Stade Cadurcien Rugby: Histoire et Actualités

Le Stade Cadurcien Rugby, ancré dans le département du Lot, possède une histoire riche et une ambition constante de progression. Cet article explore les racines du club, ses moments marquants et son actualité.

Un Héros Lotois : Lucien Desprats

Ce lendemain de 11 novembre nous offre l’occasion d’un zoom sur un sportif lotois, Lucien Desprats, rameur émérite de l’Aviron cadurcien et pilote pendant la Grande Guerre. Jean-Marie Lucien Desprats est né le 19 avril 1889, rue de la Merci à Cahors. Grand sportif, excellent rameur, il fut le premier champion national de skiff de la Fédération d’aviron du Sud-Ouest et 3e au championnat des Fédérations françaises des sociétés d’aviron. Il pratiquait aussi le rugby dans un club non encore constitué dans l’île de Cabessut, à Cahors.

Mobilisé dès le début des hostilités en 1914, il est affecté dans l’aviation au 10e régiment d’infanterie. Le 9 novembre 1916, son appareil est abattu au-dessus de Bethincourt dans la Meuse. Il est tué. Il était sous-officier, cité à l’Ordre de l’Armée, avec Croix de Guerre avec Palmes. Il figure dans le livre d’or de l’Escadrille.

Naissance et Développement du Club

En 1919, l’Aviron cadurcien créa une section rugby dont le stade se trouve face à l’Aviron dans l’île de Cabessut. Situé sur la commune de Cahors dans le département Lot (46), le stade a été mis en service en avant 1945, cet espace sportif est de type terrain de rugby, il dispose d’un sol en gazon naturel et compte 1500 places en tribune. La surface d’évolution est de 7700.00m2.

Octobre 1945 : C’est un beau soir d’octobre 1945, que dans un salon de coiffure de la rue Nationale, fut lancée l’idée de la création d’un club de rugby à XIII à Cahors. René Sote, recruté au Toulouse Olympique par Jean Galia a la nostalgie de Cahors et pendant que Daniel Chaudrut coupe les cheveux, l’on parle rugby entre amis (le plupart compagnons de la résistance), et l’idée germe de lancer une équipe de treize. Autour de René Sote et Raymond Rouvière, les deux gendres Chaudrut, il y a notamment Robert Maratuech, Maurice Gardes (un autre coiffeur), Norbert Issaly, Armand Costes, Marcel Rouquié, Pierre Guichard, ainsi que quelques habitants de ce quartier populaire de la ville basse. Louis Olive et Pierre Desprat rejoignent vite le groupe ainsi que quelques joueurs bénévoles conquis par l’idée.

Les statuts de l’association « Cahors XIII » sont déposés à la préfecture du Lot et publiés au Journal Officiel du 21/11/1945. Pas de terrain, la municipalité d’alors s’oppose à l’utilisation du stade municipal. Le 1er match de Cahors XIII eut lieu à Lavardac (l’équipe de Marius Guiral dans laquelle jouaient les frères Dautant) Le 1er match à Cahors fut joué sur le petit terrain du Lycée Gambetta, au Mas de Mansou, mis à disposition par un proviseur compréhensif. Cependant ce terrain n’étant pas aux normes, un industriel agenais mit à dispositions des terrains Roc de l’Agasse à « La Beyne à la sortie sud de Cahors entre RN20 et le « bartassec », pour aménager sommairement une aire apte à la pratique de rugby.

Évolution et Moments Clés

Saison 1946/1947 Un record d'affluence (1 200 entrées payantes recensées) fut établi pour le match opposant Figeac Aviation XIII à l'équipe réserve de Carcassonne. Le club redémarre sous l'appellation : A.S Cadurcienne de Jeu à XIII, car le Comité National du Sport ne voulant pas, sous la pression de la FFR, reconnaître une autre forme de rugby, le XIII (supprimé par le régime de Vichy) renaissait après l'occupation allemande, sous la dénomination de Jeu à XIII.

1975 Il y aura un titre de Champion de France de Division II à Albi, où l'A.S Cadurcienne bat Réalmont sur le score de 9 à 8. Et l'accession au groupe B de la Division I.

1988 Un nouveau titre de Champion de France de Division II à Villeneuve, où l'A.S Cadurcienne bat Lescure sur le score de 17 à 8. Et un retour au groupe B de la Division B. A partir de là et dès 1989 avec l'accès d'une demi-finale contre Pamiers, le club connaîtra son "âge d'or". Avec de bons partenaires, comme Renault, l'enseigne GD "Escale" et les sponsors majeurs : l'interprofession des Vins de Cahors et le groupe Pieron en la personne de Michel Pieron, développe une politique ambitieuse de développement et de communication ce qui était novateur à l'époque.

