Biographies de joueurs de hockey : récits de détermination et de succès

Le monde du hockey sur glace est rempli d'histoires inspirantes de joueurs qui ont surmonté des obstacles pour atteindre le sommet de leur sport. Cet article explore les biographies de plusieurs joueurs de hockey exceptionnels, mettant en lumière leurs réalisations, leurs défis et leurs contributions au monde du hockey.

Chris Chelios : un compétiteur acharné

Chris Chelios n'était pas le joueur le plus talentueux ni le plus imposant physiquement. Il mesurait 1m80 et pesait 85 kg, une taille presque modeste pour un défenseur. Cependant, il était extrêmement fort pour son poids et rendait sa présence intimidante. Il dissuadait les adversaires de le charger en tenant à faire savoir qu'il pouvait lever sa crosse en opposition et que toute approche était à leurs risques et périls.

C'était un compétiteur farouche, totalement concentré sur le jeu à chaque présence, efficace en avantage numérique et impitoyable chien de garde en infériorité numérique. "Il protège le but comme si la vie de ses enfants en dépendait", disait de lui le commentateur d'ESPN Bill Clement. Il s'est donc imposé comme un leader naturel, "né avec des galons de sergent sur ses bras" selon la plaisanterie de l'international américain Doug Weight.

Aux États-Unis, on révère en effet ce type de personnalité de mâle alpha, et Chelios en est venu à incarner l'émergence des hockeyeurs de ce pays au sein de la NHL. Il vivait dans un culte de la victoire, qui combinait à la fois sa culture grecque d'origine et la mentalité américaine. Cet état d'esprit se traduisait avant tout en play-offs : il y a joué 266 matches, un record dans l'histoire de NHL, en jurant que tous les coups y étaient permis.

Cette philosophie, c'est lui qui en parle le mieux dans sa biographie officielle : "Il n'y a pas d'amis dans une série de play-offs. C'est la survie du plus apte. Je ne parle pas de donner coup de coude dans la tête ou de viser le genou. Cela peut causer une blessure à long terme. Je parle d'un coup de crosse stratégique. Pour moi, un cinglage sur la main ou un doigt cassé n'étaient rien. Cela faisait partie du jeu. Les mains cassées guérissent. Les doigts guérissent. La douleur ne perdre ne guérit pas."

Kosta "Gus" Tselios - qui a fait changer l'orthographe latine de son nom de famille en Chelios - a immigré de Grèce à Chicago en 1951. Il y débute comme chauffeur routier et finit propriétaire de plusieurs restaurants. C'est un homme populaire, festif, colérique. Chris, l'aîné de la fratrie, né le 25 janvier 1962, y apprend la valeur du travail en nettoyant les tables et la vaisselle.

La carrière pas encore naissante du hockeyeur Chelios est sauvée une première fois... par la fin de la guerre du Vietnam ! Alors que Chris a 10 ans, Kosta annonce en effet à famille qu'ils vont déménager en Australie. Il vient d'investir dans les fermes d'un ami qui approvisionne notamment en viande les troupes américaines engagées dans la guerre du Vietnam.

Quand le restaurant familial périclite, la famille déménage à San Diego, en Californie. Rien ne prédestine alors Chris Chelios - âgé de 16 ans - à une carrière de hockeyeur. Il peut certes continuer à pratiquer ce sport mais il y a très peu d'équipes adverses pour progresser et un niveau limité.

En 1979, l'US International University in San Diego ouvre un programme de hockey NCAA. De nombreux Canadiens attirés par l'idée d'étudier près des plages californiennes se précipitent pour se faire engager... et ils sont tous pris avant Chelios dans l'équipe de hockey ! Un des joueurs testés à cette occasion, Bob Parker, lui explique qu'il va rentrer dans son équipe junior à Moose Jaw et lui donne les coordonnées de son entraîneur.

Au téléphone, Chelios demande au coach quelle position il recherche. Quand celui-ci répond qu'il lui manque un arrière, l'adolescent y va au bluff du haut de ses 17 ans : "ça tombe bien, je joue en défense." Sa carrière entière se bâtira sur ce mensonge.

