Le SMUC Volley-Ball est une section historique du SMUC (Stade Marseillais Université Club). Ce grand club omnisports, historique et universitaire, incarne une éthique, un état d'esprit et une tradition d'excellence.

Présentation du SMUC Volley-Ball
Le SMUC est bien installé au stade Jean Bouin et décide de s’émanciper de l’Association Générale des Étudiants de Marseille (AGEM, section marseillaise de l’UNEF) dont il était la section sportive pour transférer son secrétariat au stade Jean Bouin en 1965.
Nos équipes seniors évoluent, pour les filles, en Nationale 3, région et en départementale. Pour les garçons en Pré-Nationale.
Notre ambition pour la section, d'ici 2028, est de devenir un acteur majeur du Volley-Ball provençal en amenant l'équipe seniors féminines aux portes de la deuxième division nationale ainsi que l'équipe seniors masculins à l'échelon national.
Histoire du SMUC et du Stade Jean Bouin
La diffusion du sport durant l’entre-deux-guerres conduit la municipalité à envisager la construction d’équipements sportifs à Marseille. Toutefois, l’action municipale est encore pour beaucoup soutenue par le secteur privé.
C’est alors que le 1er novembre 1921 est inauguré le stade Jean Bouin dans le quartier de Sainte-Anne aux abords du parc Borély en présence du ministre de la Guerre Louis Barthou ou encore du sénateur-maire de Marseille, Siméon Flaissières.
Ce « terrain de sport confortable et d’un coup d’œil grandiose et imposant », aux dires d’un journaliste du Petit Marseillais (30 octobre 1921), attire la convoitise de nombreux clubs de la ville qui est sous équipée en stades.
Très vite, le rugby et le football ou encore l’athlétisme s’épanouissent au stade Jean Bouin, baptisé du nom du champion marseillais employé par la banque et licencié au CASG de 1911 à 1913.
Cette forme d’amateurisme marron lui a permis d’obtenir de grands succès (Cross des nations, record du monde du 10 000 mètres) et de se concentrer sur la préparation des Jeux olympiques de Stockholm de 1912 où il obtient une médaille d’argent sur 5 000 mètres.
Toutefois, cette carrière s’arrête brutalement en septembre 1914 lorsque Jean Bouin tombe au champ d’honneur dans la Marne.
Dès 1922, le CASG de Marseille participe à rendre hommage au champion et décide d’organiser la Journée Jean Bouin, un important meeting d’athlétisme au stade Jean Bouin.
L’année suivante, l’événement est reconduit par le CASG au profit de l’Institut Pasteur.
La Journée Jean Bouin se mêle aussi au Challenge Ernest Jolet, réservé aux clubs féminins.
Mais le CASG subit un coup d’arrêt deux ans plus tard. Alors que sa Journée Jean Bouin s’installe dans le paysage sportif local, l’édition 1925 est annulée à cause de la situation critique des banques.
Cependant, l’année suivante, la Journée Jean Bouin et le challenge Jolet sont de nouveau programmés permettant aux spectateurs marseillais de voir les champions locaux se mesurer aux athlètes de très haut niveau comme la Toulonnaise Louise Bellon, championne de France et médaillée de bronze aux mondiaux féminins en 1926 sur 1 000 mètres.
Du fait du manque d’équipements sportifs, le sport scolaire s’invite très rapidement au stade Jean Bouin. Dès 1922, le stade accueille un match du Championnat de France interscolaire de rugby opposant l’École d’électricité de Marseille à l’École normale d’Albertville.
Chaque semaine, le stade est utilisé par différents clubs ou écoles en fonction de leur calendrier sportif. Ces fameux « matchs du dimanche » laissent place quelques fois à des événements ponctuels qui célèbrent le sport scolaire et universitaire.
Le Stade marseillais université club devenant de plus en plus important, le stade Jean Bouin devient l’antre privilégié de ce club omnisport créé en 1923. Il y organise de nombreux événements sportifs autour de ses sections sportives non seulement de rugby, mais aussi de football, et d’athlétisme.
À l’image de ce club, le stade Jean Bouin démontre toute sa dimension omnisport.
En 1937, le CASG cesse ses activités et laisse vacant le stade Jean Bouin. Le SMUC se positionne pour récupérer les lieux.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le club organise la journée du SMUC destinée à mettre en valeur tous les champions du club. Les activités sportives se diversifient.
