Le Servette Rugby Club de Genève (SRCG), club suisse fondé en 2014, a connu une ascension fulgurante dans le paysage rugbystique français.
Le 31 août, le Servette rugby club de Genève va vivre l'un des plus gros changements de sa jeune histoire. À la tête du club depuis sa création en 2014, Marc Bouchet va quitter ses fonctions. C'est l'ancien joueur d'Oyonnax, Alain Studer, qui le remplacera. Il occupait jusqu'à maintenant les postes de président délégué et de directeur sportif. Alain Studer aura la lourde tâche de continuer le projet du club suisse, qui a connu 7 montées successives en autant de saisons.
Affilié à la ligue régionale Auvergne/Rhône-Alpes et au comité départemental de l’Ain, le club suisse a gravi tous les échelons de la 4e Série (plus bas niveau de France) jusqu’à la Fédérale 1.
Le Servette Rugby Club entrera dès septembre prochain en 4ème Série... du championnat de France, l'objectif étant d'atteindre au plus vite le haut niveau.
Ce dimanche 15 mai, le Servette de Genève a accompli un exploit rare, voire unique, dans l’histoire du rugby amateur : s’offrir une 8e montée consécutive en 8 saisons !
RUGBY. Dimanche, les Suisses du Servette de Genève ont connu une 8e montée consécutive en 8 saisons. Une prouesse exceptionnelle relatée par le directeur sportif Clément Fromont.
Forts d’une expérience de neuf accessions depuis 2014, les Helvètes ont prouvé toute leur science de ces matchs couperets, parfois âpres.
Mais cette ascension fulgurante du Servette Rugby Club de Genève ne fait pas l’unanimité dans le monde du rugby français, qui se veut assez conservateur.
Qu’importe, les dirigeants genevois continuent de faire leur petit bonhomme de chemin, sans se soucier de ses détracteurs.
Un club atypique
« C’est vrai qu’on cristallise un peu les attentions et les critiques, mais nous, on ne regarde pas tout ça et on continue de faire avancer notre projet. Forcément, nous sommes un club atypique », reconnaît le directeur général Clément Fromont.
« Et qui dit atypique, dit aussi un fonctionnement différent d’un club français, donc il y aura toujours des personnes pour nous critiquer. On y peut rien, c’est comme ça. On fait abstraction de cela et on reste dans notre bulle.
« On en a marre d’entendre que nous sommes tous professionnels… »
Contrairement à ce qu’amusent à dire certains détracteurs du club suisse, le Servette Rugby Club de Genève (SRCG) n’est pas du tout un club de mercenaires.
« Je tiens d’ailleurs à insister là-dessus, car nous en avons marre d’entendre que nous sommes tous professionnels et patin-couffin. Tous nos joueurs, sans exception, travaillent !
Sans grande vedette, l’effectif genevois est majoritairement composé de joueurs issus de Rhône-Alpes, « dont 4 ou 5 qui ont été formés à Oyonnax », ainsi que de quelques joueurs suisses.
« C’est une bonne base, car cela veut dire que les joueurs des alentours croient en notre projet… Après, comme tous les clubs de Fédérale 2, on a quelques joueurs qui viennent nous renforcer et proviennent d’horizons différents, à l’image d’un Argentin ou d’un Uruguayen », admet le technicien de 43 ans qui met à profit ses 8 saisons vécus au sein des centres de formation d’Oyonnax (Pro D2) et de Lyon (Top 14).
L’exemple parfait de cette formation helvète est le demi d’ouverture Lucas Chouvet (27 ans), qui a évolué en Top 14 et en Pro D2 avec Oyonnax, Bourg-en-Bresse et Valence-Romans et qui est quasiment un pur produit de la filière de formation régionale.
Démocratiser le rugby en Suisse
Les Genevois du Servette espèrent démocratiser le rugby en Suisse, à travers leurs exploits.

