Le sport à Compiègne a une histoire riche et diversifiée, marquée par des événements d'envergure nationale et internationale, ainsi que par des figures emblématiques qui ont contribué à son développement. Des premières sociétés sportives aux installations modernes, Compiègne a toujours été un terrain fertile pour l'épanouissement des activités physiques et sportives.

Les Débuts du Sport Organisé à Compiègne
Dès le XIXe siècle, des sociétés sportives ont commencé à se structurer à Compiègne. Le Sport Vélocipédique Compiégnois (SVC), créé en 1888, a joué un rôle clé dans le développement du cyclisme. À l'initiative du SVC, un vélodrome fut construit au Grand Parc, à proximité du Rond Royal, pour servir à l’entraînement de ses membres et faciliter l’organisation de courses cyclistes. Il fut inauguré le dimanche 23 septembre 1894. Sa piste elliptique en béton recouvert d’une couche de ciment mesurait 333,33 m et 2000 personnes pouvaient prendre place dans ses tribunes.
Le Sport Nautique Compiégnois (SNC) fut créé le 28 avril 1882. L’aviron était alors présenté comme « une distraction éminemment hygiénique et très moralisatrice… ». La mairie de Compiègne loua cette année-là au SNC un terrain situé le long du grand canal afin d’y aménager un port de plaisance.
Après « la Compiégnoise » créée en 1871 (il fallait alors mobiliser la jeunesse après la défaite de la guerre de 1870), plusieurs autres sociétés furent fondées jusqu’à la Première Guerre mondiale. Les sociétés de gymnastique et de tir sont très anciennes dans la ville.
Compiègne et les Jeux Olympiques
Compiègne a été associée aux Jeux Olympiques à plusieurs reprises. Organisés à Athènes du 6 au 15 avril 1896, ces JO furent les premiers organisés par le Comité international Olympique (CIO). A l’occasion de l’Exposition universelle de Paris de 1900, des concours internationaux d’exercices physiques et de sports furent organisés et tinrent lieu de Jeux Olympiques de 1900. C’est dans ce contexte que le terrain de golf de Compiègne fut choisi pour accueillir les concours internationaux de golf qui s’y déroulèrent les mardi 2 et mercredi 3 octobre. L’américain Charles E. Sands remporta le tournoi masculin.
Maire de Compiègne de 1904 à 1935 mais aussi conseiller général et député de l’Oise, (Mortimer Henri) Robert Fournier-Sarlovèze (1869-1937) fit partie au début du siècle de l’équipe Bagatelle Polo Club de Paris qui remporta la médaille de bronze aux Jeux Olympiques d’été de Paris (1900).
Georges Tainturier est originaire du village de Labruyère (Oise) où il nait en 1890. Mécanicien garagiste de profession, il participa à la création du Cercle d’escrime de Compiègne. Membre de l’équipe de France d’épée, il remporta plusieurs championnats de France et d’Europe, il fut également deux fois champion olympique en 1924 et 1932. Le 26 décembre 1959, des démonstrations de judo, ping-pong, tennis, basket-ball et évidemment d’escrime furent organisées en soirée. Le Préfet dévoila une plaque sur laquelle était gravée : « Salle Georges Tainturier en hommage au grand sportif et au grand patriote ». L’harmonie municipale clôtura cette inauguration.
Le rameur français Jean-Christophe Bette (né le 3 décembre 1977) remporta la médaille d’or en quatre sans barreur aux JO de Sydney. Avec un titre de champion olympique et cinq titres de champion du monde, il est le rameur le plus titré de l’aviron français.
Ces deux sœurs jumelles nées à Compiègne participèrent aux Jeux Olympiques de Tokyo.
Événements Sportifs Marquants à Compiègne
Compiègne a accueilli de nombreux événements sportifs d'importance au fil des ans :
- Coupe des voiturettes (1908): Compiègne reçut la troisième édition de cette compétition en octobre 1908. La coupe des voiturettes était une épreuve réservée aux voitures légères à quatre roues et de moins de 1,5 litres de cylindrée.
- Fête fédérale nationale et internationale de gymnastique (1938): Du 8 au 11 juillet 1938, la ville de Compiègne accueillit 3500 participants aux concours et manifestations organisés à l’occasion de la 58ème Fête fédérale nationale et internationale de gymnastique.
- Championnat de France de boules (1953): Le 27e championnat de France de boules est organisé les 21, 22 et 23 août 1953 à Compiègne.
- Championnats d’Europe et Pays méditerranéens de tir à l’arc (1980): Les championnats d’Europe et Pays méditerranéens de tir à l’arc sont organisés à Compiègne du 28 août au 4 septembre 1980.
- Tour de France (1980): Compiègne fut ville d’arrivée de la 6e étape au départ de Lille et ville de départ du contre la montre organisé le lendemain. Le Tour de France 1980 est la 67e édition du Tour de France, course cycliste qui s’est déroulée du 26 juin au 20 juillet 1980 sur 22 étapes pour 3 842 km.
