À Grenade-sur-Adour, le rugby est bien plus qu'un sport, c'est une véritable famille. Depuis les débuts de l'US Rugby Grenadoise, le club a pu compter sur des dirigeants dévoués et sur toutes les personnes qui ont contribué et continuent de contribuer positivement à son évolution. Sans leur engagement, rien n'aurait été possible.

Les Débuts et l'Ascension du Club
L'histoire du club a démarré en 1966. Un groupe de jeunes de Grenade et des environs, ayant découvert le rugby à l'école, nourrissaient l'ambition de créer un club à Grenade. Le docteur Roger Borderie, informé de leur projet, leur a promis de trouver des dirigeants s'ils étaient suffisamment nombreux. Le 1er mai 1966, un match de rugby est organisé sur le terrain de football contre une équipe junior de Saint-Sever. Bien que le score soit anecdotique, cette rencontre a servi de catalyseur pour lancer officiellement le club, avec une équipe junior rejointe deux ans plus tard par un effectif senior.
L'USG a évolué à tous les échelons du rugby. En Côte basque Landes, le club a remporté plusieurs titres de champions et a atteint une demi-finale de championnat de France Honneur. L'équipe est montée trois fois en troisième division et a joué dix saisons dans ce championnat. L'USG compte également une finale de challenge de l'Espoir contre Saverdun. L'école de rugby, quant à elle, fonctionne depuis 1972.
En cela, l’US grenadoise s’illustre au moins en deux points. Sa gouvernance d’abord, constituée d’une présidence quadricéphale. Et si Michel Réchède, Michel Vasquez, Gilles Tastet et Jean-Jacques Deyres se partagent le poste, chacun dans son domaine de compétences, cette collaboration a une histoire. Michel Réchède a été président de 1996 à 2008 et quand ses amis l’ont sollicité en 2016 pour un retour aux affaires, il leur a proposé de partager les responsabilités.
Le club-house est aussi un symbole du mode vie solidaire et convivial de l’USG. En 1985, le président de l’époque, le docteur Roger Borderie, et Claude Milet ont acheté un corps de ferme que les joueurs, dirigeants et bénévoles ont transformé pendant deux ans en un lieu de vie fort agréable que le club loue pour diverses manifestations. Le club a la chance d’être propriétaire du bâtiment et Michel Réchède s’en réjouit : "C’est un héritage qui nous a été légué et que nous voulons laisser très propre à nos successeurs. Tous les ans, nous réalisons des travaux de rafraîchissement. Les joueurs sont fidèles à leur club-house."
Figures Emblématiques et Héritage
Il est difficile de déterminer avec précision la genèse du Grenade Sports qui fût d'ailleurs "Grenade Olympique" avant la 1ère guerre. Depuis sa création en 1920 jusqu'à la seconde guerre, difficile aussi de retrouver avec justesse les hommes qui ont réellement porté le club. Après-guerre, les présidents Bouas et Boussés sont à la tête du GS plusieurs années durant et avec eux les Davensac, Cantoni, Tissinié, Bonnemay, Aygat, Augé, Feuillerat, Christin, Baqué sont des joueurs -ou entraineurs pour certains- qui comptent dans le paysage ovale local.
1969. Alors que le Grenade Sports est un club structuré avec principalement une équipe senior, Jean Merlo, Président emblématique du club, décide d’aller vers une pérennité plus sûre du club en créant une école de rugby. Ainsi il n’hésite pas, lui-même, à proposer fermement aux jeunes du village de rallier les couleurs jaunes et noires. Il arrivera à ses fins et une équipe de jeunes verra donc le jour.
Il y a des noms indissociables du club et déjà très vite Michel Delpech et Pierrot Domène sont des personnages clés. Comment ne pas rendre hommage à ces trois hommes qui, des années durant, ont porté le club à bout de bras dans un esprit familial où l’on « vivait » le rugby autant qu’on le jouait ! Jean Merlo a su, pendant près de 20 ans, structurer le club et l'asseoir avec des fondations solides et un état d’esprit en accord avec les valeurs de notre discipline. A ses côtés, Michel Delpech, leader naturel au charisme certain, fut son pendant sur le terrain. Cet éducateur hors pair, positif et d’une autorité naturelle exceptionnelle a porté les équipes de jeunes des années durant.