« Justement, notre gros point noir, c’est que nous n’avons pas d’infrastructures qui nous appartiennent à proprement parler. Nous sommes obligés de nous entraîner sur deux sites différents et de jouer sur trois stades différents, au cours de la saison. Généralement, on s’entraîne au centre de formation du club de foot, ce qui fait que l’on dépend des horaires d’entraînement des jeunes footballeurs, donc c’est un peu gênant. Nous sommes vraiment mal lotis à ce niveau-là. »
Bien que, dans un passé récent, le club suisse profitait du grand stade de Genève, et de ses 30 000 places, appartenant au club de football professionnel du Servette FC, qui évolue en première division helvète (Super League), « cela n’a pas été possible cette saison », explique Clément Fromont, « car il y avait un gros problème d’enracinement du gazon, au niveau de la pelouse, mais aussi, car les footballeuses du Servette FC Chênois féminin utilisaient ce terrain pour jouer la Ligue des Champions. »
Créer des partenariats
« Créer des partenariats avec les clubs de la banlieue de Genève, français et suisse »
Et la montée en Fédérale 1 n’y changera rien, pour le moment, puisque le Servette Rugby Club de Genève n’aura toujours pas de lieu à titrer pour organiser ses entraînements et ses matchs lors du prochain exercice. On est en train de le développer. On essaye de créer des partenariats et de travailler avec tous les clubs de la banlieue de Genève, que ce soit du côté français ou suisse.
Dès septembre prochain, ce qui va surtout changer pour les Grenat en Fédérale 1, c’est la durée et la longueur des déplacements en bus.
« C’est sûr que la saison prochaine, il va falloir énormément se déplacer et partir souvent pour 2 jours. Au contraire de la Fédérale 2, où nous étions dans une poule assez régionale, avec des clubs lyonnais, de Haute-Savoie ou de l’Ain, la Fédérale 1 va changer notre logistique et notre quotidien, mais c’est le niveau qui veut ça.
En 2015, le Rugby Cœur de Lomagne (RCL) a affronté le Servette en demi-finale du championnat de France de 3e Série. Le match s’est joué à Gannat, dans l’Allier, et a vu la victoire des Suisses, 27 - 15. Les Lomagnols, très pénalisés, cumulant les blessés, avaient cédé au final.
Le capitaine David De Malahaes déclarait en fin de match : « Il y a beaucoup de tristesse, car encore une fois on n’a pas joué avec nos armes.
En 2016, le Servette a continué sa progression en championnat, visant le titre en 2e Série. Les Suisses, invaincus, étaient alors confrontés à Marciac en quart de finale en Camargue, à Arles. Et les Gersois du capitaine Xavier Duffau avaient créé la sensation en éliminant les « Grenats » 9-8.
À l’époque, nous avions rencontré le capitaine Helvète Mikael Médus, passé par le centre de formation d’Auch sous la coupe d’Henry Broncan, qui nous confiait à l’issue du match : « Les Gersois sont passés, bravo. Ils ont mis du cœur à l’ouvrage et ils nous ont pris là où il fallait. » Entendez par là une grosse prestation des avants gersois.
Plus près de nous, en mai 2019, c’est la RS Mauvezin qui allait se tailler une belle tranche d’histoire en éliminant (29 - 26) le « Grand » Servette de Genève, le favori, en 16e de finale Honneur.
C’était à Sorgues dans le Vaucluse, et les hommes de Thierry Lacourt et son staff, JB Soucek et Thomas Taché, avaient réalisé l’impensable.
« Nous avons réalisé une grosse entame pour mener assez vite 17 - 0, confiait Thierry Lacourt. Puis, les Suisses sont revenus en marquant un essai pour arriver à 17-7 à la pause.
« Mais nous sommes fiers des gars, car ils n’ont rien lâché. Et au final, en marquant un essai de 80 mètres pour s’accrocher (22-26), puis sacrifier le Servette avec un essai amené par le jeune Pérusin, achevé par Massarotti pour le coiffer sur le poteau 29-26. Notre adversaire du jour est une inconnue pour nous.