- Paris-Roubaix: Chantilly prit le relai de 1966 à 1976 puis Compiègne à partir de 1977. Jusqu’en 1965, le départ de la course était logiquement organisé à Paris. Le Paris-Roubaix, créée en 1896, est l’une des plus anciennes épreuves cyclistes.
En 1893, Léon Auguste Ancel, distillateur compiégnois, inventa une recette de vin apéritif, tonique et reconstituant, à base de noix de kola et de feuille de coca qu’il baptisa « Le Sport ». Pour écouler sa production, tant à l’échelle locale que nationale, il mit en place une stratégie marketing d’envergure orientée vers le monde du sport, et sponsorisa des événements tout autant conviviaux que sportifs.
Figures Sportives de Compiègne
Plusieurs personnalités sportives ont marqué l'histoire de Compiègne :
- Georges Legagneux: Il fonda en 1911 avec Robert Martinet l’aérodrome de Corbeaulieu à Margny-lès-Compiègne où il crée une école de pilotage. Georges Legagneux était un aviateur français (né le 24 décembre 1882 à Puteaux et mort à Saumur le 6 juillet 1914).
- Suzanne Lenglen: Surnommée « La divine », elle est la première joueuse de tennis à avoir une renommée internationale. Alors que de nombreuses ressources en ligne (et même des dictionnaires !) affirment que Suzanne Lenglen est née à Compiègne, cette information est fausse. Il semble en revanche plus avéré qu’elle disputa ses premiers matchs dans le Compiégnois, elle n’a alors qu’une petite dizaine d’années. Suzanne Lenglen est née le 24 mai 1899 à Paris et morte le 4 juillet 1938, toujours à Paris. Elle est reconnue pour sa précocité.
- Marius Tassart: Élève de l’école du Boxing Club Compiégnois (BCC), il devint boxeur professionnel en 1928 et termina sa carrière en 1947. En 1942, il remporta le titre de Champion de France dans la catégorie poids plume. Marius Tassart (né le 24 novembre 1908, décédé le 5 mai 1998 à Compiègne) était un boxeur français.
- Louis Dusanter: Sportif accompli, il s’illustra tant par ses performances de pilote automobile et d’avions que de nageur. Louis Dusanter (né le 18 février 1905 à Saint-Quentin) participa à plusieurs records du monde à bord d’une voiture Citroën, présentée en 1936, place de l’Hôtel de ville de Compiègne.
Infrastructures Sportives à Compiègne
Les infrastructures sportives ont évolué au fil du temps pour répondre aux besoins des sportifs :
- Manège de l'école d'État-major: Pour servir à l’entrainement des chevaux et aux leçons d’équitation de la garnison de Compiègne, l’édification d’un manège couvert fut approuvée par le ministère de la Guerre en 1844. Démilitarisé et désormais propriété de l’Agglomération depuis 2012, le manège a été transformé en salle de sport. Son emplacement, entre les casernes Boursier et d’Orléans (sur le site de l’ancienne école d’état major), fut choisi en 1848. Le Cercle d’Escrime Georges Tainturier fut inauguré le 26 juin 2021 dans l’ancien manège de l’école d’État-major.
- Piscine: Inaugurée le 1er juin 1952, la première piscine de Compiègne était dotée en plus des bassins et vestiaires, d’une terrasse qui dominait l’Oise, d’un bar et d’un solarium.
- Patinoire: La municipalité bénéficia d’une initiative privée qui permit l’ouverture en 1970 d’une patinoire dite « olympique » (l’actuel Centre de rencontre de la Victoire) non loin des nouveaux quartiers d’habitation.
- Jeu d’Arc: Ainsi, Louis Pillot dit « Albert », capitaine de la Compagnie de 1950 à 1975, fit construire en 1963 rue de la République un nouveau Jeu d’Arc par l’architecte Claude Charpentier. L’ancien terrain du Jeu d’Arc (pré-1963) a été remplacé par un parking, à l’époque et en cas de flèche trop haute, on pouvait toucher la statue du Christ.
- Piste de BMX: Fondé en 1985 et après presque 40 années de service, le club de BMX Compiègne-Clairoix se transforma en Compiègne-Venette. En effet, une nouvelle piste nommée « Gilles Bera », ancien dirigeant du club, a été ouverte à Venette. Elle fut inaugurée le 15 avril 2023. Elle est en capacité d’accueillir des compétitions de niveau international.
En 1791 l’ensemble du bâtiment devient un bien national. L’église Saint-Pierre des Minimes est un ancien prieuré bâti au XIIe siècle et cédé en 1610 aux frères Minimes. Son origine, remontant sans doute à l’époque carolingienne, reste toutefois obscure.
