L'AS Lagny Rugby est un club historique situé à Lagny-sur-Marne, dans le département 77 Seine-et-Marne. Ce club a une belle histoire qui s'inscrit dans la tradition rugbystique française.
Son numéro d'affiliation 77 auprès de la FFR (France Rugby) témoigne de son ancienneté dans le paysage sportif local. Le club de rugby, l'AS Lagny Rugby, a une histoire riche et passionnante. Découvrons ensemble les moments clés de son existence et les valeurs qu'il véhicule.
Le siège officiel du club se trouve au stade municipal, facilement accessible depuis le centre-ville. Le club joue sur le stade des Arcades de Pomponne. Les couleurs du club sont JAUNE, VIEIL OR et NOIR.
L'AS Lagny a été créé en 1907, il y a donc bientôt 110 ans !
Les Débuts du Club
En 1907, Eugène Fillon, avec Abadie, les frères Manceau, Martin, et bien d’autres, organise la première équipe de rugby. En 1908, le club joue en 4ème série et terminera 8e sur 10 cette première saison de son histoire.
En janvier 1908, de nouveaux statuts en quatorze articles sont imprimés. Le président d’honneur est toujours Gaston Menier, mais deux membres lui sont adjoints, la baronne Alphonse de Rothschild et Joseph Montrot-Darriot, ce dernier étant le secrétaire politique de Gaston Menier.
Quelques noms sont à relever. Léon Bellé (1875-1956), libraire-imprimeur à Lagny, fut ensuite directeur-propriétaire de l’hebdomadaire meldois «Le publicateur de Seine-et-Marne».
En 1909, elle est 4e sur dix. Les autres disciplines ne sont pas pour autant abandonnées, et jusqu’en 1914, foot-ball, cyclisme et athlétisme fonctionnent.
Un compte rendu du 26 mai 1914 indique que l’Union sportive de Lagny réunit 130 membres actifs et 150 membres honoraires, qui ont à leur disposition cinq sections: rugby, foot-ball-association, athlétisme, natation et cyclo-tourisme. A s’en tenir aux dépenses de fonctionnement, la section de rugby est la plus importante.
Dès 1919, Eugène Fillon reforme une équipe de rugby grâce à une vingtaine d’élèves de l’école d’Alembert, de Montévrain, dirigée alors par M. Hayet.
Une deuxième équipe est reconstituée en 1920.
Au décès du colonel Durand, en 1925, c’est son successeur à la mairie de Lagny, Victor Simonnet, qui le remplace aussi à l’Union sportive.
Depuis 1932, un terrain loué à l’Assistance publique est peu à peu aménagé, avant de devenir en des temps plus récents, le parc municipal des sports. Sans être dissoute, la section du rugby n’a pas une grande activité. C’est en septembre 1937 qu’un effort est tenté pour remédier à cette carence.
En 1938, elle compte 25 joueurs et un nouveau président Mr LÉON VERNIE.
En août 1940, le bureau est identique à celui de 1938, mais le docteur Vernié a démissionné. C’est Louis Dingremont qui le remplace, mais l’association vit ses derniers mois d’existence.
La Période de la Seconde Guerre Mondiale
C’est la guerre, avec ses bruits de bottes et ses bouleversements ! Le gouvernement de VICHY a créé un Commissariat au Sports et soumet les sportifs au contrôle d’un Comité Consultatif, créé à cet effet dans les villes de moins de 30.000 habitants.
Le 7 avril 1941, toutes les sociétés sportives (publiques et privées à l’exception de la Nautique) fusionnent et deviennent l’Union des sports de Lagny.
Après la libération de 1944, le Comité consultatif sportif municipal est transformé en Office municipal des sports, le 17 novembre 1945.
L'Après-Guerre et l'Indépendance du Rugby
A cause de dissensions au sein de l’Union des sports, plusieurs sections, dont le rugby, ont envisagé de prendre leur indépendance. Le 26 avril 1945, les amateurs de ballon ovale mettent sur pied une nouvelle société, l’Association sportive de Lagny, dont le siège social est à la mairie. En devenant autonome l’A.S.L. abandonne ses anciennes couleurs.
En 1946, l’Union des sports et l’Association sportive décident de fusionner. Après un premier accord, l’Association sportive se rétracte le 30 novembre.
Les Succès Sportifs et l'Évolution du Club
L’équipe Première sera invaincue de sa poule en 3ème série, 2e au championnat d’Ile-de-France et demi-finaliste au Championnat de France. Le club monte en 2e Série. En 1972, le club monte en Honneur. Le président est M. OLIVIER.
M. CATTENOZ succède à M. L’équipe redescend en série et les présidents MM.
Enfin, après 7 ans en Honneur, les séniors montent en National 3 sous la baguette de JACQUES PETEY le 20 avril 1997 en battant l’A.A.
En 2001, l’AS Lagny fusionne avec le CS Meaux voisin, qui évoluait alors en Fédérale 2, pour créer le RML (Rassemblement Meaux Lagny).
Avec l’aide de folklos, d’anciens juniors et seniors et de nouveaux membres, l’A.S.L. La fusion explose. L’A.S.
