Histoire du Rugby Olympique Yerrois : Du Combat Local à la Fédérale

Le Rugby Olympique Yerrois (ROY) a su ajouter la patience à la mêlée, à la touche, au combat, piliers des célèbres « fondamentaux » de ce sport. L'an prochain, le club retrouvera en effet le Championnat fédéral après vingt-cinq ans passés en séries régionales.

Classé deuxième de la poule 1 d'Honneur, après un dernier succès sur Gretz-Tournan (38-3), Yerres a profité de la défaite de Nemours pour décrocher son billet pour la Fédérale 3 au finish. Une demi-surprise pour Jean-Pierre Bayet, historique du club essonnien, installé depuis quatre ans à la présidence.

« En début de saison, on s'était dit qu'il y avait le potentiel pour réussir quelque chose cette année, sourit-il. Le premier objectif était de nous qualifier pour le Championnat de France. Ensuite, tout le monde s'est pris au jeu. »

Principaux artisans de ce succès, Eric Roulot et Patrice Rodriguez. Les deux techniciens, qui ont porté Val- d'Europe jusqu'en Fédérale 3 la saison dernière, ont apporté leur savoir-faire à l'intersaison.

« Ils travaillent avec Jacky Royer qui, lui, était déjà au club. Ils nous ont apporté une certaine forme de travail qui nous a permis de rebâtir un groupe homogène, poursuit le président du ROY. Ça nous a redonné un esprit de groupe que nous avions perdu. »

Du coup, l'amalgame entre les vieux routiers de l'équipe et la génération issue des effectifs juniors s'est fait tranquillement.

Le rugby est-il devenu trop dangereux ?

Un Riche Effectif Chez les Jeunes

Avec sa réserve qualifiée pour les demi-finales du Championnat Ile-de-France, ses juniors Balandrade et ses cadets Teulière qui disputeront les 16 e s de finale le 19 avril prochain, le club a de quoi voir venir.

« On compte près de 400 gamins à l'école de rugby. Ça nous place au troisième rang du département », précise Jean-Pierre Bayet. Un vivier qui ne sera pas de trop en vue des défis qui arrivent.

« Si on monte en Fédérale 3, c'est pour y réussir quelque chose de correct, assure ainsi le président yerrois. Cette saison, on a fonctionné avec 50 seniors. L'an prochain, il nous en faudra entre 60 et 70 pour faire face aux blessures plus nombreuses, notamment. Il va falloir recruter mais aussi trouver de l'argent pour financer une saison où les exigences seront différentes. »

Défis Futurs et Ambitions

En attendant, le quinze yerrois restera sous pression jusqu'au 24 mai prochain, date des 32 e s de finale du Championnat de France.

« C'est un autre combat, enchaîne Jean-Pierre Bayet. Inutile de dire que pour celui-là aussi l'envie est énorme.

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