Le Prince impérial se devait d’être élevé dans un environnement propice à faire de lui un futur souverain. La famille impériale du Second Empire passait de nombreux séjours au Château de Compiègne. Le Prince impérial fut formé à l’art équestre par un fidèle de l’Empereur, Auguste Bachon, qui devint rapidement son écuyer personnel. Son entraînement quotidien commença dès son plus jeune âge. « Loulou » devint rapidement un excellent cavalier, qualité indispensable pour l’héritier du trône.
À partir des années 1870, le projet républicain en France recherchait de plus en plus des recrues militaires qui seraient jeunes, physiquement robustes et mentalement éveillées. Les exercices de préparation militaire, de gymnastique et de tir se trouvaient intégrés dans le programme scolaire.
Cette société proposait de pratiquer le patin à glace sur le bassin de carénage du barrage de Venette pendant les mois d’hiver.
Le 4 novembre 1888, des trains spéciaux au départ de Paris furent affrétés par la Compagnie du Nord pour permettre aux sportsmen parisiens d’accéder au nouvel hippodrome du Putois. A cette occasion se réunit une foule d’aristocrates, propriétaires de chevaux, « châtelains » des environs et officiers supérieurs.
L’épreuve la plus originale de cette journée « sportive », comme le montre l’illustration de la carte, fut « la course d’animaux tenus en laisse et conduits par des dames ». Nota : les animaux devaient toujours précéder leur conducteur !
L’idée d’un tour du pays à bicyclette fut soufflée vers 1900 par un jeune journaliste sportif, Henri Desgrange, au directeur d’un nouveau titre de presse, « L’Auto ». Le 1er juillet 1903, 59 cyclistes prirent le départ du 1er Tour de France organisé par le journal.
Ce sport d’origine anglaise, opposant deux équipes de onze joueurs, et qui se joue avec des battes de bois, des balles et des guichets (piquets de bois) n’est pas très développé dans notre pays. L’éphémère club compiégnois obtint de brillants résultats au début du XXe siècle, l’équipe était alors essentiellement composé… d’anglais.
C’est à la suite d’un match de rugby entre l’école d’électricité Bréguet de Paris et l’Association sportive du Collège de Compiègne que fut créé le RCC.
Il devint chevalier de la Légion d’Honneur en janvier 1912.
Le bulletin municipal de 1971 en fit largement écho : « Nous souhaitons que la patinoire devienne le rendez-vous des Compiégnois et de tous les amateurs des sports de la glace.
Ce jour-là, il se fit doubler par Greg LeMond sur cette étape de contre la montre et remporta la course pour 8 secondes. La seizième coupe du monde de football se déroula en France du 10 juin au 12 juillet 1998.
Issue de la fusion entre le conseil de Prévention et de lutte contre le dopage et du Laboratoire national de dépistage du dopage, l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) est une autorité publique indépendante.
Organisé pour la première fois le 29 août 1927, le Challenge du Mille est une course de natation de 1609 mètres qui part du bac du confluent et arrive face au garage du SNC (Sport Nautique Compiégnois). La société vainqueur conserva la coupe pendant une année avant de la remettre en jeu.
C. Laly est l’acteur incontournable du développement de la gymnastique à Compiègne. Également connu sous le prénom de Constantin, son acte de naissance mentionne pourtant ainsi son état civil : Alexandre Constancien Laly. Stoppé par le guerre 1914-1918, le Concours fut de nouveau organisé en 1930 sur le Terrain des fêtes.
Le maire de Compiègne, Jean Legendre projeta, avec l’Automobile Club de l’Ile de France, d’établir un circuit permanent de 7,5 km en forêt de Compiègne. Au-delà de son intérêt pour les sports mécaniques, il espérait ainsi développer le tourisme et l’économie. Pour autant, les conseillers municipaux furent beaucoup plus réservés et s’opposèrent en majorité.
Les Jeux Olympiques de Rome furent un fiasco pour la délégation française. La France obtint seulement 2 médailles d’argent et 3 en bronze (2 médailles grâce à l’athlétisme, 1 pour l’aviron, l’équitation et la lutte). Ces mauvais résultats émurent l’opinion publique et certaines personnalités politiques. Dès lors, le Général de Gaulle décida de « donner au sport français les moyens de ses ambitions ».
Cette épreuve de marche entre la Clairière de l’Armistice et la Place de la Concorde fut organisée pour la première fois le 11 novembre 1926. Elle disparait à l’aube de la Seconde Guerre mondiale.
La fondation de la 1re Compagnie d’Arc serait en fait une réorganisation d’une ancienne compagnie alors en « sommeil » ou dissoute. Cette nouvelle compagnie siégeait avenue de Marigny, près du Rond-Royal.
Né le 1er janvier 1863 dans une famille de l’aristocratie française, Pierre de Coubertin dédia sa vie à donner aux enfants français ce dont les jeunes anglais profitaient déjà, c’est-à-dire le sport dans le cadre de leur scolarité. Le baron Pierre de Coubertin est considéré comme le père fondateur des Jeux Olympiques modernes.
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