Simon Gagné: Biographie d'une légende du hockey

Simon Gagné est une figure emblématique du hockey sur glace, dont le parcours exceptionnel a marqué les esprits. Cet article explore sa biographie, retraçant ses débuts, ses succès dans la LNH et son héritage durable dans le monde du hockey.

Les débuts et l'ascension vers la LNH

Comme beaucoup de jeunes Québécois rêvant de la Coupe Stanley, Gagné a gravi les échelons du hockey mineur avec une détermination sans faille. Cet ouvrage vise à aider les jeunes et leurs parents à mieux comprendre les embûches qui jalonnent la «carrière» d'un jeune hockeyeur. Écrit dans un langage simple et accessible, cet ouvrage regorge d'anecdotes tantôt drôles, tantôt dramatiques, riches de leçons et d'espoir pour ces milliers de jeunes garçons et filles qui rêvent de la coupe Stanley...

Une carrière marquante dans la LNH

La LNH, un rêve possible retrace le parcours dans le hockey mineur de huit joueurs professionnels francophones: Steve Bégin, Martin Brodeur, Francis Bouillon, Simon Gagné, Ian Laperrière, Vincent Lecavalier, Roberto Luongo et André Roy. À partir de témoignages de parents, d'entraîneurs et de coéquipiers, Luc Gélinas décortique le cheminement de chaque joueur, du niveau atome jusqu'au junior, tirant des enseignements précieux et des conseils pratiques.

Les huit joueurs présentés dans ce livre se distinguent les uns des autres sous les rapports de la taille, du gabarit, des dons, de leur environnement humain... Bouillon est l'éternel petit qui doit toujours faire ses preuves; Brodeur, l'enfant de la balle qui a été élevé dans le monde du hockey professionnel; Lecavalier, le prodige à qui tous ont toujours promis une carrière de rêve; Ian Laperrière, le prototype du joueur au talent limité avec une détermination exceptionnelle; Roy, l'indiscipliné devenu un justicier sur patins; etc.

Gagné a connu des moments forts avec les Flyers de Philadelphie, où il a démontré son talent de marqueur et son leadership. Pat Burns a été l'un des plus grands entraîneurs de la LNH. Il a dirigé tour à tour les Canadiens de Montréal, les Maple Leafs de Toronto, les Bruins de Boston et les Devils du New Jersey, multipliant dans chaque ville des succès fracassants et y laissant des souvenirs inoubliables. Son extraordinaire carrière a connu son apogée en 2003, avec les Devils, lors de conquête de la coupe Stanley.

Les statistiques clés de Simon Gagné dans la LNH

SaisonÉquipePJBAPts
1999-2000Flyers de Philadelphie78202848
2005-2006Flyers de Philadelphie72473279
2006-2007Flyers de Philadelphie63343468

Malgré son admiration pour le personnage, l'auteure nous fait aussi découvrir un homme foisonnant de contradictions et d'extrêmes, ainsi que certaines de ses facettes hors patinoire: le motard, le charmeur, le musicien country, l'autodidacte en toute chose. En nous racontant une histoire formidable, DiManno nous aide à comprendre, au-delà de l'image publique, un homme complexe et secret. Qui était vraiment Pat Burns? Comment son incroyable parcours a-t-il pu être possible? L'auteure a posé beaucoup de réponses et possède toutes les réponses.

Au moment même où l’équipe de Rouen venait d’être écartée des demi-finales de la Ligue Synerglace Magnus pour la première fois depuis dix ans et que le tandem formé par le président Thierry Chaix et le manager Guy Fournier a confirmé son départ, c’est une annonce beaucoup plus douloureuse qui a plongé les Dragons de la Seine-Maritime dans une infinie tristesse. Ce renfort canadien très talentueux a fortement marqué tous les esprits lors de son passage en France.

Effectivement, l’annonce de la disparition de Claude Verret a suscité un émoi unanime parmi les anciens hockeyeurs français de sa génération qui l’ont côtoyé ou affronté car ils avaient un très grand respect et de l’admiration pour le célèbre numéro 11 des Dragons de Rouen. Mais avant son départ en Suisse Claude Verret a donc joué pendant six saisons consécutives à Rouen où son talent éclata au grand jour au point d’être rapidement surnommé « Magic » par ses admirateurs.

