Fondé en 1945, le Rugby Club Sablais (RCS) s'est taillé un nom et une réputation dans le microcosme français de l'ovalie. Le Rugby Club Sablais en tant que tel, fut crée en 1945 par un groupe de passionnés, avec notamment comme membre fondateur Léo David, figure emblématique aux Sables d'Olonne.
Dans les années 50, l'école de rugby fut créée par deux instituteurs éclairés, Messieurs Escalier et Breton. De ce vivier émergeront de nombreux joueurs de talent qui feront les belles heures du RCS en 3e puis 2e Division nationale.
Les années 60 furent des années voyages, à travers des relations étroites avec le "Honorable Atillery Company" (HAC) de Londres. Les années 70 furent des années 2ème division.
Après une lente érosion des effectifs et de niveau, le RCS s'est reparti de nouveau en 1985 avec l'arrivé de Pierre Gondet à la tête du club. En effet celui-ci a restructuré les statuts du club ainsi que son école de rugby. Pendant une bonne dizaine d'années le club jouait les premières rôles en 3ème division nationale sans pour autant remonter en 2ème.
Le club s'est également doté d'un centre de perfectionnement pour les cadets et juniors. Et parce que le rugby est un sport de valeurs, où la solidarité a un sens, le club a lancé l'année dernière l'opération Scolar rugby avec les classes de CM1-CM2 des écoles sablaises, en partenariat avec la Ville des Sables d'Olonne.
Tous les lundis soir, les bénévoles du club assurent à la fois un soutien scolaire et une initiation au rugby. Ils accueillent aussi par ailleurs des enfants autistes de l'Institut médico-éducatif. La preuve encore que nos rugbymen sont décidément des gentlemen au grand coeur !
En 2021/2022, le RC Sablais évolue en fédérale 3 avec l’ambition de se hisser en fédérale 2. La dernière décade commence par une année 2010/2011 couronnée par un titre de champion régional, et une seule défaite dans la saison en ½ finale du championnat de France Honneur face à Capbreton. Ce titre est la résultante du retour au RCS d’une génération partie tenter l’aventure pro. Les Hours, Rawls F et T, Vilaine V. et A.
Le Rugby Club Sablais va retrouver le stade de Rudelière pour recevoir Angers Scor dimanche. A priori, sauf mauvaise surprise venant du ciel, les rugbymen du RCS, le staff et les bénévoles retrouveront leur antre du parc des sports, là où ils ont leurs habitudes.
Les deux dernières rencontres se sont déroulées au stade Marcel-Guilbaud, sur synthétique, et force est d’admettre que la mise en place est compliquée pour l’ensemble du club. Les joueurs, eux, préfèrent les terrains herbés, mais ça ne les a pas empêchés de marcher sur leurs adversaires (51-18 contre le XV de l’Erdre et 50-23 contre Saint-Sébastien-Basse-Goulaine).
Alipate Fatafehi, international tongien, précieux et solide joueur du RCS. C’est pour vivre ces instants-là que l’on fait du rugby. Ces quatre matchs, c’est une rampe de lancement idéale pour la suite. On bascule dans du consistant, c’est une vraie préparation.
Les Sablais ne s’étaient imposés que 20-15 à l’aller, et même s’ils n’avaient pas pris d’essais, ils avaient été malmenés et punis au pied. À domicile, les supporters attendent plus de leur équipe qui, à ce jour, n’a encaissé que sept essais. C’est tout simplement la meilleure défense de Fédérale 3 et des 180 équipes qui y figurent…La force défensive mène le RCS vers les sommets.
Le RC Sablais vise une finale historique en Fédérale 3 après sa victoire face au Stade bordelais la samaine passée. Dire que le RC sablais a du cœur est en dessous de la vérité. Ils sont dignes de l’emblème de la Vendée avec ses deux cœurs entrelacés, forcément "entre mêlées". La preuve : le quart de finale gagné in extremis au bout des émotions contre le Stade bordelais (10-6).
Mélange de joueurs du cru, de fratries fidjiennes, le club des Sables-d’Olonne veut croire en sa quête d’un premier bouclier de son histoire. Sacrée accélération de l’histoire pour une équipe qui ambitionnait la montée en Fédérale 2 sur cinq ans et qui a respecté sa feuille de route. Le bouclier en récompense ?
