Sébastien Beaulieu : Une Carrière Dédiée au Hockey et aux Gardiens de But

Si le grand public ne connaît pas forcément Sébastien Beaulieu, le monde du hockey, lui, a déjà entendu parler depuis longtemps de ce coach gardien qui parvient à contenter les très exigeants clubs de Genève et de Lausanne en élite Suisse, sans oublier, depuis quelques mois, l'Equipe de France qui bénéficie, elle aussi, de ses talents.

Un Expert des Gardiens de But

En quoi consiste son métier, quelles sont les spécificités des gardiens par rapport aux autres joueurs, qu'en est-il de l'Equipe de France et de son avenir à ce poste ?

L'Arrivée de Yorick Treille et l'Importance du Staff Technique

L'équipe d'entraîneurs du GSHC pour la saison 22-23 était composée d'un quatuor expérimenté : Jan Cadieux (entraîneur en chef), Rikard Franzén, Sébastien Beaulieu et Matthieu Fernandez. Un ajout notable à ce groupe est Yorick Treille, qui a rejoint l'équipe en tant qu'entraîneur adjoint.

Selon Marc Gautschi, directeur sportif du GSHC, l'arrivée de Yorick Treille est un atout précieux pour le club.

Yorick Treille compose avec le Suédois Rikard Franzen le duo d'adjoints de Jan Cadieux, l'entraîneur en chef genevois. Il a connu une belle carrière de joueur : circuit universitaire américain, AHL mais aussi République tchèque. « J'ai joué aussi ici avec Jan Cadieux (2005-2007). »

Yorick Treille a « énormément grandi en une année » dans le club helvète.

Gaëtan Brouillard est le préparateur physique du Genève-Servette mais aussi de l'équipe de France.

Au Genève-Servette, il supervise le jeu offensif, qui a été la meilleure attaque en saison régulière l'année dernière. « Nous sommes comme une PME, où chacun dans son secteur travaille avec minutie.

J'aime la philosophie de Jan. Il travaille par rotations. Parfois ce sont les adjoints qui prennent la tête des entraînements de la semaine. Cela apporte de la fraîcheur dans une saison très longue.

Dix mois sur douze, il oeuvre au Genève-Servette. « J'ai eu la chance de trouver des entraîneurs qui ont su me laisser une place. Quand je suis venu passer les entretiens, je suis arrivé avec un projet de développement. Je leur ai dit qu'il fallait changer la salle de musculation, certains appareils, pour mieux travailler. »

Mais de Rouen, le préparateur passe en 2019 à un autre monde où il doit s'occuper de joueurs à l'expérience immense. « Tu as un peu d'appréhension les premières séances. Mais je n'ai pas le temps d'être impressionné. Je dois les entraîner, les aider. Je dois rendre leur match facile.

Quand je suis venu passer les entretiens, je suis arrivé avec un projet de développement. Je leur ai dit qu'il fallait changer la salle de musculation, certains appareils, pour mieux travailler. »

Mais de Rouen, le préparateur passe en 2019 à un autre monde où il doit s'occuper de joueurs à l'expérience immense. « Tu as un peu d'appréhension les premières séances. Mais je n'ai pas le temps d'être impressionné. Je dois les entraîner, les aider. Je dois rendre leur match facile.

Des atouts pour l'équipe de France Le titre fêté, Gaëtan Brouillard s'est rendu au Mondial en Finlande. « Tu sors crevé mais je me suis dit que je devais amener toute cette confiance de la saison, même si je devais me battre avec une piscine de bain froid qu'il fallait regonfler chaque jour du Mondial. »

Le maintien acquis avec les Bleus, son repos a été de courte durée. Le club a un titre à défendre, se veut ambitieux en CHL avec une intersaison toujours très athlétique pour les joueurs. Avec quelques interludes bleus pour Gaëtan Brouillard comme le suivi à distance de la préparation physique du jeune défenseur tricolore, Jules Boscq, en partance lui aussi pour les États-Unis.

La discussion glisse naturellement sur ce qui manque à ces Bleus et cette qualification olympique qui leur échappe depuis plus de vingt ans. « Il faut se dire qu'on va faire les Jeux. Et être leaders par ses actes », avance Gaëtan Brouillard. Comme devenir champions de suisse, même si on est français.

