Le Rugby Club Montreuillois (RCM) a une histoire riche et passionnante, marquée par des moments de gloire et des défis surmontés. Cet article retrace les grandes étapes de son évolution, depuis sa création jusqu'à nos jours.
La Naissance du Club
L'aventure commence avec deux postiers passionnés de rugby qui décident de créer un club à Montreuil. Ils font appel à André Dauga, facteur à Montreuil et landais bon teint, pour les entraîner. Le premier entraînement a lieu sur la place du marché de la Croix de Chavaux.
Par la suite, puisqu’il n’y a pas de stade de rugby à Montreuil, nos postiers-rugbymen s’entraînent sur le terrain de foot en stabilisé situé sous l’école Romain Rolland, dans le bas du parc Montreau, et jouent leurs matches à « domicile » au Parc des Sports de la Courneuve, où ils louent un terrain.
Ces pionniers du rugby montreuillois se nomment : Braconnier, Darengosse, Dauga, Germain, Girondier, Grand, Goupil, Lucazeau, Malaret, Mercadier, Ourmières, Parent, Pietri, Regazzoni, Verdeille… Que ceux qui ne seraient pas cités nous pardonnent, mais la mémoire et les archives de l’époque nous manquent. André Dauga assure donc l’entraînement, de cette première équipe, secondé par Roger Braconnier.
Le premier match se joue à Mourmelon, se solde par un score nul (11-11), et donne lieu à une anecdote savoureuse. Pour ce premier déplacement, le départ est fixé à 6h30 du matin pour jouer à 10h. Hélas, à 9h30, le car n’est qu’à Dormant, impossible de jouer à l’heure prévue. Nos pionniers décident donc de faire une pause casse-croûte et le match se déroule finalement à 15h. Ce contretemps s’avère fâcheux, car le retour, initialement prévu vers 18h, est aussi rocambolesque que l’aller. En effet, nos montreuillois tombent dans un gigantesque embouteillage du côté de la Ferté-sous-Jouars et ne sont de retour à Montreuil que sur le coup de minuit. Leurs femmes les attendent de pied ferme, et ne croient pas un instant aux péripéties qui ont retardé leurs conjoints, pensant plutôt à un retour de java.
En 1971, Gilbert Ourmières le remplace à la présidence.
Les Premières Compétitions
Au printemps 1974, ils se qualifient pour la finale du challenge Sicard, qu’ils jouent à Villeparisis contre Clermont de l’Oise. Le match est serré. A la mi-temps, Clermont mène 6-3. Dès la reprise, les clermontois augmentent leur avance grâce à une nouvelle pénalité, survenue après un plaquage jugé dangereux par l’arbitre (9-3). Montreuil riposte alors par un essai de Beaudequin (9-7), mais Clermont passe une nouvelle pénalité (12-7). A la toute fin du match, nouvel essai des postiers, par Delestang (ou Erola, les avis divergent), qui marque en coin (12-11). Si la transformation est réussie, Montreuil l’emporte.
Peu après la finale, l’ASPTT, qui de par ses statuts, ne peut être composée en majorité que de postiers, devient le Rugby Club Montreuillois.
Après n’avoir fait que s’entraîner, d’abord à trois, puis à une dizaine, puis enfin à quinze, ces cadets jouent leur premier match en juin 1975, contre La Courneuve au stade des Grands Pêchers.
Comme il n’y a toujours pas de terrain de rugby à Montreuil, et encore moins de Club house, le siège du Club est situé à Robespierre, au « Don Camillo », bar situé au 21 rue Voltaire, tenu par Guy Bonhaure, joueur et auvergnat pur jus.

Terrain de rugby
L'Intégration au Red Star Club Montreuillois
En 1976, le RCM rejoint le Red Star Club Montreuillois, club omnisport de la ville, dont il devient la section rugby. Les couleurs du club changent, et deviennent le rouge et le vert.
Cette année là, la mairie met à la disposition des rugbymen un terrain leur étant entièrement réservé. Ce stade portera après sa disparition en 1978, le nom de Robert Barran, ancien capitaine du Stade Toulousain, commentateur « rugby » sur les ondes d’Europe 1 et montreuillois d’adoption (il était le voisin de la famille Soletchnik), qui à la fin des années soixante avait dit : « Du rugby à Montreuil ?
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La saison 76-77 voit le début de l’ascension montreuilloise. A l’intersaison, l’arrivée massive de joueurs et dirigeants de Rosny, en conflit avec leur club et désireux de « changer d’air » s’avère bénéfique, et surtout permet au club de se structurer davantage.
