Né au cœur de la Seconde Guerre mondiale et membre régulier de l’élite du football français depuis les années 1960, le FC Nantes, au jeu si souvent salué et grand pourvoyeur d’internationaux tricolores, a mis plusieurs décennies avant d’apprivoiser la « Vieille Dame ». Membre régulier de l’élite du football français depuis les années 1960, le FC Nantes, au jeu si souvent salué et grand pourvoyeur d’internationaux tricolores, a mis plusieurs décennies avant d’apprivoiser la « Vieille Dame ».
Aux abonnés absents de l’épreuve durant ses vingt premières années d'existence, le FC Nantes s’est depuis rattrapé en disputant huit finales, dont trois victorieuses en 1979, 1999 et 2000. Son éveil dans la compétition survient avec une demi-finale en 1964, suivie de trois finales infructueuses (1966, 1970, 1973). La Coupe se laissera séduire une première fois en 1979, avant de se refuser aux Canaris à deux reprises, davantage charmée par un nouveau venu appelé Paris Saint-Germain (1983, 1993). Les Nantais parviendront néanmoins à la reconquérir (1999, 2000), sans parvenir ensuite à dépasser le dernier carré des prétendants (demi-finales 2001, 2004, 2006, 2007 et 2019). Jusqu’à ce retour en finale cette saison, vingt-deux ans après la précédente.
Le club de football Saint-Pierre de Nantes, qui a vu le jour et qui a grandi à ‘l’ombre de la Cathédrale’, société aujourd’hui plus que centenaire, a connu au cours de sa longue histoire une activité riche et intense grâce à des dirigeants dévoués et compétents, et aussi à son idéal qui lui ont assuré sa réputation et sa pérennité.
Avant 1881, date de sa création, sous le règne de LOUIS-PHILIPPE en 1846 l’Abbé Pierre AUDRAIN, curé de la cathédrale de Nantes, eut l’idée de réunir les jeunes du quartier, qui exerçaient pour la plupart le dur métier de ramoneur, dans le but de leur procurer un peu de plaisir et de distraction pendant les loisirs que leur laissaient leur pénible Tâche.

Les débuts et l'évolution du club
C’est à cette date certaine que la St PIERRE vit le jour. A cette époque, Monseigneur LECOCQ, qui fut Evêque de Nantes de 1877 à 1895, donna son accord pour la création du nouveau patronage et c’est en 1886 qu’un des vicaires de la cathédrale fut désigné pour s’en occuper. Bien entendu, il n’était pas question de sport en ce temps là (le mot était inconnu). L’activité consistait à effectuer de longues marches. Déjà on jouait à ‘la balle’ sur le cours St PIERRE.
Puis quelques années plus tard, en 1906, fut créée la section de gymnastique. Le sport commençait à se pratiquer. Ca y est, on joue au ‘Ballon’ à la St PIERRE, c’est parti et ça dure encore. Il n’était pas question de ‘FootBall’, ce terme était inconnu en ce début de siècle. C’était le ballon rond, une dénomination qui durera très longtemps. En ces années , le nombre de clubs pratiquant cette discipline sportive était très restreint.
C’est l’époque héroïque qui devait se poursuivre quelques années après la guerre de 1914-1918. Il n’y avait pas de championnat organisé, mais la St PIERRE rencontrait déjà la MELLINET sur son terrain actuel de la CONTRIE et Marcel SAUPIN (très jeune), prenait parfois le sifflet d’arbitre. D’autres matches avaient lieu aux COUETS en BOUGENAIS et aussi au PETIT PORT, la St PIERRE ne possédant pas de terrain.
Lorsque les rencontres se déroulaient aux COUETS, on prenait le ‘ROQUIO’, le bateau qui reliait le quai de la FOSSE à TRENTEMOULT. Chaque joueur payait la moitié du passage, l’autre étant réglée par le club. Quand la LOIRE était en crue où charriait des glaçons, le bateau ne sortait pas et il fallait s’y rendre à pied. 12Km aller et retour, les vestiaire était à 1Km du terrain et de là on transportait poteaux et transversales à dos d’homme, puis on assemblait le tout, bien entendu pas de filet. Il fallait vraiment être ‘mordu’ pour pratiquer le ‘Ballon rond’. C’était une tâche de ‘pionniers’. Puis il y eut un début d’organisation dans la compétition et la St PIERRE remporta en 1912, le titre de champion de BRETAGNE en battant en finale à VANNES les cadets de BRETAGNE de RENNES.