A l’issue de la saison 2021/2022 en Fédérale 2, le Servette bat le Racing Université Club en quart de finale mais échoue en demi-finale face au Rugby Olympique Agathois.
Champion de France de Fédérale 1
A l’issue de la saison 2023/2024, le Servette Rugby Club devient champion de France de Fédérale face à SA Maulonnais sur le score de 28 à 9.
Dans un choc des cultures, le Servette Genève s’est adjugé le titre de champion de France devant Mauléon.

Mauléon - Servette Genève : les Suisses champions de France !
On connaît l’affiche de la finale de Fédérale 1 ! Après s’être imposé en demi-finales c’est donc Mauléon et Genève qui se retrouveront pour se disputer le titre ! Ce que l’équipe de Saint-Denis n’est pas parvenu à accomplir, celle de Nuits-Saint-Georges y parviendra-t-elle ?
Le club occupe la 4éme place de la poule 1 avec 30 points.
Donnons maintenant la parole à deux membres du staff : Adrien Descottes et Eric Mercadier, le manager général. Les joueurs ont été très attentifs à la vidéo. Ils ont posé des questions. Aujourd’hui, très bon entraînement. On s’attend à un gros défi.
« Notre ailier Paul Davallet est monté de la 1ère Série à la Fédérale 1 en 4 ans ! »
Depuis l’été dernier, le meilleur club de rugby suisse est géré d’une main de maître par un certain Clément Fromont (43 ans), ex-arrière professionnel formé à l’entente Meximieux-Dagneux-Plaine de l’Ain, puis passé par Bourg-en-Bresse, Bourgoin-Jallieu, Lyon, Bayonne ou Pau, qui a terminé meilleur marqueur d’essais de Pro D2 en 2001 avec le LOU.
Après avoir terminé sa carrière de joueur à Annecy en 2013, il a embrassé une carrière de technicien et s’est rapidement fait un nom en Rhône-Alpes, en dirigeant les centres de formation d’Oyonnax (2013-2019) et de Lyon (2019-2021), avant d’atterrir au Servette de Genève l’été dernier, comme directeur sportif du club suisse et manager de l’équipe première.
Dès sa première saison au Servette, Clément Fromont a donc connu sa première montée avec les Grenat.
« L’accession en Fédérale 1 était clairement l’objectif affiché en début d’année. C’était vraiment la volonté des joueurs et de tout le club, même si on ne savait pas du tout le parcours qui nous attendait en phase finale du championnat de France de Fédérale surtout que nous avions terminé 3e de notre poule (derrière Villefranche-sur-Saône et Annecy, NDLR).
« Nous avons tout de même notre ailier Paul Davallet (27 ans), qui est arrivé en 1ère Série et était titulaire en 16e de finale de Fédérale 2 face à Orléans… », tient à souligner Clément Fromont.
« J’en parlais avec lui, dimanche, dans le bus et c’est vrai que sa trajectoire est assez incroyable. Il est monté de 4 divisions en 4 ans et il a toujours le niveau, c’est fantastique pour lui ! C’est un aboutissement et une superbe aventure, et ce n’est peut-être pas fini… En tout cas, lui, il n’a pas envie de s’arrêter en si bon chemin. »
Sans oublier le pilier Maxence Gisclard, arrivé au club en Promotion Honneur et qui a inscrit un essai dimanche face à Orléans.
Forcément, une telle ascension fulgurante du club suisse fait des émules dans le paysage rugbystique français, mais aussi de nombreux détracteurs qui voient d’un mauvais œil cette éclosion du Servette.
Mais les dirigeants genevois commencent désormais à s’y habituer.
Hugh Quennec, vous connaissez ? Probablement pas, même si cette homme d'affaires canadien d'origine française jouit d'une solide réputation en Suisse, à quelques kilomètres de chez nous. La raison ? Depuis 2006, Quennec est le président du GSHC, le club de Hockey de la ville de Genève, dans lequel il a investi de sa fortune personnelle pour couvrir des déficits. Surtout, l'homme de 48 ans a également sauvé de la faillite l'un des clubs phares du football helvète : le Servette FC.
