L'US Ivry Handball, fondé en 1947, est un club historique du handball français. Ce club a marqué l'histoire du handball français par ses succès, ses joueurs emblématiques et son ambiance familiale. Découvrons ensemble les moments clés de son histoire, ses figures marquantes et les défis auxquels il est confronté.

Les Débuts et l'Ascension
L'US Ivry Handball fait partie des clubs historiques du handball français. Le club accède à l'élite en 1957, marquant le début d'une longue et riche histoire au plus haut niveau du handball français. Au 16 rue Robespierre, il y a 70 ans débutait la construction du gymnase Auguste Delaune. A une époque où tout se jouait encore à l’extérieur, il fut l’un des premiers du genre en France.
Les Années 1970 et 1990: L'Âge d'Or
Les années terminant en 7, à l’instar des chapitres d’un livre, ont souvent été des marqueurs dans l’histoire de l’US Ivry. 20 ans plus tard, la section féminine célèbre son dernier titre à ce jour, en 1977. Sans oublier le triomphe des messieurs en 1997 et 2007. Le club a connu plusieurs périodes de succès, notamment dans les années 1970 et 1990, remportant de nombreux titres nationaux. Ces années sont marquées par des joueurs emblématiques et une forte identité locale. Le gymnase Auguste Delaune devient alors un lieu emblématique du handball français.
Le Titre de 2007: Un Souvenir Inoubliable
Mercredi 8 février 2017, 20 heures. Ivry-Créteil, soir de derby. Dans les tribunes du gymnase municipal Auguste-Delaune, les Lusifers - l’association de supporters des locaux - et leurs tambours tentent d’orchestrer la partition, tout de rouge vêtus. La salle affiche presque complet. Le temps d’un instant, on se croirait de retour le 1er juin 2007, où l’affluence monstre poussait des centaines de personnes à se regrouper derrière les vitres donnant au-dessus du terrain et ce jusqu’à la buvette. Si elles n’apercevaient sans doute rien du match, tandis que d’autres étaient perdues dans les alcôves d’une salle dont seuls les habitués connaissent tous les recoins, elles voulaient être là pour célébrer, en famille, ses champions. Dans l’Espace Robespierre attenant, plus de 500 Ivryens s’étaient rassemblés devant le grand écran. « La fête qui a suivi était impressionnante, je n’avais jamais vu le gymnase comme ça, tout en rouge et noir, les joueurs peinturlurés… C’était la grosse fiesta. » Ce soir-là, il y a dix ans, Marie Mesrar était en tribunes. Si on a réussi à placer 3 000 personnes là-dedans… C’était impressionnant.» Aujourd’hui, elle fait partie des élues responsables de l’Aire des bénévoles de l’US Ivry, structure du club dédiée aux bénévoles. En tant que première passionnée et cheville ouvrière du club depuis plusieurs années, son souvenir de ce moment de gloire est intact. À demi-mots, elle avoue même avoir versé une larme une fois le trophée brandi.

« Il y avait des joueurs qui n’avaient pas connu ça depuis longtemps, se rappelle-t-elle. Je pense à Fabrice Guilbert, Thomas Richard… Ça faisait quand même 10 ans qu’ils attendaient ça (depuis le dernier titre d’Ivry en 1997, ndlr). Les jeunes les regardaient avec des étoiles dans les yeux, ils étaient des héros. Forcément on pense à Lucho (Luc Abalo, élu meilleur joueur du championnat, ndlr). Le regret que j’ai eu c’était Éric Amalou. Il était là en 2005-2006, c’était sa dernière année en tant que pro et il a loupé ça, c’est dommage. Marie a passé les trois derniers matches à domicile debout dans les tribunes. La foule, qui, au fur et à mesure des victoires, venait gonfler les tribunes, ne lui laissait de toute façon pas vraiment le choix. Tout le monde voulait en être. De là à dire que le succès était couru d’avance ? « Peut-être pas, rétorque-t-elle. Mais on savait que l’équipe était suffisamment sereine pour y arriver. Ça se voyait à travers des attitudes. Il y avait une sérénité, pas d’excitation… Ils étaient très calmes. Virgile Pierquin, l’un des enfants du club, jouait encore en moins de 18 à l’époque. Et comme beaucoup, il s’imaginait professionnel en voyant ses aînés triompher sur les parquets. « Bon ce n’est plus vraiment possible aujourd’hui hein », glisse-t-il dans un sourire. Le jeune homme a grandi. C’est avec le souvenir de ces heures dorées que le désormais responsable de la section amateur de l’US Ivry prépare l’avenir, à commencer par l’école de hand. Lui non plus n’a pas oublié cette dernière rencontre face à Villeurbanne. « Tout le monde était rentré sur le terrain juste après le coup de sifflet final, c’était génial. Les joueurs ont à peine eu le temps de se serrer dans les bras qu’on leur sautait dessus… C’est un peu ça qui fait notre particularité aussi. On est un club familial. Cette famille, Mohamed Mokrani en a fait partie. Mais, en ce mercredi de février à Delaune, c’est avec les Ciel et Blanc de Créteil que le pivot n’hésite pas à faire parler son physique sur certains de ses anciens partenaires. Il suffit de se plonger dans son regard pour comprendre que lui, l’Ivryen de naissance, né et formé dans la ville, fait abstraction de tout ça. L’enjeu a pris le pas sur la nostalgie. Face à Remy Gervelas ou François-Xavier Chapon, avec qui il a partagé ce titre, il semble imperturbable. Pourtant, en dehors des terrains, ses souvenirs sont intacts. « Même si on se voit moins souvent on est toujours en contact, explique le n°33 Cristolien. Que ce soit avec Luc (Abalo), Romain (Guillard) avec qui j’étais aussi à Dunkerque, Thomas (Richard), Dragan (Pocuca) qui entraîne les gardiens dans mon club… On a ce lien qui restera à vie.
L'Incendie du Gymnase Auguste Delaune
Lundi en fin d'après-midi, un incendie s'est déclaré dans l'antre d'un club historique du Championnat de France, « lors d'une intervention technique qui s'inscrivait dans le projet de rénovation » comme l'a indiqué, ce mardi, dans un communiqué, Philippe Bouyssou, le maire de la ville du Val de Marne. « Le feu s'est rapidement propagé causant de très importants dégâts. Heureusement, aucun blessé n'est à déplorer », poursuit l'édile. Les expertises à venir détermineront l'ampleur et le temps des rénovations.« On est tous sous le coup de l'émotion, Delaune c'est un peu notre maison. C'est un monument historique. On ne doutait pas de la solidité de Delaune : le toit a ramassé mais le reste a tenu, la salle de match a pas mal pris », expliquait Pascal Léandri, ancien joueur et entraîneur, désormais directeur du club. « On essaie de trouver des solutions pour pouvoir s'entraîner et jouer car au-delà de l'équipe professionnelle, il y a le centre de formation. Ce sont 500 licenciés et Delaune sert aussi aux collèges d'Ivry. C'est l'âme de la ville », poursuit le dirigeant.

