Le hockey sur glace, sport intense alliant vitesse, précision et stratégie, offre un spectacle palpitant. En France, la Ligue Magnus représente le sommet de cette discipline. Cet article explore l'histoire de la Ligue Magnus, son évolution et sa visibilité médiatique croissante.

Les Débuts du Hockey sur Glace en France
L'histoire du hockey à la télévision française débute en 1968 avec les Xe Jeux Olympiques d'Hiver de Grenoble. Pour quelques millions de Français, c'est la découverte d'un nouveau sport accompagné par la voix de Léon Zitrone. Le hockey sur glace n'est encore qu'une toute petite chose connue que de quelques rares privilégiés.
Après les célébrations olympiques, des patinoires apparaissent un peu partout en France, des clubs de hockey suivent mais plus rarement les caméras de télévision. Le Hockey est un sport que le grand public se plaît à redécouvrir tous les 4 ans durant les Jeux Olympiques. Parfois quelques rares matchs de championnat ou de Coupe d’Europe s’échappent des grilles du service public. Un ou deux par an.
Les Jeux Olympiques d'Albertville 1992
En 1986, la France est de nouveau choisie pour accueillir les Jeux Olympiques d’Hiver, cette fois-ci, direction la Savoie et la petite ville d’Albertville. Bonne nouvelle: l’équipe de France de Hockey est qualifiée pour le rendez-vous olympique! Pourtant à l’approche de la grande messe savoyarde rien ne change encore pour le hockey français: « depuis la désignation d’Albertville, les chaines ne bougent pas.
Porté par des succès inespérés sur la Glace (quart de finaliste après avoir battu la Suisse et la Norvège durant le premier tour), le hockey réussit néanmoins une percée médiatique tout aussi inattendue durant les Jeux. 5.2 millions de téléspectateurs se réunissent pour le quart de finale contre les Américains (défaite 1-4). Evidemment, on avait pas fait mieux avant et on a pas fait mieux depuis. Le hockey français déchantera rapidement.
Mais plus que le hockey, le patinage artistique est la véritable star de ces jeux 1992. Suria Bonaly ou le couple de danseurs Paul et Isabelle Duchesnay passionnent la France, jusqu’à 15 millions de téléspectateurs. Deux ans plus tard à Lillehammer, le succès du patinage se confirme. Plus de 16 millions de Français assistent au programme libre dame alimenté par la rivalité entre Nancy Kerrigan et Tonya Harding.
L'Ère des Chaînes Thématiques et la Lutte pour la Visibilité
Ces chiffres aiguisent nécessairement l’appétit des grands groupes audiovisuels, TF1 en tête qui signe dans la foulée des Jeux de 1994 un contrat de 5 ans avec la Fédération Française des Sports de Glace (FFSG) pour 75 millions de francs (11.5 M€). Le contrat porte sur l’ensemble des trop nombreux sports que gèrebt la fédération, puisque dans sa grande clairvoyance, elle n’a pas souhaité dissocier ses disciplines.
Le hockey prend avec les autres la direction de la première chaîne d’Europe. Quelques rencontres de hockey sont diffusées dans le cadre de l’émission Minuit Sport, au début. Exclusivité oblige, le hockey français perd dans le même temps ses quelques éclaircies médiatiques sur le service public. Même les panneaux de résultats disparaissent de Stade 2. Le hockey français plonge dans la nuit médiatique.
Enfin débarrassé de cet encombrant contrat avec TF1, le hockey français profite de l’apparition de nouvelles chaînes thématiques sur le satellite pour gagner une visibilité inédite. Début 1999, la Ligue de Hockey sur Glace - qui a la charge la gestion de la première division - s’engage pour trois ans avec la nouvelle chaîne satellite AB Sport, la chaîne de tous les sports, pour diffuser 15 à 25 matchs par saison.
