Le football féminin a connu une progression spectaculaire en termes de visibilité et de revenus, mais les écarts avec le football masculin restent considérables. Malgré l’essor médiatique et l’intérêt croissant pour le football féminin, les chiffres rappellent l’ampleur du chemin à parcourir. La majorité des joueuses professionnelles perçoivent encore des revenus très inférieurs à ceux de leurs homologues masculins.

Grâce à un intérêt grandissant du public et des investisseurs pour le football féminin, le salaire moyen des joueuses de football a progressé ces dernières années, mais il reste insuffisant pour une grande partie d'entre elles.
Coupe du monde féminine de football : elles dénoncent les inégalités salariales !
Quel est le salaire moyen des footballeuses professionnelles ?
Selon la FIFA, le salaire moyen d'une joueuse de football au niveau professionnel est de 10 000 euros environ (10 900 dollars). Cette donnée est issue d'un rapport annuel sur le football féminin publié par la FIFA. Cependant, ce chiffre est à pondérer, puisque quelques grands clubs européens et américains font largement grimper une moyenne relativement faible au-delà.
Dans un rapport publié en mars dernier, la FIFA estimait que le salaire moyen d'une joueuse de football au niveau professionnel était de 10 000 euros environ (10 900 dollars, ndlr). Un chiffre à relativiser, puisque les 40 meilleurs clubs (principalement européens et américains) font largement grimper une moyenne encore très faible pour des joueuses de haut niveau. Au sein des meilleures équipes, le salaire moyen est d'environ 22 000 euros (24 000 dollars), selon ce rapport « Setting the Pace, FIFA Benchmarking Report on Women's Football ».
Au sein des équipes qualifiées par la FIFA de niveau 1 (soit 41 clubs de 16 pays), le salaire moyen était d'environ 22 000 euros (24 000 dollars), selon le rapport « Setting the Pace, FIFA Benchmarking Report on Women's Football » publié lundi. Parmi ceux relevés, le salaire le plus élevé était d'environ 110 000 euros. En revanche, le salaire brut moyen dans les clubs de niveau 2 s'élevait à 4000 euros environ, et 2 500 euros pour ceux de niveau 3.
Pour les clubs de niveau 2, selon les termes de la FIFA, le salaire moyen est seulement de 4000 euros environ. Pour les clubs de niveau 3, la moyenne tombe même à 2500 euros.
Le salaire moyen en Ligue 1 féminine
Dans la Ligue 1 féminine, le salaire moyen des footballeuses peut varier selon les clubs. Les meilleures équipes, comme l'OL et le PSG, offrent des salaires bien plus élevés que d'autres clubs de Ligue 1 féminine. Par exemple, les joueuses des clubs de haut niveau peuvent toucher plusieurs milliers d'euros par mois, voire bien plus en fonction de leur renommée et des contrats de sponsoring qu'elles signent.
En France, les salaires des clubs de Première Ligue illustrent bien cette disparité entre clubs d'un même championnat. En dehors de l'OL Lyonnes (où le salaire moyen est estimé à 20 000 euros, selon L'Equipe) et au PSG (13 000 euros), les salaires moyens pour les dix autres clubs étaient cette saison compris entre 3000 et 1600 euros.
En France, la création de la Première Ligue a permis d'améliorer les conditions de travail des joueuses, même si le retard dans la signature de la convention collective (censée améliorer les conditions de travail et salariales, ndlr) est déploré par celles qui n'évoluent pas au PSG ou à l'OL Lyonnes. Il est tout de même bon de noter que le salaire minimum est passé à 1820 euros par mois et que la moyenne des salaires a connu une hausse comprise entre 10 et 15 % en une seule saison. Le nombre de contrats fédéraux a lui aussi augmenté de 10% en un an.
Insuffisant toutefois pour permettre à la totalité des joueuses de ne jouer qu'au football, puisque certaines sont obligées de prendre un emploi à mi-temps pour compléter leur salaire.
