Ballers : Immersion dans l'univers du football américain avec Dwayne "The Rock" Johnson

Les séries ont une relation compliquée avec le sport. Rares sont celles qui ont su reprendre à leur compte les règles, la mentalité, les particularités visuelles du terrain et de ses coulisses. Friday Night Lights et The Game, sur deux tons différents, ont su séduire autour du football américain, et Survivor's Remorse tente discrètement, depuis l'an dernier, de raconter une histoire dans le milieu du basket.

Dans une veine proche de Entourage, HBO s'infiltre dans les coulisses du sport business avec Ballers. Un poil racoleur mais amusant et juste.

Déjà approché au cinéma dans Jerry Maguire de Cameron Crowe (avec Tom Cruise), le milieu des agents sportifs est au cœur de Ballers, nouvelle série d'HBO lancée ce dimanche 21 juin outre-Atlantique, avant une diffusion lundi 22 juin sur OCS City. Nous avons pu voir 4 épisodes.

Son héros, Spencer Strasmore (Dwayne « The Rock » Johnson) est un ancien joueur de la NFL (la ligue professionnelle de football américain) reconverti dans la gestion de fortune de jeunes sportifs, essentiellement de la NFL. Avec son associé Joe (Rob Corddry), il tente de développer son business en s'appuyant sur deux poulains talentueux mais ingérables, un chien fou amateur de dérapages en boîte de nuit (incarné par John David Washington, ancien joueur et fils de Denzel), et un brave type exploité par son entourage.

C'est justement à Entourage que l'on est immédiatement tenté de comparer Ballers. Un ancien pilier de la série hollywoodienne en est le concepteur, Steve Levinson, et on y retrouve une même énergie cool, une même bande-son tonitruante, un même goût du luxe et de la frime, des grosses bagnoles et des jolies filles.

Ballers est aussi l'histoire, classique, d'un type qui veut réussir, une illustration (de plus) du rêve américain revisité, puisque Strasmore est autant désespéré de stopper sa chute vers l'abîme qu'ambitieux de prendre à nouveau la lumière. Toujours hanté par le choc dévastateur qui mis fin à sa carrière de sportif, peut-être atteint de trouble neurologiques, il force son sourire pour faire croire à son succès quand, de fait, il est au bord de la faillite, fatigué, désespéré de s'en sortir et de faire ce qu'il faut pour les autres, comme pour lui-même.

C'est ce héros, plus subtil qu'on pourrait le penser, qui donne à Ballers son épaisseur. Format comique, monté nerveusement, divertissant, plein de soirées et de blagues décontractées à défaut d'être toujours tordantes, la série ne serait qu'un apéritif sans conséquences, vite oublié, s'il n'y avait la part de mélancolie portée par Strasmore - et par Dwayne Johnson, dont le corps bodybuildé devient douloureusement impressionnant, qui parvient à jouer avec beaucoup de justesse un mélange d'assurance, de séduction et d'inquiétude.

A travers lui, la série met en lumière le dangereux jeu d'apparences, la danse des égos, l'incapacité des jeunes stars à garder la tête froide, à éviter de sombrer dans le luxe, à dilapider les gros chèques que les clubs leur signent. Ballers n'est jamais aussi intéressante que lorsqu'elle saisi le regard un instant lucide de ces vedettes passées de la pauvreté à la richesse.

Elle semble devoir aussi poser la question complexe de la reconversion, et de l'état dans lequel beaucoup de pros du ballon et de la balle se retrouvent au terme de leur carrière - y compris de leur état physique. De là à faire de Ballers un drame d'une infinie complexité, il y a un terrain que nous ne traverserons pas. C'est avant tout une comédie dramatique divertissante, qui se bingera avec plaisir, en tâchant de mettre certains de nos neurones au repos.