En avril 2001, Pathé sport signe un accord pour la diffusons de 8 à 10 rencontres par saison, deux fois moins que ce qui était prévu dans l’accord de 199. Pathé Sport racheté par le Groupe Canal, devient Sport+ en 2002. Le hockey français y reste fidèle. Pas qu’il n’ai réellement le choix. Bon an, mal an, entre la Ligue Magnus et l’Equipe de France, une dizaine de matchs sont diffusés chaque année. Les dirigeants du hockey produisent eux-mêmes les images.
Le 29 avril 2006, le hockey français se libère enfin de l’asile de fous connu sous le nom de FFSG. Dans la foulée, la toute nouvelle fédération signe un contrat avec Sport+ lui assurant 10 rencontres saison. La chaîne est pourtant très loin de considérer le hockey comme un produit premium. La filiale du groupe Canal+ a le mérite d’exister cependant et de garder vivante la flamme du hockey vivante sur une chaîne nationale.
L'Émancipation de la Fédération Française de Hockey sur Glace (FFHG)
Initialement au sein de la Fédération des Sports de Glace, le hockey sur glace souhaitait s’émanciper et avoir ses instances propres. C’est chose faite en avril 2006. « Gagner en crédibilité ». Voilà l’objectif affiché des aveux même du directeur général de la fédération française de hockey sur glace, Eric Ropert.
« On ne pouvait plus rester dans l’ancienne organisation. Nous avions la sensation de rater de grosses étapes dans la vie de notre sport. Il était temps de prendre nos décisions sans négocier avec les autres disciplines membres de l’ancienne fédération ». C’est Jean-François Lamour, alors ministre des Sports en septembre 2005, qui va accélérer l’émancipation. Il charge Norbert Tourne, président de la FFSG, de favoriser la création d’une future fédération indépendante de hockey sur glace.
Le rêve devient réalité en juin 2005. Cette dernière est officiellement créée en avril 2006. Le 29 avril, l’assemblée constituante de la nouvelle organisation élit Luc Tardif comme président et Eric Ropert comme vice-président, devenu depuis directeur général. Une reconnaissance pour ces deux anciens hockeyeurs qui n’ont cessé de défendre les intérêts de leur discipline de cœur au sein de la FFSG. Fin juillet 2006, la fédération française de hockey sur glace quitte définitivement les locaux de la FFSG et s’installe à Issy-lès-Moulineaux (92).
« Nous voulions professionnaliser la fédération dès sa création. Nous étions 7 personnes au départ, avec 12 cadres. Nous avons augmenté notre budget de 3 millions d’euros en 2006 à 4,8 millions en 2013 » affirme Eric Ropert. L’émancipation du hockey sur glace a permis de lancer de nombreux projets. Chaque année depuis sa création, la fédération organise la finale de la Coupe de France à Bercy. Un événement qui a fidélisé son public puisque, chaque année, les gradins sont combles.
La FFHG gère indépendamment les droits télévisuels de la Ligue Magnus et de l’équipe de France, ce qui permet une réelle visibilité dans les médias. Elle a également obtenu la co-organisation, avec l’Allemagne, du Championnat du Monde 2017. Une des premières décisions fortes de la nouvelle fédération est d’assainir les finances des clubs, jusqu’alors très difficiles.
La formule du championnat de France reste stable et ne change pas chaque année, comme précédemment. L’ensemble de ces décisions ont contribué à rendre le hockey sur glace français plus crédible que par le passé. Preuve en est, après avoir accueilli les Etats-Unis et le Canada, c’est au tour de la Russie de venir sur le territoire national.
Côté résultats, l’Équipe de France masculine senior a connu une longévité inédite au plus haut niveau en se maintenant en Championnat du Monde Elite entre 2008 et 2019. Les Tricolores y ont obtenu des succès de prestige contre la Russie (2013), le Canada (2014) et la Finlande (2017). Ils se sont même hissés en quart de finale en 2014 (défaite 3-0 contre la Russie), une première depuis 1995 ! L’Équipe de France féminine senior a quant à elle disputé le premier Mondial Elite de son histoire en 2019.