Benjamin Schaub, comanager avec Julien Chastanet du RCS, ne dit pas autre chose : "C’est un des prétendants. Mais ne comptez pas sur les Vendéens pour se satisfaire de la demie, ils ont basculé sitôt l’explosion de joie de la qualification pour se concentrer sur la demie, au point de s’entraîner dès lundi. Pas de problème de chasse au Gamma GT dans l’effectif, même si la fête a été belle, ce n’était pas un aboutissement. Les joueurs savent maintenant que chaque victoire qu’ils obtiennent écrit un peu plus l’histoire du club. On l’a vécu à Strasbourg avec Benjamin, quelles que soient les années ou les joueurs, tu écris l’histoire quand tu es champion de France. Dans 100 ans, on se souviendra du groupe qui a été titré. Et c’est de ça dont il faut prendre conscience quand tu joues ces matchs-là."
Voilà deux saisons que les Sables ne laissent que des miettes à leurs adversaires, au point de figurer en tête du ranking national sur chacun de ces exercices, juste devant, d’ailleurs, Rodez pour celui en cours. Un fait qui peut surprendre quand on sait que les Vendéens n’ont encore jamais évolué plus haut qu’en Fédérale 3 dans leur histoire.
"On est premier, parce qu’on a su scorer quand il fallait dans notre poule. Toujours est-il que pour la pour la première fois cette saison, Rodez va retrouver un adversaire de son niveau sur le papier. Du moins vis-à-vis de ce qu’il produit sur le terrain, puisque, par exemple, en matière de finances, les Aveyronnais possèdent un budget deux fois supérieur à celui des Vendéens, avoisinant les 450 000 € d’après leur technicien.
"De ce qu’on a entendu de Rodez, c’est une équipe taillée pour le niveau au-dessus. Nous, on n’en est pas à ce niveau de développement sur l’extra-rugby. Par exemple, le stade est impressionnant. Il y a des clubs de Fédérale 1, de Nationale, voire de Pro D2 qui n’ont pas ça", vante le coach sacré champion de Fédérale 2 avec Strasbourg en 2015, déjà avec son compère Benjamin Schaub. Et de poursuivre : "Mais en aucun cas ce sera une excuse. Nous, on est là pour essayer d’aller jouer la finale, même si on sait qu’en face, on aura un adversaire coriace.""
Pour atteindre leur premier objectif de montée, avant d’en viser un autre encore plus prestigieux sur cette fin de mois, les Sablais ont dû se nourrir de la déception du dernier exercice, conclu par une élimination dès les 16es de finale face à Rivesaltes, malgré, donc, déjà un statut de meilleure équipe française sur la phase régulière.
"On a vu des joueurs revanchards, remontés, qui ont bien pris conscience que rien n’arrivait jamais seul. On aurait pu baisser les bras en se disant que c’était trop dur, mais non, on s’est retroussé les manches et on a bossé dur. Et une fois qu’on est monté, ce qui a été un vrai soulagement pour l’ensemble du club, on s’est demandé avec les gars ce qu’on voulait maintenant. Est-ce qu’on en avait assez ou pas ? Et clairement, la réponse était non, partage Julien Chastenet.
Mais avant de rêver du "bout de bois" promis au vainqueur dans une semaine, le Rugby club sablais doit d’abord se défaire de Rodez aujourd’hui. Il s’agit ni plus ni moins d’un véritable choc au sommet entre les deux meilleures équipes de la division cette saison. Un tout nouveau statut pour les Aveyronnais, contrairement aux Vendéens qui possédaient déjà cette étiquette il y a un an.
La famille Vilaine avec le RC Sablais, c'est une longue histoire d'amour et de fidélité. Il y a 6 ans, à 59 ans, Serge Vilaine, « pour rendre service dans un moment difficile », a rejoué en première, en Honneur, dans un groupe où il y avait, outre son fils Simon, qui jouant actuellement en loisirs, John et Fred Rawls. Gérard, 63 ans, demi de mêlée, se souvient aussi de son parcours sablais. Jacques, 55 ans, trois-quarts centre, a été présélectionné en équipe de France juniors. Il pense, lui aussi, que le RCS est un jour passé à côté de quelque chose de grand. « Sur le coup, nous étions jeunes. J'ai tellement de bons souvenirs que ça se bouscule un peu. Ca serait une grosse déception si la Première ne montait pas cette année. Nous avons tous les atouts pour réussir. » Aujourd'hui, Jacques Vilaine est responsable de la buvette de la Rudelièrre.
Antoine, 18 ans, fils de Gérard, joue en première. Après un passage par Mont-de-Marsan, il a rejoint les Sables pour retrouver ses repères dans sa ville natale. Dimanche, il a réussi un essai contre Pornic. Vincent, 24 ans, fils de Jacques, équipier premier lui aussi, était la saison dernière, à Niort.
