke Seaman , réceptionneuse-attaquante, ou encore de la Bulgare, Nora Bogdanova, au poste de centrale, pimentée de jeunes volleyeuses prometteuses et du retour attendu de la pointue , d’un projet enthousiasmant et de l’expérience accumulée lors de ces dernières saisons, les Laurentines espèrent bien pouvoir assurer rapidement leur maintien et pourquoi pas se mêler à la lutte pour les play-offs. Ce serait déjà un remarquable exploit, et c’est tout le mal qu’on leur souhaite.

Depuis l’ouverture du championnat Elite, les équipières de Marie Salbot n'ont gagné que deux joutes, dont l’une d’entre-elle acquise sur tapis vert après un revers concédé sur les terres de Rennes. Les filles de Pascal Drouot grimacent de douleur et semblent inexorablement s’enfoncer dans les sables mouvants d’une relégation promise si elles ne réagissent pas très vite.

A quatre journées des play-downs, nul doute que Pascal Drouot gardera un œil attentif et acéré sur un collectif qu’il a bâti.

C’est LE match de la saison, le match à ne pas manquer !!! Dimanche à 14h au gymnase Pagnol, la Nationale 2 du Volley Ball Stade Laurentin, première avec six points d’avance, accueille Saint-Chamond, deuxième au classement ! En cas de victoire, les Laurentines peuvent valider dès dimanche l’accession en division Elite (2ème division). Ce sera le point d’orgue d’une saison exceptionnelle et à coup sûr un match de très haut niveau ! Une buvette sera à votre disposition (boissons, café, sucreries), n’hésitez pas à venir passer une belle après-midi de sport !!!

Un Électrochoc Nécessaire

L'entraîneur du Volley-Ball Stade Laurentin a choisi lui même de provoquer un électrochoc en prenant du recul. "Pascal a choisi de prendre du recul afin de provoquer un électrochoc. En aucun cas ce n'est une demande du bureau directeur. Sa décision m'a fait de la peine mais il a jugé que c'était mieux ainsi.

Pascal Drouot est une institution du côté de l’enceinte Joseph-Pagnol. Manager général du club, ancien entraîneur des garçons, il avait récupéré le groupe féminin en avril 2014 alors en Pré-Nationale, trois divisions plus bas. Montée après montée, il a contribué à faire de Saint-Laurent une place forte du volley féminin en installant le VSBL dans l’Elite.

Reste que si l’homme fort du club a fait un pas de côté, il demeure pleinement investi au club en tant que manager général du club et coordinateur des entraînements des jeunes en extérieur.

Au rayon changement, c’est donc son adjoint, Nicolas Faivre d'Arcier, qui a pris le relais avec "un discours différent et qui se veut notamment plus ludique à l'entraînement", détaille le président Rémond. A son nouveau poste, le technicien a eu fort à faire avec deux grosses cylindrées en janvier : Harnes et Quimper.

Face aux Bretonnes, les Laurentines ont affiché un nouveau visage même si une fois encore, elles ont été défaites. Le week-end dernier, plus agress"ives, elles sont sorties de leur zone de confort pour prendre plus de risque et mettre à mal Quimper, un leader qui a dû s’employer pour s’octroyer finalement une victoire en 4 sets.

Une première pierre posée sur un édifice lézardé en quête d’un succès à Halluin le 20 février face à une formation du Nord que le VBSL retrouvera en play-downs. "J'espère que ce qu'elles ont montré contre Quimper va servir de déclic car à Halluin il faut gagner », assure un président Rémond qui aujourd’hui se voudrait bien thaumaturge. Sauf que le miracle tant attendu ne viendra que du terrain.

Tableau des Entraîneurs du VBSL

Période Entraîneur Poste
Avant Avril 2014 Inconnu Entraîneur
Avril 2014 Pascal Drouot Entraîneur
Actuellement Nicolas Faivre d'Arcier Entraîneur Adjoint

L'héritage du Stade Laurentin

Depuis des décennies, Saint-Laurent-du-Var vibre au rythme du football. L'épopée sportive laurentine s'écrit sous le label « Stade Laurentin » depuis neuf décennies. Un blason, une identité, un sentiment d’appartenance qui transcende les disciplines, fédère et traverse les générations. Une marque de fabrique respectée, admirée et crainte par les clubs adverses, un rang glané au sein du monde sportif départemental, régional et national, qui s’est construit au fil d’une longue et belle histoire.

Une histoire de loisirs, d’exploits, d’épanouissement, une histoire de femmes, d’hommes et d’enfants, d’engagement bénévole pour le bonheur de tous. Cette histoire trouve son coup d'envoi au printemps 1932.

Ce jour-là, le 25 mars précisément, l’association Stade Laurentin est officiellement enregistrée en préfecture de Grasse. Un homme porte cette création : Alfred Michelis, directeur d’école honoraire.

Deux disciplines composent alors cette structure, comme le souligne un discours prononcé en 1933 lors de l’assemblée générale de l’association : « Je salue (…) toute cette jeunesse sportive, les demoiselles du basket-ball et les fervents du ballon rond qui ne rêvent que rencontres et prouesses ».

À cette date, l’association ne possède aucun terrain mais reçoit une première subvention. « Dans sa séance du 3 juillet 1932, la municipalité (sous le mandat de Louis Bènes, maire de 1921 à 1941) nous accorde une subvention de 500 francs ».

Lors de la même séance, la commune concède le terrain du jardin public au sud-est de la place François Layet pour y aménager à ses frais un terrain de sport en septembre-octobre de la même année.

