L’USSF Rugby s‘apprête à fêter ses 60 ans. Fondé en 1965, le club de l’USSF Rugby célèbre cette année son 60e anniversaire. Soixante ans de rugby, soixante saisons d’émotions, de victoires, de déceptions, d’engagements et de souvenirs partagés sûr et en dehors des terrains : ce sera l’occasion de revenir sur l’histoire d’un club qui a marqué et qui marque encore la vie locale et sportive de Sainte-Foy. Derrière toutes ses années se cachent des petites histoires d’hommes et de femmes dévoués à ce club et à ce sport.
Les organisateurs souhaitent faire de cette journée un événement inoubliable, ouvert à toutes les personnes ayant un lien avec le club : anciens joueurs, éducateurs, dirigeants, bénévoles, membres de l’école de rugby ou encore aux événements qui ont jalonné la vie du club (fêtes, lotos,..). Les organisateurs souhaitent que cette fête soit une réussite totale et espèrent qu’un nombre important d’anciens et actuels joueurs, dirigeants et sympathisants du club participent à cette grande réunion en l’honneur des rouges et noirs. "Nous recherchons toutes celles et ceux qui ont fait partie de cette famille très nombreuse, qui ont contribué à écrire les pages de notre histoire.
En Régionale 3 débutait ce weekend le dernier bloc de saison régulière, avec un alléchant TRC-USSF. Toujours dans la course à la qualification dans la Poule 5, le Toulouse Rugby Club (5ème, 29 points) souhaitait en effet confirmer son succès (31-17) sur la pelouse du XV de la Save. Plus facile à dire qu’à faire, puisque se présentait à la Mounède ni plus ni moins que l’Union Sportive Sainte-Foy-de-Peyrolières (1er, 47 points), battue seulement deux fois depuis l’entame de l’exercice 2024/2025… (Par Marco Matabiau/ Photos Alain Sabathier)
Rugby : L'origine de ce sport et de ses règles 🏉
Les Débuts et la Quête d'un Terrain
Jean-Claude Delpech, à l’origine de sa création, nous fait quelques confidences : "Le plus dur était de trouver un terrain et surtout en dénicher un qui puisse être homologué. M. Roques qui possédait un pré au lieu-dit "Guérin", route de Saint-Thomas a accepté de nous accueillir. En guise de dédommagement, le propriétaire qui avait un champ de maïs au-dessus dans lequel la moissonneuse ne pouvait pas passer, nous a demandé de bien vouloir ramasser les épis. Nous étions une dizaine de joueurs à récolter, par un beau matin. les maïs. Mais, après un bon repas bien arrosé, la sieste l’emporta sur le travail. Nous sommes revenus le lendemain matin avec un effectif réduit, mais le terrain de rugby était disponible… Plus tard, il y eut un nouveau terrain situé au lieu-dit "Esquirol".

Match TRC-USSF: Un Moment Clé de la Saison
Sous un beau soleil presque printanier, la première opportunité de déflorer le planchot échouait à Minoves, mais l’ouvreur visiteur, des 40 mètres, ratait la cible (5ème). Nouvelle longue séquence des Foyens, orchestrée autour de Kerbaa, Pouzet et Revilla. Le ballon échouait côté gauche dans les mains de Couget. L’ailier, bien décalé par son trois-quarts centre Neveux, était néanmoins projeté en touche dans les 22 adverses.
Pour seule réponse, le TRC s’appuyait sur les pieds de l’ouvreur Taverne et du centre Arlet, bien aidés par la petite brise ambiante. La première réaction balle en mains intervenait peu après, sur une relance initiée par l’arrière Veckens, le capitaine Barbet et le deuxième ligne Ladmiral, qui régalaient avec de nombreuses passes après contact. Au terme de l’action, la pénalité obtenue n’était cependant pas convertie par Veckens (15ème).
Les Toulousains restaient dans le camp adverse, occupant toujours par le pied d’Arlet, puis chipaient un ballon au demi de mêlée Gonzales. Duffaut feintait la passe et essayait de servir Van de Kerk, mais le ballon était donné trop en arrière et le talonneur néerlandais ne pouvait le maitriser (20ème). Sainte-Foy revenait aux affaires et se voyait octroyer une nouvelle pénalité. Là encore, l’ex-Rieumois Minoves ne réglait pas la mire (24ème).
Le Déroulement du Match
Les choses se débloquaient enfin à la demi-heure. Mêlée pour les locaux : Cans alertait Taverne. L’ouvreur, voyant l’arrière champ gauche dégagé, décroisait son coup de pied. Après rebond, Foucher se saisissait du cuir et filait derrière la ligne (5-0, 30ème). Pas le temps de gamberger pour les Foyens, puisque quelques instants plus tard, ils volaient un ballon en touche et l’exploitaient immédiatement.