Chelios n'a jamais joué à ce poste de sa vie, mais seul son nouveau partenaire en défense Parker est au courant, et il ne pipe mot. L'ancien attaquant s'adapte étonnamment bien à ce poste en utilisant ses qualités de patinage. Ce que Chelios doit apprendre dans la ligue junior du Saskatchewan (SJHL), c'est surtout à se battre, car il est une cible visible.

Pendant ces deux années au Canada, Chelios travaille la journée. Il est payé au noir - car il est étranger - pour nettoyer des wagons, qui ont souvent servi au transport de bois (ou, plus salissant, de charbon). Mais parfois, il va s'entraîner la nuit - en sortant d'une soirée au bar avec ses équipiers - dans la patinoire, dont le coach lui a donné un double des clés.

Son développement comme hockeyeur passe d'abord par une carrière en université. Il choisit celle de Wisconsin parce que North Dakota - son premier choix - a engagé son rival junior James Patrick. À sa fête d'intégration en université, Chris Chelios boit des shots d'alcool à la menthe et en est tellement ivre qu'il ne se rend pas compte qu'il a cassé son verre et qu'il a la main et le bras en sang !

Avant de devenir un membre-clé de USA Hockey, Jim Johansson avait fait son cursus à l'Université de Wisconsin. Il expliquera à The Hockey News : "[Chris Chelios et Pat Flatley] étaient probablement deux des plus grands compétiteurs que j'ai jamais côtoyés. J'ai probablement le plus appris quand, en première année, j'étais aligné en infériorité numérique à l'entraînement contre notre meilleur unité de jeu de puissance. Si on ne jouait pas à fond, ils vous le reprochaient."

Chris Chelios est intégré dans l'équipe des États-Unis qui se prépare ensemble toute la saison pour cet évènement, comme lors du Miracle de 1980. Lors du camp de préparation en Alaska, après une soirée d'ivresse, Chris Chelios passe une nuit au poste de police pour avoir pris un sac à main d'une femme pour récupérer l'argent qu'il lui avait donné peu avant.

Après le dernier match de préparation en Autriche, Chelios passe une autre soirée au bar pour consoler Tim Thomas, son coéquipier défenseur de Wisconsin, qui vient d'être retranché de l'équipe. L'entraîneur des gardiens Dave Peterson, réputé pour son autoritarisme, les espionne et exige qu'ils rentrent immédiatement car ils ont violé le couvre-feu.

Chris Chelios doit vite ravaler sa déception car le monde professionnel l'attend dès la fin du tournoi olympique. Le nouveau défenseur des Canadiens ne tarde pas à se faire un nom. Il termine deuxième du trophée Calder de meilleur rookie en 1985, mais c'est parce qu'il arrive en même temps qu'un joueur d'exception, un certain Mario Lemieux.

Chris Chelios doit être opéré et cette blessure au genou va lui pourrir la vie pendant près d'un an avec plusieurs rechutes. Il ne revient définitivement qu'avant les playoffs 1986... à l'issue desquels Montréal gagne la Coupe Stanley. Peu à peu, Chelios change de statut au sein de la NHL. Il commence à apparaître dans les votes du trophée Norris en 1988 et le remporte dès 1989 après avoir pris une toute autre dimension.

Chris Chelios a en effet eu deux doigts cassés en saison régulière par un coup de crosse à deux mains de Brian Propp. La vengeance est un plat qui se mange froid : il a tenu ses intentions secrètes, mais au premier match de playoffs contre Philadelphie, il envoie un coup de coude dans la tête de Propp qui heurte les jonctions métalliques entre les plaques de plexiglas et reste un temps inconscient sur la glace. Pas la moindre pénalité, ni suspension : cela donne idée de l'attitude de la NHL envers ce genre d'action à l'époque alors que Propp a une commotion cérébrale.

