La Berrichonne de Châteauroux est l'un des clubs français les plus anciens, fondé en 1883. À l'origine, la Berrichone était un club de gymnastique, la section football faisant son apparition en 1914.

Les premières années et l'ascension progressive
La progression du club sera lente et régulière. Après l'accession en CFA en 1950, Châteauroux sera deux fois champion de groupe en 1964 et 1966. À partir de 1972, la Berrichonne évolue en deuxième division, se stabilise à ce niveau et se classe généralement en milieu de tableau.
L'ère de la Super D2 et l'accession historique en D1
Avec le passage à la super D2 en 1993, Châteauroux est relégué en nationale 1. Cette descente va galvaniser l'équipe qui enchaîne un titre de champion de France de nationale en 1994 et une 5ème place en D2 en 1995. En 1997, Châteauroux termine champion de France de D2 et accède pour la première fois de son histoire à la D1.
La saison au sein de l'élite sera difficile puisque le club termine 17ème et retrouve la D2 en fin de saison. Dès lors la Berrichonne enchainera les saisons dans la première moitié du tableau de D2 sans pouvoir accéder au 3 premières places.
Changements de direction et défis récents
Plusieurs changements marquent la direction du club. Patrice Lair et Jaroslav Plasil démissionnent de leurs fonctions. Patrice Lair est nommé entraîneur de La Berrichonne. Olivier Saragaglia devient le nouvel entraîneur de l'équipe première. Michel Denisot quitte son poste de président du club. Un nouveau logo, choisi par les fans, est adopté. Jean-Luc VASSEUR est nommé nouvel entraîneur de l'équipe professionnelle.
La Berrichonne est reléguée sportivement en National et est repêchée administrativement en Ligue 2. Pascal GASTIEN est nommé entraîneur de l’équipe professionnelle. Thierry SCHOEN est élu Président de la SASP. Bruno ALLEGRE est nommé Président Délégué. Départ de l’entraîneur Didier THOLOT, remplacé par Jean-Louis GARCIA. Départ de Michel DENISOT et Patrick TROTIGNON. Daniel BAUJEAN et Patrick LE SEYEC deviennent co-présidents de la BERRICHONNE.
Mise en place du statut professionnel, réorganisation du Club en 2 structures distinctes (S.AO.S.). Arrivées d'Hervé BROSSARD et Michel DENISOT qui devient Président. Fusion entre la BERRICHONNE et l'ASC.
La Berrichonne Châteauroux, la formation avant tout
Le club aujourd'hui
La Berrichonne de Châteauroux, aujourd’hui détenue par le groupe United World du prince Abdallah ben Moussaed, accueille le PSG ce vendredi 6 janvier en 32es de finale de la Coupe de France. Depuis maintenant deux ans à Châteauroux, l’accent berrichon n’est plus de mise dans les travées du stade Gaston-Petit. Désormais, place à l’Anglais.
Le 8 mars 2021, le groupe United World du prince saoudien Abdallah ben Moussaed a racheté la Berri pour en faire une place forte du football français, avec l’ambition de retrouver l’élite d’ici 2025. Sauf que le projet semble avoir pris du plomb dans l’aile et peine à décoller alors que les Castelroussins (14es) sont englués en fin de tableau du National.

« Sportivement, nous ne sommes pas là où on devrait être, c’est sûr. On a le budget pour être nettement plus haut. Il faut dire que le club de l’Indre a été complètement bouleversé et est dorénavant dirigé uniquement par le groupe United World et sa galaxie de cinq clubs, avec Sheffield United (Championship), Beerschot (D2 Belge), Al-Hilal United (Émirats arabes unis) puis le club indien de Kerala.
En coulisses, trop de nouvelles têtes ont débarqué pour s’accorder d’une seule voix. « Au sein du club, il y a toute une armée mexicaine et c’est peut-être ça aussi le problème. L’année dernière, il y avait un chargé du recrutement, un directeur sportif, un entraîneur, un directeur exécutif, Patrick Trotignon qui est président du conseil d’administration à Paris, en plus du groupe United World qui décide et lui est à Genève. Les responsabilités sont un peu diluées partout et ils n’ont pas les mains complètement libres ici.
Pourtant, dès la première saison, les Saoudiens ont mis la main au portefeuille pour lancer le projet, en réussissant à attirer des joueurs d’expérience comme Nolan Roux ou Gilles Sunu en National, grâce à des salaires très élevés. Si la mayonnaise a commencé à s’épaissir au début, elle n’a finalement pas pris.
« Ils ont acheté 17 joueurs la première année donc ils avaient un effectif de 35 joueurs à un moment et ça, dans n’importe quel club, ça ne marche pas. Dans le lot, ils ont misé sur certains noms, mais ce ne sont que des joueurs en fin de carrière. Ces premiers investissements s’apparentent pour l’instant à un coup d’épée dans l’eau de United World, qui n’a pas continué à investir (5e de National en 2021-2022) la deuxième année pour remonter rapidement en Ligue 2.
« Le problème de ces acteurs-là, c’est qu’ils ont des grandes idées et peu de moyens. Beaucoup ont joué sur le fait qu’il était Saoudien alors qu’en vérité, ce n’est pas non plus une fortune gigantesque (elle est estimée à 200 millions d’euros). Il a fait rêver un peu tout le monde, c’est le mythe du prince saoudien qui a forcément de l’argent. Finalement, il ne se passe rien », souffle Jean-Baptiste Guégan, géopoliticien, professeur d’histoire et auteur du livre « Atlas géopolitique du sport ».
« Les Saoudiens ne viennent jamais au stade d’ailleurs. Ils ne comptent pas réinvestir car ils estiment qu’ils ont déjà une assez grosse masse salariale. Ils ont déjà mis assez d’argent comme ça pour eux. La folie des grandeurs ne semble donc plus d’actualité à La Berrichonne. L’arrivée de joueurs venus des propriétés de la galaxie United World, comme on aurait pu le croire, n’a également jamais eu lieu.
« Les salaires ne sont pas du tout les mêmes entre les clubs. Mais à La Berrichonne, on ne s’inquiète pas de ce retard à l’allumage, on mise sur le temps pour parvenir à ses fins.
« C’est un projet sur la longue durée avec l’objectif de développer le club, comme créer une académie qui est en train de démarrer. Commençons déjà par faire bonne figure en National et après on verra. L’objectif, c’est évidemment de retrouver la Ligue 2 dans un premier temps », avoue Michel Denisot.
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