Le Gymnase Auguste Delaune: Un Lieu Emblématique
« Delaune » comme tout le monde l'appelle est la salle de l'US Ivry depuis sa construction en 1953, six ans après la création de la section handball de l'USI, devenu club omnisports en 1949. Le gymnase aux fameux piliers au milieu des tribunes (qui ont résisté à l'incendie) est devenue une institution. Une anomalie aussi dans le hand professionnel actuel où la mode est aux enceintes modernes. Depuis son agrandissement en 1997, le complexe ne cesse d'être remis au goût du jour. Sans oublier le passé : un mur raconte le poids de l'histoire du club aux huit titres de champion de France (le dernier en 2007), avec les noms de quelques-uns des plus fameux pensionnaires : Lavrov, Hager, Smajlagic, Lathoud, Prandi (père et fils), Abalo... Et tant d'autres qui ont fait la grandeur de ce club formateur, un peu dans le dur ces derniers temps.
Les Défis Actuels et l'Avenir
Après 57 saisons dans l'élite, l'équipe 1 est descendue en D2 en 2014 avant de remonter aussi sec. Après dix-sept journées, la formation entraînée par Didier Dinart est dernière de la Liqui Moly Starligue. Dans son malheur, le prochain match, demain se joue à l'extérieur, à Cesson-Rennes. Mais le 8 mars, il faudra recevoir le voisin cristolien. Ivry doit recevoir 7 fois sur les 13 dernières journées. « C'est au club qui reçoit de déclarer la salle où il veut jouer », rappelle Étienne Capon, le DG de la Ligue nationale. Le règlement n'interdit pas de n'évoluer qu'à l'extérieur, mais ça implique un surcoût de déplacement et l'accord de l'adversaire.
La halle Carpentier, dans le XIIIe arrondissement parisien, pourrait être une solution ? « On ne ferme aucune porte, répond Léandri, on avance au jour le jour. Saint-Maur nous a également appelés, le président de la Fédération Philippe Bana a proposé l'aide de la maison du hand (à Créteil).
L'Importance de la Formation et de l'Identité Locale
Ivrymaville hebdo : qu’est-ce qui fait d’Ivry un club à part, selon vous ?Benjamin : « C’est unique en France d’avoir un club avec autant de joueurs formés en son sein. Tout le monde a sa chance. Et puis c’est une petite structure : les joueurs, les bénévoles, tout le monde se connaît. C’est une chance d’évoluer à Ivry pour grandir. »Mathieu : « Je ne sais pas si c’est un club à part, mais je sais pourquoi c’est un club que j’aime. Le sport business ne l’a pas encore atteint et il garde une dimension humaine. C’est comme une petite famille. Les jeunes sont valorisés. Si on s’investit, si on se bat, on sait qu’on aura sa chance. »
Tableau des Titres et Distinctions
| Compétition | Nombre de titres | Années |
|---|---|---|
| Championnat de France Masculin | 8 | 1963, 1964, 1966, 1970, 1971, 1983, 1997, 2007 |
| Championnat de France Féminin | 1 | 1977 |
| Coupe de France Masculine | 1 | 1996 |