Par ailleurs, Claude Verret remporta à titre individuel le trophée du meilleur compteur de la Ligue Magnus en 1993, mais aussi le trophée du joueur le plus fair-play à quatre reprises (1990, 1991, 1992, 1993) car ce dernier avait un comportement exemplaire. Ce fut un crève-cœur également pour son coéquipier et grand ami Franck Pajonkowski avec qui il continua à entretenir après son départ une fidèle et étroite relation amicale.

Les entraîneurs nationaux Kjell Larsson et Juhanni Tamminen ont regretté de n’avoir jamais pu l’utiliser en équipe de France. Il aurait sans doute obtenu facilement la double nationalité. Il le souhaitait. Pourquoi cela ne se fit-il pas ? Mystère. Guy Fournier, le manager général de Rouen, qui a décidé de se retirer après 26 ans de loyaux services, m’avait confié à l’époque dans mon livre : « Claude Verret, c’était le talent pur. Il avait une personnalité discrète mais il était aussi un pince-sans-rire. Ce fut un gars irréprochable et très travailleur.

Larry Huras, qui fut son coéquipier et entraîneur pendant son séjour en France, me fit également l’éloge de son joker canadien lors de l’écriture de sa biographie : « Claude Verret était pour moi un porte-bonheur. Tous les titres que j’ai gagnés comme coach, en France ou en Suisse, l’ont été alors que Claude était présent dans mon équipe. Claude Verret était un vrai professionnel. C’était aussi un ami. J’ai joué avec lui, je l’ai dirigé, et il n’a jamais cessé de m’étonner !

Dans l’équipe rouennaise qui fut sacrée championne de France pour la première fois de son histoire en 1990, Claude Verret avait des équipiers qui formaient un savant mélange de sang neuf et de joueurs expérimentés avec notamment le gardien Petri Ylonen, les défenseurs Denis Perez, Eric Calder, Larry Huras, Steve Woodburn et Dave Randall, ainsi que les attaquants Thierry Chaix, Guy Fournier, Benoît Laporte, Franck Pajonkowski, Patrice Fleutot, Patrick Daley, Erik Damy ou encore Luc Tardif, le président actuel de l’IIHF qui était revenu après une courte escapade à Caen.

Ainsi, le club normand fit-il pendant ce laps de temps l’économie d’un salaire important tandis que « Magic » y trouva lui aussi son compte…en francs suisses. Les dirigeants de Lausanne ne regrettèrent pas cette « location » momentanée qui fut très médiatisée puisque Claude Verret aida l’équipe entraînée par Jean Lussier à se qualifier pour les play-offs et elle n’échoua que de très peu pour le titre de la Ligue Nationale B.

Après son retour définitif d’Europe, Claude Verret a été par ailleurs intronisé au Temple de la Renommée de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ) en 2005. Le Tournoi international (M11-M13) de Beauport a été aussi rebaptisé à son nom. Quant à son fils, Anthony Verret (32 ans aujourd’hui), il fut un ancien membre du « Blizzard » du Séminaire Saint-François, des « Huskies » de Rouyn-Noranda, du « Phoenix » de Sherbrooke et des « Remparts » de Québec dans le junior canadien. Il a évolué également pendant quelques saisons avec les « Patriotes » de l’Université de Trois-Rivières.

Je vais clôturer cette Tribune en forme d’hommage avec d’abord ce communiqué du club suisse de Genève-Servette qui pleure également la disparition de son ancien joueur en expliquant : « Claude Verret était le rayon de lumière qui traversait la pénombre des saisons difficiles du GSHC à cette époque. Son ancien coéquipier, Beat Kindler a souligné également la classe du personnage : « Claude Verret, c’était le Canadien gentleman. Il était toujours calme et avait une efficacité folle devant les buts. C’était un magicien de la glace. Dans le vestiaire, il était discret. Mais quand il disait quelque chose, les autres l’écoutaient. Son avis comptait beaucoup.