Dix ans après sa création, la FFHG s’est dotée d’un Centre National avec la construction de l’Aren’Ice à Cergy-Pontoise (95), véritable temple de la glace. Un complexe de haut niveau qui représente une nouvelle étape importante dans le développement du hockey-sur-glace français.
Cette patinoire dotée d’une double piste, dont la plus grande salle permet d’accueillir jusqu’à 2 956 spectateurs en configuration hockey, a ouvert ses portes au grand public le 5 novembre 2016. Quatre jours plus tard, le siège fédéral s’y installait.
La Ligue Magnus : Un Nom, Une Ambition
Le championnat de France devient la Ligue Magnus en 2004. Suite à sa demande, la tâche s’annonçait très difficile car - chose incroyable - presque tous les documents historiques du hockey sur glace français (Vidéos, photos, articles, feuilles de match, etc…) avaient disparu ou avaient été détruits par l’ancienne fédération de tutelle ! Il était donc urgent de se lancer dans des investigations tout azimut.
Le Temple de la Renommée de la FFHG
On se mis donc d’accord pour que ce « Hall of Fame » tricolore rende hommage désormais, chaque fin de saison, à cinq joueurs ou personnalités, ainsi qu’à un organe « bâtisseur » qui ont apporté une contribution majeure à notre discipline. Afin de mener à bien l’élection annuelle au Temple de la Renommée de la FFHG, le président Luc Tardif me confia, dès sa création, la responsabilité d’effectuer moi-même en amont une première sélection de personnalités ou de joueurs susceptibles d’être éligibles.
Ensuite, mon rôle fut de soumettre chaque année (un mois avant l’assemblée générale) une liste de noms à un petit comité de sélection composé uniquement de sept membres qui ont été choisis en tenant compte de leur crédibilité et de leur grande connaissance dans notre sport. A noter que la composition de ce comité de sélection n’est pas constante et a été renouvelée au fil du temps.
L’ancien président Luc Tardif me demanda par ailleurs d’animer ensuite la cérémonie de l’annonce officielle des élus au Temple de la Renommée à l’occasion de toutes les assemblées générales annuelles de la FFHG. Il s’est avéré que cet intermède « mémoriel », qui fut programmé dans un premier temps au milieu du déroulement parfois très fastidieux de l’assemblée générale, a obtenu un tel succès d’écoute auprès de tous les présidents de clubs que cette cérémonie récréative avait tendance à rallonger un peu trop le rassemblement des élus le dimanche.
Cette responsabilité de présentateur officiel du Temple de la Renommée m’a permis de vivre souvent des moments très forts émotionnellement. Ce fut une cérémonie très émouvante qui permit de rendre hommage à juste titre à cet ancien agent de maîtrise de l’usine des biscuits « Lu », reconverti par la suite en chauffeur de taxi, qui a apporté une contribution majeure au hockey sur glace français grâce à un investissement personnel discret mais à tout point remarquable notamment comme arbitre. De plus, Jean Julien continue d’être le responsable officiel de la table de marque lors de tous les championnats du monde de hockey sur glace qui sont organisés en France.
Autre moment fort, lorsque en 2010 Patrice Pourtanel (qui sera élu quatre ans plus tard) vint évoquer la mémoire de son père Claude Pourtanel qui était décédé. Afin de faire taire certaines critiques qui reprochaient encore au regretté et fantasque « Père Pourtanel » d’avoir eu parfois dans le passé des écarts de conduite et des coups de sang devenus légendaires, j’ai tenu à rappeler au comité de sélection du Temple de la Renommée (certains membres étaient un peu réticents à son égard), puis aux présidents des clubs, que si Claude Pourtanel avait été parfois excessif, ce n’était pas par méchanceté et par vice, mais uniquement à cause de sa passion débordante pour le hockey sur glace. Une grande qualité de cœur qui méritait bien cette indulgence et cette reconnaissance.