Parmi les joueurs du patronage figuraient : CROCHU (goal) adhérent depuis 1909, PICQUET (ailier), LAPLACETTE, RENAUD, LUCAS, ROBLIN, LECOMTE, BENEZET (futur maire de REZE). Une précision qui peut nous amuser aujourd’hui : Avant la finale de VANNES, CROCHU et PICQUET s’étaient déplacés à RENNES pour assister à la demi-finale opposant les cadets de BRETAGNE à la Tour d’AUVERGNE. Sans le savoir CROCHU alors âgé de 17ans et PICQUET étaient les précurseurs de ces dirigeants modernes qui , le caméscope en bandoulière, vont espionner leur futur adversaire.
Sur le plan financier, le club avait bien du mal à ‘joindre les deux bouts’ et l’abbé LOIROT, le responsable, dut sans doute puiser largement dans ses réserves personnelles pour régler les frais. Il faut également remarquer que déjà à cette époque , CROCHU et certains de ses camarades déploraient le comportement des joueurs qui cherchaient à mettre en valeur leurs qualités personnelles au détriment du groupe.
L'entre-deux-guerres et l'essor du football
C’est la guerre, plus de ballon rond, plus de sport. L’activité durant cette période de guerre consistait à faire de longues marches en dehors de NANTES sous la responsabilité du joueur PICQUET qui n’avait pas été mobilisé. Parmi les participants se trouvait un jeune garçon de treize ans qui devait , plus tard, faire parler de lui et qui s’appelait Joseph GEFFROY.
En 1919, l’abbé GROIZARD, prit après sa démobilisation, la direction de la section de football. Donnant l’exemple, il n’hésitait pas à retrousser sa soutane en s’adressant aux joueurs ‘Face à la balle … Les GARS !’, la reprise était assurée. En 1924, le président Clément l’HEUDE décida de se rendre propriétaire des locaux de la rue des CARMELITES. Ceux-ci comprenaient le cinéma bien connu des Nantais, qui fut exploité par l’abbé HALLEREAU, et les bâtiments réservés aux activités des jeunes. L’élan était donné !
Sous l’impulsion de Georges BOCQUEL, la gymnastique reprend un second essor et ne tarde pas à se distinguer dans les différents concours d’un niveau souvent élevé. La musique fonctionnait toujours mais bientôt l’arrivé de Fernand FLEURY la conduisit par la suite vers son développement actuel. Toujours en 1924, un jeune dirigeant de la St PIERRE fonda la section d’athlétisme qui devait obtenir de très brillants résultats.
Les lanceurs BRUNET et LE DAN, GUITTON , champion du 5000 mètres, GRAVIER, BRODU et surtout GUILBAUD qui remporta en Autriche à VIE NNE , le titre européen du 100mètres de la FISEC dans le temps de 10’9/10. Il faut aussi citer PROUFF, le footballeur bien connu et LECOINTE futur joueur de rugby du SNUC et international.
Vers cette époque, la St PIERRE fit l’acquisition du BOIS-VERDOT, l’actuel stade de DON BOSCO qui devint le stade de BONNEVILLE. C’est là que s’entraînaient les athlètes et les joueurs de football.
L'acquisition du stade du Vivier
Cette période est pour la section de football, la plus importante depuis la création de la société. En effet désirant s’agrandir le club se rendit propriétaire d’une partie du domaine du VIVIER, chemin du PORT-BOYER : le futur stade du VIVIER. A cet effet fut créée, le 18 juin 1935, l’association cardinal RICHARD. La déclaration en fut faite le 21 et le siège situé 7 impasse St LAURENT.
L’association régie par la loi du 1er juillet 1901, a pour objet la création, le développement et la propagation d’œuvres d’enseignements et d’éducation populaire. Les moyens consistent en la création et l’entretien du patronage de jeunes gens, pour leur procurer les soins matériels et moraux nécessaires et de leur donner une éducation physique et morale. Le premier président de l’association fut M D’ABOVILLE ami et bienfaiteur.