En 2010, le club est vice-champion Ile-de-France PH et accède en Honneur pour la saison 2010-2011.

Les M10 de Lagny lors du week-end en Bretagne au tournoi de Trente.
Valeurs et Engagement du Club
Vieux de 115 ans, l’AS Lagny-Rugby est un club chargé d’histoire. Depuis 1907, il transmet la passion du rugby, et en 2022, c’est vers son avenir que le club se tourne.
L'École de Rugby: Formation et Transmission
Pour les plus jeunes, le club propose différentes sections :
- École de rugby pour les tout-petits
- Catégorie cadet
- Junior
- U16
- Jeune
Chaque catégorie est encadrée par des éducateurs qualifiés qui transmettent les valeurs du rugby et les techniques de ce sport magnifique.
« Notre école de rugby est labélisée depuis deux ans et nous avons 130 enfants inscrits » présente Véronique Di Salvatore qui en est la responsable. Si l’équipe première en senior a connu une saison très compliquée avec une descente en Régionale 2, les jeunes ont pu s’épanouir pour le retour du « vrai rugby ».
« Chez les jeunes, on fait en sorte qu’ils puissent s’amuser tout en progressant », poursuit Véronique. Le club n’a pas perdu beaucoup d’adhérents suite à la crise sanitaire selon Véronique, ce qui est déjà une victoire pour le club. Elle décrit pourtant que les enfants étaient obligés de pratiquer un « faux rugby » sans contact. Mais le club n’a jamais cessé d’accueillir les enfants.
La saison fut pleine de voyages et de déplacements pour les jeunes joueurs et joueuses de rugby latignacien. Au mois de juin, c’est en Bretagne, à Lanester, que les jeunes ont pu clôturer leur saison. Entre deux crêpes salées, ils ont découvert le beach rugby.
« Les enfants avaient la banane, c’était super pour eux de terminer la saison comme ça », décrit Véronique. Ils ont ensuite participé à la vingtième édition du tournoi de Trente, au cours d’un week-end chargé, les soixante-neuf jeunes ont tous pu jouer.
« On avait un gamin qui n’avait jamais vu la mer. Ce sont de bons moments et de bonnes expériences pour tous », ajoute Véronique. La saison prochaine, le club prévoit de partir en Italie, une promesse que le club a faite avant la crise sanitaire.

La belle école de rugby de l’AS Lagny… Pour continuer la belle histoire !
Inclusivité et Diversité
L’AS Lagny Rugby encourage également les filles à jouer au rugby. Jusqu’à l’âge de quinze ans, elles peuvent jouer avec les garçons. « Même si nous n’avons qu’une dizaine de filles, elles sont bien plus guerrières que les garçons », rigole Véronique.
Avec sa section baby, le club tente d’éduquer les enfants dès le plus jeune âge. « Il y a une toute petite qui vient aux entrainements en salopette et elle repart couverte de boue à chaque fois, c’est mignon », sourit la responsable.
À Lagny, tout le monde est le bienvenu, y compris les personnes en situation de handicap qui sont réparties dans les différentes catégories d’âge. « Nous souhaitons tout simplement fédérer, pour mieux profiter et transmettre le rugby aux jeunes », ajoute Véronique qui est associée au club depuis presque vingt ans.
Bien évidemment, le club accueille aussi les plus âgés. Deux équipes de vétérans chaussent les crampons avec le groupe « Folklo » avec placages et le groupe R5 qui joue sans. Même l’équipe senior voit le bon côté de la descente en R2 : « Ils me disaient que ce n’était pas plus mal. Ils pourront retrouver la victoire et recréer un groupe de potes qui prendra du plaisir sur le terrain », conclut Véronique.
Lionel Vandenbossche: Une Figure Emblématique
Décidément, le rugby nous réserve de belles rencontres, et la rencontre de ce Seine-et-Marnais en est une…Voilà plus de 35 ans que Lionel Vandenbossche voue une grande partie de sa vie au ballon ovale…
C’est donc en 2ème ligne que j’attaque mon apprentissage avec les Cadets de l’AS Lagny, club que je ne quitterai dès lors (quasiment) plus jamais. Au fil du temps, je commence à comprendre comment se joue le rugby, et je m’épanouis vraiment à partir de la catégorie Juniors (avec qui je ferai un 1/16ème de finale de Championnat de France Danet, contre Brétigny)…
Dès la dernière année Juniors, on est quelques uns à connaître quelques sélections régionales et à faire quelques piges en Equipe 1ère de l’AS Lagny, alors en 3ème Série… Je partage notamment ces expériences là en 3ème ligne aile avec Laurent Blond (le frère de Xavier, l’ancien Racingman champion de France et plusieurs fois capé en équipe de France, les 2 frères ayant été formés à Lagny)…
En débarquant chez les Seniors, je fais une belle rencontre, celle de Gilles Savouret : n°8, c’est lui le capitaine de l’équipe… Un « Monsieur », avec beaucoup de charisme… Il ne faisait pas de grands discours, mais son comportement sur le terrain était exemplaire… Et nous les jeunes, on n’avait qu’à suivre. C’est quelqu’un qui m’a beaucoup marqué dans ma vie de rugbyman, et dont je me suis énormément inspiré quand quelques années plus tard j’assumerai moi-même la responsabilité de capitaine.