L'avenir de Chris Chelios semble alors s'inscrire à Montréal. Il renégocie un contrat de cinq ans qui en fait le joueur le mieux payé de l'histoire du CH (à 700 000 dollars par an). Comme il faut un capitaine pour succéder à Bob Gainey (parti à Épinal), un vote est organisé dans le vestiaire et Chelios est élu capitaine. La marge est néanmoins faible c'est en tout cas l'argument de la direction qui nomme Guy Carbonneau co-capitaine.

En quelques heures en juin 1990, les évènements se précipitent. Alors que Chelios est à Madison (Wisconsin) pour une visite dans son ancienne université, il est arrêté par des policiers en civil pour avoir uriné dans la rue, et emprisonné avec l'autre hockeyeur Gary Suter qui s'est joint à la mêlée sans savoir de quoi il retournait, ni qu'il s'attaquait à des policiers. Le 29 juin, on apprend que Chelios est échangé à Chicago contre Denis Savard en même temps qu'on apprend l'arrestation de la nuit précédente.

Yvan Cournoyer : la "Roadrunner" du hockey

Le patronyme d’Yvan Cournoyer évoque souvent bien peu de choses à l’amateur de hockey, et a fortiori au lecteur lambda. On ne le trouve que rarement associé aux noms des joueurs qui ont fait la légende de ce sport, les Maurice Richard, Gordie Howe, Bobby Orr, Bobby Clarke, Guy Lafleur, Mario Lemieux et autre Wayne Gretzky… Et pourtant, ce petit ailier droit, pur produit de la terre sacrée canadienne, a joué un rôle majeur dans la fondation de l’une des plus belles dynastie des sports collectifs, l’équipe des Montréal Canadiens des années 1960-70, qui en l’espace de quinze ans allait, telle une tornade, emporter tout sur son passage.

Yvan Serge Cournoyer voit le jour le 22 novembre 1943 à Drummondville, dans la province de Québec. Au pays du hockey-roi, sa première rencontre avec ce sport qui allait devenir sa vie, se produit à l’âge de sept ans, lorsque son oncle lui offre une paire de patins pour son anniversaire. Enthousiasmé, le jeune Yvan ne les quittera désormais plus.

Puis la famille Cournoyer émigre vers la capitale québécoise, le patriarche y ayant acheté un commerce. Yvan rejoint alors une formation anglophone, les Lachine Maroons, alors qu’il ne parle pas le moindre mot de la langue de Shakespeare, bien déterminé à lancer sa carrière. Son petit gabarit laisse de prime abord sceptique : « Les gens me disaient toujours que j’étais trop petit. Mais j’aime le fait de ne pas être imposant […] C’était comme une lutte pour accéder au haut niveau. Je me souviens d’un coach me disant que j’étais trop petit pour jouer dans son équipe. La seule chose que je lui répondis fut » essayez-moi » ».

A 18 ans, il intègre l’équipe junior du Canadien de Montréal. A cette époque, il se développe rapidement sur le plan musculaire; ses jambes deviennent si robustes qu’il est obligé de porter un équipement taillé sur-mesure. Il redouble également d’ardeur à l’entraînement, utilisant notamment un palet alourdi pour perfectionner son tir : son wrist shot, puissant et rapide, commence à faire des merveilles…

C’est lors de la saison 1963-64 qu’Yvan Cournoyer enfile pour la première fois la tunique mythique de l’équipe première du Canadien. Il est appelé pour palier des blessures, et participe à cinq rencontres, au cours desquelles il fait déjà une grosse impression, en inscrivant quatre buts. Son rêve prend forme : « Jouer pour les Montréal Canadiens avait toujours été un rêve. A cette époque, il y avait les Montréal Canadiens et les Montréal Canadiens. Il y avait ‘The Rocket’ (Maurice Richard), Jean Beliveau, Henri Richard, Jacques Plante, ces noms, tous membres du Hall-of-Fame ».

L’année suivante, il obtient une place permanente dans le roster de l’équipe. Il inscrit 7 buts (17 points) en 55 matchs, et malgré une pige de sept rencontres en Ligue mineure dans l’équipe des Aces du Québec, il fait partie de l’effectif qui décroche la Stanley Cup en fin de saison, l’un des plus beaux souvenirs de sa carrière : « La première coupe Stanley est toujours la plus satisfaisante. C’est un rêve qui devient réalité.