Après l’annonce de la disparition de Claude Verret le journal suisse Le Matin publia un compte-rendu d’un match dans lequel l’annonce de la mort de Claude Verret a provoqué un événement très émouvant à la vingt-huitième minute de jeu (l’ancien numéro 28 de Verret) pour saluer la mémoire du disparu. Il restera à jamais dans la mémoire du club en ayant été le premier capitaine rouennais à soulever la Coupe Magnus, c'était lors de la saison 1989-1990 à Grenoble. Son élégance, son talent, sa vision du jeu, sa gentillesse resteront gravées dans ma mémoire, moi qui l'ai connu, qui l'ai vu jouer et qui était du voyage lors de ce premier titre historique. Il avait toujours un mot aimable pour les supporters, toujours disponible pour répondre à nos questions. Claude, tu resteras à tout jamais le premier. Je reprends bien sûr à mon compte la dernière phrase de ce supporter.

Avec un tel parcours, il est donc bien placé pour avoir une analyse pertinente sur notre sport favori. LE PREMIER ARTICLE DE HOCKEY EN FRANCE ! HOCKEY FEMININ : DEJA UNE LONGUE HISTOIRE ! NUMÉROS RETIRÉS : NOS CLUBS S’Y METTENT ! LOGOS DES CLUBS : UN VÉRITABLE BESTIAIRE ! NOS MASCOTTES « BRISENT LA GLACE » ! CLUBS DE SUPPORTERS : LE SEPTIEME JOUEUR ! J.O. COUPE DE FRANCE : UNE HISTOIRE FOLLE ! FORMATION : UN CONSTAT QUI M'INTERPELLE ! GRENOBLE ET ANGERS ÉTAIENT PROGRAMMÉS ! LIGUE MAGNUS : UNE CRÉATION TRÈS FRAGILE !

Le 20 novembre 2019 sortira en librairie le récit de vie « Steve Bégin : ténacité, courage, leadership » écrit par Luc Gélinas. le matériel n?est peut-être pas au rendez-vous, mais le bonheur, oui! le turbulent garçon trouve dans le sport l?exutoire qu?il lui faut pour évacuer son inépuisable énergie. S?il excelle au hockey, personne ne lui promet toutefois un grand avenir. Mais Steve, lui, sait déjà qu?il jouera un jour dans la Ligue nationale, et rien ni personne ne l?empêchera de réaliser son rêve?De Calgary à Boston en passant par Montréal, sous les couleurs du Canadien, Steve a marqué les gens par sa ténacité, son courage, son intensité et son engagement dans la communauté. Il nous fait découvrir de l?intérieur la réalité du hockey professionnel comme peu d?ouvrages l?avaient réussi jusque-là, non seulement au niveau de la LNH, mais aussi des circuits inférieurs comme la LHJMQ et la Ligue américaine.Mieux qu?une biographie, ce livre est un récit de vie.

Antoine Keller est le sixième Français drafté en NHL, après André Peloffy (1971), Yorick Treille (1999), Cristobal Huet (2001), Tim Bozon (2012) et Alexandre Texier (2017). Mais être drafté ne garantit pas de jouer. Treille et Bozon n'ont jamais évolué en NHL. Peloffy n'a disputé que neuf matches. Huet a connu une belle carrière. Texier retrouvera, lui, la NHL, après une année en Suisse.

Quand bien même les blessures lui auront joué de vilains tours durant sa carrière, c'est un euphémisme de dire que Peter Forsberg a marqué les esprits dans les années 1990 et 2000. Un pur créateur de jeu aux mains magiques, qui savait toutefois parfaitement jouer des épaules, ce qui en faisait une locomotive bien difficile à stopper. Peter Forsberg est né le 20 juillet 1973 à Örnsköldsvik, une ville de 30 000 habitants à 500 kilomètres au nord de Stockholm, dans le golfe de Botnie. "Övik" est une ville de hockey, la patinoire n'est qu'à quelques kilomètres de la résidence familiale et elle deviendra le lieu de rendez-vous des Forsberg.