Saison 1990/1991 Le club change ses couleurs et le traditionnel "vert et blanc" disparaît pour laisser place au "bleu et blanc", couleurs adoptées par la ville. Le président du Stade Cadurcien XV, M. Noyer, assigne le club en justice pour "vol de couleurs". Le président de la section rugby, n'est même pas informé et n'appuie pas cette action, car les couleurs du Stade Cadurcien XV sont "bleu ciel et blanc".

1992 L'argent vient à manquer après le retrait soudain d'un des sponsors, l'enthousiasme s'essouffle et les résultats sportifs ne suivent plus.

1999 Le club accède une nouvelle fois à la finale de Division II de groupe B, mais perd contre Le Barcarès par 29 à 10 sur le terrain d'Albi.

2006 Une école de rugby est relancée opportunément par Frédéric Baldy. Le nombre de jeunes treizistes ne fait que croître au fil des années pour atteindre les 100 licenciés au cours de la saison 2013/2014, un record. Le premier Président de cette nouvelle entité (Cahors XIII Rugby League) est Pascal Gailhard.

2009/2010 Création de l’équipe "13Fauteuil"sous l’égide de Cahors Lot 13. Une des plus grosses écuries du Championnat de France.

2020 L’équipe senior est 1ère de sa poule, qualifiée pour la demie finale Coupe Falcou et les phases finales du Championnat de France lorsque l’activité est stoppée par le 1er confinement COVID. L’équipe Junior en bonne voie de qualification suit le même chemin.

2021 Les 3 équipes sont engagées en championnat avec des ambitions renouvelées, l’équipe senior gagne brillamment son 1er match avant d’être immédiatement stoppée par le deuxième confinement.

2022 L'équipe sénior reprend enfin après une saison blanche dû à la COVID. L'équipe survole la phase de poule avec des scores impressionnants. Elle échoue en 1/4 de finale dans la course au titre de champion de France de fédérale 1 mais se rattrape en accédant à la finale de fédérale 2 gagnée finalement par la redoutable équipe du Thor.

2023 Première saison en Division Nationale pour Cahors Lot XIII depuis une vingtaine d'années. Les efforts du club portent enfin leurs fruits avec cette génération à haut potentiel. Les cadurciens ont pour objectif de se maintenir dans cette division. Ils réussissent ce pari haut la main en terminant 4ème de leur poule mais en échouant en 1/8 ème de finale face à Salses.

Champion de France Élite 1 Cahors XIII Fauteuil Vainqueur des Dragons Catalans, 47 à 38. Après près de 20 ans de Fédérale pendant lesquels, avec l’Ecole de Rugby, nous avons reconstruit notre club et ses fondamentaux, appuyés sur le bénévolat, la formation et l’esprit d’équipe, nous avons conquis de haute lutte, sur le terrain, le droit de passer à la division supérieure. Il en sera de même pour les outils de gestion et de communication dont le site internet sera un des piliers et un vecteur promotionnel essentiel pour l’avenir.

A travers celui-ci, notre ambition est de vous permettre d’avoir toute l’information nécessaire sur notre club et sur tous ses moments clés, de vous donner une information fiable et fraîche, sur la grande famille du XIII Cadurcien, joueurs, dirigeants , amis et partenaires, sur son Ecole de rugby, les performances de ses équipes cadettes, juniors, seniors, XIII Fauteuil et Pachydermes. Nous sommes et resterons à votre écoute pour qu’ensemble nous puissions suivre le chemin de la réussite sportive et humaine dans le respect de nos valeurs de convivialité, de respect et de proximité.

Merci d’avance à notre équipe de rédaction qui, sans cesse sur le pont, va essayer de vous faire vivre au sein même de l’équipe Cahors Lot XIII.

Fred BALDY

Plaquette : Didier ANDRIEU

XIII Fauteuils / Bulletin : Benjamin BRO

Photographes : P. JM.