Le rôle des entraîneurs français La présence d'entraîneurs français au sein du GSHC est également un atout. Yorick Treille, en tant qu'entraîneur adjoint, supervise le jeu offensif de l'équipe, qui a été la meilleure attaque en saison régulière l'année dernière. Gaëtan Brouillard, le préparateur physique, apporte son expertise en matière de préparation physique et de développement des joueurs.

Sébastien Beaulieu, l'entraîneur des gardiens, a joué un rôle déterminant dans le développement du jeune gardien français Antoine Keller, qui a été repêché par les Washington Capitals.

L'Académie Genève Futur Hockey (AGFH)

L'association Genève Futur Hockey (AGFH), l'académie du Genève-Servette, joue un rôle crucial dans le développement des jeunes talents.

Bastien Chevallay, codirecteur de l'AGFH, souligne l'importance de l'encadrement offert aux jeunes joueurs, avec une équipe de quinze salariés comprenant des entraîneurs, des préparateurs physiques et du personnel administratif dédié à la gestion de la scolarité et des familles d'accueil.

L'académie a formé plusieurs joueurs qui ont ensuite évolué au niveau professionnel, dont Noah Rod, le capitaine de l'équipe championne de Suisse.

Igor Fedulov, ancienne star du Genève-Servette, entraîne désormais les moins de 17 ans, transmettant son expérience aux jeunes talents.

L'académie attire également de jeunes joueurs français, attirés par le niveau de compétitivité qu'ils ne trouvent pas en France. Parmi les joueurs français passés par l'académie, on retrouve les frères Bozon, Thomas Thiry et Enzo Guebey, qui ont tous participé au dernier Mondial en Finlande.

L'académie continue de former de jeunes espoirs français, comme Quentin Delmas, un défenseur "overaged" qui s'entraîne régulièrement avec les pros, et Alexandre Monarque, un attaquant de 15 ans au potentiel prometteur.

18 Dix-huit joueurs français sont passés dans l'effectif du Genève-Servette depuis 2000. Beaucoup de joueurs formés à l'académie genevoise comme Thomas Thiry, Enzo Guebey et Floran Douay mais aussi des cadres de l'équipe de France, comme Philippe Bozon, Laurent Meunier, Kévin Hecquefeuille, Stéphane Da Costa ou Yorick Treille.

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Entrainement gardien de hockey, HPB Goalie

Les Joueurs Français dans l'Effectif

Au fil des ans, de nombreux joueurs français ont porté les couleurs du Genève-Servette. Actuellement, l'attaquant Eliot Berthon est le seul Français de l'effectif.

L'Importance de l'Environnement et des Infrastructures

La patinoire des Vernets, bien que datant de 65 ans, est un lieu emblématique du hockey suisse. Son ambiance unique et son histoire contribuent au charme du club. C'est dans les dédales des Vernets, où ça sent bon la lessive, que la pousse française a germé et grandi.

Le Genève-Servette, c'est aussi ce paradoxe. Un club dans une ville où les trottoirs scintillent la nuit mais où la patinoire en béton armé reste dans son jus de 65 ans d'existence. Cela fait indéniablement le charme de ce bâtiment classé et une ambiance pleine d'échos de kops.

« En 2001, Philippe Bozon, qui jouait ici, m'a dit que le club cherchait un chef matériel... », glisse Aurélien Omer dit « Jimmy ». L'été suivant, il débarquait de Reims où « on plaçait nous-mêmes les panneaux publicitaires tout autour de la glace avec le président Charles Marcelle, le papa du club ». Il allait découvrir un hockey d'affaires.

Le Travail de l'Ombre des Français

Aurélien Omer dit "Jimmy", chef matériel, et Jordan Nardi, est essentiel pour assurer le bon fonctionnement de l'équipe. Ils gèrent les équipements, les crosses et les patins, et veillent à ce que les joueurs aient tout ce dont ils ont besoin pour performer.

Un entraîneur adjoint bien connu des Bleus Yorick Treille compose avec le Suédois Rikard Franzen le duo d'adjoints de Jan Cadieux, l'entraîneur en chef genevois.