Il est impulsif, frappe souvent sa crosse, parle crûment aux arbitres. Il est d'ailleurs souvent pénalisé, trop pour exprimer son potentiel, en plus d'un physique longiligne et moins imposant que la plupart des autres joueurs. Et dans l'Ångermanland, district dont fait partie Örnsköldsvik, il n'est pas la star de l'équipe. C'est Markus Näslund, un ami avec qui il noue des liens très forts depuis le collège. D'ailleurs, seulement dix jours séparent leur anniversaire. Ensemble, ils participent en septembre 1988, alors à l'âge de 15 ans, au TV-Pucken, le plus grand tournoi junior de Suède qui regroupe des équipes de district.

Sous la direction de son père Kent qui l'entraînera jusqu'à ses 21 ans, l'adolescent attaquant passe un cap à ses 16 ans, il travaille de plus en plus et sculpte son physique. Plus puissant, il prend plaisir à faire la différence, physiquement et techniquement. Il prend conscience qu'il peut dominer le jeu. Il n'est donc guère effrayé par les rudes entraînements d'Örnsköldsvik. "Nous avions un groupe incroyablement bon, nous voulions vraiment tous devenir de grands joueurs de hockey. Nous nous entraînions dur tous les jours, et chaque entraînement était un combat. Les entraînements étaient d'ailleurs des combats plus intenses que les matchs.

La formation Övik est stricte avec pour moteur travail et discipline. Forsberg baigne dans la professionnalisation avec un conditionnement qui lie la théorie pour parfaire la pratique, jusqu'à 20 heures d'entraînement par semaine, sept entraînements glace les semaines de match, des conseils de nutrition. Et le peu de temps de libre restant, les inséparables Forsberg et Näslund le consacrent aux exercices physiques et à la musculation. C'est beaucoup, surtout quand les jambes commencent à trembler, mais tel est le prix à payer. "C'était beaucoup trop. Nous avions sept entraînements glace, les matchs et les exercices hors glace.

Forsberg poursuit alors son apprentissage avec les moins de 20 ans de MODO, il inscrit 27 points en 30 rencontres durant la saison 1989-1990, quand Näslund en inscrit 78. Scruté, drafté... Peter Forsberg n'a que 17 ans quand la saison 1990-1991 débute. Il est toujours engagé dans les sections U18 et U20 de MODO, où il devient un marqueur plus productif et dont le niveau de jeu influence désormais les résultats. Le 25 novembre 1990, celui que l'on surnomme désormais "Foppa" réalise son vrai départ chez les pros contre Färjestad et l'une de ses idoles, Håkan Loob.

Champion U18 avec son copain Näslund, 102 points en 39 matchs avec les U20, et 17 points avec l'équipe senior (pour seulement 23 matchs joués), le phénomène Foppa prend de l'ampleur en Suède, et s'apprête à briller au-delà des frontières. Après avoir été appelé plusieurs fois en équipe nationale U16 puis U17, Peter Forsberg dispute en avril 1991 sa première compétition internationale, le Championnat d'Europe U18. Sa domination y est écrasante dès le premier match officiel de sa carrière... contre la France. La Juniorkronorna écrase 12-2 les Bleuets, 2 buts et 6 passes pour Forsberg, 6 buts pour son complice Näslund.

La rapide évolution en quelques mois du jeune Forsberg ne laisse pas indifférent. Inge Hammarström, le recruteur suédois des Flyers de Philadelphie, était l'un des rares à avoir cerné avant tout le monde le potentiel réel du jeune centre. Mais ses dernières performances ont permis à Hammarström de convaincre ses collègues et effacer le scepticisme général. C'est ainsi que le 22 juin 1991, Peter Forsberg est choisi par Philadelphie à la draft NHL, le sixième choix au total. Le jeune produit d'Örnsköldsvik est notamment précédé par Pat Falloon (2e), Scott Lachance (4e) et Aaron Ward (5e), trois joueurs qui n'auront absolument pas la même influence sur le jeu.

