Le Stade Bordelais Rugby, club historique de Bordeaux, a une riche histoire et une identité visuelle forte. Cet article explore l'évolution de son logo et son impact sur l'identité du club.

Les Débuts du Rugby à Bordeaux
Dans sa « fabuleuse histoire du Rugby », Henri Garcia a joliment raconté comment notre discipline a débarqué en France en 1872 par le port du Havre, importée par de jeunes aristocrates britanniques. En 1892, un championnat interclubs se déroula sur inscriptions.
Mais ils ne furent que deux candidats, le Racing Club de France et le Stade Français créés respectivement en 1882 et 1883, et la première finale fut remportée par le Racing. En octobre de la même année un certain Pierre de Coubertin signala avoir assisté à un match entre deux équipes du… Stade Bordelais.
En 1899 sur le terrain actuel du Bouscat, le Stade Bordelais mettait fin à la suprématie du Stade Français (5-3). Onze années de règne, six titres, cinq finales perdues.
L'Héritage et la Relance du Club
Les Stadistes d’aujourd’hui sont probablement peu sensibles à l’héritage de leurs glorieux ancêtres. Le temps a fait son œuvre, mais près de 115 ans plus tard le ballon rebondit toujours du côté de Sainte-Germaine et l’activité des 860 licenciés provoque des vibrations jubilatoires que ressentent les coprésidents Simon Doursat et Benoît Kouane.
Il a fallu stratégiquement et juridiquement une fusion avec l’ASPTT Bordeaux en 2013 pour que la catégorie seniors soit relancée. Actuellement, en Fédérale 3 le groupe de 22 ans de moyenne d’âge découvre les contraintes de cette compétition et affiche une ambition partagée avec le manager général Stéphane Gugnon : D’abord la qualification puis, à terme, accéder à la F1 pour devenir la deuxième équipe de l’UBB.
Le Centre de Formation et les Jeunes Talents
Cependant, quand le club expose les forces vives de son secteur jeunes dont Benjamin Ramond à la charge, ce sont les chiffres qui impressionnent. 113 éléments pour les trois équipes juniors, 111 pour les trois formations cadets engagées en National, R1 et R2.
En vérité, le SBR est le seul club des divisions Fédérales à réaliser cette performance à laquelle on peut ajouter les qualifications en play-off depuis six ans des deux catégories. Nous sommes en droit de nous interroger sur la recette de cette réussite, Benjamin Ramond consent à nous révéler quelques ingrédients : « C’est le fruit de la qualité de la formation que nous proposons et des retombées du Pôle d’Excellence du Stade Bordelais que dirige Eric Merlet.
Tous les jeunes qui en sortent ne sont pas assujettis aux frais de formation qui peuvent être bloquants. Notre objectif n’est pas de candidater en Crabos ou Alamercery mais depuis six ans, 30 de nos joueurs ont rejoint des clubs de l’Elite.
Ce week-end, ce sont les cadets en jaune et noir qui vivront au plus près du méga évènement UBB versus Toulouse dans le rôle excitant de ramasseurs de balles. Mais ils ne seront pas les seuls du club à partager la pelouse du Matmut Atlantique. Les U12 auréolés de leur victoire en Espagne, au tournoi national de Barcelone, rêveront dans leur costume d’UBB Kids. Ils représenteront non sans fierté une école de rugby sensationnelle de 328 enfants qui a dû, la mort dans l’âme, refuser cette année 65 candidats.
Et les filles me direz-vous ? On ne présente plus les Lionnes rugissantes, championnes de France, perles d’une section créée en 2006.
L'UBB : l'histoire de l'ascension d'un club en 20 ans
Le Stade Bordelais et l'UBB
L'Union Bordeaux Bègles (UBB) est née d'une volonté d'obtenir la mise en commun des atouts des deux clubs, le Club Athlétique Béglais et du Club Athlétique Bordelais. Cette collaboration concerna que les équipes seniors et espoirs.
L'objectif à moyen terme (2 à 3 ans) est la montée en Top 14. Le club est rétrogradé en Pro D2, mais accède ainsi aux demi-finales. La majorité des matchs se déroule au Stade Jacques Chaban-Delmas. Pour les barrages du Top 14 et pour ses matchs à domicile.
Le club est alors appelé Club Athlétique Béglais, puis Musard qui fut renommé Stade André Moga. Il ne quittera plus jusqu’en 2003.
Le partenariat avec Kappa constitue un changement d’époque pour l’UBB. Ce dimanche soir au Matmut Atlantique, ce sont les cadets du Stade Bordelais qui auront l’occasion d’être les ramasseurs de balles du match.