Notamment celui chargé de s'agacer du machisme de cette histoire où les femmes sont réduites à des bimbos en bikini, des épouses attentionnées mais castratrices et, au mieux, des journalistes intelligentes mais forcément sexy. Peut-être le monde du football américain n'est-il guère féministe. Mais, sans doute plus encore qu'Entourage en son temps, Ballers est une série de « buddies », pleine d'amitiés viriles. Une bonne comédie dramatique estivale, pour se détendre au bord de la piscine avant d'aller, éventuellement, se souvenir que l'essentiel, dans le sport, c'est de participer - pas d'enquiller les millions et de se payer la dernière Lamborghini.

Dwayne Johnson dans Ballers

Dimanche soir, HBO lançait la comédie Ballers avec Dwayne Johnson qui fait ses premiers pas dans un rôle principal à la télévision. La série suit Spencer Strasmore (Johnson), un ancien joueur de football américain reconverti en manager financier. Dans le rôle du patron de Spencer, on trouve Rob Corddry. Spencer aide les joueurs de foot américain à gérer leur argent et leur mode de vie. Son but est de faire fructifier leur pécule.

Dans ce premier épisode, Spencer, qui n’a pas la langue dans sa poche, aide Ricky Jerret (John David Washington), un joueur talentueux mais qui ne fait qu’enchaîner les bourdes comme coucher avec une strip-teaseuse dans les toilettes d’une boite de nuit. Ballers est la création de Steven Levinson qui a aussi produit Entourage. Mark Wahlberg est également à la production de Ballers comme il l’était pour Entourage. Il y a donc une filiation indéniable qui se sent à l’écran via la réalisation de Peter Berg.

Les filles, les belles voitures, les bateaux, l’argent et l’alcool qui coulent à flot sont au programme. Mais derrière ça, les apparences sont parfois trompeuses. Dwayne Johnson est la force de ce pilote. L’acteur irradie avec son sourire et son charme. Il est charismatique et sait se servir de ses qualités pour rendre son personnage intéressant et sympathique. On a dernièrement eu l’habitude de lead bougon ou rabat-joie, Spencer ne l’est pas, semble être un homme bien…même s’il arnaque les gens de temps en temps.

C’est un ancien sportif qui a souffert de commotion cérébrale dans sa carrière. Un problème très fréquent chez les sportifs de haut niveaux et en particulier dans le foot US. Cependant, on attend qu’il soit plus dans l’humour. Si Ballers a une ambiance bling bling et un côté très léger, on sent que la série veut aborder des sujets sérieux de société par rapport aux anciens sportifs professionnels et en particulier les footballeurs américains.

Les clubs ont tendances à se servir d’eux et ils ne sont pas toujours garanti de pouvoir se reconvertir facilement après leur carrière. Le problème de commotion cérébral est aussi très important et sérieux. La série a la capacité d’aller sur ce terrain. Bien évidemment Ballers est une comédie donc les choses seront abordées en conséquence. On espère tout de même que les sujets sérieux seront traités comme il faut et pas trop en surface.

Même si la série touche au monde du football américain, Ballers pourra plaire à ceux qui ne sont pas forcément fan de ce sport puisque qu’on est rarement sur les terrains. C’est plus une métaphore pour tous les sportifs de haut niveau. On pourrait reprocher à la série son manque de femmes et leur traitement plutôt léger mais on est dans un milieu à prédominance masculine d’où leur présence presque anecdotique. La femme de Charles est loin d’être un cliché, on espère qu’elle sera présente de manière plus substantielle par la suite.

Est-ce que Levinson va vraiment critiquer le milieu du football ? Sera-t-il poil à gratter, peut-être pas complètement mais Ballers reste une série d’été, sous le soleil de Miami, qui devrait se laisser regarder sans trop de problèmes mais avec une certaine profondeur qui se dessine.

Ballers, le lundi à 21h55 sur OCS City.

Avec l’arrivée des plateformes de streaming et comme le football américain est un sport qui captive des millions de personnes à travers le monde, il n’est donc pas étonnant que l’on voit de plus en plus de séries sur le football américain.