Rugby : Le RC Sablais restera en Fédérale 3

Tableau des réalisations récentes du RC Sablais
| Année | Événement | Résultat |
|---|---|---|
| 2010/2011 | Championnat Régional | Champion |
| 2010/2011 | Championnat de France Honneur | Demi-finale |
| 2021/2022 | Fédérale 3 | Participation |
L'entretien de la semaine porte sur Fred Rawls, entraîneur-joueur d'un RC Sablais (presque) invincible, incarne l'âme du club vendéen. Il décrypte sa philosophie :
"J'ai 32 ans, je suis l'un des fils de John Rawls, un Anglais venu aux Sables-d'Olonne pour jouer au rugby dans les années 80. Il est toujours dirigeant au RCS. Je suis né et j'ai grandi aux Sables. Et j'ai baigné dans le rugby depuis l'âge de 5 ans. Et j'ai voulu en faire mon métier. J'ai intégré le centre de formation de Montpellier où je suis resté 4 ans avant de jouer au Stade Montois, donc en Top 14. Et puis je suis revenu aux Sables parce que je n'ai pas pu percer à très haut niveau. Je me suis retrouvé en Fédérale 1 et je ne vivais pas du rugby. Alors je suis rentré aux Sables, près de ma famille. J'ai acheté un bar pour avoir un vrai métier. Comme mon papa à l'époque. Le RCS c'est mon club. Je suis bien ici, j'ai ma vie et je joue dans un club que j'aime. On a connu des bons et des mauvais moments. La montée en Fédérale 3 puis la Redescente.
Depuis son retour à la présidence, Olivier Vallée a voulu assainir le club. Il fallait en passer par là. Lui redonner des bases. Remobiliser les jeunes Sablais et réinstaller le club en Fédérale 3. L'accession était fixée pour 2018, on l'a atteint cette année (*). Maintenant, l'objectif c'est de rester à ce niveau. C'est notre niveau naturel. Et puis ensuite, jouer le haut de tableau. On a trop souvent fait l'ascenseur. Il faut créer des bases solides : monter les fondations de la maison. C'est-à-dire une école de rugby, des joueurs du cru. Recruter à tour de bras et en masse des mercenaires, ça ne sert à rien. Et pour cela, il faut installer les joueurs professionnellement dans la vie sablaise et dans la durée. Il faut des boulots. Et on les a. Il n'y a aucun joueur au chômage au RCS. Le joueur qui nous rejoint, c'est parce qu'il a un CDI. En Honneur, il y a des clubs qui paient leurs joueurs, ce n'est pas le cas ici.
Il y a plusieurs facteurs. Des retours au club d'anciens joueurs qui ont apporté leur expérience. Des jeunes joueurs qui arrivent à maturité après avoir connu la montée il y a deux ans. Il y a eu l'arrivée de Greg Collet, qui a joué avec moi à Mont-de-Marsan, le patron des lignes arrière. De Guillaume Hours, le patron des avants. Mais il y a surtout une entente énorme au niveau des joueurs. Nos 3e mi-temps sont interminables et phénoménales. On a 40 seniors (la réserve est elle aussi toujours qualifiée en championnat de France et jouera Versailles en 8e de finale) et on prend un plaisir fou. La clé, c'est ce collectif. Quoi qu'il arrive maintenant, cette saison est réussie. Il faut juste ne rien regretter. Si on perd, j'espère que l'équipe adverse aura mérité de gagner.
On est un groupe caméléon : on s'adapte. Notre base, c'est le jeu en mouvement, mais on est capable de changer notre fusil d'épaule en cours de match et de jouer pour gagner. On tente des coups, on relance de nos 22 mètres. Mais si on sent que c'est vain, on joue au pied, on occupe. Nous avons plusieurs facettes. Cette polyvalence, elle peut se produire avec des joueurs intelligents. Entraîner ses copains, ça n'est pas simple. Mais je maîtrise un peu plus cette double casquette. D'autant que Lucien Dupouy gère le coaching pendant les matches. Chacun a sa place et chacun a son rôle. C'est ce fonctionnement-là que j'ai voulu. J'ai un interrupteur dans la tête. Dans l'avant-match, je suis en mode entraîneur, mais à partir du moment où je m'échauffe, je bascule en mode joueur.
Mathématiquement, on sait depuis janvier que l'on monte. Alors on a pu commencer nos recherches très tôt. Mais c'est très dur de recruter. Car notre philosophie est compliquée à faire admettre à des joueurs habitués, même à ce niveau, à être payés. Mais on va y arriver. Avec le groupe actuel, on se maintient en Fédérale 3. Ici, le rugby n'est pas culturel. Ce sport n'est pas dans son ADN. Cela ne va pas changer du jour au lendemain alors il faut que les clubs continuent à bâtir comme ils le font. Créer un vrai club vendéen serait peut-être une solution. Et pas une fusion entre Les Sables et La Roche uniquement.