Le financement du futur stade fut réalisé de la manière suivante :
- vente du stade du BOIS-VERDOT
- vente d’une parcelle de terrain route de PARIS
- subvention de la Mairie de Nantes
Les recettes après déduction des frais de matches étaient versées à la nouvelle association.
La nouvelle acquisition comprenait les bâtiments de l’ancienne ferme du château du VIVIER, et de ses dépendances (réserves et écuries), on voit encore les anneaux sur les murs près de la salle de réunion, une pièce d’eau, une butte de terre et un ancien champ de blé à l’emplacement du terrain actuel.
Le château du VIVIER était situé à l’extrémité sud de la future rue Commandant MAHE qui était l’avenue d’accès, fermée par un portail dont les piliers mentionnaient le nom de la propriété. Après la guerre de 1939/1945, au moment de la réalisation des lotissements proches, la ville, en la personne de M FRIESE, son architecte, avait eu l’intention de la conserver, mais le devis de restauration étant très élevé, le projet fut abandonné et il fut livré à la pioche des démolisseurs. Seul subsiste, prés de son ancien emplacement, un grand sapin faisant saillie sur l’alignement de la chaussée.
Inauguration du stade du Vivier
Elle eut lieu le dimanche 13 septembre 1936. Un match amical opposait l’US la BAULE à la St PIERRE qui opérait alors dans le groupe inférieur. La composition de l’équipe des ‘Pierrots’ était la suivante : DE MONTMARIN, BOUILLE, ALLOIRE, GOUEZIN, PADIOU, DONVAL, GUILLOU, NICOLAS, GUYARD, PROUFF et PINEAU. Le match se termina sur un résultat nul 2 à 2 et la presse fit l’éloge de la tenue de certains joueurs de la St PIERRE, leur reprochant toutefois leurs excès de jeu personnel.
Saison 1936/1937
La St PIERRE opérait en 2ème division du championnat de district ANJOU - BASSE-LOIRE et réalisa une très brillante saison. Le classement final était le suivant :
- St PIERRE de Nantes
- MONTREVAULT
- SIMILIENNE de Nantes
- RENAZE
- CADETS de la BUTTE
- SC TCHECOSLOVAQUE
Le dimanche 15 avril 1937 se déroulait au VIVIER le concours des jeunes du district ANJOU - BASSE-LOIRE. Le vainqueur en fut Jean PROUFF de la St PIERRE dont la presse signala , à l’époque, ses qualités et ses possibilités d’effectuer une brillante carrière. En effet….. En juin 1937 est décidé la création d’un comité supporter association. Le prix de la carte était fixé à 100f pour la saison et elle donnait droit à l’accès du stade pour( tous les matches. Le siège de ce comité avait été établi au café du CENTRE, rue LAPEROUSE.
Il avait été décidé de conclure des matches amicaux avec des grands clubs de l’ouest et aussi des clubs professionnels de 1ère division. Cet engagement fut tenu, et les matches se déroulèrent soit au VIVIER soit au stade MALAKOFF (futur stade MARCEL-SAUPIN) qui venait d’être inauguré.
Saison 1937/1938
La St PIERRE, continuant sur sa lancée, termina 1ère de son groupe en 1ère série, ne concédant qu’un match nul et accédait au championnat de promotion dont le niveau était beaucoup plus élevé. Le classement final était le suivant :
- St PIERRE de Nantes
- La FLECHE
- SEGRE
- CHATEAU-GONTIER
- MONTREVAULT
- Stade Jean BOUIN - ANGERS
- Stade NANTAIS
- ES CHOLET
Enfin la St PIERRE pour clôturer sa saison officielle, remporta la finale du District en battant l’US MEAN-PENHOUET, champion du groupe A par 2 à 0. Puis le 6 avril 1938, au stade MALAKOFF, en match amical, la St PIERRE battit l’URANIA de GENEVE par 3 à 2, réalisant un véritable exploit. Signalons enfin, à la fin de cette saison 1937/1938 l’arrivée à la St PIERRE d’un nouveau joueur qui devait être, par la suite, un des éléments les plus marquants de la grande époque : Antoine RAAB. Mais aussi à ce moment, celui qui restera le plus grand joueur que le ‘Patro’ ait jamais connu, nous quittait pour opérer à FIVES, club professionnel de 1ère division.