Hockey, football... et maintenant rugby ! Selon Le Matin, Hugh Quennec portera à partir de mars prochain une troisième casquette : celle du président du club de rugby local, tout juste créé. Un club ambitieux puisque selon le journal, Quennec dispose déjà de nombreux sponsors et souhaiterait même attirer des joueurs de classe internationale. De là à évoquer le cas de Sébastien Chabal, il n'y a qu'un pas. Caveman aurait d'ores et déjà des liens avec le club de Genève.
Rappelons que la ville, située dans un bassin économique florissant, est la deuxième plus peuplée de Suisse.
Alors, Quennec est-il l'homme de la situation pour faire évoluer le rugby de l'autre côté des Alpes ? En 2009, voici ce qu'il déclarait via La Tribune de Genève : Je ne suis pas milliardaire. Si tel était le cas, j’investirais bien plus. Mais je suis quelqu’un de passionné, qui adore Genève et qui reste fidèle à une philosophie qui est aussi la mienne dans les affaires. Je ne veux pas être président et demander de l’argent. Je préfère d’abord montrer l’exemple, avec des objectifs ambitieux et permettre ensuite à des investisseurs de nous rejoindre.
L'arrivée du Servette Rugby Genève dans le paysage rugbystique français, et plus particulièrement en Fédérale 3, suscite de nombreuses interrogations et réactions.
Cet article se propose d'explorer les différentes facettes de ce phénomène, en abordant les questions salariales, les ambitions du club genevois et les enjeux pour le rugby français.
L'Attractivité du Servette Rugby Genève
Le Servette Rugby Genève évolue en Fédérale 3 avec un effectif dont certains éléments pourraient jouer sans difficulté en Fédérale 1, voire au niveau supérieur.
La particularité de ce club réside dans le fait que la quasi-totalité de ses joueurs travaille en Suisse, bénéficiant ainsi des salaires suisses, nettement plus attractifs que ceux proposés dans les divisions amateurs françaises.
Cette situation crée une dynamique particulière, où le Servette Rugby Genève risque de devenir un "aspirateur à joueurs" des divisions françaises, sans pour autant pouvoir accéder à la Pro D2.
Cette perspective soulève des questions quant au respect des règles en vigueur dans le rugby français, notamment en matière de déclaration de contrats.

Logo du Servette FC, club auquel est rattaché la section rugby.
Inégalités Financières et Sportives
Le rugby français est confronté à des inégalités financières croissantes, qui se traduisent sur le terrain par des disparités sportives.
Certains clubs, comme le Servette Rugby Genève, disposent de moyens financiers importants, leur permettant d'attirer des joueurs de qualité et de dominer leur championnat.
Cette situation n'est pas nouvelle, et les divisions supérieures ont déjà pu constater l'avantage que cela procure lors de rencontres avec ces équipes.
Un Projet Ambitieux et Intégré
Malgré les critiques, le Servette Rugby Genève semble s'inscrire dans une démarche constructive et respectueuse du rugby français.
Le club a rencontré Bernard Laporte, figure emblématique du rugby français, afin de faire un point sur son avenir et de s'assurer de sa conformité avec les règles de la Ligue et de la Fédération Française de Rugby.
De plus, le Servette Rugby Genève s'investit dans le développement du rugby chez les jeunes, ce qui témoigne d'une volonté de s'intégrer durablement dans le paysage rugbystique régional.
L'Avis des Acteurs du Rugby
Les réactions face à l'arrivée du Servette Rugby Genève sont partagées.
Certains y voient une menace pour l'équilibre du rugby français, craignant une fuite des joueurs vers ce club financièrement plus attractif.
D'autres, au contraire, considèrent que la présence de ce club peut être bénéfique, en stimulant la concurrence et en contribuant au développement du rugby dans la région.