Ces néo-montreuillois sont Jacques Masson, Lucien Cambon (dirigeants), Serge Cambon, Pierre Marie Masson, Jean-Pierre Sahuc, Christian Devinante, Patrick Sébillotte, Luis et Jo Carbonnel, Jean-MarcThibault, Sauveur Iriarte, et d’autres (joueurs). Montreuillois et rosnéens réunis obtiennent cette année là le titre de Champion d’Ile de France 3e série, la montée en 2e série, et participent aux 32e de finale du Championnat de France. Pour fêter ça, un voyage à Sarlat est organisé en fin de saison par Monsieur Masson, qui est originaire de Dordogne.
La même année, l’école de rugby est créée.
Les Années 80 : Montée en Puissance et Festivités
La saison 77-78 voit arriver d’autres joueurs, en provenance de l’AS Buttes Chaumont cette fois, leur club ayant été dissout.
Lors de la saison 78-79, un nouveau palier est franchi avec la montée en 1ère série. La saison suivante est une saison de transition au cours de laquelle les montreuillois peaufinent leur rugby et affichent leurs ambitions.
Parallèlement, l’école de rugby continue de former les jeunes montreuillois, et les juniors, qui ont vu eux aussi leurs rangs se renforcer grâce à l’arrivée de joueurs en provenance de Pantin, notamment Alain Bougard et « Fred » De Zuniga commencent à faire parler d’eux.
Le début des 80’s confirme la montée en puissance des rouge et vert. Durant trois ans, le RSCM se maintient en honneur, et est même à deux doigts de monter en 3e division (aujourd’hui Fédérale 3). A cette époque, les seniors présentent en effet deux équipes solides, et pourraient même en aligner une troisième, tant les effectifs sont importants.
C’est pendant cette période que le Club met sur pied le tournoi « Robert Barran » réservé à l’école de rugby et aux cadets.
Par ailleurs, Guy Bonhaure ayant cédé le « Don Camillo », le siège du Club a déménagé du 21 rue Voltaire. Les 3e mi-temps se déroulent d’abord au « Billard Club », bar de l’avenue Edouard Vaillant, puis, quelques années plus tard à « la Fringale », rue Gambetta.
C’est Daniel Chevalier, par exemple, qui émet l’idée de mettre en place un journal de Club afin de faire circuler les informations dans toutes les catégories, de l’école de rugby aux seniors. La relève n’est pas encore prête, et les jeunes montreuillois, même encadrés par quelques anciens, ne sont pas en mesure de maintenir le club au niveau qui est alors le sien.
Les dures joutes du championnat Honneur face à des équipes solides et expérimentées font plier l’équipe fanion, qui redescend en 1ère série en 84-85, puis en 2e série en 85-86.
En 1984, Jean-Mi quitte l’Ecole de rugby pour se consacrer aux juniors.
Les années 80 sont également riches en festivités et en initiatives de toutes sortes. On note aussi à cette époque la naissance de « Rugby Infos ». Reprenant l’idée de Daniel Chevalier, Daniel Faure et Jean-Mi sortent un A4 annonçant les dates importantes du Club, les résultats des différentes équipes. La mise en page et les dates de parution sont incertaines, mais le but est atteint : les infos circulent…
Lorsqu’au bout de quatorze numéros, Bruno Serra Mari, fraichement élu secrétaire général, le reprend en mains, il lui donne une nouvelle impulsion en le faisant paraître régulièrement, en créant des rubriques récurrentes.
Les Années 90 : Nouveaux Challenges et Succès
En 1987, après dix ans de présidence, Jacques Masson, qui a tant fait pour le club, mais qui sent que les Rouge et Vert ont besoin de sang neuf se retire, remplacé par Gilbert Ourmières, qui revient ainsi aux affaires.
Pour leur part, les juniors participent régulièrement aux phases finales de leurs championnats et challenges, et en 1990, année du vingtième anniversaire du club, ils jouent (et perdent) une demi finale de challenge Menut. Malgré la tristesse des David, Vincent, Louisou, Fifi et consorts, on sent que le rugby montreuillois est prêt à relever de nouveaux challenges…
A la présidence, Daniel Faure succède à Gil Ourmières. On cherche (et on trouve) en effet des sponsors pour la grande tombola, de nombreux articles paraissent dans la presse locale pour relater l’évènement, un des tout premiers tournois des écoles se déroule à Barran.