Saison 1938/1939 : L'ascension
Depuis 2 saisons , après l’ouverture du stade du VIVIER, la St PIERRE avait remporté successivement le championnat de 2ème série puis de 1ère série. Elle avait atteint le niveau de la promotion et ses succès attirèrent un public de plus en plus nombreux et enthousiaste. L’accès se faisait par le boulevard JULES-VERNE à l’emplacement actuel de l’auto lavomatic et une magnifique allée de sapins conduisait à la tribune.
Cette saison, fut exceptionnellement brillante et la St PIERRE se hissa au premier rang du football dans l’ouest. Incorporée au groupe D du championnat de promotion elle eut comme adversaire les clubs suivants : BASSE-INDRE, la MELLINET, ANCENIS, la LIBERTE du MANS, SABLE, MEAN-PENHOUET, St NAZAIRE, SEGRE, la BAULE et le SCO d’ANGERS, ces 2 équipes étant logiquement favorites.
L’équipe fanion de la St PIERRE était composée des joueurs suivants : DE MONTMARIN, RAAB, BERNARD, SCHINDLER, JACOTIN, KICELSKA, BUTTON ,GARREC, CROSSOUARD, LECARLATE, RIOU, GUERRY et GUILLARD.
Les ‘PIERROTS’, qui possédait une équipe solide et complète, soutenue par un public qui remplissait le stade, ne se laissèrent pas impressionner par la valeur des équipes du groupe. En effet, elle débuta à ANGERS en réalisant le match nul 2 à 2, mais le dimanche suivant, au VIVIER ce fut une amère déception, l’équipe de la BAULE s’imposa par 4 à 2 pour le 1er match à domicile, après une belle partie. Puis vint une série de performances, qui permit à la St PIERRE de se maintenir dans le haut du classement, puis de prendre la tête.
Signalons que les derbies St PIERRE - MELLINET eurent bien des attraits et par deux fois la St PIERRE gagna. Elle triompha à la BAULE même , prenant sa revanche du match aller. Enfin la dernière rencontre se déroula au VIVIER contre le SCO d’ANGERS, devant un public record et avec l’ambiance que l’on devine. Le SCO ouvrit le score, mais les locaux égalisèrent et la mi-temps survint sur ce résultat de 1à 1. Les Angevins possédaient une belle équipe ou l’on put admirer la classe de SAMZUN et des frères COMBOT. Mais en deuxième mi-temps la St PIERRE, déchaînée et portée par le public domina nettement et marquait à deux reprises. Le match se termina donc sur le score de 3 à 1 pour les ‘PIERROTS’.
La St PIERRE , terminant en tête de son groupe, était donc qualifié pour disputer la phase finale du championnat de l’Ouest de Promotion et peut être envisager la montée en division d’Honneur. J’ai assisté à cette époque à tous les matches de cette fameuse saison 1938/1939 et j’en ai gardé, malgré l’éloignement du temps , un très bon souvenir. C’était vraiment la grande époque et je me souviens que déjà de nombreux spectateurs parlaient d’une grande équipe professionnelle à NANTES. En effet l’élan était donné et quelques années plus tard ce souhait fut réalisé.
Phase Finale du Championnat de Promotion de L’OUEST
Les vainqueurs des 4groupes de promotion se rencontrèrent en poule finale. Les clubs qualifiés étaient : La TOUR d’AUVERGNE de RENNES, la PHALANGE d’ARVOR de QUIMPER, US LAMBALLE et la St PIERRE de NANTES. Après tirage au sort, la St PIERRE devait rencontrer la Tour D’AUVERGNE sur terrain neutre, Quimper au VIVIER et se déplacer à LAMBALLE. Le match TOUR d’AUVERGNE contre la St PIERRE fut disputé au stade MALAKOFF. La St PIERRE domina mais dut se contenter d’un match nul 2 à 2.
Le dimanche suivant au VIVIER, la St PIERRE prit l’ascendant en première mi-temps et menait 3 à 1. Mais dans la seconde période les Quimpérois réagirent et acculant les locaux dans leur camp réussirent un deuxième but. La défense des ‘PIERROTS’ grâce à GUILLARD et à DE MONTMARIN qui fit une partie extraordinaire réussit à conserver son avantage en l’emportant par 3 à 2.