La section de handball masculin est ouverte en 1941 suivie de la section féminine en 1943 : on joue alors à 11 sur la pelouse du stade. La section volley-ball est créée dix ans plus tard.
Suit la section judo en 1963.
Le développement du SMUC s’accompagne d’une volonté de modernisation des infrastructures sportives de la part de la ville de Marseille. Sous l’impulsion du maire Gaston Defferre et de l’adjoint aux sports Roger Lebert, le stade Jean Bouin devient un complexe sportif.
Maurice Herzog, responsable de la Jeunesse et des Sports sous la présidence de Charles De Gaulle incite les municipalités à se doter d’infrastructures destinées à développer à la fois la pratique sportive des Français et à former les futurs champions.
Ainsi, en 1958, sont inaugurés des courts de tennis, en 1960 une salle omnisports puis une piscine en 1967 notamment. Malgré la fermeture rapide de la piscine en 1978 à cause d’une avarie irréparable, le complexe Jean Bouin offre donc des installations variées et modernes accompagnant l’essor des pratiques sportives de masse.
À la fin du XXe siècle, les lieux font l’objet d’une rénovation progressive. Un pôle national de gymnastique y est créé, tandis que le club s’ouvre à un public plus large que les simples scolaires et universitaires.
Néanmoins, à l’heure où les activités sportives de loisirs pratiquées hors du giron des fédérations connaissent un engouement grandissant, la fréquentation des installations du SMUC n’est plus aussi forte qu’auparavant aux dires de nombreux anciens.
Cette adaptation des pratiques et des infrastructures permet alors au SMUC de compter aujourd’hui toujours plus d’adhérents (plus de 5000 en 2015). La ville de Marseille poursuit la modernisation du complexe sportif Jean Bouin qui s’étend aujourd’hui sur 6 hectares.
À l’occasion de la Coupe du monde de rugby 2007 en France, le stade Vélodrome accueille des matchs et l’équipe nationale de Nouvelle-Zélande installe au stade Jean Bouin son camp d’entrainement. Marseille, ville sportive.
Qui a inventé le volley-ball ? (EP. 648) - 1 jour, 1 question
Hommage à Jean-Paul Aloro
Avec la disparition de Jean-Paul ALORO, c’est une grande figure du volley français qui nous quitte, un amoureux passionné qui y aura consacré toute son énergie jusqu’au bout à la Présidence de l’Union des Clubs Professionnels de Volley-Ball, après avoir assuré une grande diversité de responsabilités dans le volley amateur et professionnel.
Il a débuté le volley à l’âge de 11 ans en Tunisie, à l’Alliance Sportive. A 16 ans, il sera déjà manager à l’occasion de la finale de la Coupe d’Afrique du Nord. Il joue ensuite 2 ans au SMUC de Marseille, puis il rejoint la région parisienne dans de nombreux clubs.
Joueur en universitaire, il rencontre Michel Constant qui le fait entrer au Racing Club de France où il entraîne la section féminine. Il a été Président de la commission sportive et celle des statuts et règlements, secrétaire général et vice-président de la Ligue d’Ile de France.
Il participa directement à l’épopée du Championnat du monde masculin de 1986 en France où il fut responsable du protocole et de la sécurité. C’est cette manifestation qui permit de faire du volley un sport majeur.
La fédération, au sein de laquelle il fut membre du comité directeur et de la commission sportive, décida, dès 1987, de créer une ligue professionnelle sous l’appellation de Ligue Promotionnelle de Volley-ball. Il s’y impliquera immédiatement aux côtés de Pierre COQUAND.
Peu à peu, le volley professionnel trouvera ses marques et la ligue deviendra l’actuelle Ligue Nationale de Volley qu’il présidera de mai 1994 à mai 1996 puis, de nouveau, de 2008 à 2016.
Après cette présidence, il sera président de l’Union des Clubs professionnels de volley-ball et membre du COSMOS, la principale organisation patronale représentant les employeurs du sport.
Cet incroyable parcours sportif a été officiellement reconnu et hautement récompensé par une nomination au grade de chevalier dans l’Ordre National du Mérite.