Saison 2012-2013 : Assainissement et Ambitions

« Après la pluie, le beau temps… » Lors de l’assemblée générale du Cahors Rugby du 25 juin, le président Vincent Bouillaguet et son équipe se sont félicités des bons résultats enregistrés par le club au cours de la saison 2012-2013. On se souvient qu’il y a un an à peine, le club se trouvait dans une situation très délicate d’un point de vue sportif (après deux descentes consécutives) et financier (avec un déficit estimé à 120 000 euros). Le dépôt de bilan avait d’ailleurs été envisagé… Une nouvelle équipe, emmenée par Vincent Bouillaguet, avait repris les rênes du club pour donner une nouvelle dynamique au Cahors Rugby.

« La rigueur doit être la marque de fabrique du club. Si tout n’est pas organisé, tout peut vite partir en vrille… Le club n’appartient à personne. Nous sommes tous là pour le servir » assure le président. « On a une grande marge de progression dans tous les domaines. Le club a les fondations pour grandir. »

Des Finances Assainies, des Succès sur le Terrain

Une des priorités de l’équipe en place a été d’assainir les finances du club. « Dans notre budget prévisionnel, nous avions deux objectifs : équilibrer les comptes et rembourser les dettes. On a fait une recherche permanente des économies, notamment une modération très importante des indemnités versées aux joueurs » explique Vincent Bouillaguet. Au 30 avril 2013, le club enregistrait un déficit de 30 000 euros. Cette somme concerne une créance auprès d’un autocariste local. un plan d’amortissement a été mis en place pour rembourser cette somme sur les années 2013 et 2014.

Du côté du terrain, la saison écoulée a elle aussi été positive avec la très belle saison 2012-2013 des seniors, malgré de nombreux départs en fin de saison dernière. « On aurait signé des deux mains pour faire la saison qu’on a faite cette année. Les seniors ont fait un parcours remarquable » se félicite le président.

Suite à cette saison inattendue, la direction du club annonce l’objectif fixé pour la saison à venir : la remontée en Fédérale 2. Pour l’atteindre, le Cahors Rugby pourra compter sur le retour de onze anciens joueurs du club (lire ci-contre). « Après les 17 départs à l’intersaison dernière, les joueurs veulent revenir à Cahors, vu la saison effectuée, l’état d’esprit, l’ambiance… Ce sera très difficile de mieux faire que cette année, puisque c’est la montée en fédérale 2. Le recrutement a été fait en ce sens. Les joueurs qui arrivent sont des compétiteurs » assure Philippe Rocher, vice-président en charge du sportif.

L’ambition affichée est de revenir en Fédérale 1 à moyen terme, la « véritable place du Cahors Rugby ». Et de faire du Cahors Rugby le club leader du département, tous sports confondus.

Malgré cette nouvelle dynamique, la récente situation du Cahors Rugby a laissé des traces… À la fin de l’assemblée générale, le secrétaire du club Jean-Claude Crouxinoux a présenté sa démission au président Vincent Bouillaguet, pour diverses raisons, et ce malgré son profond attachement au Cahors Rugby.

Cet ancien membre de l’équipe de Marc Lecuru avait choisi de continuer l’aventure avec la nouvelle équipe. Face à cette démission, le président précise un point : « Tout le monde doit s’inscrire dans cette nouvelle façon de fonctionner »…

La saison prochaine, l’équipe de Cahors Rugby sera opposée en Fédérale 3 à des équipes comme Gourdon, Carmaux, Levezou, Arpajon, Uzerche, Lalinde… Pour atteindre l’objectif fixé (la remontée en Fédérale 2), le club enregistre le retour de onze anciens joueurs du Cahors Rugby :

  • Benjamin Mander, 31 ans, seconde ligne, Gourdon
  • Vivien Pieron, 24 ans, pilier-talonneur, Luzech
  • Sébastien Garate Coste, 25 ans, arrière, Australie
  • Gilles Valette, 32 ans, talonneur-pilier, Gourdon
  • Arnaud Ferreira, 28 ans, seconde ligne, Gourdon
  • Christophe Payen, 27 ans, troisième ligne, Gourdon
  • Romain Carrière, 25 ans, troisième ligne, Gourdon
  • Pierre Carle, 23 ans, pilier, Castelnau-Montratier
  • Clément Garate Coste, 25 ans, demi de mêlée, Figeac
  • Julien Laur, 29 ans, trois quarts centre, Villefranche-de-Lauragais
  • Joël Orihuela, 31 ans, trois quarts centre, Le Bugue

Alfred Roques : Une Légende Cadurcienne

Surnommé affectueusement le ‘’Pépé du Quercy’’ en raison de sa calvitie précoce, Alfred Roques débuta sa carrière sportive atypique dans le Tarn-et-Garonne. Après la pratique du football à Cazes-Mondenard (Tarn-et-Garonne) et repéré par deux dirigeants, il se convertit au rugby et s’épanouit en première ligne de l’équipe de Moissac. Son adaptation rapide à ce sport et sa force physique ne laissèrent pas les dirigeants de Cahors (Lot) insensibles. Sélectionné en équipe de France à l’âge canonique de 33 ans, âge où certains joueurs commencent une retraite bien méritée, Alfred va connaitre la gloire lors de la tournée de l’équipe de France en Afrique du Sud, en 1958.

