Is-sur-Tille, une ville au passé marqué par son importance stratégique durant la Première Guerre mondiale, est aujourd'hui un lieu où le rugby occupe une place de choix. Cet article explore l'histoire de la ville, son lien avec le camp américain pendant la guerre, et la place du rugby dans la vie locale, notamment à travers le club de rugby d'Is-sur-Tille/Asnières.
Rugby : L'origine de ce sport et de ses règles 🏉
Is-sur-Tille : D'une gare stratégique à une base américaine
Avant de devenir un lieu de rassemblement pour les amateurs de rugby, Is-sur-Tille a connu une période de transformation radicale pendant la Première Guerre mondiale. La ville, qui possédait déjà une gare avant le conflit, a vu son importance croître considérablement dès août 1914, au moment de la mobilisation.
Cette gare est devenue stratégique pour l'acheminement des troupes vers le front, grâce au réseau de chemin de fer.
La transformation de la gare
La gare d'Is-sur-Tille s'est transformée en un centre névralgique avec la création d'ateliers dédiés à l'artillerie, au génie, et à la construction d'abris pour le matériel. Les locaux, initialement de 1700 mètres carrés, ont été étendus à 4000 mètres carrés dès la fin de 1915. Cette gare régulatrice française a ensuite été choisie par les Américains pour y implanter une "grande base de l'avant".
L'implantation du camp américain
Le choix d'Is-sur-Tille par les Américains était motivé par sa position géographique, jugée suffisamment éloignée des éventuels raids aériens ennemis. Un autre atout majeur était le réseau ferré existant, qui faisait d'Is-sur-Tille la gare de jonction des réseaux des compagnies de chemin de fer PLM et de l'Est, avec des bifurcations vers plusieurs destinations importantes.
En moins de six mois, à partir de fin septembre 1917, une véritable ville a émergé de terre. À la signature de l'armistice, Is-sur-Tille était devenue une gare colossale avec 175 kilomètres de voies. Cependant, cette base américaine a été complètement démolie après la guerre, ne laissant que quelques vestiges de cette cité éphémère.

Vestiges du camp américain à Is-sur-Tille.
La fête du rugby : Une tradition bien ancrée
Aujourd'hui, Is-sur-Tille est surtout connue pour son club de rugby, le Rugby Club d'Is-sur-Tille/Asnières, et sa traditionnelle fête du rugby. Cet événement, qui se déroule chaque année, est un moment de célébration pour toutes les catégories du club, des plus jeunes de l'école de rugby jusqu'à l'équipe seniors.
Un après-midi festif pour tous
La fête du rugby est un après-midi festif où tous les membres du club se réunissent au stade des Capucins. Des matchs sont organisés tout au long de l'après-midi, mettant en scène les différentes catégories d'âge et de niveau. C'est l'occasion pour les joueurs de montrer leur talent et leur passion pour ce sport.
La remise des récompenses
La traditionnelle remise des récompenses est un moment fort de la fête. Les jeunes de l'école de rugby sont récompensés pour leurs efforts et leurs progrès, avec des souliers de bronze, d'argent et d'or, ainsi que des médailles. C'est également l'occasion d'admirer le bouclier de Bourgogne, remporté par l'équipe seniors, et de se faire photographier avec ce symbole de la victoire.
Un titre de champion régional
Le club de rugby d'Is-sur-Tille/Asnières a remporté le titre de champion de Bourgogne, un exploit qui n'était arrivé qu'une seule fois auparavant dans l'histoire du club.
L'histoire du Rugby Club Dijonnais
En 1934, un groupe de bourguignons mordus de ce noble sport qu'est l'ovale rêvait de créer une section rugby au sein de l'Union Sportive des Cheminots Dijonnais. Mais l'euphorie du départ se calma bien vite: les dirigeants cheminots se firent de plus en plus rares et deux mois après, il ne restait plus que le président.
Mr Hommet ne se découragea pas pour autant, assumant jusqu'en 1940 toutes les fonctions que nécessite la bonne marche d'une équipe. Les premières rencontres se soldèrent naturellement par des défaites, faute de posséder une cohésion supérieure.