Concernant l’histoire du Temple de la Renommée, mon souvenir le plus marquant fut incontestablement la promotion de l’année 2016 avec, entre-autre, l’élection du regretté Thierry Monier, l’entraîneur emblématique du club de Courbevoie et des équipes de France juniors. Dans un contexte cette fois beaucoup plus joyeux et anecdotique, on a également pardonné à l’ancien attaquant international Philippe Rey son entrée pour le moins « spectaculaire » sur l’estrade lors de son intronisation au Temple de la Renommée en 2015.
En effet, le célèbre capitaine de Chamonix ne se soucia pas du protocole et ne s’embarrassa pas des convenances lors de cet événement en arrivant habillé de façon très « exotique » avec un bermuda et un t-shirt coloré ! Il ne manquait plus qu’une paire de tongs aux pieds pour parfaire cette étonnante apparition qui ne manqua pas de provoquer un murmure amusé dans l’assistance. Sacré Philippe !
Cette « décontraction » vestimentaire de Philippe Rey me rappelle une autre image très décalée, celle de l’ancien international Paul Lang qui n’avait pas pu se rendre à la cérémonie de son élection au mois de juin 2017 car il vit désormais à Tahiti.
Il faut remarquer que le Temple de la Renommée de la FFHG comporte une très grande majorité de personnes élues à titre individuel qui sont actuellement au nombre de 62 « récipiendaires » comme disent nos amis canadiens. Certains esprits caustiques pensent qu’il faudrait peut-être limiter un peu plus désormais le nombre d’élus pour éviter à terme « de racler les fonds de tiroirs » car le hockey français est une petite famille.
Par ailleurs, des groupes ont été également élus pour leur grande contribution au hockey sur glace français comme par exemple l’équipe de France sacrée championne d’Europe en 1924 à Milan, la famille Claret, la famille Malletroit, la famille Potin, la famille Le Blond ou encore plusieurs clubs comme Chamonix, Cergy-Pontoise, Patineurs de Paris, Rouen, Français Volants et l’ACBB.
Il faut noter que parallèlement au Temple de la Renommée, plusieurs personnalités sont citées régulièrement chaque année à titre de remerciement dans la catégorie annexe des « Méritants » pour leur aide et leurs actions de terrain, accomplis souvent dans l’ombre et l’anonymat. Enfin, il existe une distinction particulière baptisée « Trophée Huet », en l’honneur de l’exemplarité reconnue unanimement de Cristobal.
Le Partenariat avec Sport en France
En 2013, près de 15 ans après son premier contrat sur AB sport, le hockey français quitte le le giron de AB/Pathé/Sport+ et passe chez l’Equipe 21. La chaîne diffusée sur la TNT s’engage à diffuser une demi douzaine de rencontres en clair (3 matchs de l’équipe de France, la Finale de la Ligue Magnus, le Winter Game et la Finale de la Coupe de France) ainsi qu’un un match par semaine sur une plateforme web payante.
Pour le hockey français, ces quelques matchs sur une chaîne de la TNT disponible pour tous sont une incroyable opportunité. Le partenariat entre l’antenne du Groupe Armaury et la fédération est renouvelée en 2015. On monte en gamme avec la diffusion d’un match de saison régulière par mois le samedi en direct à 15h ainsi que des rencontres décisives des phases finales et des rencontres internationales. La finale de la Coupe de France 2015 sur l’Equipe permet au hockey de retrouver des audiences plus vues depuis 15 ans avec 160 000 téléspectateurs. L’année suivante, la finale 7 du championnat s’offre un pic à 267 000 spectateurs.
Malgré ces chiffres honnêtes, la chaîne renâcle à assumer sa part du contrat. L’accord qui avait levé tant d’espoir en 2013 vire au désastre. Luc Tardif ne cache pas sa satisfaction à la fin du contrat: « On va finir la saison avec eux et après plus jamais.