Le foot US est un sujet idéal pour les séries télévisées car il offre une toile de fond riche en émotions, en suspense et en drames humains. Les rivalités entre franchises, les défis des athlètes pour atteindre les sommets de la ligue et la passion des fans créent un décor idéal pour des intrigues palpitantes et profondes.

Les plateformes de streaming américaines comme Netflix, Prime vidéo, Disney+… ont ouvert la voie à la diffusion en France de séries originales passionnantes sur le sport le plus populaire des États-Unis : le football américain !

Les créateurs ont maintenant une plus grande liberté pour explorer une variété de sujets sur le thème du foot US et de les promouvoir dans de nombreux pays dont la France. Cette nouvelle ère de la télévision te permet en tant que fan de football américain de découvrir par exemple, des séries sur les coulisses de ce sport, sur les défis sportifs auxquels sont confrontés ces athlètes, ou bien encore sur les histoires personnelles des joueurs qui se déroulent en parallèle du football.

Ces séries sur le football américain ont un énorme avantage, c’est de populariser notre sport qui est le foot US en France.

Produit par le fameux Steve Levinson, producteur de « Entourage » ou encore « Boardwalk Empire » diffusées sur OCS. « Ballers » s’affirme comme étant une série phare du petit écran. Tournée à Miami, la série nous plonge dans le monde du football américain où l’argent domine sur l ‘aspect humain.

Dans cette nouvelle saison, nous retrouvons le personnage principal Spencer Starsmore (Dwayne Johnson) ancien joueur reconverti en agent de stars du sport. La série qui a débuté en 2015 met en avant un milieu bling-bling, sportif et très dans le paraître. Les saisons sont composées d’une dizaine d’épisodes chacun, durant environ une trentaine de minutes.

OCS City débute ce lundi 26 août la diffusion en US+24 de "Ballers", la série HBO portée par Dwayne Johnson. Entre ses athlètes qui roulent des mécaniques et leurs managers qui négocient à tours de bras des contrats à plusieurs millions de dollars, Ballers dépeint par le biais de l’humour les coulisses du business du football américain.

Dans la peau de Spencer Strasmore, Dwayne Johnson campe un ancien joueur reconverti en agent sportif, un rôle écrit sur mesure pour la superstar du box-office, actuellement à l’affiche du film d’action Hobbs & Shaw, le spin-off de Fast & Furious.

Bien plus qu’une simple série, Ballers est avant tout un show autobiographique, renvoyant aux jeunes années de Dwayne Johnson et son éphémère carrière dans la NFL. Après des études aux quatre coins des Etats-Unis (au gré des déménagements de ses parents catcheurs), ce dernier sort diplômé de l’université de Miami en 1994 où commence à naître en lui de devenir un joueur professionnel de football américain.

Malheureusement, une série de blessures - dont une très sérieuse à l’épaule - vont impacter ses performances athlétiques, si bien qu’il ne sera pas choisi au draft universitaire. Canadien par son père, il tente alors de rejoindre la ligue locale, mais ne parvient pas à passer professionnel. Loin de baisser les bras, Dwayne Johnson décide alors d’embrasser une carrière de catcheur où il se fera un nom, dans le sens littéral du terme : The Rock.

En soit Ballers n’est pas fidèlement inspirée de la vie de Dwayne Johnson : son personnage Spencer y est dépeint comme une ancienne gloire de la NFL, vainqueur du Superbowl et élu meilleur défense de la ligue avant qu’une blessure ne l’oblige à prendre une retraite anticipée.

Mais le premier amour de The Rock a toujours été le football américain puisque durant ses études il a fréquenté les Hurricanes de Miami et ambitionnait de se présenter à la draft NFL.

Il y a d’abord le verni, c’est-à-dire le fric, les fringues tendances, les villas avec piscine, les contrats à plusieurs millions de dollars, les filles en strings dans des fêtes sous un soleil tapant, des réunions sur des yachts de milliardaires, des grosses bagnoles, des bijoux, des dents blanches, des stars ici et là et des brochettes de crevettes. Au fond, la série débute comme le rêve américain. C’est beau, hype, suave. Comme si l’immense film d’Oliver Stone L’Enfer du dimanche était adapté pour le petit écran.

