Le handball, bien que moins médiatisé que le football, offre à plusieurs centaines d'athlètes la possibilité de vivre de leur passion. Cependant, à côté des sommes astronomiques régnant sur la planète football, les handballeurs et handballeuses du championnat français gardent les pieds sur terre, à quelques exceptions près, avec des salaires bien moins importants.
Pourquoi être un joueur de handball professionnel est génial - "ENTRE ATHLÈTES" #37
Les Salaires en Ligue Féminine de Handball
En Ligue Butagaz Énergie (première division féminine de handball), le salaire moyen atteint 3 056 € bruts par mois en 2021-2022 contre 2 000 € en 2008-2009, avec une rémunération minimum de 1 561 € brut par mois, d’après les données fournies par la Ligue féminine de handball.
En France, en première division, le salaire moyen des joueuses était la saison passée de 2.807 euros mensuels brut hors primes, selon la fédération.
En comparaison, le salaire minimum pour un handballeur professionnel évoluant sur le sol français est de 1 561 € brut/mois, soit un net à 1 200 €/mois. Les plus petits salaires sont perçus par les joueurs les moins expérimentés évoluant dans les équipes les plus modestes de Proligue. Le salaire médian s’élève à 5 236 €, soit une évolution à la baisse de 3 % pour la saison 2022-2023, comme l’atteste le mediaguide produit par la Ligue nationale de handball. C’est-à-dire que 50 % des joueurs gagnent moins que cette somme et 50 % gagnent plus.
Au début de ce mois de décembre, Le Parisien s’intéressait à ce que gagnent les handballeuses françaises. Sur le territoire national, le salaire moyen approcherait les 2 300 euros brut mensuels, mais des internationales, comme celles qui fouleront le parquet du palais des sports, à Granollers (Espagne), ce dimanche, grimpent à près de 8 000 ou 9 000 euros par mois.
Depuis le mois de mars dernier et la signature d’une convention collective - la première du sport féminin -, les filles du handball sont en France, les égales des hommes. A savoir qu’elles ont depuis douze mois de salaire garanti, même dans le cas d’une blessure ou d’un congés maternité, avec un salaire minimum de 1551 euros par mois et sept semaines de congés payés, comme les hommes, contre six précédemment. L’Association des joueurs et joueuses professionnels de handball (AJPH) a qualifié cette convention « d’historique », qui doit avoir valeur d’exemple, à l’avenir, pour d’autres disciplines du sport collectif national.
#sport #GRH #Femmes 145 joueuses à plein temps de #handball pour un salaire moyen de 2 690 euros mensuel ! Jusqu’ici pas de différences avec d’autres sports collectifs comme le basket et le football. Ce qui change de prime abord : les montants.
64 000 € C’était le salaire brut annuel moyen la saison passée en Ligue féminine, soit environ 4100 € net par mois. Le championnat comptait sur ce dernier exercice 193 joueuses professionnelles à temps plein, de 30 nationalités différentes.

Les Budgets des Clubs et Leur Influence
Néanmoins certains clubs essayent de tirer l'écosystème vers le haut, on pense notamment à Brest et son budget XXL à 7,7 millions d'euros suivi de Metz (4,3 M €) et des Neptunes de Nantes (4,1 M €). Pour rappel, le budget moyen cette saison sera de 2,3 M € sachant que les deux promus seront tout juste au dessus du million d'euros de budget pour St Maur et Achenheim (1,2 M€). S'agissant de la masse salariale, la moyenne des clubs sera de 1,5 M€ pour un total de 172 joueuses sous contrat professionnel à temps plein.
Brest Bretagne Handball et budgets XXLCependant, le PSG Handball fait monter très nettement cette moyenne, avec sa masse salariale astronomique. Le BBH avait cassé la tirelire pour s’offrir la demi-centre considérée comme la meilleure joueuse du monde : Bella Gulden. Les frères Le Saint, également propriétaire du Stade Brestois 29, débloquent cette année encore un budget XXL pour le Brest Bretagne Handball avec 7,7 millions d’euros. Le club brestois est suivi de Metz (4,3 M €) et des Neptunes de Nantes (4,1 M €).
1,4 million d’euros C’est le budget de Nantes Handball Féminin, qui va tenter de rebondir, sous un nouveau nom, cette saison en deuxième division, quelques semaines après le dépôt de bilan des Neptunes. Troisième de Ligue féminine la saison passée (avec une enveloppe de 4,1 millions d’euros), le club est venu s’ajouter à la liste noire des formations françaises qui ont sombré en raison de problèmes financiers, après Mios, Nîmes, Bourg-de-Péage et Fleury.
