Ce mardi soir, le PSG s'est déplacé dans le Nord de la France pour y affronter Dunkerque en demi-finale de Coupe de France. Mené 2-0 après seulement 27 minutes face à une valeureuse équipe de Dunkerque, le Paris Saint-Germain a su renverser la situation pour s’imposer 4-2 et décrocher son billet pour la finale de la Coupe de France. Et si les Parisiens se sont fait peur tout au long de la rencontre, ces derniers ont renversé la rencontre pour s'imposer sur le score de 2-4.
Les Parisiens affronteront Cannes ou Reims pour leur 21e finale de Coupe de France. En cas de succès parisien, la 7e place de L1 deviendra qualification pour les barrages de Ligue Conférence.

Ousmane Dembélé a brillé avec un doublé, permettant à son équipe de se qualifier pour une 21e finale de Coupe de France. Crédit: Samuel Billaud/L'Équipe
Un début de match surprenant
Dès les premières minutes, les Dunkerquois montrent leur détermination : Gessime Yassine obtient un coup franc bien placé. L'équipe surprise de cette édition, Dunkerque rêvait pourtant de Stade de France afin d’offrir une belle récompense à leurs supporters : «je sens que les supporters sont avec nous, j’espère qu’ils seront là à Lille. On aura besoin d’être à 12. J’espère que tout cela va donner encore plus d’amour pour le football dans la ville.
Vincent Sasso, servi par Alec Georgen, profite de l’occasion pour envoyer une reprise somptueuse sous la barre transversale, ouvrant ainsi le score dans une ambiance enflammée (1-0, 7’). À tel point que les hommes de Luis Castro ont longtemps cru au rêve, surtout après le but du 2-0, inscrit par Al Saad (27e). Profitant d’une défense parisienne en retard, Muhannad Al-Saad enchaîne d’une superbe demi-volée du pied droit et double la mise pour les Maritimes (2-0, 27’)
Et une chose est sûre : ses joueurs n’ont pas démérité en menant par deux buts à zéro après la demi-heure de jeu. Mais le talent des Parisiens doublé de certaines actions litigieuses d’un point de vue arbitral ont eu raison de l’USLD.
La réaction parisienne avant la mi-temps
Paris tente de réduire l’écart : João Neves tente sa chance de loin, mais Ewen Jaouen capte le ballon avec autorité. Peu avant la pause, Achraf Hakimi déborde côté droit et centre en retrait. Ousmane Dembélé, à la réception, contrôle du gauche et enchaîne une frappe puissante du pied droit qui vient se loger sous la barre (2-1, 45’).