Classement des salaires mensuels moyens bruts des clubs en France
Comme chaque saison, L’Équipe a dévoilé le top 10 des salaires mensuels moyens des clubs du championnat de France féminin. Les Fenottes sont suivies par le PSG, avec une moyenne de 13 000€. Le Paris FC complète le podium, avec une moyenne de 3 000€.
| Classement | Club | Salaire mensuel moyen brut |
|---|---|---|
| 1 | OL | 20 000€ |
| 2 | PSG | 13 000€ |
| 3 | Paris FC | 3 000€ |
| 4 | FC Nantes | 2 800€ |
| 5 | Montpellier HSC | 2 755€ |
| 6 | Fleury | 2 500€ |
| 7 | AS Saint-Étienne | 2 500€ |
| 8 | Dijon | 2 200€ |
| 9 | Strasbourg | 2 100€ |
| 10 | Le Havre | 1 850€ |
| 11 | Stade de Reims | 1 800€ |
Les joueuses les mieux payées en France
À l'heure actuelle, l'attaquante lyonnaise Tabitha Chawinga touche environ 80 000 euros mensuels, suivie de près par deux de ses coéquipières, la Brésilienne Tarciane (70 000 euros) et la Française Marie-Antoinette Katoto (60 000 euros).
| Classement | Joueuse | Club | Salaire brut mensuel |
|---|---|---|---|
| 1 | Tabitha Chawinga | OL | 80 000€ |
| 2 | Tarciane | OL | 70 000€ |
| 3 | Marie-Antoinette Katoto | PSG | 60 000€ |
| - | Kadidiatou Diani | OL | 60 000€ |
| 5 | Wendie Renard | OL | 50 000€ |
| 6 | Ada Hegerberg | OL | 48 000€ |
| 7 | Mary Earps | PSG | 45 000€ |
| - | Grace Geyoro | PSG | 45 000€ |
| - | Lindsey Horan | OL | 45 000€ |
Le salaire des top joueuses internationales
Les top joueuses de football féminin telles que Megan Rapinoe, Alex Morgan, Ada Hegerberg et Amandine Henry sont bien rémunérées grâce à leurs performances sur le terrain et à des contrats de sponsoring lucratifs. Par exemple, Megan Rapinoe toucherait un salaire annuel estimé à 500 000 dollars (environ 450 000 euros), tandis que Alex Morgan reçoit environ 170 000 dollars par an, principalement grâce à son contrat avec les Orlando Pride et ses partenariats avec des marques.
Le salaire d'Ada Hegerberg, l’une des meilleures attaquantes de l’OL, est également impressionnant, bien qu’il soit moins médiatisé que ceux des stars américaines. De même, Amandine Henry, capitaine des Bleues et du Lyon, bénéficie d’un salaire élevé grâce à sa position de leader dans l’équipe.
Focus sur les 10 footballeuses les mieux payées au monde en 2025
Voici un aperçu des 10 footballeuses les mieux payées au monde en 2025, avec leurs salaires et leurs revenus issus des partenariats en dehors du terrain :
- Megan Rapinoe - 500 000 euros (hors terrain : 3,5 millions)
- Alex Morgan - 170 000 euros (hors terrain : 2,5 millions)
- Ada Hegerberg - 300 000 euros (hors terrain : 2 millions)
- Wendy Renard - 350 000 euros (hors terrain : 1,8 million)
- Lieke Martens - 250 000 euros (hors terrain : 1,5 million)
- Sam Kerr - 300 000 euros (hors terrain : 1,3 million)
- Amandine Henry - 250 000 euros (hors terrain : 1,2 million)
- Vivianne Miedema - 200 000 euros (hors terrain : 1 million)
- Fridolina Rolfö - 180 000 euros (hors terrain : 900 000 euros)
- Tobin Heath - 200 000 euros (hors terrain : 850 000 euros)

La disparité salariale entre hommes et femmes dans le football
Il est important de noter la disparité salariale entre le football masculin et féminin. Tandis que les joueurs de Ligue 1 peuvent percevoir des salaires de plusieurs millions d’euros par an, les footballeuses touchent en moyenne bien moins. Ce fossé salarial est particulièrement frappant dans des ligues comme la Ligue 1 en France, où le salaire des hommes est, en moyenne, beaucoup plus élevé.
Cela étant dit, la professionnalisation du football féminin continue de progresser, et les salaires des footballeuses devraient suivre cette évolution à mesure que l’intérêt pour le sport grandit à l’échelle mondiale.
Comparaison des salaires des footballeuses en France et en Europe
Le salaire des footballeuses en France reste globalement plus bas que dans d'autres grandes ligues européennes comme la FA Women's Super League en Angleterre, où certaines joueuses gagnent plus de 200 000 euros par an. En Espagne, des clubs comme le FC Barcelone féminin proposent également des salaires plus élevés pour attirer des talents internationaux.
Cela étant dit, le football féminin en France progresse rapidement et plusieurs initiatives sont mises en place pour réduire cet écart salarial.