« Ici, tu as de très grands joueurs, certains font partie du club de ceux qui ont gagné les trois plus grands titres : Coupe Stanley, Mondial et JO (Valtteri Flippula), explique ''Jimmy''. Le niveau d'exigence est très élevé et toi, tu dois être à ce niveau d'exigence tous les jours. »

Leur travail quitte alors la gestion pour s'approcher de l'expertise, l'art de la meuleuse où finalement tout commence au hockey : affûter les carres et faire des patins le prolongement des intentions des joueurs.

Vingt-et-un ans plus tard, il est toujours là, rejoint aux ateliers par un autre Français, Jordan Nardi. Une tâche faite dans l'ombre mais essentielle où, pour une fois au hockey, les Français n'ont rien à envier à leurs voisins suisses et allemands. Les deux gèrent flux et stocks.

Des dizaines de kilomètres de tape (collé à la palette de la crosse), d'élasto et de lacets, plus de 700 crosses à l'année avec une problématique naissante. « En déplacement en CHL (Ligue des champions), on doit faire avec les gamins qui demandent la crosse de Flippula ou autre. On en perd quelques-unes... », observe Jordan Nardi.

« Le niveau d'exigence est très élevé et tu dois être à ce niveau d'exigence tous les jours. » Aurélien Omer dit « Jimmy », chef matériel au Genève-Servette

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Objectifs du Club

Le Genève-Servette a pour objectif de défendre son titre de champion de Suisse et de se faire une place en CHL. Pour atteindre ces objectifs, le club mise sur un effectif de qualité, un encadrement compétent et une académie performante.

Analyse de l'Effectif 2020/2021

Avant la saison 2020/2021 de National League, Genève-Servette était attendu au tournant après une saison surprenante. L'équipe s'est considérablement renforcée durant l'été avec l'arrivée de joueurs tels que Damien Riat, Linus Omark, Eric Fehr et Joël Vermin.

Linus Omark, en particulier, était une recrue très attendue, après avoir illuminé la ligue avec le EV Zug en 12-13.

La "saison du Covid-19" a été mouvementée pour les Aigles de Nice. Volontaires lors de la reprise du championnat fin novembre, ils ont avancé des matches de la seconde moitié du calendrier (finalement supprimée) et se sont retrouvés un temps à la deuxième place.

Mais en fin de saison, le poids de ces rencontres automnales a été diminué par un recalcul. Les Niçois ont alors fini neuvièmes, à un moment où cela avait moins d'importance puisque les play-offs avait eux-mêmes été annulés.

Cette descente au classement s'explique aussi par les performances déclinantes du gardien Rok Stojanovic, qui avait moins la tête au hockey après un deuil dans sa famille.

Il avait même pris contact avec un club d'Europe centrale, mais Nice ne pouvait pas le laisser partir parce que Barrier était blessé pour le reste de la saison.

Malgré ses petits moyens, il y a un domaine où le club ne cesse de s'étoffer, c'est le staff. L'assistant-coach Daniel Babka - engagé comme entraîneur principal par son club d'origine de Martin - a été remplacé par Matej Hamrak, ancien attaquant du club revenu après avoir fini sa carrière de joueur par trois années en D1 (Nantes et Clermont).

L'autre adjoint Pascal Margerit s'occupe toujours de la vidéo. L'entraîneur Stan Sutor nous explique cette volonté de structuration : "Notre budget ressemble à celui de Briançon, nous n'avons pas un grand historique dans la ligue, et c'est donc plus compliqué de faire venir des joueurs à Nice.

Il faut donc que les joueurs soient servis à 100%, et cela passe par un staff conséquent. L'ajout le plus notable de l'intersaison est l'engagement d'un entraîneur spécifique aux gardiens.

Même si Sutor est lui-même un ancien gardien, il a bien d'autres tâches, et il a conscience de l'intérêt d'un "autre son de cloche". Il a donc fait appel à la société de Sébastien Beaulieu, l'entraîneur des gardiens de l'équipe de France, pour faire des retours après chaque match en utilisant la vidéo.

Des présences à Nice pendant les trêves internationales sont aussi en discussion. Bonvalot n'est pas superstitieux : lors de sa précédente visite à Nice fin mars, il était remplaçant d'Anglet en bord de glace lorsqu'il a pris en pleine tête un palet dégagé par un défenseur local !