8,6 millions d’euros L’ambitieux Brest Bretagne Handball s’appuiera cette saison encore sur le plus gros budget du championnat de France. Le club de Gérard Le Saint, qui a fait sensation en recrutant la star russe Anna Viakhireva, dispose d’une enveloppe de 8,6 millions d’euros, avec une masse salariale de 5 millions d’euros. Metz Handball, tenant du titre, arrive en deuxième position mais loin derrière : 4,5 M€ de budget et 2,6 M€ de masse salariale. Derrière les deux cadors de Ligue féminine, Dijon (2,3 M€), Besançon (2,2) et Paris 92 (2,1) sont les mieux lotis. Le club nordiste de Sambre Avesnois, qui se hisse en Ligue féminine pour la première fois de son histoire, emmené par deux anciennes Messines (Dounia Abdourahim et Camille Aoustin), affiche le plus petit budget (1,072 M€).
Les clubs évoluant en Ligue féminine doivent respecter un cahier des charges. Celui-ci précise notamment que chaque effectif doit compter un minimum de dix joueuses professionnelles à temps plein et un budget prévisionnel minimum de 1 M€.
Disparités Salariales et Facteurs d'Influence
Le salaire d’un handballeur pro varie donc énormément en fonction de plusieurs critères. Par exemple, le niveau de la ligue/équipe dans laquelle il évolue, le niveau actuel du joueur et son profil (âge, poste, expérience, renommée). Bien qu’il ait un salaire fixe, le handballeur peut aussi négocier avec son club pour toucher diverses primes (comme des primes de buts ou de titres).
Les différences se creusent également par poste : les gardiens expérimentés ou les pivots dominants sont mieux rémunérés que de jeunes ailiers en début de carrière. Cette hiérarchie se retrouve aussi chez les entraîneurs.
Alors ce message s’adresse à toi joueur de base avant, que tu sois ailier d’1,70m ou pivot de 95kg. Car même si l’inégalité des salaires te fait enrager, ils se basent sur des faits bien tangibles. En moyenne sur un match de Starligue, les arrières et demi-centre possèdent le ballon 72% du temps de jeu placé. Ils décident des combinaisons, des tactiques et du déroulement des actions d’où leurs salaires élevés corrélativement à leurs responsabilités.
Primes, Contrats Publicitaires et Autres Avantages
Bien qu’il ait un salaire fixe, le handballeur peut aussi négocier avec son club pour toucher diverses primes (comme des primes de buts ou de titres). Cela dépend aussi du sexe mais l’écart salarial entre les hommes et les femmes du handball français reste moins significatif que dans d’autres disciplines (foot, hand).
En sélection nationale aussi, les joueurs peuvent être gâtés. Par exemple, en cas de victoire finale lors du Mondial 2023 qui se tient actuellement en Suède, en Norvège et au Danemark, les joueuses toucheront de la Fédération française une prime de 40 000 €.
Enfin, les handballeurs les plus connus ont également une autre source de revenus conséquente : les contrats publicitaires et les contrats de sponsoring. Par exemple, Nikola Karabatic est accompagné par de nombreux partenaires : Adidas, Toyota, Lidl, MC David, Butagaz… Il toucherait autour de 600 000 € par an pour promouvoir ces différentes marques. Les joueurs peuvent aussi bénéficier d’avantages en nature : les clubs pour attirer les plus grands noms ont pour habitude de les chouchouter en leur fournissant un logement et une voiture.

Tableau Récapitulatif des Salaires Moyens
| Catégorie | Salaire moyen brut mensuel |
|---|---|
| Joueur de Starligue (en 2018/2019) | 7 019 € |
| Joueur de D1 (salaire moyen net) | 2 961 € |
| Joueur de D1 Stars (salaire moyen net) | 12 000 € |
| Entraîneur principal de Starligue | 7 713 € |
| Entraîneur adjoint de Starligue | 4 779 € |
Comment Devenir Handballeur Professionnel ?
Pour se former au métier de handballeur, il est nécessaire de passer par des clubs sportifs. La première étape est d'entrer en Section Sportive Scolaire, dit SSS, entre 11 et 14 ans. Pendant une à deux années, les jeunes bénéficient de 2 à 3 entraînements par semaine au sein de leur structure locale ou départementale. Ils y découvrent les bases du handball.
Par la suite, s'ils réussissent les tests sportifs, ces derniers rejoignent un CER (Centre d'Entraînement Régional) entre 13 et 18 ans. Le but: se préparer à l'entrée dans le programme d'Accession du Pôle Espoirs ou dans les clubs nationaux de la région. Si un joueur ou une joueuse parvient à intégrer le Pôle Espoirs, ce dernier accédera à un programme d'excellence dans le but d'être sélectionné en Équipe de France Jeunes, puis France Junior, pour finalement intégrer le cycle des Centres de Formation des Clubs Professionnels.
Après 18 ans, les handballeurs prometteurs entrent en Centre de Formation des clubs Professionnels: des structures où ils suivront un entraînement intensif de 10 à 12 heures par semaine, en parallèle de leur formation dans l'enseignement supérieur. En effet, tout sportif de haut niveau a intérêt à poursuivre des études en parallèle de sa formation en handball, car la retraite arrive tôt dans ce secteur, et nécessite de se préparer en amont à une reconversion professionnelle.