Progression axiale du trois-quarts centre Durand, puis Gonzales inversait sur Revilla, lequel fixait son vis-à-vis avant de mettre Pouzet dans l’intervalle. Usant de sa puissance, le deuxième ligne passait la ligne en force. Transformation réussie par Minoves (5-7, 32ème). Les débats restaient équilibrés jusqu’aux arrêts de jeu, lors desquels le TRC obtenait une pénalité à la mi-terrain. Barbet prenait le relais de Veckens, s’élançait, et redonnait l’avantage à sa formation (8-7, 40ème + 1). Monsieur Vinet sifflait alors la pause.
A la reprise, les deux staffs faisaient entrer du sang neuf. Côté locaux, Le Huu et Gapski suppléaient Trejaut et Vampouille. En face, Martres et Neveux (Robin) faisaient leur apparition. Peut-être ces deux entrées en jeu galvanisaient-elles leurs coéquipiers. Toujours est-il que Durand contrait le jeu au pied d’Arley dans les 22 mètres. S’en suivaient plusieurs temps de jeu, après lesquels, servi côté droit, Neveux (Thomas) plongeait en coin pour marquer. En délicate position, Minoves transformait néanmoins (8-14, 43ème).
L’euphorie ne durait guère pour les visiteurs puisque Couget était sanctionné d’un carton jaune pour un plaquage haut sur Veckens (47ème). L’infériorité numérique n’empêchait nullement Revilla de faire admirer son jeu au pied et de trouver une somptueuse « 50-22 » (50ème). L’action qui suivait ne donnait rien puisque Kerbaa concédait une pénalité face à Gapski, magnifique dans son travail au sol. Au tour du TRC de se retrouver à 14. Ladmiral quittait en effet momentanément le bateau toulousain pour un en-avant volontaire. Carton jaune (54ème).
La pénalité concédée était réussie par Minoves (8-17, 55ème). L’ouvreur avait ensuite l’occasion de donner 12 unités d’avance aux siens, mais son ballon fuyait les barres (59ème). A l’heure de jeu, les Rose et Blanc faisaient tourner derrière: Vinges et Litasse remplaçaient Foucher et Barbet (Aurélien). Dans la foulée, après une mêlée aux 40, Taverne attaquait la ligne, puis libérait. Servi à hauteur, Duffaut franchissait, progressait et servait Cere « mains-mains ». Le troisième ligne s’arrachait, tendait le bras et marquait (13-17, 62ème).
Malgré le bon état de la pelouse, Gonzales ressentait le besoin de nettoyer ses crampons. Problème: plutôt que d’attendre la fin de la rencontre, il optait pour une solution plus immédiate et utilisait un Toulousain au sol pour ce faire. Carton jaune (65ème). En dépit de cette nouvelle infériorité numérique, les visiteurs géraient parfaitement la fin de rencontre, maintenant les Rose et Blanc dans leur camp. Malgré quelques belles relances toulousaines, initiées par Veckers et Barbet, le score n’évoluait plus jusqu’à un dernier grattage au sol de Renaud sur Moretti et au coup de sifflet final de Monsieur Vinet.
Dans l’obligation de s’imposer pour pouvoir encore prétendre à la deuxième place qualificative, le Toulouse Rugby Club a parfaitement mené son affaire dans le premier acte, usant du vent sans en abuser et proposant des enchainements de belle qualité autour de Duffaut, Taverne, Arley et Veckens. La défense, menée notamment par Ladmiral et Hoofs, a également donné du fil à retordre aux visiteurs.
Malheureusement pour eux, les joueurs de Patrick Milhavet, Dominique Lafon et Frédéric Ferrari n’ont pas été en mesure de soutenir la comparaison lors des quarante dernières minutes, dominées par des visiteurs plus expérimentés et davantage maitres de leur jeu. Le point de bonus défensif vient tout de même récompenser l’engagement et l’investissement des Toulousains, qui se déplaceront à l’US L’Ayguette lors de la prochaine journée.
Venus à la Mounède pour valider leur première place et leur participation aux phases finales, les hommes de Julien Hégo et Michaël Damon ont tenu leur feuille de route. Gênés aux entournures en première période, ils ont ensuite su utiliser le vent (Minoves et Revilla ont fait montre de belles aptitudes dans le jeu long) pour repousser leurs hôtes du jour et les forcer à jouer de loin.
Ils ont également été en mesure de mettre de l’avancée dans leur jeu, s’appuyant en particulier sur Pouzet et Durand. Grâce à ce succès, l’US Sainte-Foy-de-Peyrolières est désormais certaine de terminer en tête de sa poule et peut ainsi préparer plus sereinement la fin de saison, à commencer par la réception d’autres Toulousains, ceux du TAC, le weekend à venir.
Réactions des Entraîneurs
- Michaël Damon (Entraîneur, Sainte-Foy): « On est contents d’avoir validé la première place, mathématiquement, c’est fait. Avec ce qu’avait connu le club ces dernières années, c’était important à nos yeux. L’autre certitude, c’est qu’on va aller en phases finales. On espère donc que la saison va être encore longue ».