Il y a la pierre angulaire difficile à manquer -The Rock- mais surtout une galerie de personnages secondaires absolument prodigieux. Des personnages comme ça, la série en compte une dizaine. Ballers est là aussi pour faire passer des messages sur le business florissant de la NFL. Cette Ligue qui n’accepte pas forcément le changement. On parle d’une organisation composée en majorité par des joueurs afro-américains mais dont les patrons de franchise sont quasi exclusivement des Caucasiens...

Ballers est une série qui va droit au but. Elle suit des anciens sportifs, des managers, des agents… dans un monde où l’argent, l’image et le pouvoir pèsent autant que les performances sur le terrain. Dwayne Johnson est à l’aise dans le rôle principal, sérieux mais pas ... Super série qui nous plonge dans l'univers du business de la NFL et tout ce qui l'entoure! Les personnages sont attachants et on évolue avec eux au fur et à mesure des saisons ! Dwayne Johnson rentre parfaitement dans ce rôle de professionnel vétéran entrepreneur qui est fait sur mesure pour lui (tout comme les costumes).

Créateur de Ballers, Steve Levinson connaît très bien l'univers des agents. Avant de devenir producteur de séries, ce dernier a commencé sa carrière comme représentant d'artistes. Parmi ses clients, on retrouve notamment Mark Wahlberg et Doug Ellin (respectivement acteur/producteur et créateur d'Entourage) mais aussi Julian Farino et Rob Weiss, tous deux réalisateur et scénariste de Ballers.

S'il est surtout connu pour sa carrière cinématographique et son statut d'ex-star du catch, Dwayne Johnson a aussi incarné plusieurs petits rôles dans des séries. En la matière, sa première apparition sur le petit écran date de 1999, dans un épisode de la saison 1 de That '70s Show. Il a également participé furtivement à des épisodes de Hannah Montana et des Griffin. Avec Ballers, il décroche son premier rôle principal dans une série.

Sur le tournage du premier épisode de Ballers, Dwayne Johnson a retrouvé deux têtes connues. Rob Corddry (Joe) et le réalisateur Peter Berg, ex-producteur de Friday Night Lights. Le premier a joué dans le film No Pain, No Gain, dans lequel Johnson tient l'un des premiers rôles avec Mark Wahlberg (par ailleurs producteur délégué de Ballers). Le second a réalisé le film Bienvenue dans la Jungle, dont Johnson était aussi l'acteur-vedette.

Autres séries sur le football américain

Si vous êtes passionné par le football américain, voici quelques autres séries qui pourraient vous plaire :

  • Friday Night Lights: Une série poignante sur une équipe de football américain de lycée dans une petite ville du Texas.
  • All American: Inspirée de la vie du joueur professionnel NFL Spencer Paysinger, cette série raconte son parcours depuis un quartier défavorisé jusqu'à l'équipe prestigieuse de Beverly Hills High School.
  • Last Chance U: Une série documentaire suivant le quotidien de jeunes joueurs de football universitaire en quête d'une dernière chance pour réaliser leur rêve de carrière professionnelle.
  • Hard Knocks: Une série documentaire qui plonge au cœur du camp d'entraînement de présaison d'une équipe NFL.
  • All or Nothing: Une série documentaire immersive qui suit une équipe de football américain tout au long de la saison sportive.
  • Quarterback: Une série documentaire sur le poste de quarterback, suivant le quotidien de trois quarterbacks NFL.
  • Colin in Black & White: Une série sur la jeunesse de Colin Kaepernick et les obstacles qu'il a surmontés en raison de sa différence de peau.

D'autres séries sur le football américain

Ces séries offrent une variété de perspectives sur le monde du football américain, allant des drames personnels aux enjeux financiers, en passant par les défis sportifs et les coulisses de la NFL.

Stars of "Ballers" talk about the show, working with The Rock

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