Un évènement monopolise l'attention au repêchage de 1991 : la saga Eric Lindros. Le clan Lindros, composé de son père Carl, de sa mère Bonnie et de son agent Rick Curran, ne souhaitait pas voir leur protégé repêché par Québec, titulaire du premier choix. Un avertissement que les Nordiques et son président Marcel Aubut n'ont pas respecté. S'ensuit un incroyablement feuilleton, des provocations de part et d'autre. Les Lindros feront des pieds et des mains pour éviter la case Québec, et l'organisation des Nordiques finira par abdiquer. Et c'est justement la proposition de Philadelphie, au nez et à la barbe des New York Rangers, qui permettra de désamorcer la situation un an après, en juin 1992.

En parallèle à l'interminable feuilleton Lindros, le surdoué suédois commence déjà à étoffer son palmarès. Il devient deux fois de suite champion de Suède U20, au milieu d'une génération exceptionnelle qui écrase toute concurrence. Et Forsberg est désormais un membre essentiel de l'équipe première de MODO. Cependant, Peter Forsberg ne sera jamais champion de Suède. MODO, porté par son joyau, réalise tout de même en 1994 un parcours remarquable, qualifié de justesse pour les playoffs mais qui parvient à atteindre la finale. Le club d'Örnsköldsvik mène même la série finale 2 manches à 0 grâce à un but gagnant de Forsberg à 96'52" dans le match 2.

Forsberg bénéficie de l'important rajeunissement de la sélection nationale prôné au début des années 1990 par l'entraîneur Conny Evensson. Le jeune centre d'Övik dispute alors son premier championnat du monde avec la Tre Kronor en 1992... conclu par une médaille d'or. Les jeunes Suédois dominent en finale les rivaux finlandais 5-2, avec notamment un but de Forsberg qui totalise 6 points en 8 matchs pour sa première compétition avec la Tre Kronor. Ce titre de champion du monde à seulement 18 ans, aux côtés des stars Mats Sundin et Tommy Söderström, est une grande satisfaction pour Foppa, qui connaît quelques désillusions avec la Juniorkronorna.

Encore deux années d'éligibilité lui permettent de représenter la sélection junior en 1992 et 1993. La Suède échoue d'un cheveu en 1992 aux dépens de la CEI, une défaite d'un but marqué par les Russes... après un engagement perdu par Forsberg. L'année suivante, à domicile, les juniors suédois espèrent rectifier le tir. Forsberg est aligné avec son ami Markus Näslund et un autre joueur d'Örnsköldsvik, Niklas Sundström, qui évolue sur une autre ligne au MODO. Leur association est explosive. Derrière le Canada champion du monde junior 1993, Forsberg doit toutefois se contenter d'une deuxième médaille d'argent de suite. Il est nommé meilleur attaquant et membre de l'équipe-type entre son ami Näslund et Paul Kariya.

En février 1994, il dispute ses premiers Jeux olympiques, ceux de Lillehammer. Il y affronte un autre Peter, l'immense Stastny, à qui il succédera à la baguette de l'offensive des Nordiques. À l'issue du match, la jeune star suédoise fait part de sa déception : "Si Peter Stastny représentait le passé et moi l'avenir, et bien le passé a mieux joué. Le surdoué meilleur joueur du championnat suédois n'est pas content de lui et peine à faire la différence à ses premiers JO, ne marquant qu'un seul but durant le premier tour, contre la France.

En finale olympique contre le Canada, la pépite d'Övik est de nouveau passeur, sur les deux buts des Suédois dont l'égalisateur à 109 secondes de la fin. Et la séance de tirs au but qui va suivre va le faire entrer dans la légende. Le sélectionneur Curt Lundmark l'appelle une première fois pour la fusillade, Forsberg s'élance et déstabilise totalement Corey Hirsch du revers. Les deux équipes doivent aller au-delà des cinq lancers. Forsberg s'élance de nouveau, force Hirsch à se poster sur sa gauche et loge d'une main le puck côté opposé.