- Patrick Milhavet (Entraîneur, TRC): « Fier de nos gars au vu du gros match qu’ils ont livré encore. On sort d’un autre gros match contre le XV de la Save, oui je suis fier d’eux ».
- Romain Gendry (Deuxième ligne et capitaine, Sainte-Foy): « Fier d’être premier de la poule après de nombreuses années difficiles, voire de galère. J’espère qu’on va finir en beauté avec un bouclier. Cela fait dix ans qu’on n’en a pas touché un. On jour le TAC la semaine prochaine. Il faudra continuer à être sérieux et à bien travailler ».
- Flavien Barbet (Ailier et capitaine, TRC): « De la déception. On perd de quatre points. On se devait de gagner pour pouvoir encore espérer une qualification. Ce n’est pas le cas. La saison n’est pas finie, mais l’objectif de début de saison s’éloigne. On est tout de même contents de notre prestation. On tombe sur une grosse équipe, qui roule sur la poule, et on échoue de très peu ».
| Équipe | Score |
|---|---|
| Union Sportive Sainte-Foy-de-Peyrolières | 17 |
| Toulouse Rugby Club | 13 |
Composition Sainte-Foy: Sartoris; Gouze, Neveux T., Durand, Couget; Minoves (o), Gonzales (m); Revilla, Saison, David; Pouzet, Gendry (cap); Blagny, Janotto, Kerbaa. Sur le banc: Martres, Renaud, Corrège, Neveux R., Vignes, Bertier, Cavallin. Entraîneurs: Julien Hégo et Michaël Damon.
Composition TRC: Veckens; Barbet F.
L'Histoire de Sainte-Foy-de-Peyrolières
Vers 1050, Hélie seigneur de Samatan possédait les terres de Pérairols, (nom qui a probablement évolué en Peyrolières) qui étaient constituées majoritairement d’une immense forêt. Il décida de faire don d’une partie de cette propriété aux moines bénédictins de l’abbaye de Conques, connue par les miracles de sa protectrice sainte Foy. Les moines défrichèrent les bois, érigèrent une église et une ville fortifiée de forme carrée, entourée de profonds fossés, sur un point haut, pour assurer leur sécurité.
Vers 1070, le fils d’Hélie, Odon de Samatan fit un don complémentaire dans lequel comme son père, il renonça aux bénéfices qui résulteraient des revenus des terres cultivées. Les moines y créèrent un village protégé par des fossés, organisé en sauveté qui était une zone de refuge et de franchise où les paysans bénéficiaient de privilèges et de la sécurité. À l’extinction de la maison de Samatan, les comtes de Comminges devinrent co-seigneurs. Bernard IV de Comminges entra en conflit avec l’abbé de Conques afin de retrouver les droits abandonnés par les comtes de Samatan.
De même lors de la croisade contre les Albigeois, Bernard IV fut allié du comte de Toulouse contre le chef militaire de la croisade, Simon de Montfort qui les mis en déroute. IIs durent se soumettre au roi de France Louis VIII. En 1255, un paréage (contrat de droit féodal avec égalité des droits seigneuriaux) fut signé entre l’abbé de Conques et le comte de Toulouse. Avec l’administration du comté de Toulouse en sénéchaussées et en jugeries royales, Sainte-Foy-de-Peyrolières devint chef-lieu de châtellenie en 1270.
Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse, n’ayant pas eu de descendant, la co-seigneurie de Sainte-Foy-de-Peyrolières revint aux nouveaux rois de France, les Capétiens en 1271. Une épidémie de peste fit disparaître plus des deux-tiers des habitants en 1348. L’attribution de la couronne de France à un Valois en 1328 fut à l’origine de la guerre de cent ans (1337-1453). En 1355 le prince Noir pilla les campagnes de Bordeaux à Béziers.
Du XIVème au XVème siècle, les survivants n’étaient plus en capacité d’éviter la misère. Pendant plus d’un siècle, de 1635 à 1750, Sainte-Foy-de-Peyrolières fut ville d’étape et de quartiers d’hiver pour les troupes en déplacement, ceci aux frais de la communauté. De leur côté, les Jésuites refusèrent de faire les réparations de l’église en mauvais état dès 1702 et obligèrent la communauté à dépenser d’énormes sommes en procès.
En majorité, la population du village ne souhaitait pas maintenir tel quel l’ordre des choses, à la fois chaotique, considérablement inégalitaire et despotique. La tournure que prirent les évènements en troubla plus d’un. La terreur, les bouleversements religieux et sociaux, pour finir par la disette, ne répondaient pas aux attentes de cette population. Les structures administratives féodales furent abandonnées au profit des départements, arrondissements et cantons.
La ville de Saint-Lys, commercialement plus dynamique est alors désignée chef-lieu de canton à la place de Sainte-Foy-de-Peyrolières ancien chef-lieu de châtellenie. En 1880 fut achevée la construction d’un nouvel hôtel de ville comprenant des salles d’école et les logements des instituteurs et institutrices. En 1914-1918, 220 hommes ayant entre 18 et 50 ans furent mobilisés pour cette guerre.
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