Un autre grave problème se posait aux trop rares dirigeants: jusqu'en 1940, l'USCD ne put se faire apprécier du public dijonnais faute de terrain. Toutes ces difficultés n'empêchèrent pas les dijonnais de réaliser d'excellents résultats: en 1938, par exemple, ils se retrouvèrent en finale du championnat de France contre Montpellier.
La guerre terminée, de nombreux joueurs n'étaient plus au rendez-vous... La section reprit cependant un bon départ en 45-46; Mr Sauty en prit la direction pendant deux saisons, avec Mr Coupet comme secrétaire. En 1957, Mr Jasson reprit en main les destinées de l'USCD.
L'intersaison 1959 vit d'importantes modifications au sein de l'USCD. La plus spectaculaire fut sans aucun doute la nouvelle appellation de la section rugby: le Rugby Club Dijonnais. Il s'agissait avant tout de symboliser son renouveau incontestable.
Malgré la présence de joueurs expérimentés, le classement final ne s'améliorait guère, d'autant plus qu'à l'époque seul le premier de poule pouvait prétendre à la montée en 3° Division. Il fallut attendre 1966 pour voir le RCD champion de Bourgogne, après un match nul incroyable à Chagny, Vandenbrouk ayant marqué à la dernière minute du match un essai entre les poteaux de 80 mètres.
Tino Paravy ne put tenter la transformation, tous les ballons disponibles ayant disparus. Au début des années 70, le béarnais J. Chourrout prenait en main les destinées du club qui allait rapidement évoluer.
Une première fois qualifié en 1ère Série, le RCD s'inclina à Gannat en demi-finale devant Saintes. L'année suivante fut exceptionnelle puisque le club cheminot accédait à la 3° Division. L'apprentissage en 3° Division fut difficile à passer.
J. Chourrout quitta le RCD et fut remplacé par Brieda puis Burdallet. Le match de la montée se déroulait à Sens devant l'EDF Paris qui était facilement battu. Durant 5 saisons, de 78 à 82, le RCD évolua en 2° Division.
Mais la fin de la saison 82-83 sera à marquer d'une pierre noire, avec le départ massif de joueurs vers le Stade Dijonnais. Beaucoup crurent que ces départ allaient tuer le RCD.
Le Pays Seine-et-Tilles
Le Pays Seine-et-Tilles est situé en proximité directe du 11ème Parc National des Forêts. Son tissu économique est marqué par des établissements de hautes technologiques (CEA Valduc), de logistique (Transports Cordier), et de renommée mondiale tel que la Société SEB.
Né en 1992, le Pays Seine-et-Tilles s’appuie aussi sur le Club Entreprendre (association Loi 1901) qui fédère les acteurs industriels, économiques, et les artisans du territoire. Il compte plus de 60 entrepreneurs adhérents.
Son tissu associatif dense et l’organisation de nombreuses manifestations sont le reflet d’un territoire vivant et solidaire : le bike and run, la foulée des cochons, la fête de la truffe, etc. Le territoire compte près de 6 000 licenciés pour 26 000 habitants.
La Forêt d’Exception du Val Suzon
Le label Forêt d’Exception reconnaît le caractère exemplaire d’une démarche menée par des acteurs dynamiques. Il distingue aussi une gestion d’excellence d’une forêt domaniale reconnue pour son patrimoine unique en termes de biodiversité, de paysages, d’histoire ou de bois de grande valeur.
La forêt domaniale du Val Suzon s’étend sur une superficie de 2100 ha. Le Val Suzon constitue un espace unique et préservé aux patrimoines naturel et culturel d’une très grande diversité. C’est aussi un lieu de détente et de respiration pour le grand public.
Le site est constitué d’une fine mosaïque de milieux naturels, oscillants entre plateau, falaises calcaires, vallons, forêts denses et marais tufeux, il est traversé au cœur, par le Suzon.
La Fête de la Truffe
Tous les ans, au mois d’octobre, a lieu l’incontournable Fête de la Truffe et des Papilles à Is-sur-Tille. Elle réunit un marché authentique de truffes fraîches, un marché bio et de produits locaux.
L’adhésion à l’association de la Truffe Côte-d’Orienne et l’étroite collaboration avec la Confrérie de la Truffe de Bourgogne et la Fédération Française des Trufficulteurs garantissent la qualité de cette manifestation.