Après avoir célébré ses vingt ans d’existence, le rugby montreuillois repart sur de nouvelles bases. En 90-91, l’équipe fanion, entraînée par Olivier Charles et Gérard Mardon remporte le challenge Bacqueyrisses, aux dépens de Goussainville.
91-92. Gérard Mardon succède à Daniel Faure à la présidence.
Saint Omer en 32e (29-3), St Amand-Orval en 16e (31-0), Alfortville en 8e (6-3) succombent à la furia rouge et verte, et les montreuillois se retrouvent en quart de finale du championnat de France, en établissant ainsi un nouveau record de participation dans cette compétition.
En quarts, les montreuillois rencontrent les basques de Bardos à Angoulême. Ils partent la veille en train (et en blazers !), et perdent d’un point un match où ils ont trouvé plus forts qu’eux, mais où ils n’ont rien lâché. Cette épopée et l’état d’esprit affiché par l’équipe à ce moment là seront d’ailleurs immortalisés par Jacques Wolff et Jean-Philippe François dans « La passion du rugby », film tout en sensibilité retraçant la dernière partie de la phase qualificative des rouge et vert.
Cette même année, les rugbymen disposent enfin d’un local bien à eux sur le stade même. Finies les 3e mi-temps dans un bar de Montreuil ou d’ailleurs, les soirées dans des centres culturels de la ville impersonnels, les réunions tenues à la maison des associations ou chez les uns ou les autres, en fonctions des disponibilités en salle de la ville. Place au Club house, composé de deux anciennes salles de classe du groupe scolaire Fabien, et installé par la Ville, les joueurs ou leur famille se chargeant de l’aménagement intérieur.
Les montreuillois n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin. De nouvelles têtes sont apparues dans le paysage montreuillois : Fred « Théo » Théodoro, « Deano » Ackah-Miézan, Fabien Lavoir, Steph « Ti-Mar » Maret ont rejoint le groupe.
En 1997, alors qu’Alain Bougard a succédé à Jean-Mi au poste d’entraîneur, ils remportent le challenge Dhombres-Dobenesque.
Durant cette période faste, les jeunes ne sont pas en reste. En 1995, les minimes, entraînés par David Primaux et Louisou Toitot jouent et gagnent la finale du challenge Dussert aux dépens de Yerres (15-14).
En 1999, Gérard Mardon quitte la présidence, reprise par Jean-Michel Gros.
Ils ont cependant enregistré la venue d’ex joueurs de Fontainebleau travaillant sur Paris et ne pouvant plus s’entraîner dans leur ancien club, parmi lesquels Cyril Duffau, dit « Dufflingue », Thomas Sciarra, Thomas Lecourt, Eli Weinstein, Arnauld Calle, Olivier Fronteau, Jérôme « Bradou » Pointeau, Romain Vinot, suivis plus tard d’Ivan Corveler.
Les Années 2000 : Défis et Relance
En promotion, les montreuillois s’en sortent plutôt bien, et sous les ordres de Jean-Louis Lego, entraîneur extérieur venu remplacer Alain Bougard qui a raccroché, ils gagnent une nouvelle fois le challenge Dhombres-Dobenesque. Mais les deux années suivantes, ils ne peuvent empêcher deux descentes successives, dues une nouvelle fois au départ ou à l’arrêt de nombreux joueurs.
Comme parallèlement, le club a enregistré les départs de dirigeants importants (Gérard Mardon, Alain Bougard, suivis par Bruno Serra Mari), le nouveau bureau, présidé par Jean-Mi, tente de gérer la crise au mieux, mais les bonnes volontés s’épuisent, et on se demande si on ne va pas devoir mettre la clef sous la porte.
En 2002, le club lance un appel aux anciens, et Alain Bougard et Gérard Mardon reprennent conjointement la présidence.
Les cadets, entraînés par Stéphane Pocho et Michel Taoui se qualifient pour le championnat de France, mais ils sont sortis au premier tour, victimes de leur jeunesse et de la rugosité de leur adversaire. Quant aux juniors, qui ont de nouveau une équipe, ils jouent et perdent un 8e de finale de challenge Danet.
Dans ce groupe, entraîné par Jean-Mi, on retrouve également un certain nombre de futurs équipiers premiers, tels qu’Alban Vollard, Antony Traclet, « Ibou » Traoré.
C’est lors du dernier match de poule et du championnat de France qui suit que l’on commence à parler de la mangouste, qui peu à peu, va devenir l’emblème du rugby montreuillois.