Résumé vidéo du match Dunkerque-PSG. Crédit: Onze Mondial
Le tournant du match en seconde période
La seconde période reprend sur le même rythme effréné à la Décathlon Arena. Les Parisiens poussent et, dès la 48e minute, Ousmane Dembélé adresse un centre au second poteau sur corner. Marquinhos décroise sa tête et égalise (2-2). De retour des vestiaires, Marquinhos a égalisé de la tête (48e) avant que Désiré Doué ne donne l’avantage au PSG (62e) et que Dembélé ne scelle la victoire en toute fin de match (90e+3).
Paris insiste et, après un travail de Bradley Barcola, Désiré Doué tente une frappe à l’entrée de la surface. Son tir dévié trompe Ewen Jaouen, pris à contre-pied (2-3, 62’)
RENVERSANTS ! Menés, nos Parisiens renversent le match et filent en FINALE ! 👏🎢
Les regrets de Dunkerque
Dunkerque tente de réagir et obtient un coup franc indirect dangereux, mais la défense parisienne veille. De son côté, Vincent Sasso sauve son équipe en repoussant un ballon chaud en corner. Le combat est intense : Geoffrey Kondo réalise une récupération précieuse, et Ewen Jaouen repousse une nouvelle tentative sur corner.
Malgré un avantage de 2-0 en première période, les Maritimes s’inclinent avec les honneurs face à un adversaire de taille. Jusqu’au coup de sifflet final, ils ont livré un combat acharné et fait vibrer leurs supporters. Cette performance restera gravée dans les mémoires, aussi bien pour les joueurs que pour le staff et les fans.
Equipe surprise de cette édition, Dunkerque rêvait pourtant de Stade de France afin d’offrir une belle récompense à leurs supporters. Malgré une belle résistance, Dunkerque, tombeur de Lille et Brest, voit son épopée s’arrêter en demi-finale, tandis que Paris attend désormais son adversaire en finale, qui sera soit Reims, soit Cannes.
Réactions d'après-match
Les joueurs étaient frustrés. Et en zone mixte, les joueurs ont aussi emboîté le pas et ont voulu régler des comptes avec l’arbitre du soir : «c’est vrai qu’on a bien respecté le plan de jeu et être à 2-0, c’était parfait au niveau du scénario. Je pense que le but avant la mi-temps, psychologiquement, il fait mal et après voilà le 2-2 je vais même pas en parler parce que ça va m’énerver mais il n’y a pas corner. Après évidemment contre une équipe de cette qualité et de ce niveau, c’est très dur», s’est lamenté le buteur Vincent Sasso dans les couloirs de Pierre-Mauroy.
Plus calme, l’ancien Parisien, Alec Georgen, a aussi fait part de sa frustration : «il y a peut-être ce petit regret sur le 2e but. J’ai l’impression qu’il n’y a pas corner pour eux. Dans tous les cas, ils en mettent 2 derrière. On est content de notre match»
«Comment, en 2025, avec la VAR, ils peuvent siffler un corner qui n’existe pas. C’est sur ce corner qu’on prend l’égalisation. Il faudrait qu’on m’explique avec la VAR dans une demi-finale de Coupe de France comment il peut y avoir ce genre d’erreur. Ca va passer, mais ça nous laisse un petit goût amer parce que c’est ce qui fait basculer le match ce soir. Mais le PSG mérite quand même sa victoire parce que je trouve que c’est une très belle équipe. Sur cette fameuse action, il me dit qu’il y a corner. Je lui dis non, que je ne touche pas le ballon. Il me dit "ok peut-être que je me suis trompé", mais pour lui, il y a corner. Au final, c’est un corner qui nous coûte cher parce que c’est le 2-2 et à ce moment-là du match, Paris reprend confiance».

Désiré Doué après son but en demi-finale face à Dunkerque. Crédit: Getty Images
Les notes des joueurs du PSG
Voici les notes des hommes de Luis Enrique !
- Safonov: Un premier acte compliqué à décrire pour Safonov, qui n'a pas pu faire grand chose sur l'ouverture du score à bout portant de Sasso (1-0, 7e), puis sur la frappe d'Al Saad (2-0, 27e). Il ne s'est pas montré décisif non plus, avec ses gants, comme avec ses pieds. Pas de quoi remettre en question le statut de Donnarumma...
- Marquinhos: Battu de la tête sur son duel avec G. Courtet lors de l'ouverture du score de Dunkerque (1-0, 7e), Marquinhos s'est fait dominer dans les airs. Mais il peut s'estimer heureux d'avoir égalisé d'une... tête piquée (2-2, 47e), à la suite d'un corner obtenu par ses soins qui n'avait pas lui d'être. Drôle de soirée.
- Beraldo: Pas au niveau d'une demi-finale, le défenseur central de 21 ans a eu un cran de retard sur chacune de ses interventions. Son alignement laisse à désirer sur le but du 2-0 (27e). Sa remise dans les pieds de N. Skyttä, dans sa propre surface, était très dangereuse (45e). Il est averti d'un carton jaune pour une obstruction idiote sur G. Courtet (81e).
- Mendes: Mis à mal par son vis-à-vis sur son couloir gauche, le latéral portugais s'est montré friable défensivement. Il n'est pas aligné à Beraldo et manque d'attention sur le but d'Al Saad (2-0, 27e). En attaque, Mendes a souvent manqué de précision sur ses centres.
- Vitinha: Toujours aussi mobile dans l'entrejeu, Vitinha a tout fait pour mettre du rythme afin de faire sauter le verrou adverse par la passe. Il n'a pas pu tenter sa chance mais réalise un match plus que correct, comme à son habitude.
- Neves: Jamais statique, Neves a été précieux à la récupération et a tenté de loin (30e). Il a cependant oublié V. Sasso dans son dos sur le premier but de Dunkerque (1-0, 7e). Il a fait preuve de propreté techniquement pour servir ses ailiers.