Certains soulignent également l'importance de ne pas stigmatiser le Servette Rugby Genève, mais plutôt de le considérer comme un "ami proche" qui souhaite contribuer à la richesse rugbystique du territoire.
Confrontation Sportive : Servette Rugby Genève vs Stade Langonnais
Le 21 mai 2023, le Servette Rugby Genève a affronté le Stade Langonnais en quart de finale de Fédérale 1.
Le Stade Langonnais, avec un budget de 500 000 euros, a dû faire face aux moyens importants du Servette Rugby Genève.
Malgré la difficulté du déplacement et la différence de moyens, l'entraîneur du Stade Langonnais a souligné l'importance de ne pas avoir de complexes et de considérer ce match comme un bonus.
Exode des Talents et Formation des Jeunes
L'exemple du hockey sur glace français, confronté à un exode massif de ses meilleurs joueurs vers l'étranger, peut servir de leçon pour le rugby.
Les raisons de cet exil sont multiples : soif d'aventure, appât du gain, infrastructures plus performantes à l'étranger…
Pour endiguer cette hémorragie, il est essentiel d'améliorer la formation des jeunes joueurs en France, en créant des centres de formation performants et en donnant une place prépondérante aux joueurs français dans les championnats nationaux.
Le Modèle Suisse : un Exemple à Suivre ?
La Suisse, avec son championnat de hockey sur glace attractif et ses infrastructures de qualité, peut servir de modèle pour le rugby français.
L'investissement massif dans la formation des jeunes, comme le démontre l'exemple de l'association "Genève futur hockey", est un élément clé pour assurer l'avenir du rugby français.
Salaires et Réalités Économiques
Contrairement à certaines idées reçues, les salaires des joueurs français en Ligue Magnus (hockey sur glace) sont souvent supérieurs à ceux des joueurs étrangers.
Dans le rugby, la situation est similaire, avec des joueurs français qui peuvent percevoir des salaires plus élevés que leurs homologues étrangers.
Il y a 30 ans le club haut-savoyard était classé onzième club français.
Voici la composition de l'équipe du Servette Rugby Genève :
| Nom | Pays | Né le | Position |
|---|---|---|---|
| M. Aubert | 12/02/06 | Gar. | |
| J. Frick | 08/03/93 | Gar. | |
| J. Mall | 05/04/91 | Gar. | |
| A. Baron | 29/12/92 | Déf. | |
| D. Bronn | 19/06/95 | Déf. | |
| T. Magnin | 09/08/03 | Déf. | |
| L. Njoh | 22/11/01 | Déf. | |
| L. Scandurra | 14/12/05 | Déf. | |
| Y. Severin | 24/01/97 | Déf. | |
| L. Srdanovic | 04/08/06 | Déf. | |
| L. Zuka | 27/08/05 | Déf. | |
| M. Anselme | 25/04/07 | Mil. | |
| A. Antunes | 31/07/00 | Mil. | |
| T. Cognat | 25/01/98 | Mil. | |
| D. Douline | 28/05/93 | Mil. | |
| L. Fomba | 26/01/98 | Mil. | |
| A. Jallow | 14/11/98 | Mil. | |
| T. Lopes | 27/01/07 | Mil. | |
| G. Morandi | 04/03/99 | Mil. | |
| G. Ondoua | 04/11/95 | Mil. | |
| S. Rouiller | 10/07/90 | Mil. | |
| M. Stevanovic | 29/07/90 | Mil. | |
| A. Vincent | 06/10/08 | Mil. | |
| J. Atangana | 12/11/07 | Att. | |
| F. Ayé | 19/01/97 | Att. | |
| J. Guillemenot | 06/01/98 | Att. | |
| M. Ishuayed | 16/03/07 | Att. | |
| B. Keita | 10/12/04 | Att. | |
| B. Mazikou | 02/06/96 | Att. | |
| S. Mraz | 13/05/97 | Att. |