Si l'on cherche le symbole de l’héritage à la fois sur le plan sportif et humain du trio Merlo-Delpech-Domène, Pierre Piquemal semble être "celui qui a reçu la passe des ces trois grands hommes. Au-delà même de l’aspect sportif qui en fit un capitaine puis un entraineur de qualité, il est l’instigateur des Fériades. Et ce n'est pas rien : il est celui qui, avec Jean Christophe Deluc et une armée de festayres qui s'ignoraient, proposa généreusement aux siens "LA" fête. Celle qui donna définitivement au GS cette réputation de club atypique, généreux, capable de fédérer partenaires et adversaires d’une saison, d’une carrière même, et d'autres encore bien plus nombreux qui n'ont jamais rien su de cette offrande !
Trois jours festifs et notre village qui bascule la dans la joie et l’allégresse chaque dernier week end de juin. Le GS d’aujourd’hui est encore sur ces bases positives y compris notre équipe fanion.
Voici une liste non exhaustive des présidents qui ont marqué l'histoire du club :
- R. BORDERIE (1966 - 1990)
- J.LAMARQUE (1990 - 1996)
- M. RECHEDE (1996 - 2008)
- G.TASTET - P. PEDEHONTAA (2008 - 2010)
RUGBY : GRENADE SUR ADOUR - HABAS
La Chapelle Notre-Dame du Rugby
Les tragiques disparitions du monde rugbystique ont amené l’abbé Michel Devert à consacrer cette chapelle de Larrivière-Saint-Savin au rugby. L’US Grenadoise Rugby entretient depuis toujours des liens étroits pour la valorisation de cet endroit unique au monde. Et c’est en ce sens, qu’en 1968, R. Borderie (président fondateur de l’USG Rugby) créé l’Association « Les Amis du Rugby ». « Avec ses reliques et ses étonnants vitraux, la Chapelle Notre Dame du Rugby, symbolise l’attachement profond du Sud-Ouest de l’Hexagone au ballon ovale.

"Le monde du rugby aura sa chapelle bien à lui, pour veiller sur ses rudes gars et les protéger du mal!": la promesse de l'abbé Michel Devert a pris corps dans les Landes le 16 juillet 1967 avec Notre-Dame-du-Rugby, sanctuaire dédié aux "grands enfants" de l'ovalie célèbre dans le monde entier.
C'est dans un petit village landais, Larrivière-Saint-Savin, que la chapelle fut reconstruite sur les ruines d'un oratoire du XIe siècle laissé à l'abandon.
Pour financer les travaux, l'abbé Devert, infatigable militant de la cause du ballon ovale, avait non seulement mis à contribution son évêque mais également le ministre des Sports de l'époque, l'alpiniste Maurice Herzog, la Fédération Française de Rugby (FFR) et les élus locaux.
L'idée de ce sanctuaire avait germé trois ans plus tôt, après la mort accidentelle, le 10 septembre 1964, de trois joueurs de l'US Dax: Jean Othats, Emile Carrère et Raymond Albaladejo, frère de Pierre, autre célèbre "Bala" du XV tricolore.
"Pourquoi ne pas ouvrir un oratoire où la prière de tous les jours s'élève pour ceux qui ne sont plus et pour protéger ceux qui restent?", s'était dit le bouillonnant abbé, élevé au rang d'évêque avant sa mort en 2012. Voué corps et âme à Dieu et au rugby, il repose aujourd'hui dans le cimetière de sa chapelle.
Perchés sur une butte dominant la vallée de l'Adour, Notre-Dame-du-Rugby et son musée sont dédiés "à tous les rugbymen de la terre, connus ou pas connus, vivants ou morts", explique Jean-Marie Berges, secrétaire de l'association Notre-Dame-du-Rugby, en guidant l'AFP pour une visite du sanctuaire.