En 1966-67, 20 de ses 25 buts (40 points en fin de saison) sont marqués en jeu de puissance, et les supporters commencent à réclamer plus de temps de glace pour leur nouveau petit protégé, entonnant régulièrement des « On veut Cournoyer », qui résonnent dans le Forum. Ces doléances ne plaisent que modérément au coach Black, qui souhaite voir Yvan s’aguerrir en défense, tout en lui enlevant une certaine pression : « Pourquoi ne le laissent-ils pas tranquille ? Ils sont en train de lui mettre de la pression et le dérangent dans son évolution.

En 1971, les Habs remportent une nouvelle coupe, bien aidés par les recrues Ken Dryden et Frank Mahovlich, et un Cournoyer de plus en plus redoutable : il inscrit 73 points (37 buts) en 65 matchs de saison régulière, auxquels il ajoute 22 points (10 buts) en 20 rencontres de playoffs. En septembre 1972, il fait partie de la formation canadienne qui doit affronter les Soviétiques dans l’inoubliable « série du siècle ».

Cournoyer se souvient : « Les gens pensent que nous exagérons quand nous disons qu’il s’agissait d’une guerre, mais c’est exactement ce que c’était. C’était davantage que huit parties de hockey. C’était l’affrontement de deux solitudes et de deux façons de vivre.

Lors de la dernière minute de jeu, la ligne composée de Phil Esposito, Yvan Cournoyer et Paul Henderson jette ses dernières forces dans la bataille. A trente-quatre secondes du coup de trompe final, le miracle se produit. Sur un tir d’Esposito repoussé par Tretiak, Henderson surgit et pousse le puck au fond des filets, faisant chavirer de bonheur le peuple canadien, dans un dénouement dramatique qui restera à jamais dans les annales du hockey.

En 1973, il réalise sans doute son exercice le plus accompli. Après une nouvelle marque à 40 buts en saison régulière (79 points et un ratio de + 50 au plus-minus !), il prend littéralement feu durant les séries, au cours desquelles il inscrit 15 buts (25 points) en 17 rencontres, un record pour l’époque.

Au cours du sixième match, alors que les deux formations sont à égalité quatre buts partout dans le troisième tiers, Yvan se retrouve face au terrible défenseur Jerry « King Kong » Korab, sur en engagement. Ce dernier tente alors de le provoquer, un sourire narquois au coin des lèvres : « Hey, toi petite grenouille. Que deviendras-tu quand tu grandiras ? ». La réponse de Cournoyer est cinglante : « Quelque chose que tu ne seras jamais. Un buteur ».

En 1974 et 1975, malgré l’élimination précoce de Montréal en playoffs, Cournoyer fait preuve d’une belle régularité, en affichant des totaux de 73 points (40 buts) et 74 points (29 buts). Au même moment, une nouvelle page se tourne au Canadien, avec le départ en retraite d’Henri « the Pocket rocket » Richard, qui laisse le capitanat vacant. L’honneur de porter le prestigieux « C » sur le cœur échoit presque naturellement à Yvan Cournoyer : « J’avais été nommé capitaine de l’équipe par les joueurs. Tout le monde avait voté ».

Il met dès lors toute sa détermination et ses qualités de leadership au service de ses coéquipiers : « En tant que capitaine, j’ai joué plus âprement que je n’ai jamais joué de toute ma vie. J’aimais représenter l’équipe. Nous étions très soudés. Quand on perdait, on perdait ensemble, quand on gagnait, on gagnait ensemble ».

Yvan Cournoyer prend son rôle très à cœur, et fait tout son possible pour désamorcer les dynamiques de défaites. Son ancien coéquipier Yvon Lambert se souvient : « Il faut dire qu’avec les succès que nous connaissions, les longues séquences de défaites étaient rares. Après deux revers, le capitaine Yvan Cournoyer convoquait très souvent une rencontre d’équipe au Carabinier à la place Alexis Nihon où on se parlait yeux dans les yeux. On réglait simplement nos problèmes entre nous. […] Dans une mauvaise passe, c’est en interne que les choses doivent se régler avec le capitaine et les leaders qui doivent prendre la parole pour ramener l’harmonie. Yvan, qui a été mon capitaine longtemps et qui détestait perdre, était de la lignée d’Henri Richard et de Sam Pollock. Il a été élevé dans une tradition gagnante et quand il voyait que les choses n’allaient pas, il n’hésitait pas à prendre les choses en main ».