Enfin le dernier match eut lieu à LAMBALLE. Un déplacement fut organisé avec deux cars et de nombreuses voitures particulières et cette troupe de supporters, le cœur plein d’espoir, prit la route très tôt le matin. En première mi-temps, les deux équipes dominèrent tour à tour, mais rien ne fut marqué. En seconde période la St PIERRE pris le match en main et marqua 3 buts en une demi-heure, Lamballe réduisit l’écart, mais la victoire restait aux NANTAIS. Il ne restait plus que la ‘3ème’ mi-temps qui fut bien employée.
Ainsi la St PIERRE enleva le titre de champion de l’Ouest de Promotion et accéda à la division d’Honneur, dont le niveau à l’époque était celui de la nationale actuelle. C’était le sommet du football amateur.
Les patronages et le développement des activités sportives
Les patronages joueront un rôle déterminant dans le développement des activités sportives. Dès 1846 l’Abbé Pierre Audrain, curé de la cathédrale de Nantes, organise le rassemblement de jeunes du quartier dans le but de leur apporter du divertissement. Ce n’était qu’un simple groupement et non une société, mais on peut le considérer comme ‘l’embryon’ de la St Pierre de Nantes qui voit le jour officiellement en 1881. Même si l’activité principale de la St Pierre se limitait alors à la marche on peut déjà apercevoir quelques adeptes de la “balle” qui s’exerçait de temps à autre sur le cours St Pierre.
Très tôt le cyclisme ou “vélocipédie”occupe une place de choix dans le paysage sportif de la cité. Le 14 juillet 1895 est inauguré le premier vélodrome nantais, à Beauséjour. Il accueille les entraînements du Véloce Sport Nantais, puis ceux du Sport Vélocipédique Nantais. Un second vélodrome est inauguré en août 1897. Situé près de la route de Rennes, à environ 4 kilomètres du centre-ville, desservi par le tramway, c’est le vélodrome de Longchamp.
Ce dernier possède une piste en ciment de 400 mètres, doublée d’une piste intérieure en terre de 300 mètres pour les débutants. C’est dans ce vélodrome de Longchamp que la foule se bouscule le mardi 14 juillet 1903 pour assister à l’arrivée triomphale des coureurs du premier Tour de France après avoir parcouru les 425 km depuis Bordeaux. Le vélodrome de Longchamp sera supplanté par une nouvelle enceinte sportive en juin 1912, lorsque près de 5000 spectateurs assistent à l’inauguration du stade vélodrome du Parc des Sports, équipement municipal implanté sur le Champ de Mars, non loin du centre-ville et proche de la gare du réseau ferroviaire Paris-Orléans.
Le sport collectif roi à Nantes, en ce début de siècle est le football-rugby car Nantes fut d’abord une terre d’ovalie. La naissance du SNUC, en 1904, s’inscrit à une époque où le rugby, implanté depuis 1897, est le sport collectif le plus populaire dans la cité ligérienne. C’est dans les années 1910, que le Stade Nantais va écrire ses plus belles pages jusqu’au titre de Champion de France décroché en 1917 ce qui lui vaut d’avoir son nom gravé à jamais sur le bouclier de Brennus. Un de ses adversaires les plus farouches sur la scène locale était le Véloce Sport Nantais(créé en 1892) qui devint ensuite le Vélo Sport Nantais. Un autre de ses meilleurs représentants est la Mellinet. Ce club de quartier issu de l’ancien patronage de Notre-Dame-de-Bonport est fondé en 1902.
La St Pierre emboite le pas et est officiellement affiliée à la FFF en 1910. Avec le SNUC ces clubs sont les principaux représentants du football à Nantes avant la première guerre mondiale. Au terme de ces 4 années de conflit quelques rencontres furent organisées. Notamment sur le terrain de la Mellinet, le stade de la Contrie mais également aux Couets en Bouguenais ou au Petit Port.
La grande réussite déjà évoquée du SNUC le force à quitter les sommaires installations du Petit-Port où il s’exerce. En 1920, le stade de Malville (qui deviendra le stade Pascal Laporte en 1950) est construit. Le cyclisme n’est pas en reste, en août 1924, 10000 spectateurs assistent à l’inauguration officielle du vélodrome-stade Petit-Breton près de la Contrie et la Durantière. C’est sur ce vélodrome que sera jugée l’arrivée des étapes du Tour de France en 1939 et en 1968.