Le match avait été arrêté près d'une heure pour qu'il soit soigné et évacué. Il arrive maintenant à plein temps dans la patinoire Jean-Bouin, mais sans aucune intention de rester en bord de glace.

Pourtant, le jeune gardien slovaque Branislav Bernat arrive de Martin, avec la recommandation de Babka évidemment. La hiérarchie est néanmoins définie ainsi par Sutor : "Antoine est notre gardien numéro 1, il est venu pour ça, mais Branislav a les dents longues, il veut pousser à la performance.

Léo Bertein et l'Équipe de France

Léo Bertein a disputé son premier match avec l'équipe de France le week-end dernier. Cela faisait bien longtemps que les Albatros n'avaient pas fourni de joueur à la sélection nationale.

Puis vingt années de disette, stoppées nettes par la convocation de Léo Bertein. Le gardien a participé au tournoi des quatre nations (Slovaquie, Slovénie, Autriche et France), du 11 au 13 février à Innsbruck (Autriche).

À 24 ans, le gardien des Albatros n'est qu'à l'aurore d'une carrière que l'on imagine riche, tant les qualités du garçon s'affirment au fil des mois. Rappelé cette saison par Sébastien Oprandi comme gardien titulaire, l'Albatros a pris de l'envergure.

Plus encore malgré la défaite 4-3 face à la Slovénie, et le grand blond aux yeux bleus savoure sa première prestation. « C'est un honneur. On y côtoie des grands joueurs et on prend de l'expérience.

J'ai eu la chance, en plus, de bénéficier des conseils tactiques de Sébastien Beaulieu, un entraîneur spécifique gardiens qui nous accompagnait. Il apportait sa vision.

Cette sélection en A n'est que juste récompense, eu égard aux progrès accomplis par le jeune homme en Ligue Magnus. « Amplement mérité », apprécie Sébastien Oprandi.

Au niveau des stats, Léo Bertein se situe dans la première moitié de tableau des gardiens de Ligue Magnus, avec une moyenne à plus de 90 % d'arrêts.

Julian Junca et la Préparation avec Genève-Servette

L'entraînement touche à sa fin dans la patinoire des Vernets. Sur le banc, le gardien français Julian Junca redresse son mètre quatre-vingt quinze, boit une gorgée d'eau quand l'assistant coach des gardiens l'appelle. « Ah j'ai du boulot. »

Le portier se place devant la cage pour un dernier exercice de rebonds. Chaque jour, les shooteurs face à lui s'appellent Daniel Winnik, Vallteri Filipula, Sami Vatanen ou Teemu Hartikainen pour les plus prestigieux, près de 2 500 matches de NHL cumulés.

L'international français ne fait pas partie de l'effectif du Genève-Servette mais il dispose d'un sésame officieux de troisième gardien. En partance pour les États-Unis à la fin du mois, il parfait ici sa préparation.

Un strapontin que lui a octroyé le staff genevois dans lequel oeuvre Sébastien Beaulieu, coach québécois des goalies. Ce dernier polit les qualités de Junca depuis plus de dix ans dans ses camps d'été.

« J'adore bosser avec les Français. Il y a un côté extrêmement vivant, sans doute lié au caractère latin. » Chaque printemps, le mondial approchant, Beaulieu oeuvre également au sein de l'équipe de France.

Premier Titre de Champion de Suisse en Avril dernier

La teinte tricolore aux Vernets n'est pas neuve - Philippe Bozon a son numéro retiré qui pend au plafond - mais le sacre d'avril dernier a projeté un peu plus la lumière sur les Français du staff.

Il faut dire que le titre de champion était une propriété décennale des Suisses allemands et de leurs clubs comme Berne, Zurich ou Zoug. Le Genève-Servette a enfin changé le nom sur le bail : premier de saison régulière et la Coupe au bout des bras du capitaine Noah Rod dans une finale intense (4 succès à 3 face à Bienne).

Voilà 118 ans que le canton attendait ça. Les Vernets, remplie jusqu'aux tôles du toit, suait de bonheur.

tags: #sebastien #beaulieu #hockey