Opposé au monstrueux Chris Koch puis au fougueux Piet Du Toit, il va impressionner les Sud Africains en les surclassant. surnommera ‘’The Rock’’. Le 16 août 1958, lors du dernier test match contre l’Afrique du Sud, Alfred Roques sera un des principaux joueurs de la victoire de l’équipe de France. Il est un des acteurs de la victoire française lors de quatre Tournois des Cinq Nations (1959, 1960, 1961 et 1962).

L'Auteur : Jean-Louis Conte

L’auteur : Jean-Louis Conte, a très tôt pratiqué le rugby en cadets et en juniors au stade cadurcien. Durant ses activités professionnelle au service des agriculteurs et ne voulant pas s’éloigner de ce sport, il est devenu un des plus jeunes arbitres de la région Midi-Pyrénées. A l’issue de cette carrière, il a entrepris une formation d’éducateurs qui s’est concrétisée durant 4 ans à l’école de rugby de Saint-Laurent du Maroni (Guyane).

Finale à Issoire : Un Moment Historique

Dans le magma issoirien, Cadurciens et Vinois s’avançaient dans le Puy-de-Dôme pour marquer l’histoire. Les premiers voulaient imiter leurs glorieux aînés, titrés ici même il y a vingt-deux ans, alors que les seconds voulaient connaître l’ivresse d’une première fois sur la scène nationale. Et plus d’une heure avant le début de la bataille finale, les tribunes du complexe Jacques-Lavédrine n’affichaient plus une seule place disponible, seuls les téméraires osaient alors se montraient au brûlant soleil auvergnat, au bord de la pelouse.

"Plus d’une dizaine de bus ont fait le déplacement jusqu’à Issoire, c’est une aventure incroyable. On a rebâti une équipe avec beaucoup de joueurs issus de la région et on a réussi à aller jusqu’en finale. On a vécu une saison fabuleuse", anticipait le président cadurcien, Didier Valade.

C’est donc au milieu de cette fournaise toute bleue que Cahors a montré les muscles d’entrée. En transe dès le coup d’envoi, les Cadurciens ont infligé un terrible 20-0 en dix-huit minutes. Et si Vinay s’est rebellé à la force d’un maul rageur, la première période fut sans partage, sublimée par un frêle ailier au pied diabolique : Mathis Da Silva. Le numéro 11 à la chevelure de Michel Platini a réalisé un 100 % au pied, dont une pénalité de cinquante mètres et une transformation en bord de touche. Sa patte droite a également brillé en fin de première période avec un sublime 50-22 et sa main a délivré une passe décisive suite à une belle percée de quarante mètres. Grand homme de ce premier acte, le petit ailier a marqué les esprits avec vingt-et-un points en quarante minutes.

Malgré le retour au score des Vinois à l’entame du deuxième acte, Cahors a parfaitement géré son avance avec une défense impitoyable et plusieurs séquences adverses repoussées juste devant leur en-but. "Mathis est un gamin de l’école de rugby, il a fait une performance parfaite.

Une joie pleine d’émotion contrastant, comme à chaque finale, avec l’immense détresse des Vinois, qui s’étaient autoproclamés "la Septième compagnie" face aux "Avengers" cadurciens. Pour Théo Hamelin, entré dans le dernier quart d’heure, la marche était trop grande à gravir. "Cette entame de match nous a mis la tête sous l’eau, avec un essai en contre notamment… Et en deuxième période on n’a pas réussi à marquer alors qu’on était dominants.

Cahors Lot XIII a donné le coup de sifflet final de la saison 2020-2021 à l’occasion de l’assemblée générale qui s’est tenue mercredi dernier au stade Desprats. Une saison perturbée par la crise sanitaire (le championnat arrêté fin octobre a été définitivement stoppé au printemps) au cours de laquelle le club cadurcien est resté très actif.