La St Pierre football, quant à elle, poursuit son petit bonhomme de chemin. Elle possède enfin dans les années 30 son propre terrain au Bois-Verdot (qui deviendra le stade de Bonneville actuellement occupé par l’Amicale de Don Bosco). Ce même stade que vendra la St Piere pour déménager définitivement sur son stade actuel à partir de 1936. L’inauguration du stade du Vivier se déroule le dimanche 13 septembre 1936 par l’organisation d’un match amical opposant les “Pierrots” à l’US La Baule. Parmi les onze joueurs appelés à représenter les couleurs bleues et rouges ce jour là figure un certain Jean Prouff, 17 ans, qui le dimanche 15 avril 1937 sur ce même terrain remportera le concours des jeunes footballeurs du district Anjou-Basse Loire.
Le résumé de la victoire en Coupe de France du FC Nantes I FFF 2022
La fin des années 30 est l’époque dorée des “Pierrots” qui vont gravir les échelons du football régional. Champion de 2ème division de District en 36/37 , Champion de 1ère division de District en 37/38, et enfin Champion de Promotion Honneur en 38/39 dans un groupe qui comprenait notamment La Mellinet. Cette première place est synonyme de qualification pour la phase finale du championnat de l’Ouest de Promotion qui désignera le promus pour la Division Honneur. De nouveaux exploits des pierrots réalisés sur le terrain de Lamballe notamment leur permettent d’être sacrés Champions de l’Ouest de Promotion et d’accéder à la Division d’Honneur, sommet du football amateur et anti-chambre du professionalisme.
Le stade Marcel-Saupin et l'histoire du football à Nantes
Ses plus grandes rencontres la Saint-Pierre ne pouvait les organiser au Stade du Vivier, devenu trop petit pour ces grandes occasions. Ce serait cependant mensonge que de déclarer que le stade de Malakoff ait été construit pour le football. C’est davantage en direction du rugby et du SNUC en particulier que la municipalité nantaise regardait au moment d’engager les travaux. Il faut dire que l’ancien Parc des Sports du Champ de Mars est devenu gênant lors des grandes foires commerciales qui s’y déroulent annuellement durant deux mois.
Après divers projets, les élus nantais jettent leur dévolu sur les quais du quartier de Malakoff pour y construire un stade de rugby d’une capacité de 3000 places qui accueille son premier match le 3 octobre 1937 tandis que les tribunes ne sont que partiellement achevées. L’équipe nantaise, grâce à ses nouvelles recrues, est en mesure de jouer les premiers rôles en alignant l’équipe suivante : De Montmarin, Guillard, Bernard, Heslot, Gergotich, Jacotin, Le Fur, Kerdraon, Graslon, Loiseau, Ernesto, Vischer, Docquin.
La grande finale de ce championnat se disputa à Malakoff devant 7700 spectateurs pour une recette de 102.000 Francs. Il était dit que le football ferait recette à Nantes. Pour la petite histoire Le Mans l’emporta devant le Stade Quimperois par 2 buts à 1. C’est une époque où la Férération choisit souvent Nantes pour y faire disputer de grandes rencontres, le football est alors en train de s’imposer dans la cité des Ducs.
Le 18 avril 1943, la St Pierre dispute son dernier match de sa grande époque.
Les Coupes de France remportées par le FC Nantes
Le FC Nantes a remporté trois Coupes de France au cours de son histoire :
- 1979 : FC Nantes (D1) - AJ Auxerre (D2) 4-1 ap
- 1999 : FC Nantes (D1) - CS Sedan Ardennes (D2) 1-0
- 2000 : FC Nantes (D1) - Calais RUFC (CFA) 2-1
| Année | Adversaire | Score |
|---|---|---|
| 1979 | AJ Auxerre (D2) | 4-1 ap |
| 1999 | CS Sedan Ardennes (D2) | 1-0 |
| 2000 | Calais RUFC (CFA) | 2-1 |

Autres finales disputées par le FC Nantes
- 1966 : RC Strasbourg - FC Nantes : 1-0
- 1970 : AS Saint-Étienne - FC Nantes : 5-0
- 1973 : Olympique Lyonnais - FC Nantes : 2-1
- 1983 : Paris Saint-Germain - FC Nantes : 3-2
- 1993 : Paris Saint-Germain - FC Nantes : 3-0