Quand les joueurs le réussissent, beaucoup affichent la comparaison avec celui de Forsberg à Lillehammer. Or, il n'en est pas l'inventeur, ce but d'une main a été marqué cinq ans auparavant par Kent Nilsson aux Mondiaux 1989 contre les États-Unis. Forsberg avait 15 ans quand il a vu l'un de ses idoles marquer ce but venu d'ailleurs, et comme de nombreux hockeyeurs de sa génération, il a tenté de reproduire ce geste. À 21 ans, il l'a réussi et popularisé en ce 27 février 1994. Un mauvais placement de Hirsch et une quasi perte de puck dans la réalisation de son tir au but, Forsberg le définira ainsi.

Après le skieur Ingemar Stenmark et le tennisman Björn Borg, c'est un nouveau sportif qui a le droit de figurer sur un timbre de la poste suédoise... sans l'accord de Corey Hirsch. Le nom dans le dos du gardien canadien sera effacé et son numéro corrigé en 11, au lieu de 1. Forsberg n'est plus seulement un joueur prometteur, c'est un talent d'exception qui est en passe de prendre le chemin de la NHL. Repêché en 1991 par les Flyers, acquis par les Nordiques en 1992, mis sous contrat en 1993, Foppa patiente jusqu'en 1995 pour entrer dans la cour des grands.

Humble mais motivé, il a hâte de faire ses débuts en NHL, et tant mieux si c'est à Québec, "une ville plus petite mais une grande ville de hockey". Lorsque Forsberg pose ses valises à Québec, les Nordiques ne sont plus l'équipe de fond de classement qu'ils étaient les années précédentes. Car l'affaire Lindros a permis à l'équipe fleurdelisée de gagner en profondeur, en plus des Joe Sakic, Scott Young, Owen Nolan, Sylvain Lefebvre, Wendel Clark, Stéphane Fiset, Jocelyn Thibault, Uwe Krupp, Adam Foote, etc.

Peter Forsberg joue son premier match NHL le 21 janvier 1995... contre Philadelphie et Lindros. Le 88 des Flyers prend le 21 des Nordiques dans son viseur, il cherche à le déstabiliser à plusieurs occasions, dont une violente charge qui fait décoller le casque du Suédois. Mais l'équipe fleurdelisée réussit à s'imposer 3-1 avec une mention d'assistance de Forsberg sur le but gagnant d'Owen Nolan. Signe que le Suédois est très vite à son aise dans le grand circuit nord-américain, où son jeu physique lui permet une bonne adaptation. Il inscrit d'ailleurs 4 points à ses 3 premiers matchs, avant de connaître davantage de difficulté avec, par la suite, seulement 1 point en 7 joutes.

Une période de doute qui lui fait croire à une rétrogradation en AHL. Mais l'entraîneur Marc Crawford le rassure et continue de lui faire confiance. Si bien que Forsberg, souvent encadré par le fougueux Owen Nolan et l'expérimenté Bob Bassen, retrouve ses sensations et termine sa première saison régulière avec 50 points (15 buts, 35 passes) ...

SIMON GAGNÉ | Quand le décès d'un père signe la retraite du hockey

L'héritage de Simon Gagné

Son impact sur le hockey québécois et sa contribution à la LNH font de lui une figure respectée et admirée. La carrière de Simon Gagné est un exemple de persévérance et de talent, inspirant les jeunes joueurs de hockey à poursuivre leurs rêves.

Après avoir évoqué la dernière saison des Nordiques de Québec, du rêve au cauchemar, à l’occasion du 25e anniversaire de leur déménagement à Denver, revenons sur les dates marquantes, grands moments, connus ou méconnus, de l’équipe « fleurdelisée ». Nous sommes à un tournant de la rivalité Montréal - Québec. Jusque-là perçus comme l’équipe d’expansion qui ne peut pas aller bien loin en playoffs, les Fleurdelisés vont déjouer les pronostics. Les 27 points d’écart en saison régulière et l’absence de Peter Štastný, durement touché dès le premier match et absent pour toute la série, ne refroidissent pas les Nordiques qui évincent Montréal. Le but vainqueur, en pr...

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