«On était en état de reprise permanente tant sur le plan structurel que sur le plan sportif, confirme le coprésident de Cahors Lot XIII Alain Paraskiova. « Le projet est toujours de remonter en national. Pour ce faire, le club cadurcien pourra s’appuyer « sur le même groupe que la saison dernière renforcé par les arrivées de juniors qui montent en seniors. Un groupe jeune, 25 ans de moyenne d’âge, composé de joueurs locaux formés au club », précise le coprésident cadurcien.

Suite au départ du coach Nicolas Chaudruc pour des raisons professionnelles, un nouveau staff a été mis en place avec l’arrivée de Christophe Canal, ex-joueur en Elite à Villeneuve-sur-Lot XIII qui encadrera désormais le groupe senior. « Dès ma première rencontre avec Christophe Canal, on a senti qu’il était l’homme de la situation. Le courant est tout de suite passé. Le club, les équipements, le projet tout lui a plu.

Cahors-Nice, c’est l’une des affiches de la prochaine journée du championnat de France de Fédérale 1. Pour ceux qui suivent de loin les affaires du rugby « amateur »… (je mets volontairement les guillemets car la première division fédérale en rugby, c’est un peu comme le championnat National en foot, c’est l’anti-chambre des pros… on est déjà dans le semi-professionnalisme, contrats, masse salariale sportive, DNACG…on connait tout ça)… pour ceux donc qui ne sont pas très au fait de la 3ème division française, nous avons attaqué la 2ème phase de notre championnat la semaine dernière : le Trophée Jean-Prat, du nom de l’un des plus célèbres joueurs de rugby français.

Les 24 meilleures équipes de la Fédérale 1 qualifiées pour une deuxième partie de championnat, 6 poules de 4 équipes desquelles sortiront 12 équipes : les 4 meilleures seront directement qualifiées pour les quarts de finale, les 8 suivantes s’affronteront dans un match de barrages pour avoir l’honneur de jouer ces quarts de finale. Précision importante : les 2 finalistes seront promus en Pro D2. Vous pouvez mesurer la difficulté de la tâche.

Parmi les prétendants, Tyrosse, Chalon, Carcassonne, Périgueux, Limoges, Bourg-en-Bresse, Marseille, Valence d’Agen… et Nice. Ces équipes se sont toutes imposées à l’extérieur le week-end dernier à l’occasion de la première journée. L’histoire revisitée comme souvent dans ce « Jean-Prat », le bien nommé, un genre du musée du rugby…une invitation au voyage dans le temps.

Nice-Carcassonne et Nice-Graulhet la saison passée, Nice-Romans et Nice-Béziers cette année, mais aussi… Cahors-Nice ce samedi. : André Herrero face à Alfred Roques, le « Corsaire» face au « Pépé du Quercy »… Michel Sappa face à Roger Fite, Eric Buchet face à Denis Charvet, Jef Tordo face à Abdelatif Benazzi, Christophe Moni face à Philippe Benetton, des grands noms du rugby français qui ont marqué profondément l’histoire de ces deux clubs. Une confrérie « grand cru » qui nous invite à l’excellence plus qu’à la nostalgie.

Avoir le sentiment de porter une histoire et un héritage, de prendre le témoin et de donner un sens à sa pratique, c’est aussi comme cela que les clubs perdurent et se construisent. « En 1957-58, comme tous les étudiants en Anglais, j’ai effectué une année d’assistant en Angleterre à Dorchester. Je n’étais pas tout à fait coupé du rugby cadurcien et des grands joueurs de l’époque : Roques, Momméjat, Lavau, Puyo, Bergon, Noé… car un ami très proche, André Jarrige, m’envoyait toutes les semaines Midi-Olympique. Pour le match Galles-France, il était venu me rejoindre.

De là, nous sommes partis à Cardiff sur mon scooter Lambretta, que j’ai toujours, rejoindre ma petite amie de l’époque à Neath, l’un des principaux foyers rugbystiques du Pays de Galles » se souvient-il avant de nous faire entrer dans l’Arms Park : « La France avait perdu tous les matchs. Pour cette rencontre, il avait été décidé de tout changer et Alfred Roques avait été sélectionné comme la ligne de trois-quarts de Lourdes. Des amis Anglais m’avaient dit qu’il était trop vieux…ils se sont bien trompés. Contre toute attente, la France a remporté ce match. Le public a quitté les travées avant la fin.

Le plus grand match de rugby français de l'ère professionnelle

Palmarès du Stade Cadurcien Rugby
Année Événement Division
1975 Champion de France Division II
1988 Champion de France Division II
2023 Champion de France Élite 1 (XIII Fauteuil)

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