A l’époque, en 84, l’AS Lagny « pédale » un peu en 3ème Série, et a du mal à s’en sortir, et l’arrivée de pas mal de nouveaux Séniors, dont je fais partie, qui montent directement des Juniors, couplée avec la venue en 1983 d’un nouvel entraîneur, Christian Billerach, va insuffler au club une nouvelle dynamique, qui va faire gravir au groupe tous les échelons jusqu’en Honneur, niveau auquel on jouera 4 fois, sans succès, la montée en 3ème division : en 91 contre Pont Audemer, en 94 contre Annemasse, en 95 contre Dreux, et en 96 contre l’Aigle !
Mais en 1997, on accède (enfin !), au bout de la 5ème tentative, à la Nationale 3, en battant Petit-Couronne. On perdra cette année là en 1/16ème de finale du Championnat de France Honneur, contre La Tremblade.
On restera 3 saisons en Fédérale 3, et on perd 2 fois le match de la montée en Fédérale 2. A partir de 1998, je me trouve éloigné du terrain suite à des opérations du dos, et l’âge venant, j’ai un peu plus de mal à récupérer. Je fais quand même quelques piges, soit en Equipe 1ère, soit en Réserve.
En 2004, je participe à la re-création d’une structure Seniors à Lagny (il n’y en avait plus depuis la fusion avec Meaux)… avec quelques « anciens » du club comme moi (à l’époque j’approche dangereusement de la quarantaine !), et quelques jeunes qui revenaient de Meaux… Et donc on repart depuis la 4ème Série… Au passage, compte tenu de mon « grand » âge, je reprends mon poste originel… 2ème ligne, et dès la première année nous sommes qualifiés pour le Championnat de France !
C’est en 2006, à 42 ans, aux détours d’une mêlée où je me fais une triple fracture du bras, que je vais poser mes crampons de joueur… Et que je décide de continuer l’aventure comme éducateur et entraîneur. Pendant la saison 2005-2006 j’avais commencé à filer un coup de main à l’entraînement des Minimes, puis à celui des Cadets du club, et en septembre 2006, avec la création d’une équipe Juniors, je passe mes diplômes (avec mon pote Laurent Blond qui lui entraîne maintenant les Cadets!) et je me positionne pour en prendre la responsabilité… Et voilà comment, depuis maintenant bientôt 10 ans, j’entraîne ces jeunes en compagnie de Nicolas Dolet… Et une de nos grandes fiertés, c’est de voir que 70 à 80% de notre effectif Seniors actuel est composé de gamins que nous avons formés !
La grosse majorité de nos Seniors (Equipe I et Réserve) sont des jeunes qui ont été formés au club. Ils sont entraînés pour la I par Sébastien Viez, qui a évolué à l’US Metro en Groupe B (si si ça a existé…) et Florin Cojocaru, dit « Cojo », qui a lui gagné quelques capes avec l’équipe des -20 de Roumanie il y a plusieurs années maintenant. Martial Delfour, formé a l’école de rugby de Lagny et Nicolas Varenne, qui faisait partie de la première équipe Juniors que j’ai entraînée en 2006, entraînent quant à eux la B.
A Lagny, on cultive un esprit de clocher assez fort, ce qui étonne généralement beaucoup les équipes qui viennent jouer chez nous… Malgré les années qui passent, qui ont eu pour effet d’énormément urbaniser notre environnement « parisien » et de regrouper pas mal de clubs sous la forme d’ententes, notre rugby a su garder un esprit de village et de famille, avec une forte identité Latignacienne… C’est notre grande marque de fabrique, et nous fondons beaucoup d’espoir sur les jeunes pousses de notre belle école de rugby pour perpétuer cet état d’esprit !
Quand avec Nicolas on prend les Juniors en 2006, on inscrit nos jeunes en Balandrade, le plus haut niveau auquel on pouvait jouer… Ca a été très dur, on n’avait pas un gros effectif, on a quand même tenu le coup, mais par la suite, en fonction des effectifs, on s’est replié soit sur le championnat Phliponeau, soit sur le championnat Danet, qui se joue maintenant à 12.
Nicolas Dolet entraîne les arrières, et moi donc les avants. Avec Nicolas, qui est originaire de Mont-de-Marsan, on se connaît depuis un bon bout de temps, on s’était rencontré à Montry, et on a pris les Juniors ensemble depuis la construction de l’équipe… Il y a donc une grande complicité entre nous ! M’occuper de ces jeunes est une expérience qui m’apporte énormément… Elle me permet de garder le contact avec le terrain (je crois que c’est un réel besoin chez moi !), et puis la catégorie Juniors correspond à un âge qui m’a toujours intéressé… Celui où tu essaies de les faire évoluer définitivement de la mentalité « école de rugby » vers celle de « compétition » (dans le sens noble du terme), qu’on retrouve ensuite en Seniors… Là, quand tu ne viens pas à l’entraînement, tu ne joues pas.
Vidéo : en ce moment sur Actu