Sans contrat avec l’Equipe, sans recours possibles puisque Sport+ n’existe plus, la Ligue Magnus s’engage dans la saison 2019-2020 sans diffuseur télé, une première depuis les années 90. L’histoire a débuté en 2006 lorsque le hockey sur glace français s’est définitivement émancipé en créant sa propre fédération. Ce grand événement s’est produit à Amiens en même temps que les Championnats du monde de la Division 1 qui étaient organisés dans la ville de Picardie.
En 2020, la saison de la Ligue Magnus sera diffusée sur Sport en France. Cet accord, conclu avec la chaîne Sport en France, permettra la diffusion en direct d’une vingtaine de matchs sur l’ensemble de la saison 2020-2021 avec une première diffusion vendredi 9 octobre 2020 pour le match opposant Rouen à Grenoble.
Pour Luc Tardif « C’est un partenariat historique pour notre jeune fédération qui va permettre au hockey sur glace de bénéficier d’une visibilité médiatique forte et va permettre aux fans de suivre régulièrement les plus belles affiches du championnat en direct en accès gratuit. Ce partenariat a été rendu possible par la mobilisation du CNOSF et l’Agence Nationale du Sport, mais aussi des partenaires économiques de la Synerglace Ligue Magnus.
Avec un match de l’équipe de France féminine, c’est aussi une belle avancée médiatique pour notre discipline, nous ne pouvons qu’espérer qu’elle sera la première d’une longue série ! Pour Denis Masseglia, Président du CNOSF, « Sport en France est la chaine du mouvementsportif français. Le hockey sur glace y a toute sa place. Le proposer dans la grille de rentrée va permettre à tous de pouvoir suivre en clair les plus beaux matchs du championnat sur cette saison 2020-2021. Nous sommes heureux et fiers d’offrir cette belle visibilité à l’élite du hockeysur-glace français.
« Sport en France est née justement pour donner une visibilité aux disciplines sportives en manque de médiatisation. La Fédération Française de hockey sur glace et Sport en France ont noué un partenariat qui permet le retour à la télévision de la Ligue Magnus avec jusqu'à deux affiches par mois en direct, play-offs inclus.
Trois ans après la dernière diffusion en clair à la télévision de la saison régulière du championnat de France, Sport en France proposera tout au long de la saison une vingtaine de matchs, play-offs inclus. La chaîne du mouvement sportif proposera chaque mois aux mordus de hockey sur glace une à deux rencontres de la Synerglace Ligue Magnus.
Ce partenariat entre Sport en France et la FFHG permettra également à la chaîne de diffuser la finale de la Coupe de France mais également un match de préparation pour le championnat du monde de l'équipe de France masculine et féminine.
Luc Tardif : « Un partenariat historique pour notre jeune fédération »« C'est un partenariat historique pour notre jeune fédération qui va permettre au hockey sur glace de bénéficier d'une visibilité médiatique forte et va permettre aux fans de suivre sur deux fois par mois les plus belles affiches du championnat en direct en accès gratuit, a déclaré Luc Tardif, président de la FFHG. Ce partenariat a été rendu possible par la mobilisation du CNOSF et l'Agence Nationale du Sport, mais aussi des partenaires économiques de la Synerglace Ligue Magnus.
Avec un match de l'équipe de France féminine, c'est aussi une belle avancée médiatique pour notre discipline, nous ne pouvons qu'espérer qu'elle sera la première d'une longue série !
Tableau Récapitulatif des Diffuseurs de la Ligue Magnus
| Période | Diffuseur | Nombre de Matchs |
|---|---|---|
| Début 1999 | AB Sport | 15-25 matchs par saison |
| Avril 2001 | Pathé Sport | 8-10 rencontres par saison |
| 2002 | Sport+ | Une dizaine de matchs par année |
| 2013 | L'Équipe 21 | Une demi-douzaine de rencontres en clair |
| 2020-2021 | Sport en France | Une vingtaine de matchs |