Premier à entrer dans l’arène des compétitions, le football laurentin obtient sa première victoire le 4 décembre 1932 aux dépens du FB Amateur club de Nice sur le score sans appel de 4-0. L’association se dote même d’un directeur sportif et d’un entraîneur-moniteur en mars 1933.

L’histoire sportive laurentine est en marche. Les disciplines se regroupent au sein d’une structure omnisports qui se transformera en Fédération en 1996. Jusqu’à cette date, c’est une association avec des sections et un bureau responsable de toutes les sections.

« L’omnisports percevait toutes les subventions et les redistribuait à chaque club, ce qui ne manquait pas de susciter des débats », retrace Jean-Marie Henry, l’actuel président de la Fédération du Stade Laurentin. « Chacun voulait son indépendance, gérer individuellement son budget. D’où le passage en fédération (voter par 19 voix pour, 11 contre et 2 abstentions). Un vote qui exprime la volonté des clubs de rester ensemble sous la bannière Stade Laurentin ».

Le premier bureau de la Fédération est présidé par Raoul Bertet et compte déjà 32 associations. Il faut dire qu’entre-temps nombre de clubs sont nés faisant de Saint-Laurent-du-Var une des villes les plus sportives du département.

Le judo est créé en 1962 sous l’impulsion des frères Allari, le volley en 1964. Un premier club bouliste, le Club bouliste de la gare apparaît en décembre 1935 avant de fusionner plus tard avec le CBL. Quant à la Mini-Boule, elle est constituée en novembre 1967 (Benjamin Bonnaud en est le premier président) avec pour but de « distraire les jeunes, les moins jeunes et les anciens ».

Pendant 29 ans, c’est René Ramella qui dirigera cette dynamique association. Dont la dénomination trouve son origine dans un drôle de clin d’oeil à la mode vestimentaire ! « Le bureau cherchait un nom à cette nouvelle section et comme c’était l’époque de la mini-jupe, un membre a proposé Mini-Boule ».

Impossible de mentionner tous ces Laurentins qui ont oeuvré dans la lumière et dans l’ombre pour faire tourner leur club. Mais citons encore la naissance du club de lutte, en 1980, à l’initiative de Maurice Sauvageot, professeur d’EPS et de français au collège Pagnol qui, voyant l’engouement des enfants pour la section créée au sein de son établissement, l’a transformée en association, le Stade Laurentin Lutte. Association que Philippe et Jean-Noël Bahadérian feront grandir.

Tous mériteraient un éclairage tant les histoires, les anecdotes sont légion. Une fois constituée, la Fédération du Stade Laurentin s’est attachée à faciliter la gestion des clubs (soutien administratif, mutualisation des fournisseurs...). Tout en organisant la Soirée des champions.

Celle de 2011, qui coïncidait avec l’inauguration du dojo, a eu droit à la visite prestigieuse du ministre des Sports et champion de judo, David Douillet. Le président de la Fédération, Jean-Marie Henry, garde quelques souvenirs impérissables du protocole ministériel imposé pour l’occasion.

En effet, le SLF a regagné des couleurs et depuis a retrouvé de son attractivité avec des équipes évoluant des U6 jusqu’aux Super Vétérans, ses équipes féminines et une équipe Fanion qui fera son retour la saison prochaine en D1. Les amateurs et amatrices de ballon rond, de dribbles, de passes et de belles frappes peuvent de nouveau trouver leur bonheur à Saint-Laurent-du-Var ! L’accueil des plus jeunes est ainsi devenu une priorité pour un club tourné vers l’avenir qui offre à ses licenciés un cadre familial et convivial.

Des sports aujourd’hui disparus du paysage laurentin ont figuré parmi les membres de la Fédération. On trouve trace, dans ses archives, d’une section Stock-car, d’une autre de Karting et d’une association de Twirling bâton. Et même d’un furtif club de Golf !

« Je crois qu’ils n’ont jamais pratiqué, souffle Jean-Marie Henry. L'histoire est en marche.

Vers de Nouveaux Horizons

Éclatant tout au long de la saison, le Stade laurentin est en passe d'atteindre son apogée. Étriqué au sein de ses frontières départementales, Saint-Laurent-du-Var a besoin de se libérer, enfin. De prendre la mesure de son talent, en se frottant à des adversaires de taille. Se jauger, avant peut-être d'exulter.

Pour atteindre les sommets et graviter vers les cieux, le plus dur reste à venir.Le Stade laurentin s'apprête à faire un grand saut dans l'inconnu, à sillonner la France à la recherche de la gloire. « Un match à élimination direct, c'est toujours génial. L'aventure peut s'arrêter du jour au lendemain. Demain, en 32es de finale, c'est un match sec, sur terrain neutre, qui attend les Laurentins.

Au menu de ce premier tour : l'Olympique Tauch Corbières (Aude).« On a eu quelques échos sur cette équipe, mais au fond, on ne sait pas grand-chose sur Tauch Corbières. Les motifs d'espoirs sont nombreux. À commencer par le ratio victoires/défaites. Cette saison, le Stade laurentin ne s'est incliné qu'à quatre reprises.

« On a une équipe pour gagner tous les matchs, lance Grégory Baldacchino. Si on s'applique, comme contre Sanary en finale Côte d'Azur, je suis convaincu qu'on peut passer beaucoup de tours et aller loin dans la compétition. Au-delà des qualités intrinsèques du groupe, les Laurentins s'avancent, forts d'une confiance débordante. Attention, tout de même, à ne pas tomber dans l'excès de confiance : « C'est le message que l'on a fait passer aux joueurs.

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