2006. Karim Chaïeb et Vincent Legendre ont repris en main l’entraînement des seniors. Après une phase de qualification rondement menée, et un dernier match contre Clermont décisif, ils terminent premiers de leur poule, ce qui les envoie en finale Ile de France, dix ans après avoir été champions.
La saison suivante, ce sont les cadets qui sont à l’honneur, puisqu’ ils se qualifient pour le championnat « de France » du secteur nord-est.
En 2008, c’est au tour de la réserve de se mettre en évidence, puisqu’elle joue (et perd) une demi finale de championnat d’Ile de France.
A la fin de la saison, Olivier Charles succède à Gérard Mardon à la présidence, alors que le terrain a subi un nouvel effondrement, que la réparation n’interviendra que six mois plus tard et fera perdre au RCM ses cadets et juniors, lassés de ne pouvoir s’entraîner correctement.
La Dernière Décennie : Évolution et Changements
La dernière décennie est celle de l’évolution et des changements. En 2012, les cadets se qualifient pour les phases finales du championnat de France « Nord-est » après un parcours sans faute dans la phase régulière.
Cette dernière a lieu à Metz le 27 mai, et pour l’occasion, joueurs et staff partent la veille. En sortant des vestiaires, les montreuillois ont le plaisir de voir débouler plus de soixante-dix supporters, tout de rouge et vert vêtus, qui se sont levés à l’aube pour rallier Metz dans les temps (le coup d’envoi est fixé à 10h), en car ou en voitures particulières. Le match est serré, Montreuil ne l’emporte qu’à la dernière minute (18-16) grâce à une ultime pénalité réussie par Xavier Mage, et obtient le droit de soulever le trophée !
Durant cette période, alors que les jeunes sont au top, les seniors, eux, souffrent.
2013 : l’équipe championne du Nord-est est divisée en deux. Certains restent en cadets, et continuent avec Louisou, d’autres montent en juniors, et sont coachés par Jean-Mi. Les deux équipes se qualifient pour les phases finales, et si les cadets vont jusqu’en finale, échouant d’un souffle pour l’obtention d’un second titre d’affilée, les juniors sont éliminés dès le premier tour par un arbitre malhonnête.
L’année suivante, Louisou retrouve ses champions en juniors et à XV, et se qualifie avec eux en championnat de France. Ils n’en disputeront qu’un tour, Marcq-en-Barœul les sortant en 64e de finale.
En fin de saison, une partie de ces juniors passe en seniors, mais certains vont tenter leur chance à Bobigny dans une nouvelle catégorie intermédiaire, la « Bélascain », les autres intégrant l’effectif senior.
2015-2016 : Louisou prend officiellement les seniors en mains et abandonne les juniors (il avait suppléé à la défection de Jean-Mi l’année précédente tout en continuant de les coacher). L’objectif annoncé est clair : la remontée immédiate.
Bien que les ayant battus en phase de poule, les ...
Informations Générales
État des inscriptions : Toutes les structures référencées sur notre site sont inscrites à un ou plusieurs référentiels publics (base Sirene, RNE, RNA).Inscrite (Insee)le 28/02/2003Cette structure est inscrite dans la base Sirene tenue par l’Insee, depuis le 28/02/2003. Elle a été mise à jour le 06/12/2025.Avis de situationInscrite au RNA (Ministère de l’Intérieur)Cette structure est inscrite au Répertoire National des Associations (RNA).Annonce de création au JOAFEDénominationSIRENSIRET du siège socialN° TVA IntracommunautaireN° EORI Le numéro EORI (Economic Operator Registration and Identification) est un identifiant unique communautaire permettant d’identifier l’entreprise dans ses relations avec les autorités douanières.Activité principale (NAF/APE)Code NAF/APEActivité principale (NAF 2025) Le code NAF 2025 est une variable issue de la nouvelle nomenclature d’activités de l’Insee. Il sera applicable à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 et coexistera jusqu’en fin 2026 avec la NAF actuellement en vigueur.En savoir plus sur la nomenclature NAF 2025 sur le site de l’InseeAdresse postaleForme juridiqueEffectif salarié L’effectif salarié est une variable qui s’affiche à partir de deux données de l’Insee : la tranche d’effectifs salariés, qui est une variable statistique (données arrêtées au 31/12 de l’année n-2), et le caractère employeur des établissements (données déclaratives maintenues par l'URSSAF).Unité employeuse (au moins un salarié)Catégorie d'entreprise La catégorie d'entreprise est une variable statistique calculée par l'Insee. Lorsque l'unité légale appartient à un groupe, la donnée est calculée au niveau du groupe auquel appartient l'unité légale.

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