Malheureusement, à cette époque, Cournoyer est rattrapé par l’âge, et son physique commence à faire des siennes. Un disque dans son dos fait pression sur un nerf, ce qui lui cause de sérieuses douleurs dans la jambe gauche. Le diagnostic tombe en début d’année : une opération est nécessaire.

Montréal remporte une nouvelle Stanley Cup en fin de saison, et en hommage à la brillante carrière d’Yvan, le club insiste pour que son nom soit gravé une dixième et dernière fois sur le mythique trophée. Ainsi se termine l’épopée de cet ailier de poche, manieur de palet hors pair, dont la célérité sur la glace impressionna tous ces contemporains, ce qui lui valut d’étrenner au long de sa carrière le surnom de « Roadrunner ».

Guy Lafleur : le "Démon blond"

Guy Damien Lafleur, né le 20 septembre 1951 à Thurso et mort le vendredi 22 avril 2022, est un joueur professionnel de hockey sur glace, surnommé le « Démon blond » ou « Flower » par ses coéquipiers. Sélectionné au premier rang du repêchage amateur de la ligue par les Canadiens de Montréal, il se fait remarquer pour sa première saison en marquant soixante-quatre points.

Par la suite, il devient le premier joueur de l’histoire à connaître six saisons de suite avec au moins cinquante buts et cent points et permet par la même occasion aux Canadiens de remporter cinq fois la Coupe Stanley. Après sa carrière, différents hommages lui sont décernés. Le trophée remis par la Ligue de hockey junior majeur du Québec au meilleur joueur des séries éliminatoires au porte le nom de « trophée Guy Lafleur ».

Guy Lafleur commence le hockey sur glace très jeune dans sa ville natale de Thurso au Québec, ville à 156 à l’ouest de Montréal. Il grandit en voyant toutes les rencontres des Canadiens de Montréal de la Ligue nationale de Hocky (LNH) à la télévision et admire alors Jean Béliveau numéro 4 des Canadiens. Il fait ses débuts avec les Quebec Canadian Tire au sein de l’association de hockey du Québec, en 1966-1967, puis il rejoint les As de Québec Jr au cours de la même saison.

Il fait ses débuts dans la LHJMQ lors de la saison 1969-1970, première saison de la ligue et du club. Au terme de la saison régulière, Guy Lafleur compte 170 points décomposés en 103 buts et 67 aides, deuxième meilleur pointeur de la saison avec quatre points de moins que Luc Simard des Ducs de Trois-Rivières. L’équipe termine en tête du classement puis passe les différentes rondes des séries éliminatoires battant tour à tour les Rangers de Drummondville, les Eperviers de Sorel puis le Alouette de Saint-Jérôme pour la finale de la Coupe du Président en ne concédant que trois matchs sur quinze joués et aucun match en finale. Lors des quinze matchs joués durant les séries, Guy Lafleur finit meilleur pointeur avec 43 points.

Guy Lafleur commence la saison suivante en tant que capitaine de l’équipe et il guide les siens à une nouvelle première place de la saison régulière. Guy Lafleur , Michel Brière Note et André Savard briguent les trois premières places des meilleurs pointeurs avec respectivement 209, 144 et 139 réalisations, Guy Lafleur recevant le trophée Jean Béliveau du meilleur pointeur de la ligue.

Le quatrième match est également remporté par les Remparts mais la situation entre les deux équipes ne fait qu’empirer avec des pénalités et des combats de plus en plus nombreux. Les Remparts sont sacrés meilleure équipe de l’Est mais remportent également par la même occasion la Coupe de Memorial 1971.

