Le Rugby Club de Saint-Julien-en-Genevois, fondé en 1960, a écrit un nouveau chapitre de son histoire en réaffirmant son identité avec un nouveau nom dès la saison prochaine : « RUGBY CLUB DU GENEVOIS ».
Étant le seul club de Rugby de la Communauté de Communes du Genevois (CCG), le club a souhaité modifier son nom pour avoir une meilleure visibilité au sein de toutes les communes, de porter haut les couleurs de la CCG à travers son sport, pour ses licenciés qui pour la plupart résident au sein des communes de la CCG. La création de la Communauté de communes du Genevois (CCG) date du 26 décembre 1995. La commune de Saint-Julien-en-Genevois et 16 autres communes se sont regroupées pour aménager le territoire de manière durable et offrir une place à chacun. Les élus des 17 communes membres de la CCG ont progressivement renforcé leurs moyens d’actions.
Qui dit nouveau nom, dit nouveau logo! Les entraînements ont repris pour les jeunes du club. Le RC Saint-Julien devient le RC Genevois.
Les Origines du Club
Tous les ingrédients étaient donc réunis pour tenter le challenge de créer un vrai Club de Rugby ! Ce petit noyau s’est alors intéressé à faire connaitre et à développer le Rugby dans notre Ville. On peut donc dire que ce club est né grâce à Victor Beltramo qui s’est entouré de Lavabre, Ramillon, Bajard et Hoo-Paris, puis de Gambotti et enfin de celui qui a repris sa Présidence: Roger Pouly.
Ce premier cercle était constitué de :
- Monsieur Lavabre, Professeur d’Education Physique au Lycée de Saint Julien (ex-joueur de Millau).
- Yves Ramillon, ex-chef de cuisine à Aix-les-Bains, qui avait racheté l’Auberge Savoyarde (Route de Lyon), et qui était joueur licencié au Rugby Club d’Aix-les-Bains.
Très rapidement, le Club a vu arriver Dominique Orso Gambotti, joueur-entraineur venu du Club de Bellegarde. Roger Pouly, venu du Club d’Annecy, s’est totalement investi pour le R.C.
À l’époque, les entraînements se déroulaient au stade (ex-terrain de foot), que les membres du club avaient eux-mêmes mis aux normes rugbystiques. Cela comprenait les normes des dimensions de terrain, les lignes de touches, les déplacements des barrières du public, les aménagements des «buts» pour le foot, l’emplacement de l’en-but pour le Rugby, et la pose des «perches», avec des «bois escamotables» puisque ce terrain servait aussi bien aux footeux qu’aux rugbymen.
Les déplacements (relativement lointains, car le championnat des Alpes amenait surtout en région Isère et Savoie) se faisaient avec les propres voitures des membres, faute de moyens.
“Histoire du rugby malagasy (1900-2023)”
Le Rugby Club du Genevois aujourd'hui
Le RC Genevois, ce ne sont pas que des Griffons, mais également des Griffonnes. La section féminine recrute des joueuses, à partir de 18 ans, pour son équipe à XV qui est prête à relever un nouveau challenge. Intéressée par rejoindre le club ?
Le club retransmet les matchs de l’équipe de France, lors de la Coupe du monde. Rendez-vous le 8 septembre, à partir de 19h30, au club house du stade de la Paguette, pour le premier choc France - Nouvelle-Zélande.

Calendrier de la Coupe du Monde de Rugby France 2023
Focus sur Jean-Philippe Genevois
« C’est un vrai talonneur de métier, le prototype du talonneur moderne. De plus, il est toujours à l’écoute et c’est, en dehors du terrain, un garçon charmant », abonde Sébastien Fouassier, entraîneur des avants neversois et ancien porteur du numéro 2. Référence, désormais, dans la cage nivernaise, il est l’un des Bourguignons de l’effectif et pas peu fier de ses origines.
Né au Creusot, en Saône-et-Loire, « parce que la maternité s’y trouvait », il est un pur produit de Montchanin. La trentaine débutante (il a vu le jour le 3 février 1987), il a bouclé la boucle en signant à Nevers, lors de l’intersaison précédente. « Ce fut un vrai choix de carrière de quitter Perpignan pour me rapprocher de ma région. »
Pourtant, Jean-Philippe Genevois prit un risque en paraphant son contrat alors que l’USON n’était pas encore certaine d’accéder au Pro D2. « J’ai cru au projet. J’ai été conquis par les infrastructures et la suite des événements m’a donné raison. Le club est monté, prouvant que le travail effectué en Fédérale avait porté ses fruits. De plus, me proposer un contrat de trois ans a énormément compté dans ma décision. »
La famille Genevois (Jean-Philippe est papa d’un garçon de 4 ans, né à Bayonne, et d’une fille de 2 ans, née à Perpignan) a donc bouclé ses valises pour les poser dans la Nièvre. Jean-Phi s’est rapidement senti comme chez lui au Pré-Fleuri. « Même si une première saison dans une nouvelle structure est toujours un peu délicate à gérer, tant sur le plan personnel que d’un point de vue rugbystique, ça s’est plutôt bien passé. Il a fallu trouver la cohésion, nous étions dans le dur au début mais le bon rythme est arrivé. »
La réussite ne pouvait manquer d’accompagner un joueur qui a disputé son premier match de Top 14 en 2006 et qui a tutoyé le plus haut niveau national jusqu’en 2014. « J’ai joué plus de cent matchs à ce niveau et même pris part à des rencontres de H Cup. »
D’abord formé en troisième ligne, comme son frère, sous le regard bienveillant de son père Philippe, ancien demi d’ouverture à Montchanin, il monta vite de deux crans. « Je n’avais pas le gabarit », souligne celui que son 1,81 m (pour 106 kg) a envoyé dans la chaleur des packs à de multiples reprises. « J’aime la mêlée et le combat, c’est l’essence même du rugby. Le poste de talonneur demande un minimum de tempérament mais aussi savoir raison garder lors des lancers en touche, en particulier. »
Des qualités qui lui servent aussi lorsqu’il joue au golf. « J’étais handicap 13, 14. Ici, j’y ai joué occasionnellement. » Comme il a déjà tâté un peu à d’autres loisirs. « La Nièvre est un territoire de chasse et de pêche, je vais m’y remettre », espère-t-il même si son but premier est de défendre les couleurs azur et or avec toute la ferveur qui le caractérise. « Nous serons attendus, c’est sûr. à nous ne nous appuyer sur nos certitudes, avec l’appui de notre formidable public.
Coincé entre les familles Genevois et Toti, Jean-Philippe ne pouvait que tomber dans la marmite. « J’ai été élevé au biberon montchaninois » sourit le talonneur de Nevers. « J’ai été porté par ce rugby comme j’ai été porté par le rugby bourguignon : Montchanin, Le Creusot, Chalon et Montceau. Je me souviens jeune, je m’entraînais avec mon équipe, et à peine terminé, je reprenais avec une autre, et je finissais par aller taquiner, voire un peu plus, les seniors. C’était une époque formidable. Mes parents ont toujours été derrière moi, ils m’ont éduqué. Mon père s’occupait de l’école de rugby et j’ai vécu des années exceptionnelles. En tournoi, tu avais 40 parents qui venaient te supporter, tu avais l’impression que c’était la finale du championnat de France ».
Jean-Philippe quitte le Stade montchaninois en cadets et rejoint le pôle espoirs de Dijon... Il joue son premier match en Top 14 à 19 ans.