Déclaration d’Eric TANGUY, Président de la FFvolley« C’est un monument du volley qui disparait, Jean-Paul a tout connu dans notre fédération et sa ligue professionnelle. Je l’ai côtoyé pour la première fois en 2004, lors de ma première élection en tant que membre du conseil d’administration de la FFvolley. Il a ensuite été mon Vice-Président de 2015 à 2016 lors de mon premier mandat. Il est resté proche jusqu’au bout. J’ai beaucoup de peine en cet instant mais aussi beaucoup de souvenirs qui remontent que nous avons en commun. Il nous laissera l’image d’une personne qui ne lâchait rien, qui lorsqu’elle prenait des coups se relevait pour partir au combat. Je présente au nom de la famille du Volley Français mes plus sincères condoléances à sa famille, ses proches et à ses très nombreux amis.
« Je fus très fier qu’il m’ait choisi pour lui remettre ses insignes de chevalier dans l’ordre national du Mérite, lui signifiant ainsi que ses mérites étaient officiellement reconnus par notre République. Encore un compagnon du Championnat du monde masculin de 1986 qui s’en va rejoindre les Henno, Legrand, Beuchet, Parent, Ravanne… ces dirigeants d’exception qui ont fait entrer le volley-ball français dans la modernité. Ce fut l’acte de naissance du volley-ball professionnel auquel il s’est dévoué, toute sa vie, dans toutes ses dimensions d’encadrement : arbitre international, entraineur, manager et dirigeant. Pour ce championnat du monde, nous avons travaillé comme des fous, n’utilisant qu’un seul conseil professionnel. Cette équipe bénévole, par son dévouement remarquable, a brillamment démontré que la valeur fondamentale du sport associatif est le bénévolat. La richesse du volley-ball français réside dans l’engagement citoyen de tous ses bénévoles qui font vivre nos territoires et qui nous rassemblent dans l’émotion sportive en cette époque troublée de divisions. Jean-Paul Aloro figure désormais dans notre panthéon, nous ne pouvons lui rendre un meilleur hommage qu’en lui disant : merci ! «
Le souvenir le plus ancien que je conserve de Jean-Paul, c’est quand il arbitrait. Que ce soit à l’occasion d’un match du championnat national ou d’un match international, il parvenait à garder son sang-froid, et à l’époque il n’y avait pas le challenge vidéo ! Je le trouvais très impressionnant.
Bien plus tard, quand il était président de la LNV et moi-même président du club de Toulouse, j’ai découvert un personnage très humain, très attentif aux situations personnelles, tout en étant soucieux de l’intérêt général. Et puis, avec le temps, Jean-Paul ALORO était devenu une véritable encyclopédie du volley-ball à lui tout seul. Il avait toujours un souvenir ou une anecdote amusante à raconter, il était souvent au courant des dernières nouvelles avant les autres. Je ne sais pas comment il faisait ! Maintenant, il est entré dans cette encyclopédie.
Actualités Récentes
Voici quelques actualités récentes concernant le volley-ball à Marseille :
- 13 janvier: Les filles étaient à Salon ce matin. Celia et Justine étaient en poule 1, elles ont gagné 2 matchs et perdu 2. Telia et Mayssem ont perdu leurs matchs. Angelina et Elena ont gagné 2 matchs.
- 13 janvier: M11: les garçons gagnent à Velaux.
- 13 janvier: C’est Nicolas le coach qui nous adresse cette correspondance « Salut à toutes et à tous. Ce matin j’étais avec les garçons à Velaux et ils ont gagné les 4 matchs.
- 13 janvier: Aussi compliqué que prévu ! Mais à la fin c’est Martigues qui gagne ! Bravo les Sang et Or .
- 12 janvier: Une défaite en trois sets à Entressen pour la reprise du championnat. Mais l’histoire Sang et Or devra retenir que nous avons mené au score dans deux des trois sets, que notre réception est perfectible...
- 11 janvier: Martigues / Fréjus. C'est Karim Attab qui est venu à Olive preparer la rencontre. La camera de Maritima médias a croisé Jérémy Slih qui évoque le amtch aller, les dix jours de repos necessaires pour revenir en forme et la preparation de ce choc.
- 11 janvier: On est quatrième et on se déplace chez le troisième qui a le même nombre de point ! L'équipe coachée par Eric se rend sur les terres de l'Olympique de Morières samedi soir à 20H30.