Juste avant les débuts de la saison 1972-1972, l’idole de jeunesse de Guy Lafleur, Jean Béliveau, annonce qu’il arrête sa carrière et il propose au jeune joueur québécois de porter son numéro 4. Lafleur décline conscient de la pression qu’il a déjà sur ses épaules et du surplus que porter ce numéro engendrerait. Il décide alors de choisir le numéro 10.

Guy Lafleur met trois saisons avant de trouver ses marques dans la Ligue nationale de hockey. Lors de sa saison recrute, en 1971-1972, il inscrit soixante-quatre points, le cinquième meilleur total de l’équipe, Frank Mahovlich finissant premier avec quatre-vingt-seize points ; Phil Esposito des Bruins de Boston est le meilleur pointeur de la saison avec cent-trente-trois points.

Dryden a beau déjà avoir remporté la Coupe Stanley 1971 il est toujours officiellement une recrue de la LNH et à l’issue de la saison régulière, il remporte le trophée Calder de la recrue de la saison. Troisième de division Est, l’équipe de Montréal perd au premier tour des séries éliminatoires contre les deuxièmes de la division, les Rangers de New York. Il possède également son brevet de pilote depuis 1997 et pilote des hélicoptères.

Dans le cadre de sa tournée d’adieu avec les Anciens Canadiens au Québec en 2010. Guy Lafleur joue son dernier match à Montréal, le 5 décembre 2010 contre les Légendes du Temple de la renommée du hockey au Centre Bell. Le match se termine sur le score de 15-8 devant 15 835 spectateurs. Il joue une dernière partie le , lors de son dernier match au Colisée Pepsi de Québec.

Il est marié avec Lise Barré, fille d’un propriétaire d’une concession automobile de Québec, Roger Barré. En 1979, il enregistre un album narré avec musique disco sur les aspects du hockey. Une version française et anglaise sont pressées.

Autres figures marquantes du hockey

Outre les joueurs mentionnés ci-dessus, de nombreuses autres personnalités ont marqué l'histoire du hockey. Parmi eux, on peut citer :

  • Jean-Claude Tremblay : Défenseur exceptionnel ayant joué pour les Canadiens de Montréal et les Nordiques de Québec.
  • Gino Odjick : Joueur des Canucks de Vancouver, connu pour son engagement envers les Premières Nations.
  • Yvon Lambert : Auteur du "But" lors du 7e match de la demi-finale Bruins-CH en 1979.
  • Steve Bégin : Joueur du Canadien de Montréal, reconnu pour sa ténacité et son courage.

Ces joueurs, parmi tant d'autres, ont contribué à façonner l'histoire du hockey sur glace et à inspirer des générations de joueurs et de fans.

Entraîneurs et personnalités influentes

Outre les joueurs, les entraîneurs et autres personnalités influentes ont également joué un rôle essentiel dans le développement du hockey. Parmi eux, on peut citer :

  • Gilles Léger : Stratège ayant facilité la fuite des frères Stastny de la Tchécoslovaquie.
  • Pat Burns : Entraîneur ayant dirigé les Canadiens de Montréal, les Maple Leafs de Toronto, les Bruins de Boston et les Devils du New Jersey.

Ces personnalités ont contribué à façonner le paysage du hockey professionnel et à inspirer des générations de joueurs et d'entraîneurs.

Quelques joueurs de hockey et leurs équipes
Joueur Équipes Faits marquants
Chris Chelios Canadiens de Montréal, Blackhawks de Chicago Record de matchs joués en play-offs (266)
Yvan Cournoyer Canadiens de Montréal Surnommé "Roadrunner", 10 Coupes Stanley
Guy Lafleur Canadiens de Montréal Surnommé "Démon blond", 5 Coupes Stanley
Jean-Claude Tremblay Canadiens de Montréal, Nordiques de Québec Surnommé "Magicien", innovateur

Les biographies de ces joueurs de hockey offrent un aperçu fascinant de leurs parcours, de leurs défis et de leurs réalisations. Elles témoignent de leur détermination, de leur passion et de leur contribution au monde du hockey sur glace.

Retour sur la carrière de Guy Lafleur

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