Fusion avec l'ASPTT
Inévitable pour certains, regrettable pour d’autre, la fusion des deux clubs est en marche. Le Stade Bordelais l’a votée hier soir. A eux deux, ils représentent plus de 220 ans de l’histoire du sport à Bordeaux. Demain, le cumul de leurs âges respectifs sera d’autant plus d’actualité que les deux clubs n’en feront peut-être plus qu’un : le Stade Bordelais-ASPTT (SBA).
Fondé à la fin des années 1880, le Stade Bordelais a voté hier la fusion avec son voisin de l’ASPTT, né au tout début du XXe siècle. Ce soir, c’est au tour de l’ASPTT de se prononcer, en assemblée générale extraordinaire.
Alors que les budgets sont de plus en plus difficiles à boucler, le rapprochement des clubs sportifs est une tendance lourde. Il y a sept ans, l’UBB rugby était née du mariage entre les sections professionnelles du Stade Bordelais (déjà) et de Bègles (CABBG). Tout récemment, les handballeuses de Mios et de Bègles ont elles aussi opté pour une union.
Entre le Stade Bordelais et l’ASPTT, la fusion est en gestation depuis quelques années, sous l’œil bienveillant voire incitatif de la municipalité. Les épousailles ont en fait déjà commencé, mais par petites touches. En 2011, la fusion de leurs sections athlétisme respectives avait donné naissance à « Bordeaux athlé », entité commune forte de 650 adhérents.
Avant sa création, les pratiquants de chaque club s’entraînaient sur le même stade de Stéhélin, mais sans s’adresser la parole. « Stéhélin, c’était le mur de Berlin ! », raconte Thierry Beheregaray, président du Stade Bordelais omnisports. Puis, l’an dernier, ASPTT et Stade Bordelais ont partagé un responsable de la communication. Mais surtout, depuis septembre 2013, c’est un seul et même homme, Fabrice Labarde, qui est directeur des deux clubs.
Un Club de Grande Envergure
Après le vote favorable du Stade Bordelais hier soir, un éventuel « oui » de l’ASPTT ce soir entraînerait ipso facto la naissance de l’un des plus gros clubs du grand Bordeaux. Chacun compte environ 2 500 adhérents, la nouvelle entité atteindrait les 5 000 membres, avec une trentaine de sections sportives.
« L’objectif, c’est d’être plus forts ensemble, explique Gérard Serviès, président de l’ASPTT omnisports. La conjoncture est difficile, les subventions publiques diminuent, il faut mutualiser les moyens. Nous avons plutôt une orientation sport loisir, eux un côté plus compétition. Nous aurons une offre plus large ».
Les grandes heures de l’ASPTT sont passées. France Télécom et La Poste ne sont plus là pour assurer les finances. Il y a trois ans, l’ASPTT de Bordeaux avait été contrainte de vendre à la mairie son terrain et son gymnase de la rue Virginia, à Caudéran, évitant de justesse la convoitise des promoteurs immobiliers.
« Il y a une cohérence géographique à cette union, ajoute Thierry Beheregaray. Ce sont les deux clubs municipaux du nord-ouest de l’agglomération, ils seront moins fragiles une fois réunis. Nous serons la plus grosse structure de sport loisir et compétition de tout ce secteur. »
Les Défis de la Fusion
Ce projet peut-il capoter ? Oui, si l’ASPTT refuse ce soir de voter sa dissolution et son mariage avec le Stade Bordelais. En mai, le conseil d’administration du club avait émis un vote favorable, par 17 voix pour et une abstention. Mais pour l’assemblée générale de ce soir, les opposants seront là. Ils sont répartis principalement dans quatre sections : rugby, tennis, football et pétanque.
C’est-à-dire celles qui existent dans chacun des deux clubs. Dans le « Journal de Jeannot », une chronique tenue par des membres de la section rugby sur le site Internet de l’ASPTT, ils disent tout le mal qu’ils pensent de la fusion. « Ce n’est pas du tout transparent, on nous force la main, on y va sans savoir où on va », révèle l’un d’eux. Un autre dénonce la « captation des actifs » de l’ASPTT, une somme évaluée à 1 million d’euros, qui tombera dans les caisses de la nouvelle entité. L’élitisme sportif « bourgeois » du Stade Bordelais, contre le sport pour tous défendu par l’ASPTT, ex-club phare de la fonction publique.
Le logo actuel du Stade Bordelais, sur fond noir, inclut des symboles de la ville de Bordeaux.
| Série | Club |
|---|---|
| Première série | Stadoceste Tarbais |
| Deuxième série | A.S. Bayonnaise |
| Troisième série | A. S. P. T. T. de Bordeaux |
| Quatrième série | U. S. Graulhétoise |
| Championnat militaire | 502e d'artillerie d'assaut de Béziers |
| Championnat scolaire | Lycée de Carcassonne |