Après la liquidation judiciaire du club professionnel l'an dernier, le CJF Handball à Fleury-les-Aubrais se reconstruit, affichant des ambitions raisonnables mais réelles.
C'est dans sa salle historique, celle qui a connu ses plus grands succès, que le CJF Handball travaille à se reconstruire depuis la faillite du club professionnel, le Fleury Loiret Handball, placé en liquidation judiciaire en novembre dernier.
Après la polémique sur la responsabilité de la métropole d'Orléans dans ce naufrage financier, l'association, le CJF, a repris la main sur l'équipe première. Celle-ci repart pour une saison en Nationale 1, la liquidation ayant entraîné sa relégation sportive en cours de saison, la perte de son statut professionnel, et la nécessité de mettre en place un nouveau projet.
C'est chose faite, et c'est avec des ambitions, raisonnables mais réelles, que les dirigeants accueillaient les joueuses de cette nouvelle équipe, le 31 juillet. Des dirigeants soudés et ambitieux voient arriver une joueuse historique des Panthères pour incarner le renouveau et le volet sportif du projet : Bertille Betaré.

"On reste les Panthères, c'est un symbole de combativité"
"Quand on est ici, dans cette salle, quand on voit tout ce qu'on a accompli au cours des 20 ans passés en Ligue féminine (le plus haut niveau du handball féminin), on se dit qu'on ne peut que repartir sur une note positive" confie Bertille Betaré.
Celle qui a accompagné le CFJ jusque dans l'élite avant de mettre fin à sa carrière, toujours à Fleury, en 2010, défend un projet global destiné à convaincre que le CJF n'a pas dit son dernier mot : "j'ai voulu placer la femme au cœur du projet. Proposer aux joueuses de nous rejoindre pour s'épanouir sur le plan sportif, mais aussi sur le plan professionnel, scolaire, personnel, même".
Les Atouts du Club
Le club affiche donc quelques recrues solides, et s'appuie également sur un centre de formation, un pôle handball, qui lui n'a pas été mis en faillite. Et sur une salle, également, un public, que l'équipe retrouvera pour tous ses matchs.
"Rien à voir avec le Palais des sports" reconnaît Dominique Prosper, désormais co-président du club avec Bertille Bétaré. "Mais cette salle Albert Auger, c'est là qu'on a joué nos plus grands matchs, et c'est notre base historique, c'est ici que nous allons nous reconstruire". Même discours chez Clément Chamy, l'entraineur des Panthères désormais. "Ici le public est dingue, ça va nous aider".
L'objectif qui lui a été fixé, c'est d'assurer à l'équipe première un maintien "confortable en Nationale 1", "et après on verra" souffle Dominique Prosper. Quand au budget, "il ne sera clairement pas le plus gros de la division" poursuit le président.
Mais il assure avoir le soutien des collectivités locales, le département du Loiret, la région Centre-Val de Loire, la ville de Fleury-les-Aubrais. Avant de confier, quand même : "on ne fait pas table rase, il y a des choses dont il faudra toujours se souvenir".
Soutien des Collectivités Locales
Le club bénéficie du soutien des collectivités locales, notamment le département du Loiret, la région Centre-Val de Loire et la ville de Fleury-les-Aubrais.
Les Clubs Emblématiques du Loiret et le Sport
Le succès des Jeux olympiques et paralympiques repose d'abord sur les nombreux exploits des athlètes qui, avant de devenir de grands champions, se sont formés dans des associations sportives. Club emblématique du Loiret, L'Arago a été fondé en 1889 par l'abbé Solut en la paroisse Saint-Paterne à Orléans.
Initialement patronage religieux, le club a intégré progressivement le sport aux autres activités culturelles déjà pratiquées, avec notamment le tir, la gymnastique, le football et le basket. De nombreux palmarès sont remportés dans ces disciplines aux compétitions régionales et nationales tout au long du XXe siècle. Une section féminine est créee en 1941 et donne naissance à la première équipe féminine du Loiret de football, en 1968.
Le Cercle Pasteur de Montargis est l’un des premiers cercles sportifs laïques du Loiret. Créé en 1895 à l’initiative d’Octave Dupont, alors directeur d’école, il propose une grande diversité d’activités telles que des leçons de tir, de gymnastique, d’escrime ou encore de football.
Les sections sportives, d’abord réservées aux garçons, s’ouvrent peu à peu au public féminin avec notamment la création de la Société d’éducation physique Fémina en 1927. Elle prend une dimension significative à l’échelle du département sous l’impulsion de Roger Girardy, professeur d’éducation physique, et s’illustre dans d’importantes compétitions nationales et internationales, remportant à ces occasions de nombreux prix.
Fondée en 1909 loin des terres traditionnelles du rugby, l’Union sportive pithivérienne est créée dans le but d’organiser des rencontres dédiées à ce sport. Depuis ses débuts, le club arbore fièrement les couleurs rouge et noir, en hommage aux betteraviers de la Beauce et du Gâtinais.
Inspiré du jeu de la barrette, le rugby féminin fait son apparition sur ce même terrain en 1927 puis en 1930, où sont rejouées les finales de la coupe de France féminine - mais l’équipe féminine ne verra le jour qu’en 2013. Plus tard en 1951, une école de rugby est créée sous l’impulsion d’un instituteur local et la plupart des élèves se retrouvent au club pour pratiquer ce sport.
L’État et le Conseil départemental du Loiret jouent un rôle majeur dans la promotion et le développement du sport. Cette politique incitative repose principalement sur les aides financières accordées aux clubs, aux associations et aux collectivités.
Dans son allocution de 1984 en l’honneur de la nageuse Catherine Poirot, originaire de Fleury-les-Aubrais et première athlète loirétaire à remporer une médaille aux Jeux olympiques, le Président du Conseil général Kléber Malécot en profite pour rappeler combien l’Assemblée départementale est attentive au développement du sport dans le Loiret.
Depuis la création des Jeux olympiques modernes, le Loiret compte 14 médaillés olympique avec un total de 19 décorations, tous métaux confondus. Le Loiret est aussi largement représenté du côté des Jeux paralympiques.
Quatre fois médaillée paralympique, Sandrine Martinet est comptabilisée parmi les médaillés loirétains lors de sa participation aux JP de Rio de Janeiro en 2016 et de Tokyo en 2020 : elle fréquente alors l’US Orléans Loiret judo-jujitsu (2015-2022). Née à Montreuil en 1982, la para-judokate est malvoyante depuis l'enfance.
Situé sur la commune de Fleury-les-Aubrais, mais acquis par la Ville d'Orléans en 1928, le terrain de La Vallée est rapidement transformé pour accueillir athlétisme, football, rugby et entraînements scolaires.
A la veille des Jeux Olympiques 2024, qui se dérouleront en France, notre service participe, à son échelle, à faire connaître l'histoire du sport. D'autres actions seront menées d'ici l'ouverture des Jeux.
